- il y a 5 mois
Sur notre plateau vidéo, la tête de liste Les Ecologistes-Parti communiste français-Parti socialiste aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026, s’affirme face à ses rivaux de gauche, ses adversaires de droite et sur le terrain des idées.
Juliette Chesnel-Le Roux passe à l'offensive ! La tête de la liste d'union Les Ecologistes-PCF-PS aux élections municipales de Nice est l'invitée de L'Interview à la une, notre grand entretien hebdomadaire en vidéo à voir ci-contre. La cheffe de l'opposition écologiste en profite pour régler ses comptes avec certains de ses rivaux de gauche (La France insoumise et Place publique), ses adversaires de droite (elle qualifie Eric Ciotti d'"extrême droite"). Et elle prend des engagements forts, notamment contre l'organisation des JO en 2030 et l'aviation d'affaires à l'aéroport.
Juliette Chesnel-Le Roux passe à l'offensive ! La tête de la liste d'union Les Ecologistes-PCF-PS aux élections municipales de Nice est l'invitée de L'Interview à la une, notre grand entretien hebdomadaire en vidéo à voir ci-contre. La cheffe de l'opposition écologiste en profite pour régler ses comptes avec certains de ses rivaux de gauche (La France insoumise et Place publique), ses adversaires de droite (elle qualifie Eric Ciotti d'"extrême droite"). Et elle prend des engagements forts, notamment contre l'organisation des JO en 2030 et l'aviation d'affaires à l'aéroport.
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NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans l'interview à la une, l'émission vidéo de la rédaction
00:16de Nice Matin, une émission que j'ai le plaisir de présenter avec Frédéric Maurice,
00:20c'est le chef de l'édition Nice Métropole.
00:22Bonjour Frédéric.
00:23Bonjour Denis, bonjour à tous.
00:24Notre invité aujourd'hui, Juliette Chesnel-Leroux.
00:27Bonjour Juliette Chesnel-Leroux.
00:28Bonjour.
00:28Vous êtes conseillère municipale et métropolitaine Les Écologistes de Nice.
00:33Vous êtes aussi tête de liste Les Écologistes PCFPS aux élections municipales de 2026 à Nice.
00:41Juliette Chesnel-Leroux, le 5 septembre, Les Écologistes, le Parti Communiste Français et le Parti Socialiste
00:47vous ont placé en tête de la liste que les trois formations présenteront à Nice en 2026.
00:53Pourquoi vous avoir choisi vous ?
00:56C'est un travail de long, longtemps que nous avons mené depuis plus d'un an sur divers sujets.
01:04Et parce que j'étais présidente du groupe écologiste à la métropole et à la ville de Nice,
01:12parce que j'étais une élue sortante et parce que nous avons mené des combats ensemble,
01:15notamment avec le grand succès d'avoir changé le nom du lycée Thérémonier qui était un antisémite notoire.
01:22On a changé le nom pour Missac et Méliné Manouchian.
01:25C'est une victoire que nous avons menée ensemble.
01:28Je pense aussi que je suis peut-être apparue mieux placée pour mener cette liste parce que je suis élue sortante
01:38et aussi parce qu'on me sait ouverte aux discussions avec tous les partis politiques et toutes les associations de la ville de Nice.
01:45Alors pour autant, ce n'est pas une liste d'union.
01:48Est-ce que vous avez, en vous déclarant assez tôt, voulu couper l'herbe sous le pied
01:54à ceux qui prétendaient occuper la première place en cas de liste d'union justement ?
02:00Je pense particulièrement à la France Insoumise et à la place publique.
02:04En fait, le travail a commencé très tôt.
02:07Finalement, il a commencé pour ces municipales en janvier de cette année
02:11où nous avons réuni les quatre partis du nouveau Front Populaire,
02:16ceux qui avaient réussi à faire...
02:18LFI comprise.
02:19LFI comprise.
02:20Donc ils ont été invités.
02:22Ils n'ont pas souhaité siéger en janvier à nos discussions.
02:26mais ils ont intégré les discussions programmatiques à partir du mois d'avril.
02:32Ils sont venus à nos réunions ainsi que d'autres mouvements associatifs, collectifs.
02:38Et ils n'ont pas participé, on peut le dire.
02:40Enfin, ils sont venus mais ils n'ont pas...
02:41Ça veut dire que si l'union ne se fait pas, c'est parce qu'ils ne l'ont pas voulu ?
02:46Si l'union ne se fait pas, c'est qu'il y a probablement des conflits et des lignes rouges
02:51entre les partis politiques qui forment la liste que je mène maintenant.
02:57Et puis de l'autre côté, chez LFI, il y a un peu des lignes rouges qui sont un peu pénibles, vous voyez.
03:03C'est une décision nationale, ça ?
03:05Enfin, ce sont des lignes rouges nationales ou locales ?
