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  • il y a 11 mois

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00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec vous Marion Maréchal ce matin.
00:04Bonjour Marion Maréchal, merci d'être avec nous.
00:06Merci à vous.
00:07Eurodéputée, présidente du mouvement Identité Liberté.
00:11On va balayer toutes les actualités et je voulais qu'on commence avec cette pétition
00:16qui rencontre un très fort succès, la pétition de Philippe Devilliers
00:20pour obtenir un référendum sur l'immigration.
00:23Une pétition qui a obtenu près de 2 millions de signatures entre 1,5 million et 2 millions.
00:29Est-ce que vous l'avez signée ?
00:30Évidemment, parce que moi je soutiens toutes les initiatives qui vont dans le bon sens
00:34et en l'occurrence vous savez l'importance que je donne à ce sujet de l'immigration.
00:38Et je remercie d'ailleurs Philippe Devilliers pour cette initiative
00:40parce qu'elle est pour moi un message très fort.
00:43Elle est un message que je porte depuis longtemps
00:44qui est celui de la capacité de réunir les droites sur un sujet essentiel, vital et fondamental
00:49qui est celui de l'urgence migratoire puisqu'on a vu à cette occasion
00:51des signataires tels que Laurent Wauquiez, tels que Nicolas Dupont-Aignan,
00:54tels qu'Éric Zemmour, quelques personnalités du RN, moi-même.
00:59Et c'est tout le sens, moi-même, du message que j'ai voulu porter
01:02même lors de ma rentrée politique, comme vous l'avez peut-être noté,
01:04cette urgence de la coalition des droites, en particulier si une solution devait advenir.
01:08On va parler de l'union des droites évidemment.
01:10L'immigration c'est la mère des batailles ?
01:12Je pense que c'est la mère des batailles, tout comme le sujet d'ailleurs sécuritaire
01:15parce que vous savez je considère qu'il y a des sujets qui sont entre guillemets
01:18réversibles et irréversibles.
01:20Les sujets réversibles bien sûr, même s'ils sont très importants,
01:22c'est la question de la dette, c'est la question budgétaire,
01:24encore faut-il prendre les bonnes décisions.
01:25Le sujet irréversible, c'est celui de la démographie.
01:27Le jour où vous êtes minoritaire sur votre terre,
01:30le jour où l'islam est majoritaire en France,
01:32la France porterait le même nom, mais elle n'aurait plus le même visage,
01:35elle ne serait plus la même personne.
01:36Et donc c'est, je crois, ce qui doit nous réunir.
01:38On a fêté les un an de la mort de Philippines.
01:41Je considère que l'essentiel est là, oui en effet.
01:43Qu'est-ce que vous prônez ?
01:45La fin de l'immigration illégale, la fin de l'immigration illégale et légale,
01:51la remigration de certaines personnes ?
01:53J'ai envie de vous dire les trois.
01:55Les trois, je pense que nous avons perdu le contrôle de l'immigration clandestine.
01:59Nous avons beaucoup trop d'immigration légale,
02:01d'ailleurs qu'elle soit familiale, qu'elle soit étudiante,
02:03puisque l'immigration de travail en fait est une petite minorité.
02:06Et nous devons en organiser en effet le départ d'un certain nombre d'immigrés sur le sol français,
02:10soit de ceux qui sont des délinquants, des clandestins,
02:13soit de ceux qui sont par exemple en chômage longue durée
02:15et qui donc pèsent sur la collectivité française.
02:17Alors la lutte contre l'immigration irrégulière et la baisse de l'immigration,
02:23c'est un sujet de convergence des droites en France.
02:27Cette pétition, ça pourrait être un premier pas vers l'union des droites que vous prenez ?
02:30Je pense que ça y participe, voilà.
02:32Et vous savez pourquoi j'ai fait une rentrée politique sur ce thème samedi ?
02:36Parce que je considère que c'est la seule voie possible de la victoire face à la gauche.
02:40Que disent aujourd'hui les sondages, même si ce n'est pas un absolu ?
