00:00Nous sommes en direct avec Denis Gravouille. Bonjour, membre du bureau confédéral de la CGT en charge des questions d'emploi, de chômage et de retraite.
00:07Alors justement, la CGT, elle voit le Premier ministre demain. Quelles sont vos demandes ?
00:14Les demandes, tout le monde les connaît. La colère sociale s'est exprimée notamment d'après les annonces du plan Bérou, que l'on ne regrettera pas,
00:21qui prévoyait 44 milliards de baisse dans les droits sociaux, l'assurance chômage, l'assurance maladie, etc.
00:30On est une colère sociale extrêmement grande. C'est parti sur les réseaux sociaux.
00:35Ça a donné une journée qui était trois fois plus réussie encore que ce qu'on pouvait attendre.
00:38Et nous, on s'était inscrit dedans. Et c'est une première étape vers une journée intersyndicale le 18.
00:43Et il y en aura d'autres après, effectivement, si on n'est pas entendu.
00:47Le retrait des jours fériés, qui était à mesure extrêmement populaire, ça ne suffit pas.
00:50C'est une première victoire. Il faut qu'il y ait un retrait du plan d'austérité et qu'on inverse la politique qui a été menée,
00:57qui a conduit à ce qu'en fait, on prenne sans arrêt aux pauvres et un peu moins pauvres pour alimenter les riches qui n'en ont jamais assez.
01:05Donc maintenant, il y a un affrontement très clair. On a entendu le MEDEF dire qu'ils allaient faire des mobilisations si jamais on touchait à leurs privilèges.
01:12Eh bien, bientôt, on va pouvoir fêter l'abolition des privilèges,
01:16puisqu'il faut revenir à une politique qui permette de répondre à tous les besoins.
01:21Il faut augmenter les salaires. Il y a eu une manœuvre depuis des années des différents gouvernements Macron et du patronat pour ne pas les augmenter.
01:27Il faut augmenter les salaires. Et puis, il faut renoncer à la baisse des droits sociaux, bien au-delà de la suppression des deux jours fériés.
01:33Et nous avons, évidemment, un des points les plus importants, c'est l'abrogation de la réforme des retraites 2023,
01:40qui n'a jamais été votée autrement que par 49-3.
01:43Ça, c'est un des points qui est la cause de la défaite du camp macroniste aux législatives en 2024.
01:50Et cette question doit être reposée, puisque les deux tiers des Français soutiennent cette revendication.
01:55C'est une revendication.
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