00:00Et nous continuons le sujet sur la CGT qui s'en prend Aléa Salami et puis on parlera évidemment de l'affaire Legrand-Cohen
00:07parce qu'on est sur le combat culturel qui peut exister, qui va être à mon avis très russe jusqu'en 2027.
00:13Nous sommes avec Elisabeth Assaya que vous pouvez écouter d'ailleurs tous les soirs sur l'antenne d'Europe 1.
00:1821h, 22h, la France bouge, on met en avant la France et ses entreprises françaises.
00:23Et Elisabeth, la formation d'Elisabeth, vous êtes journaliste économique au départ.
00:27À la base, j'étais au service économie d'Europe, tout à fait.
00:30Gauthier Lebrad, je ne sais pas à la base quel type de journaliste vous étiez.
00:33À la base, j'étais au service politique de CNews à la base.
00:36Bon, Elliot Deval qui est avec nous et puis celui qui fait une rentrée fracassante, Georges Dalai Fenech.
00:43La sagesse, la sagesse.
00:45Mais c'est fière en fait.
00:46Non mais l'homme qui apporte la tempérance à nos débats.
00:50J'arrive pas à savoir quel âge il a.
00:51Je vais me poser la question de 130 ans.
00:53J'ai passé à un pacte avec Mephistopheles.
00:59Oui, alors ça c'est Mephistopheles.
01:02Oubliez, oubliez.
01:03Quel dommage.
01:05Mephistopheles, oubliez.
01:06Je crois que c'est une marque de chaussures.
01:10Oubliez.
01:10C'est qui ?
01:11Oubliez, oubliez.
01:13C'est fasciste.
01:14Et Mephistopheles.
01:15Oubliez dans le regard d'Olivier.
01:17Il était intérieur.
01:18Non, là oubliez.
01:19Oubliez avec Mephistopheles.
01:20Oubliez.
01:21Non mais c'est un jeune.
01:21Je expliquerai après.
01:23C'est un jeune.
01:24Attendez, attendez.
01:25Je m'expliquerai après.
01:25Il faut arrêter avec TikTok.
01:27Là c'est un jeune.
01:29Il a dit TikTok.
01:30TikTok.
01:31Pascal, vous n'êtes pas le dernier sur les prononciations des réseaux sociaux.
01:35Vous avez TikTok ?
01:36Non.
01:37Mais je ne crois pas.
01:38Je n'ai pas TikTok.
01:39Parce que pour tout vous dire, quand j'ouvre TikTok, il y a quelque chose que je ne saisis pas.
01:45C'est que je ne l'ai pas.
01:48Regardez, vous voyez, j'ouvre TikTok et tout de suite ça coupe.
01:52Bon, on va regarder après.
01:53Ne vous inquiétez pas.
01:54Adapte TikTok shop à tes envies.
01:56Je sais ce que ça veut dire.
01:58Dans ce cas-là, il faut désinstaller et remettre l'application.
02:00Comment ?
02:01Dans ce cas-là, il faut désinstaller l'application et la retélécharger.
02:04Arrête, tu vas le perdre.
02:05Désinstaller l'application.
02:07La supprimer, quoi.
02:08On va s'en occuper.
02:08Bon, je vous ai lu, effectivement, le communiqué.
02:12Je peux vous dire également, parce qu'on en a parlé, le communiqué dans le communiqué,
02:16si j'ose dire, de Jean-Luc Mélenchon.
02:20Le traitement médiatique du 10 septembre est une aubaine.
02:22Il est essentiel que la classe médiatique soit clairement perçue comme agent des pouvoirs du système
02:27par les milliers de gens insultés par les comptes rendus d'hier.
02:30On est dans le complotisme.
02:31Je vous assure, ça, c'est exactement une phrase complotiste.
02:34La révolution citoyenne qui mûrit doit aussi passer par là.
02:37Le communiqué de la CGT de France 2 est un signal précieux.
02:39Moi, ce qui me frappe toujours, je le dis sans arrêt, nous le disons sans arrêt,
02:43tout le monde sera d'accord là-dessus, c'est le deux poids, deux mesures.
02:46Marine Le Pen écrirait ça, on dirait, elle est complotiste.
02:49Jean-Luc Mélenchon...
02:50Ça passe.
02:50Ça passe, voilà.
