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  • il y a 4 mois
En parallèle du match perdu par l'OM face au Real Madrid, c'est incontestablement la rencontre dingue de la soirée et celle qui nous fait aimer la Ligue des champions. Alors qu'on en était à 0-0 à la pause avec un contenu très tristounet, la folie s'est emparé du Juventus Stadium. Dortmund a mené plusieurs fois mais la Juventus est toujours revenue à la marque (0-1, 1-1, 1-2, 2-2). Et pourtant en scorant à deux reprises en quelques minutes, les Allemands pensaient avoir pris un avantage définitif (2-4). C'était sans compter sur un intenable Vlahovic (2 buts, une passe décisive) qui a offert à Kelly, l'égalisation au bout du temps additionnel. PAZZO !

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Transcription
00:00Polo, démarrons par toi, parce que le Borussia menait à un moment dans ce match 4-2,
00:05ce qui était totalement fou, et ils ont réussi à se faire rejoindre.
00:08Alors finalement, qu'est-ce qu'on dit à Dortmund ? Est-ce qu'on est dégoûté,
00:11ou est-ce qu'on se dit que finalement 4-4 à Turin, c'était passionnant ?
00:14Déjà, j'ai regardé le match sur des chaînes autrichiennes,
00:17et pour confirmer un petit peu ce que vous dites, vous vous rappelez de Jan Haag Schwerthoff,
00:23le norvégien qui est proche de Haaland, et qui a fait une déclaration sur le plateau,
00:27sur ce qui s'est passé à Madrid.
00:30Sur le pénalty, dont vous avez débriefé, et en disant, c'est marrant,
00:34mais ce match-là, il y a lieu à Marseille, contre le Réal, il n'y a jamais pénalty.
00:38Et en fait, tu payes. Tu payes.
00:40C'est-à-dire qu'il dit que c'est ça, le Réal, en fait.
00:43Donc c'est pas une question de triche ou tout ça, mais en fait, tu payes.
00:48Parce que t'es le petit par rapport au Réal.
00:50Oui, c'est la fameuse solution psychologique aussi, des arbitres.
00:53Non, mais je veux dire, c'est pas juste un truc entre la France et l'Espagne,
00:57entre le Réal et l'équipe française.
00:58C'est qu'à l'étranger aussi, ils en parlent, ils disent, voilà, quoi.
01:01Non, mais moi, je trouve que t'as raison.
01:03C'est comme la façon dont l'arbitre expulse Carvaral.
01:08T'as l'impression, il dit, viens dans mon salon, on va discuter, je vais t'expliquer pourquoi.
01:11Bon, tu vois, en fait...
01:11Déjà, regarde quatre fois l'image, alors qu'il est évident, l'image.
01:14Il regarde, non, non, mais même, il le prend à part et tout.
01:16Il dit, viens voir mon gars et tout.
01:17Il dit, non, mais je te promets, je n'ai pas fait, machin.
01:19Mais lui, carton rouge, il dégage, quoi.
01:22Qu'est-ce que t'as besoin d'aller lui expliquer à part et tout ?
01:24Mais c'est parce que c'est le Réal.
01:25Parce que c'est le Réal.
01:26Mais oui, mais bon, ça, c'est oui, c'est la soumission psychologique qu'on appelle ça.
01:31Alors, pour revenir sur la rencontre, il ne faut pas oublier que t'as eu quand même 45 minutes
01:35qui sont assez navrantes et qui en faisaient sûrement le match le moins intéressant paradoxalement de la soirée.
01:41C'était pas un match de Ligue des Champions.
01:43Tu avais certes la possession pour Dortmund, mais en fait, c'était incapable de faire une occasion dans les 30 derniers mètres.
01:48Quant à la Juve, je ne sais pas s'il y avait encore des bulles de champagne du week-end dernier et le derby contre l'Inter.
01:53Mais en tout cas, c'était assez dramatique.
01:56Et puis, tu as...
01:56Mais tu sais, Polo, c'était dramatique samedi aussi.
02:00C'est l'équipe, son jeu, ça fait...
02:03Mais ils viennent de mettre 8 buts en 2 matchs, donc tout le monde va s'emballer en Italie.
02:07Mais je ne sais pas si les miracles vont pouvoir se reproduire aussi souvent.