02:43Ils disent qu'en cas de nouvelle dissolution,
02:44il n'y aurait pas de majorité absolue à droite qui sortirait des urnes.
02:47Et donc je veux qu'on en tire toutes les conclusions.
02:49Ça ne sert à rien d'appeler aux urnes si on se retrouve au lendemain
02:51dans la même situation de blocage.
02:53Et le constat qu'on doit faire, c'est qu'aucun parti politique,
02:55aussi fort soit-il, ne peut gagner seul.
02:57Et donc je vois aujourd'hui...
02:58Même le RN ?
02:59De fait, voilà, de fait.
03:00Et donc moi, je vois aujourd'hui beaucoup de gens, et je m'en félicite,
03:02j'étais bien seule au départ à faire cela,
03:05à droite, eh bien, faire valoriser aujourd'hui
03:08les résultats économiques de Mme Mélanie,
03:11sa fermeté migratoire, sa place dans le débat international.
03:15Je les invite à aller au bout du raisonnement.
03:16Qu'est-ce qui fait aujourd'hui la stabilité et la réussite,
03:19le succès du gouvernement Mélanie ?
03:20Eh bien, c'est qu'elle a réussi à rassembler des droites très variées,
03:23du centre-droit jusqu'à la droite nationale.
03:25Elle a associé même des partis politiques qui font parfois,
03:27ne serait-ce qu'un seul petit pourcent,
03:29parce que chaque voix compte finalement pour faire barrage à la gauche.
03:34Et c'est donc le modèle que je souhaite porter en France,
03:36avec son aide d'ailleurs, parce que vous l'avez peut-être vu,
03:38elle a fait d'ailleurs très gentiment un message à notre intention
03:42à l'occasion de cette rentrée.
03:43Et donc j'espère en effet pouvoir convaincre
03:45les différentes droites d'entendre ce message.
03:48Justement, on va l'écouter.
03:49Georgia, un extrait du message qu'elle vous a adressé.
03:52Chère Marion, chers amis d'Identité et Liberté du parti ECR,
03:57merci d'avoir organisé ces événements importants,
04:01auxquels même à distance je souhaite apporter ma contribution.
04:05Et merci de l'avoir intitulé « La droite qui gagne »,
04:08car nous devons transmettre clairement le message que nous sommes prêts
04:12partout dans le monde,
04:14à assumer la responsabilité gouvernementale.
04:18Dans certains cas, comme en Italie, cela a été déjà produit,
04:23dans d'autres, il ne faudra plus de temps.
04:26Ça irait d'où à où cette droite qui gagne, selon vous ?
04:30Moi, je pense qu'elle doit être la plus large possible.
04:32Je pense qu'elle doit associer, bien sûr, le Rassemblement national.
04:34Je pense qu'elle doit associer tous les républicains, évidemment, qui le souhaitent.
04:37Ça doit associer Reconquête d'Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan,
04:42et peut-être même, d'ailleurs, une partie du centre-droit.
04:44Je vais être un peu provocatrice en disant cela.
04:46Je pense qu'il y a des personnes, aujourd'hui, même au sein d'Horizon,
04:50qui doivent partager avec nous une partie du souci de la restauration du régalien,
04:54et avec qui un dialogue doit pouvoir être possible,
04:57autour, pour moi, d'un programme assez simple, finalement,
05:00qui est celui de réduire, contrôler l'immigration,
05:03restaurer l'autorité et la sécurité dans notre pays,
05:06et sortir du socialisme mental,
05:08qui, aujourd'hui, crée une situation budgétaire absolument intenable
05:11et appauvrit les Français.
05:12Vous travailleriez avec Laurent Wauquiez, avec Laurent Wauquiez des Républicains, évidemment ?
05:17Moi, je vous le dis le plus franchement du monde,
05:19si le prix à payer pour que mes filles, demain, ne finissent pas voilées dans notre pays,
05:23et de travailler avec des gens qui ont été des concurrents hier,
05:26ou même qu'humainement, j'apprécie guerre,
05:27je paie ce prix dix, cent, mille fois, et maintenant, s'il le faut.