02:51Et personne ne traitera ce sujet sur les chaînes d'information, sur les radios,
02:55Léa Salamé, qui est attaquée par la CGT.
02:57Il ne faut surtout pas déranger la CGT et Sophie Binet.
03:00Pas de vague.
03:00Ah oui, parce que je voulais faire une petite intervention sur la CGT.
03:02Oui, je vous en prie.
03:03Parce que c'est devenu quand même une succursale de la France insoumise.
03:06Il faut savoir qu'avant, Philippe Martinez et Jean-Luc Mélenchon se détestaient.
03:10Et depuis que Sophie Binet est arrivée, ça a été la grande réconciliation avec la France insoumise.
03:16Simplement, c'est toujours pareil, la rupture entre ses syndicats et le peuple.
03:21C'est-à-dire que le journal de Léa Salamé est un record pour France Télé depuis six mois.
03:25C'est la meilleure audience depuis six mois.
03:27Donc, sa manière de traiter ce qui s'est passé hier dans les rues de France,
03:30voilà, hier, a rencontré le public.
03:33Le public cherche, comme le disait si bien Georges, le réel qu'on dise,
03:38ce qu'ils vivent et ce qu'ils voient.
03:39Voilà, c'est tout.
03:40Donc, le divorce entre la CGT et les Français est encore à confirmer.
03:44Il faut être un peu prudent, parce que nous-mêmes, toutes les chaises d'hier ont battu des records.
03:49CNews a battu des records, BFM a fait une audience importante.
03:52Si Léa Salamé avait traité les manifestations d'hier en disant qu'il ne s'est rien passé...
03:57Convenons que ça aurait été difficile.
03:59Oui, mais convenons que ça n'aurait peut-être pas fait un record d'audience.
04:01Il faut voir sur le long terme, en tout cas sur un plus long terme,
04:05comment son journal va s'installer.
04:07Parce que la journée de BFM a été plutôt bonne hier.
04:09Mais CNews, par exemple, est largement devant BFM.
04:12Il y a un point d'avance, ce qui est très significatif.
04:15Pour une journée comme celle-là, en plus.
04:16Voilà, sur une journée de forte actualité,
04:19où il pouvait exister jadis un réflexe BFM.
04:22Aujourd'hui, il y a un réflexe sérieuse.
04:23Mais nous ne faisons pas le même métier que BFM.
04:25Ah ben, c'est ce que dit M. Benjamin Duhamel.
04:28Il était hier soir, on va l'écouter.
04:30Tiens, Benjamin Duhamel,
04:31que j'aime beaucoup d'ailleurs,
04:33qui est un garçon qui a du talent, Benjamin.
04:36Et à chaque fois, j'ai dit...
04:36Il a une hérédité, quand même.
04:37Écoutez, on peut avoir une hérédité et avoir du talent.
04:42Ce n'est pas incompatible.
04:44Je n'ai pas aimé sa sortie.
04:45Écoute, il n'y peut rien d'être l'enfant de Patrice Duhamel.
04:49Tu sais, si je connais bien Patrice, je connais bien Nathalie,
04:52ce que j'apprécie beaucoup.
04:53Mais là, une attaque frontale.
04:55Ce n'est pas une attaque frontale non plus.
04:57Mais si, on vous dénie la qualité de journaliste.
04:59Vous n'êtes plus des journalistes.
05:01Écoute, il dit ce qu'il veut.
05:02Moi, le débat, la liberté d'expression.
05:04Puis, il vient d'arriver à France Inter.
05:07Il faut donner quelques gages.
05:07Il est racieux.
05:09Il le disait avant.
05:12Moi, ce que je lui dis à chaque fois à Benjamin,
05:15parce que je le connais un peu et je peux l'apprécier,
05:19je lui dis, ça n'a pas de sens ce que tu dis.
05:21Le matin, nous ne faisons pas une télé d'opinion.
05:25Nous faisons une télé qui rapporte le réel.
05:31C'est tout.
05:32Des opinions, que chacun s'exprime librement.
05:35Mais surtout, nous parlons de sujets
05:37dont les autres ne veulent pas parler.
05:41Excusez-moi, ce qui est quand même essentiel.
05:43La matinale d'Inter, ce n'est pas une matinale d'opinion ?
05:46Beaucoup plus, évidemment, que n'importe quel autre...
05:49C'est ça qui m'intéresse.
05:51Vous avez parfaitement raison.