03:08On voit, c'est qu'au niveau national, LFI a tendance à vouloir systématiquement présenter des listes
03:12contre les listes de gauche sortantes, voire contre les mairies de gauche sortantes.
03:18Et donc vous avez sanctionné LFI au plan national, ici à Nice ?
03:21Je n'ai pas sanctionné LFI et nous n'avons pas sanctionné LFI.
03:25Nous avons continué notre travail que nous avons fait en confiance depuis le mois de janvier
03:29et ce travail n'est pas terminé, nous avons encore six mois devant nous d'ici les élections.
03:34Donc si l'intelligence collective fonctionne, on arrivera probablement à avoir une belle liste de gauche encore plus loin.
03:40Donc ça n'est pas totalement exclu ?
03:42Ça n'est pas totalement exclu, non.
03:44LFI et Place Publique disent que la dynamique électorale est de leur côté.
03:47Les élections européennes de 2024 leur donnent raison.
03:52Est-ce que c'est un argument valable selon vous ?
03:56Nous, nous menons une campagne pour les Niçois.
04:00Ce n'est pas une campagne européenne.
04:03Le discours et les positions de M. Glucksmann à l'Europe étaient très intéressantes
04:08et je comprends qu'il ait eu beaucoup de voix.
04:10Il l'a mené avec le Parti Socialiste.
04:12De même, LFI a eu une candidate qui était très très bonne et très active.
04:19Et donc sur l'Europe, on sent qu'évidemment, ils ont eu les points.
04:23Par contre, nous, on part pour Nice, on part pour des municipales.
04:26Donc c'est un autre sujet.
04:28Si quand on vous dit que c'est une question d'égo, vous répondez quoi ?
04:31C'est un argument que j'imagine que vous rejetez ?
04:36Alors oui, parce que j'ai plein de défauts, mais alors l'égo, ce n'est pas le mien.
04:41Ce n'est pas moi qui ai demandé à être tête de liste.
04:45Enfin, je n'ai pas tapé du pied.
04:47Ça a été vraiment une question de confiance qui s'est menée et qui s'est tricotée depuis plus d'un an.
04:52Et quand on parle des lignes rouges, vous pensez à quoi, par exemple,
04:55des choses qui sont inacceptables dans ce que vous demande LFI,
04:58qui a fait une conférence de presse le 30 août en disant
05:01faisons une liste commune, mais à condition qu'on occupe la deuxième place,
05:06sachant que la première reviendrait à une personnalité de la société civile
05:08et que ce soit à certaines conditions propres à LFI en rejetant, par exemple, la place publique.
05:14Nous, ce qu'on sait, c'est qu'on a une liste qui est déjà de trois partis politiques de gauche
05:19qui ont mené des campagnes ensemble ou parfois séparément,
05:23mais avec succès ou avec parfois des difficultés.
05:27Mais en tout cas, on est ensemble et on est soutenus.
05:30Nous sommes soutenus par Pinar Selec, qui est une personnalité
05:33à qui on ne peut pas reprocher de ne pas être de gauche et résistante
05:38et qui a envie de faire avancer les causes sociales et féministes sur Nice.
05:43Nous sommes aussi soutenus, soutenus, et je l'annonce ici,
05:48par Ernest Pignon-Ernest, qui nous donne son soutien
05:53et qui va représenter tout ce que la culture n'a pas eu sous les mandats de Christian Estrosi.
06:00Et précisons qu'Ernest Pignon-Ernest est un très grand artiste originaire de Nice,
06:05quelqu'un d'extrêmement connu, effectivement, dans le domaine des plasticiens.
06:10Vous parlez de la société civile à l'instant.
06:12Pourquoi aussi avoir tourné le dos à Viva ?
06:14Pourquoi ne pas avoir associé toutes ces forces citoyennes, notamment dès le début,
06:18alors que c'est un collectif de personnalité, issu pour beaucoup de la gauche et de l'écologie,
06:23qui est assez actif à Nice ?
06:25Oui, écoutez, on peut parler de plusieurs collectifs.
06:28Viva est venu à toutes nos réunions thématiques et a participé.
06:32Du coup, on a été un peu surpris de leur positionnement en disant
06:35« C'est nous avec LFI ou rien ».
06:39Donc, ils ont fait un choix.
06:40Ils ont dit « On ne viendra pas vous retrouver, vous,
06:44mais on ne viendra vous retrouver qu'à condition que LFI soit là ».
06:46Alors, on va voir ce que l'avenir dira.
06:49Il y a des personnalités avec lesquelles je m'entends très bien.
06:52Et évidemment, Mireille Damiano.
06:55Mais elle est l'avocate, est-ce qu'il y a dans les...
06:57On a travaillé ensemble pendant ces cinq années et on va continuer de travailler ensemble.
07:03Et ne menaçons pas l'avenir.
07:07Il y a probablement dans les six mois qui viennent ou dans le deuxième tour
07:10la possibilité d'avoir ces personnalités avec nous.
