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  • il y a 4 mois
Des blocages et des mobilisations sont encore constatés ce jeudi 11 septembre, au lendemain du mouvement "Bloquons tout" qui a réuni près de 200.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur.

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Transcription
00:00Vous êtes donc devant un feu de palette avec ce que vous écrivez un 10 septembre dans La joie et les flammes.
00:06Pour vous, Charles Consigny, c'est un appel à la violence ?
00:08Je ne veux pas faire...
00:09Ce n'est pas non plus d'une violence à...
00:10Merci, merci, merci.
00:12Non, mais vous savez, je ne veux pas vous faire un procès, mais...
00:16Ce n'est pas le lieu.
00:17Oui, mais vous savez, il y a quelque chose qui s'appelle l'ambiguïté, disons.
00:21Voilà, je pense qu'il y a une forme d'ambiguïté là-dedans.
00:23Je suis désolé, je pense que ce n'est pas clair.
00:25De la même manière que quand Jordan Bardella dit que son livre préféré, avec un grand sourire, c'est L'étranger d'Albert Camus,
00:33je pense qu'il y a une forme d'ambiguïté.
00:35Je pense qu'il sait très bien à qui il parle.
00:36Il parle à sa base quand il fait ça.
00:38Et donc, je pense que vous, quand vous publiez une image comme celle-là, en réalité...
00:42D'ailleurs, vous dites que c'est à 5h du matin, etc.
00:44Le tweet, il est publié à 17h23.
00:46Oui, mais la photo est prise à 5h du matin, monsieur.
00:48J'étais en train de bloquer, je n'allais pas sur Twitter en même temps.
00:52Ne faites pas tous les reproches.
00:53Bah, vous expliquez... Non, le diable est dans les détails, chère madame.
00:57Est-ce qu'il y a une ambiguïté chez la France Insoumise par rapport à cette violence ?
01:03Bien sûr, officiellement, vous n'avez pas la violence.
01:05Mais ce n'est pas officiellement.
01:06Mais en même temps, quand il y a des affrontements, vous dénoncez toujours les policiers,
01:10rarement ceux qui s'affrontent aux policiers.
01:12Alors ça, c'est faux.
01:14Vous dénoncez les Black Blocs ?
01:15Oui, bien sûr.
01:16Bien sûr, en fait, on ne jette pas des projectiles sur les forces de l'ordre.
01:20On ne provoque pas encore plus de chaos et de violences.
01:21Non, on a toujours été très clair.
01:23On ne casse pas les commerces ?
01:24Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'en termes...
01:27En fait, le gouvernement donne une très très très mauvaise image.
01:29Enfin, le président Macron, depuis qu'il est élu en 2017 et réélu,
01:32en fait, il montre une image de quelqu'un qui ne comprend que le rapport de force.
01:35Regardez, l'année dernière, vous avez tous compris les agriculteurs, leur colère.
01:39Et ils n'y ont pas été de main morte, les agriculteurs, en termes de mobilisation.
01:42Ils ont brûlé des préfectures, mis à sac plein d'endroits.
01:45Et on peut l'entendre.
01:47Parce que ça faisait des années que leur colère n'était pas entendue.
01:50Qu'on les enfermait de négociation en négociation.
01:52Et qu'en fait, finalement, tout le monde leur disait
01:53« Oui, oui, on vous comprend, on vous comprend, mais il ne se passe rien. »
01:55Oui, mais d'accord.
01:56Comprenez les Françaises et les Français.
01:58Comprenez les Françaises et les Français.
02:00On leur dit « Vous avez des problèmes de pouvoir d'achat, mais le pouvoir d'achat se dégrave. »
02:04Vous nous dites quand même, Madame Dufour,
02:05vous nous dites en même temps que cette photo,
02:07qui à mon sens est très ambiguë, n'incitait à rien,
02:11n'était pas un appel à la violence,
02:13mais qu'il n'y a que la violence qui permet de se faire entendre.
02:16Non, violence n'est pas rapport de force.
02:17Vous venez de le dire s'agissant des agriculteurs.
02:20Non, violence n'est pas rapport de force.
02:23Et c'est là où il est très important de tirer un trait ferme
02:26entre un blocage qui est une perturbation de l'activité des gens,
02:30des Françaises et des Français, des industries,
02:32et la question de la violence.
02:34La violence, c'est l'atteinte physique, c'est l'atteinte matérielle.
02:38Et nous, de ce côté-là, on est extrêmement clairs.
02:41Le rapport de force en France ne peut pas passer par la violence,
02:44parce que, un, ce ne serait pas...
02:45Parce que, moralement, déjà, la violence sur les gens est inacceptable en toutes circonstances.
02:49Deux, parce que ce ne serait pas compris par la majorité du peuple.
02:52Et trois, parce qu'on est dans un État aussi où il y a beaucoup de forces policières, etc.
02:56Ça ne marche pas comme ça.
02:57Les gilets jaunes sont tombés dans un piège répressif.
02:59Nous n'appelons pas à la violence.
03:00Nous appelons à des actions intelligentes de perturbation de l'activité économique.
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