05:32Ça, vous l'avez affirmé samedi,
05:33je suis prête à travailler, même avec des gens que je n'apprécie peu,
05:36ou guerre, si c'est pour que mes filles ne soient pas voilées.
05:39C'est l'enjeu du moment ?
05:40Je pense que c'est l'enjeu fondamental, civilisationnel,
05:43parce que, de fait, je vous l'ai dit,
05:45la démocratie, aujourd'hui, est à l'image de la démographie,
05:48et les courbes démographiques, c'est celle du grand remplacement,
05:53de fait, d'une entrée massive d'immigrés,
05:55500 000 légos par an, l'équivalent de la ville de Toulouse,
05:57et d'une dénatalité accélérée du peuple français.
06:00Et je vous le dis, le grand enjeu d'un basculement civilisationnel avec l'islam,
06:03et l'islam, vous le savez,
06:05aujourd'hui, est à un fonctionnement, on va dire,
06:07des valeurs, des mœurs,
06:10qui l'importent, qui ne sont pas en partie compatibles avec les nôtres.
06:13Alors, concrètement, comment vous pourriez réussir,
06:15et comment vous allez œuvrer pour former cette coalition des droites ?
06:20Vous allez rejoindre un parti ?
06:21Écoutez, vous savez, déjà, on y parvient, de fait,
06:25en partie, au Parlement européen.
06:26Moi, j'appartiens à un groupe avec les Italiens de Fratelli d'Italia de Mélonie,
06:30qui s'appelle les conservateurs européens,
06:31qui travaillent d'ores et déjà avec le groupe d'IPPE,
06:34dans lequel se trouvent, par exemple, les Républicains.
06:35Le centre droit, voilà, disons simple,
06:38et avec lequel, aujourd'hui, nous arrivons à proposer des textes en commun,
06:42des résolutions communes, pour faire, précisément, barrage à la gauche.
06:45Donc, nous avons ce rôle pivot, justement, entre le centre droit
06:48et entre le groupe européen, par exemple, du Rassemblement national.
06:52Donc, moi, ce modèle européen, je souhaite pouvoir l'importer, précisément, en France,
06:56bousculer un peu les mentalités et les esprits,
06:58à travers aussi la voie et l'aide, bien sûr, de Georgia Mélonie.
07:01Et je vais vous dire, je suis plutôt optimiste.
07:04Voilà, je pense qu'aujourd'hui, la situation va faire que les choses se débloquent.
07:07Nous avons encore deux ans, d'ici 2027, pour y parvenir.
07:09Donc, j'y mettrai toute mon énergie.
07:10Marion Maréchal, invité de la grande interview CNews Europe 1, ce matin.
07:14Je voulais vous entendre également sur la taxe Zuckmann.
07:16Gabriel Zuckmann, coqueluche de la gauche, c'est un économiste ou c'est un militant ?
07:21De fait, c'est manifestement les deux.
07:22Il met ses soi-disant compétences économiques au service de son idéologie d'extrême gauche,
07:28en biaisant les chiffres et les analyses.
07:30Moi, si vous voulez, avant de rentrer dans le fond,
07:32cette taxe Zuckmann, elle est pour moi l'un des symptômes du socialisme mental
07:35dans lequel on évolue.
07:36Il y a deux actualités qui m'ont marqué cette semaine.
07:38On découvre que la CAF distribue jusqu'à 1000 euros à certains foyers
07:43pour pouvoir s'équiper dans leur appartement, acheter des micro-ondes, acheter des lave-vaisselle.
07:48Et j'ai aussi vu que dorénavant, le petit papy qui va pêcher le dimanche avec son gamin
07:53va devoir, à l'issue de sa pêche, remplir un formulaire pour expliquer combien de poissons il a dans son seau.
07:58Vous voulez, ça paraît anecdotique, mais c'est quand même révélateur d'une certaine mentalité.
08:02Et imaginez quand même qu'en France, nous vivons dans un pays qui est plus socialiste que l'Espagne,
08:07qui elle-même est gouvernée par des socialistes.