07:14Justement, le premier tour, ça peut être en quelque sorte une forme de primaire entre vous
07:21qui implique le rassemblement au second tour,
07:25y compris si c'est la liste LFI qui arrive en tête.
07:29Alors, moi, j'aimerais bien qu'on arrête de parler de LFI
07:31parce que nous, on est une liste d'union déjà.
07:33On est une liste d'union et qui est en train de s'élargir à d'autres partis politiques.
07:37Génération S nous a rejoints et il y en aura d'autres.
07:41Et donc, ce que je veux dire, c'est qu'on est une liste de gauche
07:45qui va être face à deux listes de droite consanguines
07:48qui sont des anciens copains, des anciens amis qui ont un peu divergé.
07:53Et nous, on représente ce que les Niçois attendent de la fin de cette hégémonie de droite
07:58et l'usure du pouvoir d'un côté ou une politique absurde de l'autre.
08:04Et justement, est-ce qu'il n'y a pas une opportunité historique
08:06dans ce moment où vont s'affronter ces deux têtes d'affiche,
08:10Éric Ciotti et Christian Estrosi, une opportunité historique pour la gauche ?
08:17C'est un trou de souris, mais on va essayer d'y rentrer.
08:22On va essayer de...
08:24En présentant notre programme, on va aller travailler.
08:27On a déjà mené les grands axes du programme.
08:30On les a travaillés bien ensemble, en toute confiance.
08:33Et on va les présenter aux Niçois.
08:34On va leur présenter un programme qui ne va pas être juste pour la carte postale du bord de mer,
08:39qui va être vraiment pour chaque quartier.
08:43Et ça, on va le travailler ensemble.
08:45C'est dans cette construction-là, fine, que vont se préparer les six mois à venir.
08:49Et c'est comme ça qu'on va convaincre les Niçois.
08:51On va venir au programme.
08:52Juste bien comprendre le positionnement.
08:54Place publique, parce qu'on a parlé de la LFI, effectivement, on n'en parle plus.
08:57Place publique, où est-ce qu'on en est les négociations ?
08:59Est-ce que Place publique va vous rejoindre ?
09:00Place publique, donc c'est le mouvement que co-préside Raphaël Glucksmann.
09:04Place publique, nous avons travaillé ensemble aussi sur le programme avec eux.
09:10Ils sont venus et pour l'instant, ils ont dit qu'ils ne souhaitaient pas venir avec nous.
09:15Ça veut dire qu'ils feraient une liste individuelle, alors ?
09:18Ce serait un peu fou, quoi.
09:20Et c'est eux qui sont...
09:21Parce qu'eux disent que ce n'est pas eux, que c'est vous qui fermez les portes.
09:24Enfin, vous, pas spécialement vous, Juliette Chesnel.
09:26Mais que l'alliance PCF-PS Les Écologistes leur ferme la porte.
09:30Non, on n'a pas du tout fermé la porte.
09:32On les a accueillis, on a discuté avec eux, on a partagé beaucoup de choses avec eux.
09:37Et eux aussi ont des lignes rouges.
09:39Et donc, avec des gens qui ont des lignes rouges de chaque côté, eux ne veulent pas d'LFI.
09:43LFI ne veut pas de Place publique.
09:44Vous voyez que c'est un peu compliqué de faire une liste du Dion de la gauche.
09:47Moi, ce que je veux, c'est que l'ensemble des Niçois se sentent représentés.
09:51Aujourd'hui, Place publique, les Niçois, ils ne savent pas ce que c'est.
09:53Donc, ce n'est pas indispensable.
09:55Mais par contre, on aimerait bien les avoir avec nous parce qu'il y a de très belles personnes dans les personnes adhérentes de Place publique.
10:03Des gens qui ne sont pas connus du grand public, mais qui sont des personnes très intéressantes.
10:07Moi, ce que je voudrais, c'est qu'on arrive à construire une liste de gens de compétences.
10:11Donc, il faut construire les compétences, pas juste un catalogue de noms issus de différents partis politiques.
10:17Et quand on est électeur de gauche, on peut se dire, plusieurs listes, c'est une catastrophe.
10:20Est-ce que c'est vraiment une catastrophe s'il y a plusieurs listes à se présenter, selon vous ?
10:24C'est très ennuyeux.
10:25Oui, c'est ennuyeux parce que ça fait de l'éparpillement des voix.
10:29Et puis, vous savez bien que si on fait en dessous de 10% des voix, on n'est pas au second tour.
10:33Nous, on représente un vrai rassemblement.
10:3710% des électeurs, oui.
10:40Donc, il va falloir qu'on travaille dans ces six mois à unir tout le monde.
10:44On a eu les premières discussions qui ont été un peu avec les exigences des uns et des autres.
10:50Mais c'est toujours comme ça, les négociations.
10:53Ne vous inquiétez pas, on y va tranquillement.
