00:00Oui, plus Gabriel Cluzalé, Eric Tegner, on a tout le monde ici dans le studio d'Europa.
00:06Nordine, je vous laisse interpeller directement Martin Guérignon pour terminer sur ce sujet.
00:12Vous étiez en colère en disant qu'il y a d'un côté deux poids deux mesures
00:16avec le drapeau pour l'Ukraine qu'on accueille et le drapeau palestinien qu'on rejette.
00:21Effectivement, l'Ukraine, donc on a dit que c'était un pays agressé.
00:25Aujourd'hui, la bande de Gaza, donc les Palestiniens sont agressés.
00:28Donc pourquoi, justement, deux poids deux mesures ?
00:31On met sur tous les frontières de mairie à l'époque les drapeaux ukrainiens
00:35et aujourd'hui, quand on veut mettre les drapeaux palestiniens, ça pose problème.
00:39Et je ne comprends même pas pourquoi les Français se posent la question.
00:42Alors, je pense que Martin Guérignon ira dans votre sens.
00:45Qu'est-ce que vous lui répondez pour enclore un peu ce sujet avec vous, Martin Guérignon ?
00:49On va continuer avec Nicolas Dupont-Aignan dans un instant.
00:51Oui, je fais partie de ceux qui considèrent qu'un seul drapeau flotte sur les mairies
00:55et sur, de manière générale, les édifices du service public en France,
00:57c'est le drapeau, enfin le nôtre, le bleu-blanc-rouge.
00:59Donc, ça ne veut pas dire qu'on ne soutient pas l'Ukraine
01:01ou qu'on est en défaveur de la création d'un État de Palestine.
01:04C'est simplement une question de cohérence.
01:05Moi, je suis cohérent là-dessus.
01:07Et Johan, qui était juste avant Nordine,
01:09qui nous parlait un peu, qui nous faisait un espèce de portrait d'Emmanuel Macron
01:12comme une espèce de sociopathe schizophrène,
01:14en disant que c'est une position isolée,
01:15je rappelle deux choses.
01:16La première, c'est que la position de la France sur la question de la Palestine,
01:19elle est historique, depuis le général de Gaulle.
01:21J'ai rappelé la déclaration de François Mitterrand devant la CNESET en 82.
01:24Jacques Chirac ne tenait pas une autre position.
01:27Et elle est universelle,
01:28c'est-à-dire que plus des trois quarts des pays, à l'heure actuelle,
01:30sont en soutien de cette décision.
01:32Je ne pense pas qu'il y ait 150 sociopathes schizophrènes
01:34qui tiennent les pays du monde,
01:35dont le Canada, l'Australie, le Japon, le Portugal.
01:37Merci, Martin Garagnon, d'avoir conseillé national Renaissance,
01:41d'avoir répondu à nos éditeurs de Rompom.
01:43Merci, Nordine, d'avoir partagé aussi votre regard.
01:47Et je vais interpeller tout de suite Nicolas Dupont-Aignan
01:49par rapport à vos propos, Nordine, en disant
01:51« Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes président de Boula France,
01:54c'est un plaisir de vous recevoir aussi dans ce studio avec Martin Garagnon.
01:58J'ai écouté votre discours de rentrée, on en parle dans un instant.
02:01Mais d'abord, lorsque Nordine, qui nous appelle de Rhône-Alpes,
02:05dit que « Je suis pour la présence des drapeaux palestiniens
02:10sur les frontons des mairies de France,
02:13je suis pour la reconnaissance de l'État de Palestine,
02:16que lui répondez-vous ? »
02:18Moi, j'ai une position très claire, j'ai toujours été opposé
02:21au drapeau ukrainien sur les mairies,
02:23je suis opposé au drapeau palestinien,
02:25il n'y a qu'un drapeau tricolore,
02:28c'est le drapeau de la France, point.
02:30Et puis, d'une manière générale,
02:31j'écoute tous ces débats depuis plusieurs jours,
02:34je suis assez surpris,
02:35parce qu'on est en train d'importer
02:37un conflit tragique sur le sol français,
02:39et je vais vous surprendre aussi,
02:42si on interrogeait les Français,
02:44il y a 90% des Français qui reconnaissent à Israël
02:48le droit de se défendre et le droit d'exister,
02:50et il y a 90% des Français qui veulent qu'il y ait un État palestinien.
02:54Et ça, c'est la réalité profonde, historique,
02:58qu'a toujours défendu tous les présidents français,
03:01il y aura un État palestinien,
03:03et il faut que cet État palestinien respecte Israël.
03:05La question qui se pose,
03:07ce n'est pas la reconnaissance de la Palestine,
03:10on l'a votée à l'Assemblée nationale en 2014.
03:12Donc, c'est le tempo,
03:15c'est le contre-temps,
03:16c'est le fait que les otages ne soient pas libérés.
03:18Voilà, moi je vais vous dire très clairement,
03:20cette décision, elle est trop tôt ou trop tard.
03:24C'est-à-dire que si on avait reconnu l'État de Palestine il y a dix ans,
03:27on n'aurait pas le Hamas,
03:28et on n'aurait pas ce qui s'est passé,
03:30et cette tragédie du 7 octobre.
03:32Et il y a un moment, il faut prendre de la hauteur,
03:33même si c'est extrêmement difficile.