08:09J'ai trois chiffres qui sont édifiants.
08:11En France, 45% de prélèvement obligatoire par PIB contre 37% en Espagne,
08:1657% de dépenses publiques en France contre 45% en Espagne
08:19et deux années de travail en plus en Espagne relatif à la retraite.
08:23Donc si vous voulez, moi j'ai envie de vous dire, arrêtons cela.
08:26Il y a un mot qu'on ne doit plus entendre dans le débat public, c'est « augmentation des impôts ».
08:30Il y a un seul mot, en revanche, qu'on doit partager, c'est celui de réduction des dépenses.
08:35Parce que nous n'avons pas en France de problème de quantité de prélèvement d'impôts.
08:40Nous avons plus de 1 000 milliards d'euros chaque année qui sont prélevés d'impôts et de taxes.
08:44Le seul sujet que nous avons aujourd'hui, c'est la réduction de la dépense publique.
08:48Alors, de quoi est le nom cette taxe Zuckman ?
08:52De quoi est-elle le nom, cette taxe Zuckman, qui vise à taxer de 2% le patrimoine des Français les plus aisés,
08:59qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine ?
09:01C'est les Robespierre de l'impôt.
09:05On est dans cette espèce de mentalité caricaturale de l'extrême-gauche,
09:08qui veut un bouc émissaire, et le bouc émissaire, c'est les soi-disant riches,
09:12comme si aujourd'hui, taxer les 1 800 personnes concernées potentiellement par cette taxe
09:17allait régler le problème des 300 milliards d'euros que nous levons chaque année sur les marchés financiers.
09:23C'est malhonnête de dire cela vis-à-vis des Français, surtout c'est contre-productif.
09:26Parce que la seule conséquence de cette taxe, c'est que ça va encore contribuer à l'exil fiscal
09:31des personnes qui gagnent de l'argent et qui ont des grandes entreprises en France
09:34qui elles-mêmes d'ailleurs créent de l'emploi et créent de la richesse.
09:37Et donc, ce serait un nouveau drame économique.
09:39Il faut dégauchiser la France, pour reprendre votre expression ?
09:42Je crois que c'est l'urgence absolue de dégauchiser la France,
09:45c'est-à-dire dégauchiser de fait l'administration, dégauchiser dans le débat public,
09:51dégauchiser même l'audiovisuel public, dégauchiser l'école.
09:55Il y a en effet un grand chantier à faire, d'où l'urgence de la coalition des droites.
09:58Alors justement, je voulais vous entendre, Marion Maréchal,
10:00invité de la grande interview CNUS Europe 1 sur l'affaire Thomas Legrand-Patrick Cohen.
10:05Ils ont été filmés en tenant des propos qui laissaient penser
10:08qu'ils aidaient des dirigeants socialistes à établir, à créer, à élaborer leur stratégie politique.
10:15Et ils ont déclaré, Thomas Legrand a déclaré,
10:17qu'ils allaient nuire à la campagne de Rachida Dati à Paris.
10:19Rachida Dati, on s'en occupe avec Patrick Cohen.
10:22Comment est-ce que vous jugez ça ?
10:23Je trouve ça extrêmement choquant.
10:26On a le sentiment d'une espèce de collusion, dont on avait quand même le pressentiment,
10:30mais aujourd'hui manifeste.
10:31Et je suis d'autant plus choquée que Mme Ernot, en effet, qui est la patronne de France Télévisions,
10:36elle-même va jusqu'à aujourd'hui sortir de son devoir légal imposé par la loi de neutralité
10:41pour attaquer notamment le groupe Bolloré CNUS en expliquant que c'est une chaîne d'extrême droite.
10:47J'ai vu même le traitement de l'hommage à Charlie Kerr,
10:49qui erre sur France 5, donc encore le service public,
10:51une journaliste qui explique que ce rassemblement lui rappelle les rassemblements nazis.