10:55Et comme je disais lors de notre conférence de presse de rentrée, nous avons mis les trois piliers.
11:02Les trois piliers de la maison commune.
11:04Maintenant, il va falloir commencer à construire cette maison commune.
11:07Je voudrais qu'on revienne sur vos adversaires.
11:09Pour vous, Éric Ciotti et Christian Estrosi, est-ce que vous les placez sur le même plan ?
11:14Si Éric Ciotti était en position favorable, soit dans le scénario d'une triangulaire ou au second tour dans un duel face à Christian Estrosi,
11:25est-ce que vous pourriez soit vous retirer, si c'est le scénario d'une triangulaire, soit appeler à voter Christian Estrosi ?
11:33Nous avons annoncé dès le début que nous ne nous retirions pas.
11:36C'est-à-dire qu'il y aura une liste de gauche au second tour.
11:40Ce sont deux frères, deux frères qui sont maintenant deux frères ennemis.
11:44Éric Ciotti a soutenu le programme de Christian Estrosi en 2020.
11:48Il a soutenu, signé jusqu'en 2022-2024.
11:53Je ne sais plus quand, mais il y a un moment, je ne sais pas pourquoi.
11:55Quand il a cédé l'alliance avec le Rassemblement National, tout d'un coup, tout ce qu'il avait validé n'était plus bon à son idée.
12:06Le circuit du Castelet, la destruction de l'Acropolis, tout ça, il l'avait signé puisqu'il avait soutenu le programme de Christian Estrosi.
12:14Nous, nous disons, ce sont deux frères ennemis.
12:18Par contre, c'est vrai qu'Éric Ciotti a un programme d'extrême droite pour lequel nous sommes complètement, complètement horrifiés des propos qu'il peut tenir.
12:28Et puis, en plus, il a des positions qui nous semblent, mais d'un autre temps, quoi.
12:34C'est un élu du XXe siècle, pas du XXIe siècle.
12:36Vous parlez de quelle position ?
12:38Quand il veut remettre les vélos sur les pistes cyclables pour laisser la place à la bagnole, voilà.
12:43On veut laisser la voiture, occuper tout l'espace et mettre les vélos en danger des piétons à côté.
12:51C'est quand même mal connaître ce que disent les comités de quartier sur ce qui se passe sur le littoral.
12:58Il y a eu 30 morts sur la promenade des Anglais.
13:01Il y a des accidents liés aux trottinettes et aux vélos.
13:05Il faut séparer la voiture des vélos, les vélos des piétons.
13:08Donc, ces positions-là, ça semble anecdotique, mais ça montre bien que c'est quelqu'un qui ne connaît plus sa ville.
13:16Vous soyez donc à la tête de cette liste d'union.
13:19Le deuxième, ce sera un communiste, Julien Picot, qui est le secrétaire départemental.
13:23La troisième, ce sera une socialiste. Est-ce qu'on peut savoir qui ?
13:25Ils ont leur réunion de vote très bientôt.
13:28D'accord. Alors, ça fait trois, même les quatre premiers sont des gens encartés.
13:33Est-ce que vous serez à la tête d'une liste d'apparats chics, de gens qui sont tous encartés ?
13:36Alors, d'abord, être encartés, ce n'est pas des apparats chics, parce qu'on n'est pas des professionnels de la politique.
13:46Moi, la première, j'ai été ingénieur, travaillé dans le privé, dans des entreprises ici locales pendant 40 ans.
13:53Donc, non, on n'est pas des apparats chics. On est des personnes, des citoyens qui ont envie de donner de leur temps et de leur énergie.
14:03Et il y aura qui d'autre sur cette liste, alors ? Quel type de profil ?
14:06Il va y avoir de belles personnes. La liste n'est pas encore finalisée.
14:11Aussi issue de la société civile ?
14:13Bien sûr. Mais moi, je me considère aussi de société civile. Je ne suis pas militaire.
14:17Des gens qui ne sont pas forcément encartés, qui ne sont pas forcément dans les partis.
14:19Voilà. Mais faire partie d'un parti politique, ce n'est pas une honte.
14:23Ça veut dire qu'on met un peu dans l'ordre nos idées politiques sur l'avenir du pays, sur l'avenir de la ville.
14:30Être citoyen, c'est aussi avoir... Moi, je suis aussi encartée dans des associations.
14:35Parmi ces belles personnes, est-ce que figurera Jean-Marc Gouvernatori ?
14:42C'est lui qui conduisait la liste sur laquelle vous avez été élue en 2020 ?
14:49C'est le coprésident de l'écologie au centre.
14:51Non. Nous avons décidé, à l'usage et à l'usure de la pratique politique avec Jean-Marc Gouvernatori,
14:59de ne pas partir avec lui.
15:002020, c'était un essai de faire une liste exclusivement écologiste en prenant tous les écolos de gauche,
15:09comme ils nous appellent, écolos de gauche, et les écologistes qui est un écologiste de droite.