05:53Bonne remarque.
05:54Vous reviendrez demain, 17h10.
05:56Écoutez ce que dit Benjamin Duhamel.
05:58CNews est une chaîne d'opinion
06:00qui ne fait pas le même boulot qu'un intervieweur de BFM
06:03ou un intervieweur de France Inter.
06:04Vous l'avez vu tout à l'heure, là encore.
06:06C'est un modèle.
06:07Ça ne veut pas dire que j'ai un jugement moral
06:09ni sur ceux qui font cette antenne,
06:11ni sur les téléspectateurs de CNews.
06:14Mais ce n'est pas la même chose.
06:15Il suffit de regarder les deux antennes.
06:17BFM fait du reportage.
06:18BFM envoie des équipes partout.
06:19CNews le fait beaucoup moins.
06:22Donc voilà, on est face à un phénomène idéologique
06:24qu'il faut voir.
06:27Il suffit d'écouter Europe 1, de regarder CNews.
06:29Donc c'est comme ça.
06:29Moi, je souhaite que BFM tienne bon
06:32parce que c'est des bons journalistes,
06:34parce qu'ils le méritent.
06:35Et je suis sûr qu'à la fin des fins,
06:37je ne sais pas combien de temps ça prendra,
06:40mais la vérité des prix, si j'ose dire, s'imposera.
06:44C'est un grand mépris pour les téléspectateurs.
06:46C'est de dire que les téléspectateurs se trompent.
06:50Et là, il a tort.
06:52Le téléspectateur, il ne se trompe pas.
06:54Le public ne se trompe pas.
06:56Il vient voir CNews parce qu'il sait
06:59qu'on lui parlera de choses
07:02dont on ne lui parle pas ailleurs
07:04et notamment les sujets qui fâchent.
07:06L'exemple que vous avez cité est excellent.
07:09Les drapeaux palestiniens.
07:10Bien sûr.
07:11C'est-à-dire qu'à partir du moment
07:12où une autre chaîne ne veut pas dire
07:14qu'il y a des drapeaux palestiniens,
07:16c'était frappant.
07:18Ces journalistes ne font pas leur...
07:19Vraiment, j'ai jappé pour voir,
07:21mais non, rien.
07:22Le week-end dernier,
07:23lorsque CNews et Europe 1,
07:25nous sortons via les révélations de l'incorrect,
07:27l'information sur Thomas Legrand et Patrick Cohen.
07:31BFM n'en parle pas ou c'est une brève.
07:33C'est le 40 secondes.
07:35LCI en parle très peu le dimanche soir.
07:39Monsieur Duhamel, Benjamin Duhamel,
07:40est-ce qu'ils en ont parlé dans leur matinale ?
07:42Est-ce qu'il a essayé de poser quelques questions
07:44puisqu'il a interrogé Olivier Faure cette semaine ?
07:46Donc les leçons d'un garçon en plus
07:48qui est de notre génération,
07:50mais qui prend les logiciels des années 80 et 90,
07:53à vouloir plaire à tout le monde,
07:54ne vous plaisez à personne.
07:55En tout cas, il a le droit de s'exprimer
07:58au nom de la liberté d'expression.
07:59L'ARCOM a décidé de recevoir en audition successivement.
08:02Les choses changent.
08:03Je peux vous dire que ce qui s'est passé
08:05avec Legrand et Cohen,
08:07le service public est en très grande difficulté.
08:10L'ARCOM a décidé,
08:12et c'est une information de la journée,
08:13de recevoir en audition successivement
08:15dans les prochains jours,
08:17les présidents de France Télévisions et Radio France
08:20afin de recueillir leurs explications et observations.
08:23L'ARCOM a été saisi à plusieurs reprises
08:25par des députés ou du public,
08:28après la diffusion le 5 septembre de vidéos
08:30par le média L'Incorrect.
08:32Je rappelle qu'on voit Thomas Legrand et Patrick Cohen
08:35de France Inter dans un restaurant parisien
08:36avec deux responsables du Parti Socialiste.
08:38Et au cours de cette discussion,
08:39où ça parle stratégie électorale pour la présidentielle,
08:42Thomas Legrand lance cette phrase
08:43contre la ministre de la Culture.
08:44Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi.
08:48Donc écoutez ce que disait par exemple Élise Lucet
08:50il y a quelques semaines dans une vidéo,
08:52elle expliquait qu'on pouvait faire des caméras cachées.