02:10Ou alors, je ne sais pas, il va falloir qu'ils me montrent un autre visage.
02:12Mais moi, leur façon de jouer est là, de 4-2, ils reviennent à 4-4.
02:15Bon, ok, très bien, très bien, très bien.
02:17En fait, le problème, c'est que c'est un match, quand tu analyses la rencontre et la deuxième mi-temps,
02:21évidemment, c'est un match complètement fou.
02:23Mais j'ai envie de dire, c'est pour des gamins de 10 ans, quoi.
02:26C'est-à-dire qu'il y a tellement d'erreurs défensives de part et d'autre
02:29que tu ne peux pas te dire que, si, c'est un match de spectacle,
02:33comme un bon cinéma, grand public, etc.
02:37Et le scénario fait que, du côté du Borussia Dortmund,
02:39quand tu mènes 4-2 durant les arrêts de jeu et que tu te trouves à 4-4,
02:42c'est un peu la soupe à la grimace.
02:44Tout en sachant, encore une fois, qu'on est dans un système
02:47où, au début de la rencontre, tu n'es pas persuadé
02:49que Dortmund peut aller prendre un point à la Youf, quoi.
02:50et que le Borussia Dortmund, aujourd'hui, est dans une situation,
02:55évidemment, où ils ont bien commencé en championnat,
02:56mais ils ont rencontré des équipes très faibles.
02:59Le jeu n'est pas encore en place.
03:01Et quand tu connais Niko Kovac et la façon dont il est méticuleux,
03:05et il demande toujours des équipes compactes,
03:07qui jouent ensemble, agressives, etc.,
03:09tu ne peux pas te satisfaire de cette performance-là.
03:12Parce que c'est vraiment...
03:13J'ai presque envie de dire ce soir, malheureusement,
03:14dans ce système de calcul,
03:16Dortmund a peut-être perdu l'occasion
03:18de jouer, de s'ouvrir une porte pour le top 8, quoi.
03:21Parce que ce n'était pas forcément prévu.
03:23Ensuite, tu as quand même eu des personnes,
03:26des joueurs qui ont été intéressants.
03:27Je pense à Adeyemi,
03:28Gyarasi, qui a fait vraiment une très belle performance,
03:31mais défensivement parlant, ce n'est pas possible.
03:33Il faut que Schotterbeck revienne le plus rapidement possible.
03:36Mais en fait, ils sont vraiment bizarres,
03:37parce qu'à la fin de la rencontre, si tu veux,
03:40il y avait Adeyemi qui s'est exprimé,
03:41il y avait Enmecha qui s'est exprimé,
03:43et évidemment, ils disent, ah, c'est dommage,
03:44et ceci, cela, mais il n'y a pas mort d'homme.
03:45Parce qu'en fait, ils ont pris un point contre une équipe
03:49qui était peut-être plus forte qu'eux,
03:51et voilà, on est encore en début de saison.
03:53Donc, je veux dire, le problème, c'est que c'est la J2,
03:55s'ils battent Bilbao, la J2,
03:57ils auront bonifié ce point-là, et puis voilà.
03:59Donc, c'est le système qui est un peu comme ça.
04:00Maintenant, encore une fois,
04:02le décalage entre une première mi-temps dramatique,
04:06footballétiquement parlant,
04:08et ce qu'on a vu en seconde mi-temps,
04:10qui est complètement irrationnel,
04:11avec la rentrée de Blaovic, etc.,
04:13fait que c'est bien pour le spectacle.
04:14Maintenant, moi, ça ne m'apporte rien
04:17sur les problèmes du Borussia Dortmund en ce moment,
04:19sur ce qu'ils peuvent faire,
04:20et c'est ce qui leur manque.
04:21Et d'ailleurs, encore une fois,
04:22je reviens sur ce qui s'est passé
04:24sur le plateau d'Autrichien.
04:25Il y avait Andréa Sertzok qui était là,
04:27et donc notre copain norvégien,
04:29et ils se sont engueulés à propos du Borussia Dortmund,
04:31parce qu'ils n'ont pas du tout
04:32la même analyse de la rencontre.
04:34Et il y en a un, Andréa Sertzok,
04:35j'ai envie de dire très alémanique,
04:37qui dit, mais où sont les leaders ?