15:14Il s'est avéré qu'il n'a rien fichu du tout pendant tout son mandat.
15:18Il venait au conseil, il découvrait les délibérations pendant le conseil.
15:23Donc, je n'ai pas beaucoup apprécié cette façon de faire, parce que moi, quand je m'engage, je fais le job.
15:28Je travaille. Même si on est dans l'opposition, ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire.
15:31Ça veut dire qu'il faut connaître les dossiers, ça permet aussi de connaître sa ville.
15:35Donc, s'il décide de repartir avec une liste écologiste de droite,
15:41il le fera en prenant des voix sur ceux qui ne connaissent pas trop notre programme
15:46ou qui ne l'auront pas lu, mais ce serait très dommage.
15:48Dans une interview accordée le 23 juillet à Nice Matin,
15:52Xavier Garcia, ex-patron des socialistes du département qui est aujourd'hui à place publique,
15:57qualifiait en souriant le bilan des trois opposants écologistes dont vous faites partie sortant du conseil municipal,
16:04d'honorables compte tenu les moyens dont ils disposaient.
16:06Ça n'est pas très élogieux ? Vous avez réagi comment ?
16:10Ce n'est pas non plus trop critique.
16:12C'est le bilan que vous feriez aussi honorable au vu des moyens dont vous disposiez ?
16:18Moi, je pense qu'on a un bon bilan.
16:20Je pense qu'on a un bon bilan parce qu'on avait effectivement trois élus,
16:25trois élus qui travaillaient, et on a fait avancer certains sujets.
16:31Il y a d'autres sujets, évidemment, comme on ne partage pas du tout la majorité.
16:37À trois élus, vous avez fait votre maximum.
16:39À trois élus, on a fait un bon boulot.
16:42D'abord, on a fait connaître à l'extérieur tout ce qui se passe en interne.
16:46C'est le travail de l'opposition.
16:47Une ville où il n'y a pas d'opposition, c'est une ville où les choses se passent
16:51sans que les citoyens puissent le connaître.
16:53Et nous, on a fait savoir des pratiques qui nous semblaient indignes
16:57dans la pratique municipale ou métropolitaine.
17:00On a sorti des dossiers, et ça, c'était important.
17:03Et puis, on a aussi poussé derrière, et il y a certains sujets sur lesquels Christian Estrosi a évolué.
17:12Est-ce que c'est grâce à nous ? Est-ce que c'est à cause de sa connaissance peut-être du dérèglement climatique ?
17:19Mais sur certains sujets, il a pu évoluer.
17:21Il n'a toujours pas évolué sur l'agrandissement de l'aéroport,
17:25et ça, ce sera son sparadrap du capitaine Haddock pendant tout son mandat.
17:29Ça sera, j'imagine, un des éléments de votre candidature et de votre programme.
17:34Quels seront les grands axes de ce programme ?
17:38D'abord, c'est un programme pour les Niçois, pas pour les touristes uniquement.
17:44C'est un programme pour les Niçois qui, aujourd'hui, ont du mal à se loger,
17:48qui, aujourd'hui, ont perdu en pouvoir d'achat, pas seulement à cause de la politique municipale,
17:52mais à cause de la conjoncture et de la politique de notre gouvernement.
17:58Donc, il faut vraiment travailler sur le logement, la limitation des logements touristiques,
18:03parce qu'aujourd'hui, la moitié des lits, si on peut dire, des lits sont consacrés au tourisme.
18:09Ça veut dire qu'il n'y a plus beaucoup de place pour les Niçois pour se loger et à des prix qui sont indécents.
18:14Donc, là-dessus, on va faire un vrai travail sur la fin du logement touristique spéculatif.
18:23On va travailler aussi sur le transport, parce que la ligne 5, on l'attend depuis trop longtemps,
18:28la ligne de tramway qui va à l'Ariane et à la Trinité,
18:31et qui permettrait de respirer, c'est-à-dire d'éviter tous ces embouteillages sur la pénétrante,
18:37et qui permettrait aux habitants, aux plus de 10 000 habitants du quartier de l'Ariane et à ceux du Payon,
18:42de venir à Nice de façon quand même plus fluide, sans être obligé de dépendre d'une voiture.
18:48On va travailler aussi, bien sûr, sur la sécurité, parce que la façon dont chacun se balance des sujets de sécurité à la figure,
18:59en mélangeant tout, la police nationale et la police municipale, c'est pas la même chose.
19:03Nous, on veut que les Niçois puissent vivre en tranquillité, en sécurité,
19:07donc qu'ils voient la police dans la rue et dans leur quartier, pas au commissariat Saint-Roch-Uniçois.
19:13Justement, sur la sécurité, Juliette Chesnel-Leroux, le 6 juillet, la présidente des députés LFI, Mathilde Panot,
19:19était interviewée sur BFM TV, on regarde un extrait.
