Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Le témoignage de Erik Tegnér, menacé : « J’ai peur » - VIDEO

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00qui lui arrivaient par rapport aux menaces qu'il recevait par rapport à ces violences.
00:03Donc Eric est avec nous. Bonjour Eric.
00:09Bonjour Jean-Marc, merci.
00:10Merci d'être avec nous. Je voulais vous avoir parce que c'est vrai qu'hier...
00:18Vous êtes en général, vous avez une pêche d'enfer, vous avez beaucoup de dynamisme dans votre combat.
00:23Et hier, je vous ai senti sur le point de baisser les bras face aux menaces et face à ce que vous viviez au quotidien,
00:30à ce que vivez votre famille aussi, parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a des familles qui sont concernées par tout ça.
00:35Ce que vous avez raconté, c'est que vous êtes menacé par un islamiste.
00:39Oui, totalement Jean-Marc. Alors vous le savez, effectivement, moi je suis du genre à foncer à chaque fois.
00:44Je suis allé dans plusieurs zones de guerre également, par exemple en Ukraine.
00:48Et c'est la première fois en fait depuis un mois que j'ai peur, en effet, je n'ai pas honte de le dire.
00:52Alors c'est assez simple.
00:53Il y a un mois, il y a un homme, un islamiste de 29 ans qui menaçait de mort, qui a été arrêté par la police.
01:08C'est l'antiterrorisme qu'il a retrouvé.
01:11C'est un homme qui avait déjà été condamné en 2015 pour avoir fait une attaque au couteau dans un bus.
01:16Il s'en était pris, il avait poignardé un homme au hasard.
01:19Les gendarmes l'ont mis en garde à vue.
01:23Il était violent avec eux, donc ils ont été obligés de l'envoyer aux urgences.
01:26Il a passé une semaine en hôpital psychiatrique.
01:29Et pendant ce temps-là, en fait, les gendarmes, ils ont pu analyser son ordinateur.
01:33Ils ont vu qu'il y avait une véritable fixette sur moi.
01:35Ils cherchaient mon domicile.
01:37Ils cherchaient où je travaille, etc.
01:39Ils ont appris à ce moment-là également que cet homme avait cherché à rentrer en contact avec le Hezbollah.
01:44Il avait pour projet de partir rejoindre ce groupe terroriste du Hezbollah.
01:48Et donc forcément, ils ont voulu le récupérer à la sortie de l'hôpital psychiatrique au bout d'une semaine pour le remettre en garde à vue.
01:54Et le procureur, à ce moment-là, a trouvé suffisamment dangereux et suffisamment important ce qui se passait pour demander la détention provisoire de ce qui se passe.
02:09Cet homme qui sera jugé mi-octobre.
02:12Et ce qui s'est passé, c'est ce qui se passe très régulièrement dans ce pays.
02:16C'est que le juge des libertés a choisi de libérer cet homme et donc de ne pas faire de détention provisoire.
02:31Donc aujourd'hui, en fait, c'est assez simple.
02:33Il est dans la nature.
02:33Évidemment, la DGSI, donc les services de sécurité intérieure, qui considèrent cet homme très dangereux, le...
02:44...suive, mais vous savez, ils n'ont pas énormément de moyens.
02:50Ils m'ont dit eux-mêmes, ils s'étaient très inquiets, la gendarmerie.
02:52Donc...
02:53...moi l'ensemble des endroits où je travaille, où je vis, les gendarmeries aujourd'hui sont prévenues.
03:02Évidemment, j'ai dû changer mon mode de vie.
03:08Cet homme, on lui a pris le passeport, mais en fait, de toute façon, venir à Paris, venir là où je vis, etc.,
03:14ça peut arriver du jour au lendemain.
03:17Et effectivement, je suis extrêmement inquiet.
03:18Ma fiancée est très inquiète.
03:20Je ne voulais pas en parler, mais c'est vrai que ce qui est arrivé à Charlie Kirk a fait que Christine Kelly m'a donné l'opportunité d'en parler.
03:25Et ça rentre dans un contexte où, en effet, on se dit, on ne nous prend pas en compte et on ne sait pas ce qui peut arriver.
