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Plongez dans le récit captivant d'une enfant passionnée par la nature qui deviendra une nageuse d'exception. Découvrez le parcours intense et les défis d'une athlète de haut niveau, entre moments de gloire et cruelles désillusions.

Ce témoignage révèle les secrets de l'entraînement acharné, l'importance du mental et de la stratégie dans les courses en eau libre. Explorez la relation unique entre la nageuse et l'élément aquatique, une source de silence, de liberté et d'adaptation constante.

Comment surmonter une déception olympique et retrouver la flamme ? Plongez au cœur de l'expérience d'une championne qui a passé sa vie dans l'eau.

#NageEauLibre #AurélieMuller #SportExtrême #Resilience

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Transcription
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01:02J'ai toujours été dehors en fait quand j'étais petite, j'adorais être avec mes copains et mes copines, j'allais jouer au foot, j'allais faire des activités, j'allais monter dans les arbres, donc c'est vrai que dehors c'est là où je peux m'exprimer.
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01:17C'est vraiment l'histoire d'une gamine qui est dans une petite ville, dans un petit village et qui apprend à travers les autres, à travers la nature et qui s'exprime plutôt pas mal là-dedans.
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01:40Je viens d'avoir 33 ans et quand je fais un peu le calcul, c'est vrai que ça fait presque 15 ans que je fais ça, donc oui j'ai presque, j'ai plus nagé dans ma vie, j'ai plus nagé que marcher.
02:07J'ai passé ma vie dans l'eau.
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02:11Ma carrière c'est vraiment les montagnes russes, c'est des hauts et des bas, c'est plutôt des très très hauts et des très très bas.
02:19Mais non, il y a toujours cette petite flamme, ce petit truc qui me dit, ben voilà, tu peux être capable, tu peux accrocher un podium olympique et en tout cas c'est ce qui me motive tous les jours.
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02:39Et on en vient au jeu de Rio avec la cruelle déception de la neigeuse Aurélie Muller, privée de médaille d'argent pour avoir gêné sa concurrente sur la ligne d'arrivée.
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02:514 années d'entraînement acharnées, 1h56 d'un marathon nautique, une remontée fantastique de la 8ème à la 2ème place, pour rien.
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07:49C'est une autre.
07:51representative, c'est la même chose.
07:53Sa médaille, elle n'est pas la 4ème,
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07:56L'autre n'est pas 2ème, elle est 3ème.
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08:11Le jour où elle est rentrée justement de Rio, on était allé la chercher et je ne savais pas
08:34comment la prendre, je ne savais pas ce que je dois la prendre dans mes bras et je voyais
08:39qu'elle ne voulait pas qu'on la prenne, je voyais qu'il y avait un recul et on est rentré à la maison,
08:44la première chose qu'elle a faite, elle s'est déshabillée et elle est dans sa chambre et puis
08:49elle n'est plus sortie de sa chambre et je me suis dit, elle va me faire une dépression,
08:53elle va me faire quelque chose et je rentrais dans la chambre, elle ne voulait même pas manger, rien et
08:57j'avais vraiment peur pendant deux trois jours, elle ne se l'avait même plus, elle n'avait plus envie de
09:02quoi que ce soit, il y avait juste le téléphone, je voyais qu'elle communiquait avec quelqu'un mais
09:07je ne savais pas avec qui et puis après je dis Aurélie il faut que tu bouges, il faut que tu sortes et
09:12puis on est sorti, on a un peu, mais c'était compliqué et là j'ai remarqué qu'elle avait changé un peu,
09:18elle était plus dure, encore plus dure.
09:48J'ai quelques images mais je ne me souviens pas vraiment mais c'est vrai que souvent on me dit,
09:58dès que j'arrivais à la piscine il fallait que je cours dedans, enfin voilà je m'éclatais aux bébés nageurs, etc.
10:06Même les bébés nageurs à l'époque, elle me disait elle saura nager avant de marcher et c'est en gros