04:38Vieille thématique du Borussia Dortmund
04:40depuis des années.
04:41Et puis, il y a évidemment notre ami norvégien
04:43qui explique, mais c'est ça le football,
04:44c'est génial, ça va.
04:45Mais globalement, c'est bien pour les gamins.
04:48Moi, je ne tire pas grand-chose
04:50de cette rencontre,
04:51à part un point pour le Borussia Dortmund.
04:53Daniel, vu de Turin, on dit quoi ?
04:55Évidemment, c'est mieux de rattraper
04:58plutôt que d'être rattrapé.
05:01C'est fini sur un grand éclat.
05:03La Juventus, elle a marqué
05:04les bouts de 4-3 à la 93e minute,
05:08et les bouts de 4-4 vraiment à la dernière seconde
05:11de la 95e.
05:12Donc, c'est resté plutôt dans l'émotion du moment.
05:16Après, ça fait deux matchs
05:17que la Juventus, elle a gagné 4-3
05:18à la dernière seconde contre l'Inter.
05:21Là, elle a fait 4 partout.
05:23C'est bien évident qu'elle ne peut pas
05:26en casser 3-4 bouts par match
05:28ou penser de mettre 4 bouts par match.
05:32Il y a du positif, bien sûr.
05:34Il y a les bouts d'Hildiz,
05:36qu'il est très, très similaire
05:38d'un bout qu'il a mis exactement,
05:40presque exactement, il y a 30 ans.
05:42Del Piero, c'était le 13 septembre 95,
05:46contre Borussia Dortmund.
05:48C'est les premiers débuts à la Del Piero,
05:50comme on dit en Italie.
05:52Et donc, voilà, il y a cette coïncidence
05:53que c'est assez incroyable.
05:56De toute façon, à la Juventus,
05:56tout le monde a envie qu'il lui ressemble.
05:58Le 10, le...
06:00Bon, on a retrouvé l'espèce de tradition
06:03d'avoir un joueur de ce genre-là à la Juve.
06:05Ils sont tous en train de rêver
06:06qu'il devienne un petit peu comme ça.
06:09Oui, ben...
06:10Et il a beaucoup de talent, donc pourquoi pas.
06:12Après, il y a cette coïncidence.
06:14Effectivement, ça fait un peu rêver.
06:16Il a quand même...
06:18Je pense qu'il a participé à 6 bouts
06:19dans les dernières 4 matchs.
06:21Non, mais il est excellent en ce moment.
06:22Le fantasme, je le comprends,
06:24qu'ils aient tous ce fantasme-là.
06:25Il a monté en puissance
06:26depuis les Mondiales du Club.
06:28Et là, à chaque fois qu'on l'attend...
06:31C'est vrai, la première mi-temps,
06:32c'était très équilibrée,
06:34très ennuyante, on va dire.
06:36La Juventus, elle venait d'un match
06:37très fatigant,
06:39donc c'était aussi peut-être pour ça.
06:42Mais après, dans la deuxième période,
06:44quand l'ADEM,
06:45il a montré tout son talent,
06:47on a tous pensé,
06:48ben là, il faut que quelqu'un réponde.
06:50C'est Hildiz qui doit faire quelque chose.
06:53Et ben là, il l'a fait.
06:54Il a la passe décisive pour Lovic aussi.
06:57Donc, c'est quand même...
06:59Après, l'inconvénient,
07:00c'est que le jeu de la Juve,
07:01moi, je le trouve assez restrictif
07:03depuis le début de la saison.
07:06Si la tactique, ça va être
07:08de tourner autour de toute l'attente
07:10de la nouvelle vedette,
07:14ça va quand même être un petit peu limité.
07:15Il faudrait qu'il y ait un petit peu
07:16autre chose aussi.
07:17Là, c'est vraiment,
07:18ça tourne autour de lui.
07:19C'est lui, notre sauveur.
07:21Lui, notre nouveau Del Piero.
07:23Lui, notre 10.
07:24Bon.
07:25Oui, oui, oui.
07:26Mais après,
07:26ils ont quand même arrivé
07:27à rattraper le match
07:28sans Hildiz sur les terrains.
07:30C'est Zegrova qui a pris sa place
07:32à trois minutes de la fin.