19:23Si vous élisez un maire de la France insoumise, nous désarmerons la police municipale de votre ville si elle est armée.
19:28Oui.
19:30Oui.
19:32Et nous nous battrons pour qu'au niveau national, ils soient réintégrés dans la police nationale,
19:36avec de la police de proximité.
19:38Quant aux caméras de surveillance, là aussi, il faut voir dans le cadre des contrats,
19:41mais moi, je le redis, je ne suis pas favorable à ce qu'on mette des caméras de surveillance partout
19:44qui n'ont, encore une fois, jamais prouvé leur utilité.
19:47Juliette Chesnel-Leroux, est-ce qu'il faut, à Nice, désarmer les policiers municipaux
19:52ou éteindre les caméras de vidéosurveillance ?
19:54Ça n'est pas ce que nous voulons faire, non.
19:58Par contre, une police armée nécessite une bonne formation.
20:02Et aujourd'hui, la police nationale et la police municipale n'ont pas le même niveau de formation.
20:07Donc, il faut une vraie formation pour...
20:09Ils sont formés, quand même, les policiers municipaux.
20:11Oui, mais beaucoup moins longtemps qu'une police nationale.
20:14Est-ce que ça a un impact, clairement ?
20:16Ça a un impact sur les réflexes à avoir, sur la façon de maîtriser...
20:22Vous trouvez qu'ils ne sont pas suffisamment professionnels, les policiers municipaux niçois, aujourd'hui ?
20:26Je ne dis pas ça.
20:27Je dis simplement que le niveau de formation des polices municipales n'est pas suffisant.
20:31Et il faut l'améliorer.
20:34Parce qu'avoir une arme, c'est un risque.
20:38C'est un risque pour soi-même aussi.
20:39Vous savez que c'est une des professions qui a le plus de suicides, la police.
20:44Après, les agriculteurs.
20:46Il y a les agriculteurs parce qu'ils ont souvent des fusils de chasse et la police.
20:49Parce qu'ils ont l'outil pour mettre fin à leur jour.
20:51Et parce que c'est un métier très stressant.
20:54Essayez de vous mettre à la place de ces personnes qui sont en contact avec de l'animosité.
21:02Il en faut plus aux policiers municipaux ?
21:03Non, il n'en faut pas plus.
21:04Il faut mieux la répartir.
21:07C'est-à-dire qu'il en faut vraiment dans tous les quartiers.
21:09Et la vidéosurveillance, quelle est votre position par rapport à ça ?
21:11Est-ce qu'il faut continuer ?
21:13Est-ce qu'on garde les caméras ?
21:15Quel bilan vous en tirez ?
21:16À la vidéosurveillance, on a dépensé plusieurs dizaines de millions d'euros depuis le début.
21:22On a énormément de caméras.
21:25Ça n'empêche pas.
21:26Ça permet parfois de résoudre des affaires.
21:28Donc on ne va pas les démonter, les caméras de vidéosurveillance.
21:31Mais on ne va pas en rajouter.
21:34Ça, ce n'est pas nécessaire.
21:35Et puis le centre de supervision urbain occupe beaucoup, beaucoup, beaucoup de policiers
21:40pour la surveillance de ces caméras.
21:44Si vous êtes élu, est-ce que vous désengagerez Nice des Jeux olympiques d'hiver que la ville doit accueillir en 2030 ?
21:50Si c'est encore possible, oui.
21:52D'accord.
21:53Oui, parce que ces Jeux olympiques 2030, c'est une aberration écologique, c'est une aberration financière.
22:00Ça va coûter aux Français plus de 2 milliards d'euros.
22:04Donc je ne sais pas encore quelle sera la facture pour les Niçois.
22:07Mais les Niçois sont aussi des contribuables français.
22:10Ça va coûter extrêmement cher.
22:12C'est absurde de mettre des Jeux olympiques qui vont de Nice à Chamonix parce que ça fait des déplacements énormes.
22:20Vous voyez, les Jeux olympiques de Cortina, ils vont être dans une zone géographique beaucoup plus resserrée.
22:26Et c'est ça qu'il faut faire.
22:27Il ne faut pas décider.
22:29Je fais une patinoire ici, je fais une piste de ski là et une piste de bobsleigh ailleurs.
22:34C'est n'importe quoi.
22:35Ça a été fait juste par l'envie de nos deux présidents de région d'avoir leur nom en haut de l'affiche.
22:40Ce n'est pas un peu dommage pour l'attractivité de Nice, le rayonnement de la région ?
22:48Le rayonnement de Nice, il est incontestable.
22:52Il est incontestable.
22:53Vous voyez le nombre de touristes qu'il peut y avoir sur Nice à toutes les saisons.
22:57Donc ce n'est pas la peine d'en rajouter.
22:59C'est trop ? Il y a trop de touristes ?
23:01Il y a eu des périodes où il y a eu vraiment trop de touristes.
