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  • il y a 4 mois
À la sortie de l'entretien du Parti socialiste avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, assure que «le Premier ministre est resté très flou sur ses intentions».

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Transcription
00:00On a expliqué au Premier ministre ce qu'il y a de nos intentions, ce que nous portions.
00:05Vous avez pu constater ce matin dans un journal parisien que les mesures que nous proposons pour la France et les Français sont plébiscitées.
00:14Qu'il s'agisse à la fois de chercher des économies dans les poches de celles et ceux qui ont les moyens de les offrir.
00:22Qu'il s'agisse aussi de rendre du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français.
00:25Et à la veille d'un grand mouvement social, je crois que le message que nous devions porter ce matin, c'était de dire que les Français doivent voir leur vie changer
00:34et pas simplement se retrouver avec une équation comme celle qu'on a connue précédemment avec François Béroud.
00:40Et nous avons évidemment plaidé le fait qu'avec le départ de François Béroud, c'est toute la copie de François Béroud qui devait tomber.
00:46Maintenant, le Premier ministre est resté très flou sur ses intentions.
00:49Il continue à consulter et nous n'avons pas, à un moment où on se parle, la moindre indication de ce qu'il ferait.
00:55Et donc nous restons évidemment très prudents sur ce qui pourrait se passer.
01:00Nous lui avons dit très clairement que s'il était là pour refaire François Béroud,
01:07les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que nous censurerions dès l'entrée de son...
01:13dès la discussion de politique générale, pour faire clair.
01:15Donc pour l'instant, nous ne savons rien. Nous avons simplement réaffirmé ce que nous portons
01:21et ce que nous portons pour les Françaises et les Français.
01:23Qu'est-ce que vous a-t-il dit en matière de justice fiscale ? Est-ce qu'il compte prendre de nouvelles mesures ?
01:27Vous a-t-il donné des indices sur ce sujet-là ?
01:28Il n'a pas donné d'indice clair sur quelque sujet que ce soit.
01:32Il a dit qu'il consultait, qu'il avait d'abord rencontré les partenaires sociaux,
01:35qu'il allait continuer à consulter les partis politiques qui étaient prêts à le rencontrer
01:39et qu'à l'issue de ces rencontres, il aurait certainement quelque chose à nous dire.
01:45Pour l'instant, nous ne savons rien. Et donc, je ne vais pas vous déclarer ici
01:49ni que nous avons trouvé un Premier ministre compréhensif,
01:54ni qu'il était prêt à avancer sur quelque sujet que ce soit. Nous n'en savons rien.
01:57Nous avons réévoqué à la fois la question des retraites.
02:00Nous souhaitons, vous le savez, que nous en finissions avec la réforme borne.
02:03Nous avons évoqué la taxe Zuckmann. Nous avons évoqué tous les sujets
02:07qui nous permettraient de redonner de l'oxygène à ce pays.
02:10Nous avons plaidé une relance de l'investissement.
02:13Nous avons plaidé, là aussi, le fait que les Français,
02:17notamment les plus modèles, puissent voir leur poids d'achat augmenter dès à présent,
02:22ce qui, pour l'instant, n'est pas sur la table à notre connaissance.
02:25Donc, on verra bien ce qu'il répond à l'issue de ces consultations.
02:28Pour l'instant, nous sommes restés sur notre faim
02:30et nous verrons bien ce qu'il a à nous dire dans les prochains jours.
02:34Si, dans les prochains jours, nous sommes réinvités à Matignon,
02:36et, évidemment, nous reviendrons à Matignon
02:38parce que nous voulons savoir ce que le Premier ministre a à dire,
02:41non seulement à nous, mais aux Français.
02:43Pour ne pas le faire tomber, c'est tout ou rien ?
02:45Ou, par exemple, il y a certains points, si vous obtenez une victoire,
02:48ça pourrait suffire à ne pas faire tomber ce qu'il atteint le Corneau ?
02:51Ce que Boris lui a dit dans cet entretien,
02:54c'est que nous ne croyons pas à une forme de moyenne ou d'équidistance.
02:59Ce que nous croyons, c'est qu'il y a des mesures qui sont très majoritaires dans le pays.
03:04Et je reviens à ce sondage qui a été publié ce matin.
03:07C'est qu'il y a aujourd'hui une majorité très large,
03:10y compris parmi les gens qui sont censés soutenir le bloc central,
03:14pour la taxe de Zucman, pour finir avec la réforme de Borne,
03:20pour rendre du poids d'achat, notamment à travers ce que nous avons proposé,
03:23c'est-à-dire un taux différentiel de CSG qui rendrait du poids d'achat.
03:27Je rappelle que c'est 900 euros pour une maman qui élève seule ses enfants,
03:31c'est 1500 euros pour un couple qui gagne 1920 euros par salarié.
03:37Donc voyez bien qu'il y a la matière à avancer pour les Français.
03:41Maintenant, on verra ce que le Premier ministre est prêt à entendre.
03:45S'il n'est pas prêt à entendre, nous le censurerons.
03:47S'il est prêt à reprendre ce que nous avons expliqué,
03:51s'il est prêt à faire en sorte que nous sortions de l'état dépressif
03:53dans lequel François Béroud a fait rentrer le pays,
03:56eh bien là, il y aura matière à discussion.
03:58Mais pour l'instant, nous n'en savons rien.
03:59Donc à ce stade, nous sommes simplement venus répéter
04:02ce que nous portons depuis notre campus de Blois, il y a quelques semaines.
04:07Estimez-vous, comme Carole Delga, qu'il faut, je cite,
04:09« tout faire pour éviter la censure ».
04:11Mais je ne vais pas commenter les uns et les autres.
04:13Nous ne cherchons pas la censure, nous ne cherchons pas la dissolution,
04:16nous ne cherchons pas la destitution, nous cherchons à ce que les Français soient entendus.
04:20C'est très différent.
04:21Et donc, s'ils sont entendus, nous ne censurerons pas.
04:24S'ils ne le sont pas, nous censurerons.
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