03:35Et moi, je sais que je vais être critiqué des deux côtés.
03:38Donc, j'ai toujours gardé la même idée.
03:42Israël a le droit de se défendre
03:44et doit éradiquer un mouvement terroriste,
03:46mais ce n'est pas en faisant ce qui se passe actuellement
03:49qu'on va sauver Israël tout l'inverse.
03:52Et donc, la question majeure, c'est quel cesser le feu ?
03:55Comment on a une autorité palestinienne
03:57qui peut être un interlocuteur ?
04:00Et quel rôle joue la France pour ça ?
04:02En fait, Macron, là, il fait un coup politique intérieur,
04:05mais la vraie question,
04:07c'est comment on arrive à faire vivre ensemble
04:09ces deux peuples, ces deux États sur une seule terre.
04:12C'est ça la question fondamentale.
04:13Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France,
04:14en direct sur Europe 1 à 12h53,
04:17Karim, qui nous appelle des Alpes-Maritimes.
04:18Bonjour Karim.
04:20Vous dites, un peu comme dit Nicolas Dupont-Aignan,
04:22vous dites, qu'est-ce que cela va apporter
04:24géopolitiquement à la France
04:26que de reconnaître l'État de Palestine ?
04:29Bonjour, et merci de me donner
04:32la parole sur l'antenne.
04:35C'est un plaisir.
04:35Oui, tout à fait.
04:37Je voulais parler de ce sujet
04:39parce que c'est un sujet, je pense,
04:40qui est très important
04:41et qui prend de la place.
04:43Et ça ne date pas d'aujourd'hui,
04:44ça ne date pas du 7 octobre,
04:45et ça date de bien avant.
04:47Donc la génèse de l'histoire,
04:48c'est peut-être l'antisémitisme européen à l'époque
04:50qui a voulu dégager les Juifs
04:52et les mettre dans un pays
04:53qui appartenait à tout le monde à cette époque.
04:56Il y avait des catholiques,
04:58des chrétiens, des musulmans,
04:59des Juifs qui étaient là-bas,
05:00qui vivaient bien sans Palestine.
05:02Et aujourd'hui,
05:03on se retrouve avec
05:05comment dire,
05:09un État,
05:11un État qui est de religion
05:13et on parle de démocratie,
05:15et là c'est un État théologique,
05:17et tout le monde défend ça,
05:19devant un massacre
05:20qui est en train de se passer.
05:21Oui, effectivement,
05:22le 7 octobre,
05:22il y a eu 1200 morts
05:23ou 1500 morts,
05:25on ne dit pas le contraire.
05:26Mais aujourd'hui,
05:26on a tué des enfants et des femmes
05:28et on ne s'arrête pas.
05:29Merci Karim,
05:30le temps nous presse.
05:32Merci Karim,
05:32je voulais absolument vous entendre,
05:33même si ce n'était pas pour longtemps,
05:35parce que bientôt,
05:35nous avons terminé notre émission.
05:37Merci infiniment de nous avoir appelé
05:39des Alpes-Maritimes
05:39et pour partager un peu notre regard
05:41et votre regard.
05:42Nicolas Dupoignon,
05:43on a bien entendu ce que vous dites
05:44que c'est un coup politique
05:45que joue Emmanuel Macron.
05:48Moi, je voulais qu'on puisse terminer
05:49peut-être un mot
05:50sur votre discours de rentrée
05:52qui a été précédé
05:53par une vidéo de Mario Maréchal
05:54par Philippe Devilliers.
05:55En parlant d'Emmanuel Macron,
05:57vous dites que c'est un coup politique,
05:58vous dites ni dissolution,
06:00ni démission,
06:01mais destitution selon l'article 68.
06:04Oui, je suis très étonné
06:05du débat depuis quelques semaines.
06:09En fait,
06:10j'ai l'impression
06:10que les parlementaires,
06:12les députés,
06:13parlent tout le temps
06:14de dissolution,
06:15de démission,
06:16mais ils n'ont pas la main.
06:17C'est Emmanuel Macron
06:18qui décide.
06:19Et les parlementaires
06:19ont une arme constitutionnelle,
06:21l'article 68.
06:23Pourquoi ils ne l'actionnent pas ?
06:25Pourquoi Marine Le Pen
06:25n'actionne pas l'article 68 ?
06:28La seule façon
06:28de faire partir Emmanuel Macron,
06:30c'est de signer
06:32cet article 68,
06:33cette résolution,
06:34la destitution,
06:36parce qu'on ne peut pas perdre
06:36encore 18 mois.
06:38Et moi,
06:39ce qui m'inquiète,
06:40c'est qu'aux trois premiers ministres,
06:41il va y en avoir un quatrième,
06:42un cinquième,
06:43et puis la classe politique
06:45dit qu'il doit partir,
06:46mais en fait,
06:47elle ne le fait pas partir.
06:48Donc,
06:48assez d'hypocrisie.
06:49Il faut absolument
06:50un départ rapide,
06:52une élection présidentielle anticipée.
06:53c'est la seule solution
06:55pour débloquer le jeu politique,
06:56pour traiter les problèmes
06:57des Français.
06:58Sinon,
06:58la France va arriver
06:59vers le naufrage.
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