23:03Vous pouvez en parler avec les Niçois.
23:05On n'arrivait plus à aller boire un coup dans le Vieux-Nice.
23:07Il y avait du monde partout.
23:08Il y a beaucoup de touristes et c'est bon pour l'emploi aujourd'hui qui est vraiment concentré sur l'emploi touristique.
23:17Mais il faut aussi penser probablement à d'autres formes de ressources économiques.
23:23En tout cas, les Jeux Olympiques, c'est absurde pour Nice, c'est absurde pour Briançon, c'est absurde.
23:30Je suis dans un réseau sur toute la région PACA et région Auvergne-Rhône-Alpes.
23:34Il n'y a personne qui le trouve malin.
23:37Tout à l'heure, vous avez fustigé l'extension de l'aéroport.
23:40Si vous êtes élu maire, qu'est-ce que vous pourrez encore faire au sujet de l'aéroport ?
23:44Alors, le maire de Nice a donné son accord en tant que maire de Nice pour cette extension.
23:50Ce qu'on peut donner déjà comme limite et que l'on fera si on est aux affaires,
23:56c'est de fermer l'aéroport de jet privé.
24:00Amsterdam l'a fait.
24:01C'est des m'aéroports d'aviation d'affaires en France, à Nice.
24:03Et vous savez ce qu'on a appris aujourd'hui ?
24:05Que Uber allait lancer des hélicoptères pour faire Monaco, Nice, Nice, Saint-Tropez.
24:13Vous ne croyez pas que le monde devient dingue ?
24:15On est en train de souffrir d'un dérèglement climatique.
24:18On va rajouter de la pollution.
24:20Les jets privés, c'est énormément de pollution pour des gens qui pourraient très bien prendre l'avion
24:24parce qu'il y a un aéroport public à côté.
24:27Ça n'a aucun intérêt et ça pollue et ça fait du bruit.
24:31C'est un intérêt en termes d'emploi.
24:33Il y a toute une économie autour des jets.
24:36On trouvera une autre...
24:38Les personnes qui travaillent autour de l'aéroport peuvent travailler aussi à l'aéroport de Nice.
24:43Aéroport des gros avions et pas forcément des jets privés.
24:47Toujours au sujet des transports, est-ce qu'il faut réduire le prix des billets des transports en commun à Nice,
24:54voire les rendre gratuits comme à Montpellier, qui est une ville socialiste,
24:57ou les augmenter comme à Lyon, une ville écologiste ?
25:00La première des choses, c'est de faire cette ligne 5 du tramway.
25:05Parce qu'il faut investir dans la ligne 5 du tramway.
25:08Vous n'êtes pas une partisane de la gratuité des transports ?
25:10Notre objectif, c'est au final, après un ou deux mandats, puisque ça doit se faire dans la durée,
25:15c'est d'arriver à la gratuité des transports.
25:17Pourtant, la Cour des comptes vient de rendre un rapport qui étrie complètement le bilan de Montpellier,
25:22en disant qu'il n'y a pas de report de modalité entre les voitures et les transports en commun,
25:27quand les transports en commun sont gratuits.
25:28Et même pire, les gens ne marchent plus, ils empruntent d'un arrêt à l'autre,
25:32ça surcharge les transports qui n'ont plus les moyens d'investir.
25:35Le bilan n'est vraiment pas bon.
25:36Vous brossez un tableau un peu noir, que M. Delafosse a contesté d'ailleurs.
25:44Ce qui est important pour arriver à la gratuité, c'est qu'on ait les cadencements et le nombre de tramways.
25:50Oui, les gens ont les moyens de payer.
25:51Est-ce que c'est normal d'offrir la gratuité à tout le monde ?
25:53Parce qu'il n'y a pas de gratuité, on sait très bien que ce sont les contribuables qui payent.
25:56La gratuité, nous la voulons très rapidement pour les jeunes de moins de 18 ans.
26:01Parce que mettre les jeunes...
26:03Quels que soient les revenus des parents.
26:05S'ils sont métropolitains, s'ils sont niçois et métropolitains, bien sûr.
26:09Parce qu'il faut qu'ils soient niçois et métropolitains, on ne va pas faire la gratuité pour les touristes.
26:13D'accord.
26:14On commence par là, parce que...
26:15Et après, dans l'idée, c'est pour tout le monde ?
26:17Quels que soient les revenus ?
26:19Même des gens qui ont beaucoup d'argent.
26:20Si on met une usine à gaz pour organiser ça,
26:23on va payer trop cher en organisation et en système de billetterie.
26:28Il faut avoir la possibilité pour tous les niçois et métropolitains
26:32de prendre les trois mois quand ils ont moins de 18 ans, quand ils veulent.
26:35Parce que de toute façon, on perd beaucoup de temps et d'argent à vouloir contrôler.
26:40Parce que les jeunes sont toujours, a priori, des délinquants, selon notre droite locale.