07:33Il a même participé
07:35à l'action de bout
07:36égalisateur au final.
07:38Mais on ne comprend pas trop bien
07:40comment elle veut jouer
07:42la Juventus.
07:43Je suis d'accord avec toi, ça.
07:45Oui, parce qu'elle joue mieux
07:45quand elle se laisse aller,
07:47quand elle presse vers les hauts,
07:49Kefren Touram,
07:50elle joue beaucoup mieux.
07:52Toute la batterie d'attaquants,
07:54elle joue mieux.
07:55C'est une équipe offensive,
07:56on va dire.
07:57Mais elle est tellement fragile derrière.
08:00Alors, elle a pris
08:00des sept buts
08:02qu'elle a pris
08:02dans les dernières deux matchs.
08:04Cinq buts,
08:04ils sont arrivés
08:05de frappe
08:06en dehors de la surface.
08:08Pas très loin de la surface non plus.
08:1016 mètres, 17 mètres.
08:12Mais on commence un peu...
08:12C'était flagrant.
08:13Daniel, c'était flagrant
08:14ce week-end aussi.
08:15Et moi, je l'ai fait
08:16aussi à l'Orkmund.
08:17D'ailleurs, le but d'Aideini,
08:19c'est ça,
08:20c'est exactement ça.
08:21Oui, oui,
08:22Adiemi,
08:22mais ça,
08:23c'est un peu similaire
08:24au bout de Charla Noglu.
08:25Et on commence un peu
08:25à mettre en question
08:26Di Gregorio,
08:27les gardiens.
08:28Et puis,
08:29il y a un problème à la Juve,
08:30c'est que,
08:30je sais que ce genre de choses
08:32t'intéressent,
08:33c'est que
08:33c'est tellement pas l'ADN
08:35et tellement pas la culture
08:37de prendre autant de buts
08:39et d'en marquer autant.
08:40C'est pas l'histoire de ce club.
08:42C'est pas comme ça.
08:44Eux, c'est pas ça.
08:45Donc, tout le monde est déboussolé.
08:48Tout le monde dit,
08:48ils veulent faire quoi, en fait ?
08:50La Juve,
08:50elle ne peut pas prendre des buts.
08:51La Juve,
08:51ça a toujours été l'histoire
08:52d'une grande défense,
08:54de joueurs talentueux devant
08:55dans les périodes
08:56où ils ont brillé.
08:58Il y avait toujours
08:58une espèce d'homme
08:59un peu providentiel
09:00où, en tout cas,
09:01il y avait un collectif
09:02très rigoureux
09:03sur le plan défensif.
09:05C'est pas une équipe
09:06qui prend quatre buts
09:06à la Juve
09:07et ça n'existe pas.
09:09Peut-être que c'est nouveau.
09:10Après, on évolue
09:11dans les histoires des clubs.
09:12Vas-y,
09:12d'agir les mots de la fin.
09:14Je pense que c'est aussi
09:15parce que la Juventus,
09:16elle vient de pire année
09:17de son histoire récente.
09:19Là, je pense que
09:20les supporters,
09:21même l'entraîneur,
09:24Tudor et tout le staff,
09:26ils sont déjà contents
09:27que la Juventus
09:27est à ce niveau-là.
09:29Je pense qu'ils n'attendaient
09:29même pas
09:30qu'après,
09:32l'année dernière,
09:33ils étaient déjà
09:33à ce niveau-là.
09:34Je pense que c'est une équipe
09:35qu'elle peut améliorer.
09:37Il faut, bien sûr,
09:37trouver un équilibre.
09:39Il ne faut, bien sûr,
09:39pas en casser
09:40trois, quatre buts par match.
09:41Mais il y a un potentiel.
09:43C'est une équipe
09:43qui ne se connaît pas.
09:45Zé Grovay,
09:45João Mario,
09:46je pense qu'ils se sont
09:47serrés la main
09:48juste avant de jouer
09:49les dernières minutes ensemble.
09:50Ils ne s'étaient jamais vus.
09:52Donc, je pense que c'est une équipe
09:53qu'il faut qu'elle se trouve,
09:55qu'elle comprend un peu
09:55comment il faut jouer.
09:56Il faut avoir du courage,
09:57quand même.
10:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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