10:55Imaginez au moment où la femme de Charlie Kerr, au même instant,
10:59fait un discours extrêmement émouvant dans lequel elle dit
11:01« Pardonnez au meurtrier de son mari et appelez à ne pas répondre à la haine par la haine ».
11:05C'est ça, donc, les nazis.
11:06Donc moi, j'ai une proposition à faire à tous ces gens.
11:08Écoutez, démissionnez de vos postes, montez une chaîne publique,
11:12je ne sais pas, appelez ça Gauche News, tiens, voilà, G News,
11:14et puis demain, faites-vous financer par M. Pigasse,
11:17faites-vous financer par M. Soros,
11:19et puis on verra, voilà, le public que vous avez,
11:22on verra le succès qui sera le vôtre.
11:23Mais arrêtez de jouer avec l'argent des Français
11:25pour faire votre propagande et faire part de votre idéologie
11:28parce que c'est absolument insupportable
11:30et c'est même extrêmement choquant.
11:32Delphine Ernot peut rester à la tête de France Télévisions
11:35après avoir accusé CNUS d'être une chaîne d'opinion d'extrême droite,
11:37alors que c'est une chaîne d'opinion, mais avec un S, il y a toutes les opinions.
11:40Elle doit démissionner, ça me paraît absolument évident.
11:42Elle viole de manière absolument flagrante l'article 25 d'une loi
11:45qui date de 1983, qui impose à tous les fonctionnaires,
11:48et encore davantage quand ils sont à ce niveau de responsabilité,
11:51évidemment une neutralité et un devoir de réserve.
11:55Je trouve qu'il y a une espèce de décomplexion totale aujourd'hui
11:59de cette gauche au sein de l'audiovisuel public
12:02qui me convainc encore davantage de voir demain privatiser
12:05cet audiovisuel public qui, là encore, je le rappelle,
12:06coûte 4 milliards d'euros chaque année aux Français.
12:09Marion Maréchal, eurodéputée, présidente du mouvement Identité Liberté,
12:13invité de la grande interview CNews Europe 1.
12:16L'actualité internationale aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron
12:19qui va reconnaître un État palestinien
12:21lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York.
12:24Il ne le conditionne pas à la libération des derniers otages,
12:28encore retenus par le Hamas à Gaza.
12:31Il ne conditionne à la libération des otages
12:33que la construction d'une ambassade en Palestine,
12:35et il vient de le déclarer, il a fait évoluer sa position ces dernières heures.
12:41Quelle stratégie voyez-vous derrière cette position de la France ?
12:44Écoutez, déjà, c'est un triste jour pour la France.
12:47Voilà.
12:47Et moi, je tiens à dire qu'Emmanuel Macron ne fait pas ça en mon nom.
12:50En tout cas, c'est absolument certain.
12:53Le prétexte donné à cela et de soi-disant vouloir influencer
12:56la politique de Netanyahou, je crois que le seul résultat, en réalité,
13:00sera de récompenser les attaques monstrueuses, terroristes du 7 octobre
13:04et donc de récompenser le Hamas.
13:05Évidemment qu'il aurait fallu conditionner cette éventuelle reconnaissance
13:08de l'État palestinien à la libération des otages,
13:11au désarmement du Hamas, à l'organisation d'élections libres,
13:14dans lequel, bien sûr, le parti politique Hamas
13:16n'aurait pas pu se présenter.
13:19Donc, voilà, de toute façon, Emmanuel Macron a fait la démonstration
13:21qu'il n'avait aucune colonne vertébrale sur le plan géopolitique.
13:24Je vois là les dernières manœuvres d'un président aux abois,
13:27illégitimes, impopulaires, qui tente d'exister au niveau international.
13:31Et peut-être, oui, en effet, de flatter une partie, aujourd'hui,
13:35de l'électorat français qui est sensible à cette cause palestinienne.
13:39Parce qu'aujourd'hui, disons-le, le drapeau palestinien n'est pas tellement lié,
13:43disons-le, à la cause palestinienne au sens strict.
13:45C'est le drapeau de l'islamoglochisme.