26:47Alors qu'en fait, si on leur donnait la possibilité de ne pas payer jusqu'à 18 ans,
26:51ça permettrait vraiment de mettre l'habitude du transport en commun.
26:55L'habitude du transport en commun.
26:57Une petite question.
26:58Lors de l'annonce de votre choix pour remonter cette liste le 5 septembre,
27:01vous arboriez, comme on le voit sur cette photo,
27:04ostensiblement un éventail arc-en-ciel.
27:07Quel message vous vouliez faire passer exactement ?
27:09Cet éventail arc-en-ciel m'a été offert par Pinar Célec,
27:13qui est féministe et qui est défenseuse des populations qui se sont exclues.
27:21LGBT, QIA+, vous voyez, c'est toute une palette de couleurs,
27:25une palette de vies que les gens ont envie de vivre en toute sécurité.
27:29Je dis ça parce que moi je me suis renseigné du coup auprès des associations concernées
27:33qui ne vous ont jamais vues dans leur rassemblement,
27:34contrairement à d'autres qui sont dans la liste.
27:35Mais vous en particulier, on ne vous a jamais vues dans ces mouvements-là,
27:38donc vous êtes très surpris de voir cet éventail avec lequel vous posiez à l'époque.
27:42Je suis allée au rassemblement, mais je ne me mets pas en avant
27:45et je ne prends pas des photos de moi dans ces rassemblements.
27:48Vous n'avez pas une passionnariat d'un coup ?
27:50Je ne suis pas une passionnariat, mais je pense que c'est un sujet sérieux
27:53et que l'on doit traiter sérieusement
27:56parce qu'il y a des discriminations de plus en plus violentes
28:00qui sont faites, à commencer par les réseaux sociaux.
28:03C'est un sujet national, le sujet des violences sur les réseaux sociaux
28:09qui touchent notamment nos Niçois et Niçoises
28:14qui ont envie de vivre leur sexualité comme ils le veulent.
28:18Alors pour terminer, un mot sur la situation nationale.
28:21Est-ce qu'il est souhaitable que l'EPS, les écologistes et le PCF
28:25s'entendent avec le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu
28:29pour éviter de faire tomber un nouveau gouvernement ?
28:33Alors aujourd'hui, c'est à Sébastien Lecornu
28:36de dire ce qu'il est capable de mettre de côté
28:39des mesures que Bayrou avait présentées préalablement
28:43et qui ont fait qu'il y a eu une motion de censure.
28:46Monsieur Lecornu connaît très bien les positions de nos partis politiques
28:52et notamment pour ce qui concerne les écologistes,
28:55ce qui a été scandaleux dans les retours en arrière
28:58sur l'écologie dans ces derniers mois.
29:01La loi Duplomb a commencé par la loi Duplomb
29:02qui était quand même quelque chose d'extrêmement scandaleux
29:06de retour en arrière sur les pesticides,
29:09sur les enquêtes publiques pour les installations classées.
29:13Il faut que M. Lecornu entende
29:16et qu'il comprenne que l'argent peut se trouver
29:19dans d'autres dispositifs que simplement
29:21dans la poche des gens qui sont malades
29:23ou en difficulté ou au chômage.
29:27Merci. On passe avant de terminer à la question perso.
29:30Juliette Chesnel-Leroux, vous vous préparez
29:39à affronter deux poids lourds de la politique.
29:41Est-ce que vous estimez avoir les épaules assez solides pour ça ?
29:45Vous savez, moi j'ai été déléguée syndicale,
29:49j'ai travaillé dans l'industrie comme ingénieure.
29:52En tant que femme, c'est quand même pas toujours simple.
29:55En tout cas, ça ne l'était pas quand j'ai commencé
29:57dans les années 80 et je l'ai menée
30:01sans l'affrontement viril nécessaire,
30:05mais avec l'objectif de toujours travailler en équipe.
30:09Donc le fait de travailler en équipe,
30:11de respecter ses adversaires,
30:12ce ne sont pas des ennemis, ce sont des adversaires.
30:15Donc je ne vais pas à la bagarre,
30:17je vais au dialogue et à l'affrontement.
30:19L'affrontement, ça n'est pas la bagarre.
30:22Donc il n'y a pas besoin d'être un poids lourd.
30:24Ceux qui font du judo le savent,
30:25on peut faire basculer un adversaire,
30:28même s'il est plus lourd que soi.
30:30Merci beaucoup, Juliette Chenel-Leroux.
30:32Merci Frédéric.
30:33Merci à tous de nous avoir suivis.
30:35Merci à Sophie Dancé et Philippe Bertigny
30:37pour la réalisation de cette émission,
30:39à Christelle Benjamin pour sa préparation.
30:41On se retrouve la semaine prochaine
30:42pour un nouveau rendez-vous de l'Interview à la Une.
30:45Bon week-end à tous.
30:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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