08:56Dans quelles circonstances on a le droit
08:59de filmer les gens à l'heure insu,
09:00ou de les enregistrer au téléphone à l'heure insu ?
09:02Ça ne se fait pas n'importe comment.
09:04D'abord, c'est un petit peu ce qu'on fait en dernier recours
09:07quand on a tout essayé pour faire les choses en caméra ouverte.
09:11Là, j'ai fait, un, une enquête hyper charpentée.
09:14J'ai tourné tout ce qu'il me fallait
09:15et je me retrouve face à un mur.
09:17Et il faut quand même que j'exerce le contradictoire
09:19ou en tout cas que j'essaie d'obtenir des réponses.
09:22Dans ce cadre-là,
09:24si le sujet est d'intérêt général,
09:27que tout ce que je vais obtenir grâce à la caméra cachée
09:29ou à mon enregistrement téléphonique
09:31peut faire avancer l'enquête
09:33et que ça donne véritablement des informations
09:35à qui ? À vous.
09:36Là, j'ai le droit d'utiliser une caméra cachée
09:39et uniquement dans ce cadre-là.
09:42Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions,
09:44début mai en audition à l'Arcom.
09:45Écoutez ce qu'elle disait.
09:47Le service public a un devoir renforcé d'impartialité.
09:50Nous ne sommes pas là
09:51pour représenter une opinion plutôt qu'une autre,
09:54mais pour permettre à toutes
09:55de s'exprimer dans le respect.
09:57Eh bien, ce n'est pas vrai.
09:58Ce n'est pas vrai.
10:00Et alors, comment ça s'exprime ?
10:02Comment ça se met en place ?
10:03C'est assez simple.
10:04Il y a des gens qui sont écartés de l'antenne.
10:06Des voix qu'on n'entend jamais.
10:07Je cite Gilles William Golnadel.
10:09Il a écrit un livre
10:10qui est un succès de librairie.
10:12Le service public ne l'a pas invité.
10:14C'est comme ça qu'on procède.
10:15Tous les auteurs de CNews qui écrivent,
10:17qui sont à CNews,
10:18n'ont jamais été invités.
10:18Vous n'avez jamais été invités, Georges ?
10:20Avant d'être à CNews,
10:22j'étais tout le temps invité.
10:23Depuis, je n'ai jamais été invité
10:24pour un de mes livres.
10:25Pas plus que William Golnadel,
10:27effectivement,
10:28ou d'autres qui écrivent aussi
10:30comme Joseph Massé-Scaron.
10:32On n'est pas invités.
10:33On est blacklistés.
10:34Et je vais vous dire même mieux,
10:36ça c'est mon éditeur qui me l'a dit,
10:37il y a des librairies aussi
10:38qui ne veulent pas de nos livres.
10:40Rendez compte sans même les avoir lus.
10:42Mais c'est ça le combat culturel.
10:43Mais je ne me plains pas.
10:44Oui, mais c'est ennuyeux.
10:45C'est nous, je vais vous dire.
10:47Et Europe 1, c'est très porteur.
10:49Oui, mais ce qui est ennuyeux...
10:51Ah, ça va du bouquin !
10:52Tout le costume !
10:54La bouche des vestes !
10:55Ce qui m'ennuye,
10:58je vais vous dire ce qui m'ennuye,
10:59c'est que toutes,
11:00toutes, vous entendez bien,
11:02toutes les professions en France,
11:04plus ou moins intellectuelles,
11:06journalistes, libraires, artistes,
11:09comédiens, etc.
11:10Toutes, non seulement penchent à gauche,
11:13mais penchent à l'extrême gauche.
11:14Première chose.
11:15Et toutes sont en détestation
11:17ou en fantasme,
11:18à la fois parfois de CNews,
11:20d'Europe 1,
11:20et imaginent le fascisme
11:23à la porte
11:23de leur librairie
11:26ou de leur théâtre.
11:28C'est ça qui m'ennuye.
11:28Moi, je crois qu'il y aura
11:29un avant et un après
11:30le grand Cohen
11:32dans cette affaire.
11:33Oui, je suis assez d'accord.
11:34Mais ce que j'attends de voir,
11:35c'est quel sera le montant
11:36de l'amende ?
11:37Est-ce que ce sera 3 millions d'euros ?
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