13:47C'est le drapeau des blocages, des manifs, des violences.
13:50C'est le drapeau de la haine de la France.
13:52Voilà.
13:52Et donc, aujourd'hui, instrumentaliser cela au regard des extrêmes tensions
13:56ethno-communautaires, d'ailleurs, qui se révèlent à travers l'importation de ce conflit,
14:01me semble jouer avec le feu.
14:03Israël a été attaqué il y a deux ans, le 7 octobre 2023.
14:06Israël a été la victime du ramasse.
14:09Et pourtant, l'antisémitisme a explosé en France.
14:12Le nombre d'actes antisémites a explosé en France depuis cette date.
14:17Déjà, qu'est-ce que ça vous inspire ?
14:18D'où vient cet antisémitisme ?
14:20Et ensuite, comment est-on pour lutter contre ?
14:23Évidemment, comme je vous disais, l'importation aujourd'hui de ce conflit en France,
14:27l'instrumentalisation particulièrement détestable d'une partie de la classe politique.
14:30Je pense notamment à l'extrême-gauche, qui, j'imagine, y voit une aubaine électorale,
14:34parce qu'il considère qu'aujourd'hui, l'ambiguïté sur l'antisémitisme
14:38ou la valorisation de la cause palestinienne est une manière de parler
14:41à une partie de l'électorat musulman pour qui ce sujet est central.
14:45Ce n'est pas moi qui le dis, d'ailleurs.
14:46C'est les différents sondages d'opinion qu'on voit sur le sujet.
14:49Le problème, c'est qu'à travers cela, on voit l'accélération aujourd'hui du départ
14:53des Français, de nos compatriotes français de confession juive,
14:57qui ne se sentent plus en sécurité sur le sol français,
15:00comme d'ailleurs, au-delà des Français de confession juive, l'ensemble des Français.
15:03Donc, c'est un échec, là encore, civilisationnel terrible,
15:07qui, moi, me rend profondément triste.
15:09Et je pense que c'est une fois de plus la démonstration
15:11que le bilan d'Emmanuel Macron sera pas seulement un bilan désastreux
15:15sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan identitaire,
15:18mais aussi sur le plan géopolitique.
15:20C'est un homme qui aura fait énormément de mal à la France.
15:22Donc, voilà, j'espère que nous serons prêts, en 2027,
15:25à préparer l'alternance parce que nous aurons un travail immense à faire.
15:29Marion Maréchal, je voulais vous entendre également
15:31sur les agressions de policiers,
15:32des policiers agressés par des racailles à Tourcoing et Reims.
15:36Et à Tourcoing, les agresseurs ont été relâchés par les juges.
15:38Comment est-ce que vous avez réagi quand vous avez appris ça ?
15:41Écoutez, chaque fois que, de toute façon,
15:43nous avons ce genre d'actualité, parce que ça n'est pas un fait isolé.
15:45Et c'est ça, la réalité, c'est que c'est un fait notable
15:48qu'aujourd'hui, il y a un problème structurel avec la justice française,
15:51un problème de mentalité relatif au laxisme
15:53et un problème de moyens relatifs à la place de prison.
15:56Donc, moi, je veux bien, à un moment donné,
15:58qu'on durcisse systématiquement les lois,
16:00mais il faut savoir que la loi pénale est déjà extrêmement dure.
16:03Moi, je pense que nous avons d'abord et avant tout
16:05un problème de place de prison
16:06et nous avons un problème de formation de nos juges
16:10et de mentalité de nos juges.
16:11Donc, je crois que c'est là qu'il faut d'abord
16:13s'atteler à la tâche en préparant demain
16:16une nouvelle génération, si je peux dire, de magistrats
16:18qui soient plus soucieux du bien-être des victimes
16:20et de la défense de l'autorité de l'État
16:22que l'excuse donnée aux criminels et aux délinquants.
16:25Marion Maréchal était l'invité de la grande interview
16:27CNews Europe 1.
16:28Merci à vous.
16:28Merci à vous.
16:29Merci à vous.
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