03:32Mais c'est vrai que ce qui est intéressant aussi, c'est de voir que je pense que si vous étiez seul, en fait, vous vous poseriez moins la question.
03:40Parce que quand on est seul, on se met en danger soi-même.
03:43Et en fait, c'est soi par rapport à soi.
03:45Donc voilà, c'est des choix personnels.
03:46Mais là, c'est vrai qu'il y a une famille.
03:48Il y a votre compagne également qui est en jeu.
03:55Et c'est ce qui vous fait douter aujourd'hui de la volonté de poursuivre votre combat ?
04:00Alors franchement, moi, je l'ai dit depuis un mois, effectivement, je me pose la question.
04:05À chaque fois que je ne travaille pas, c'est le travail qui me permet de ne pas y penser.
04:08Mais tout simplement, oui, d'arrêter parce que ma compagne, elle est forcément tétanisée.
04:12Elle n'est pas préparée à ça et c'est bien normal.
04:15J'ai également une rédaction de Frontière parce que cet individu, il menaçait notamment de venir dans nos bureaux, de venir faire une razia.
04:22Il menaçait également de le faire devant CNews.
04:26Et ça rentre dans un contexte aussi où, vous savez, en début d'année, là, on a énormément de menaces, évidemment, comme beaucoup sur les réseaux sociaux.
04:32Mais on a eu deux nouvelles menaces extrêmement caractérisées par mail avec des individus, des islamistes,
04:42qui nous disaient clairement, on t'a vu dans telle rue à côté de tes bureaux, tu étais avec telle personne.
04:46Ils ont su identifier certains de nos journalistes et ils nous disaient, on va venir faire une Charlie chez vous.
04:51Et donc, évidemment, j'ai porté plainte.
04:53La police est prévenue.
04:54Mais en fait, à un moment, effectivement, il y a un conflit de loyauté.
04:57On se dit, est-ce qu'on doit continuer tout simplement notre métier ?
05:00Parce qu'en fait, ça peut arriver à n'importe quel moment.
05:04Et c'est ça, en effet, qui fait très peur.
05:06Et quand vous dites aujourd'hui, je me demande si j'ai envie de continuer, je me pose des questions.
05:10Vous en êtes où, là, dans votre réflexion, aujourd'hui ?
05:12Vous voyez, par exemple, nous, dans 15 jours, on doit sortir une enquête sur des liens entre des mosquées islamistes et salafistes et des élus.
05:25Franchement, je ne sais pas si on doit la sortir parce que c'est un contexte super dangereux.
05:29On voit qu'il y a une recrudescence des menaces.
05:31En effet, de l'autre côté, il y a un contexte qui est absolument fou.
05:34D'un côté, sur les réseaux sociaux, il y a des listes qui sont mises.
05:37Il y a, par exemple, mon journaliste Jordan Florentin qui est complètement pointé.
05:40Et on sait à quel point, lui, il est régulièrement menacé.
05:43Moi, quand j'étais en Bretagne cet été, c'est pareil.
05:46On était à une fête de village.
05:48Ma fiancée, elle s'est retrouvée agressive avec moi-même par des antifascistes.
05:52Et c'est un contexte, je vais vous dire, qui est totalement aussi alimenté par les politiques.
05:56C'est-à-dire que moi, par exemple, sur les six prochaines semaines, je fais face à six procès différents.
06:01Face notamment, par exemple, à l'UOIF.
06:03C'est une organisation proche des frères musulmans.
06:05Face à des imams salafistes.
06:06Face à des avocats de défense des étrangers.
06:10Face à des antifascistes.
06:11C'est près de 40 personnes qui ont fait des groupes collectifs, qui nous ciblent,
06:14qui organisent des manifestations contre nous devant les tribunaux la semaine dernière.
06:18Mon avocat, il faisait face à 100 avocats devant le bâtonnier, etc.
06:21Et en fait, donc, ils sont en train de nous désigner à la vindique.
06:24Ce sont parfois des associations comme la Ligue des droits de l'homme ou SOS Racisme.
06:27Et en fait, ils vont nous traiter d'islamophobes, de racistes, de fascistes, de nazis.
06:31Et dans les menaces qu'on peut retrouver, notamment de cet islamiste...
06:34...
Commentaires

Recommandations