10:15c'est ce qui est arrivé quoi, bon elle nageait pas, elle flottait, c'est comme tous les gamins quoi.
10:21Et puis j'ai vu qu'elle faisait des petits battements de jambes, je lui dis c'est bon tu seras nageuse.
10:27Quand elle a su nager c'était encore pire parce que non seulement comme moi je me rhabillais,
10:36elle s'est retrouvée deux fois toute habillée dans la piscine parce qu'elle arrivait à se faufiler
10:42et puis voilà quoi. Donc on rentrait le dimanche matin dans une couverture, maman avait compris,
10:49elle est retournée dans l'eau tellement ça lui plaisait quoi, c'est tout.
10:57Quand tu es dans l'eau t'as pas ton téléphone, t'es seul avec toi-même, t'as pas de bruit,
11:05voilà t'as le bruit de l'eau mais enfin voilà c'est le silence quoi.
11:10Peut-être que l'eau libre est venue à moi parce que forcément j'aimais être en extérieur,
11:16etc. et que cloîtrer dans une piscine, ben c'était pas trop mon truc et moi j'aime
11:22beaucoup ça, tout l'aspect adaptation, adaptation à ton milieu, adaptation à ce que la nature t'offre,
11:29que ce soit les vagues, pas les vagues, l'eau chaude, l'eau froide, les animaux, enfin voilà,
11:35c'est le courant etc.
11:37C'est vraiment une rencontre entre un élément et un nageur, donc ça plaît ou ça ne plaît pas,
11:45tous les nageurs ne seront pas intéressés par l'eau libre, c'est quand même un milieu beaucoup moins aseptisé que la piscine,
11:53donc il faut vraiment aimer découvrir et apprécier.
11:58On apprécie parce qu'on apprécie nager en milieu naturel, on apprécie s'adapter à quelles que soient les circonstances qu'on a,
12:05les stratégies à mettre dans la course, c'est quand même partie d'échec.
12:08C'est un moment où il faut attaquer, des fois il faut défendre et il faut vraiment trouver le bon moment
12:13pour miser vraiment toutes ses cartes et aller chercher la victoire.
12:18Il permettait d'exprimer pleinement, je dirais, ses qualités d'endurance et sa volonté surtout,
12:27puisque c'est quand même une discipline qui demande beaucoup de mental aussi et de stratégie dans la course.
12:35T'es concentré pendant deux heures et donc quand tu touches à la fin et que tu vas dans le bus à ton hôtel, t'es épuisé.
12:53Moi je ne peux plus penser.
12:55Quand on me demande quelque chose, je réponds 10 secondes plus tard parce que ça ne fonctionne plus.
13:00Il faut vraiment, vraiment, vraiment, vraiment faire un certain kilomètre et de l'intensité.
13:05Que votre corps soit habitué à cet effort dur et long.
13:09Si votre corps n'est pas habitué, c'est impossible.
13:30En 2008, c'est la première année où l'eau libre est olympique, donc elle était déjà très bien.
13:40Elle était championne du monde junior en 2006 du 1500.
13:43À cette époque-là, il y a beaucoup de concurrence parce que moi, je suis une jeune athlète.
13:47Je viens d'arriver et ces années-là, il y a Sophie Hubert qui nage avec moi.
13:53Il y a Laure Manodou, enfin il y en a plein d'autres.
13:57Et donc la question se pose, pourquoi pas passer en eau libre ?
14:04Et pour faire de l'eau libre, on allait chercher à l'époque les meilleures demi-frondeuses.
14:09Et puis on les poussait à aller vers la discipline là.
14:12C'était une opportunité pour être tout de suite olympique dès 2008.
14:15L'entraîneur de l'époque, Olivier-Antoine, a fait le choix d'essayer sur l'eau libre.
14:25Une chose qui lui a plu, où il a rapidement performé.
14:32Ça, c'est très, très vite enchaîné.
14:34Je me suis qualifiée au championnat de France.
14:36Au championnat de France, je me suis qualifiée au championnat du monde.
14:38Et je finis 9e.
14:39Donc à 18 ans, j'ai participé à mes premiers Jeux olympiques.
14:43Pourquoi est-ce qu'on rêverait pas un peu plus grand à chaque fois ?
14:46Et puis si ça passe, on continue.
14:49Et une fois que je pense que intellectuellement et psychologiquement,
14:52on se dit finalement je l'ai fait, il n'y a plus rien qui vous arrête.
14:56Aurélie Muller s'est qualifiée pour les Jeux de Pékin.
14:58La nageuse sargueminoise concourra en eau libre, dont elle a fait sa spécialité.
15:02Samedi dernier, dans les eaux du fleuve espagnol Guadalquivir,
15:05elle terminait 9e du 10 km lors des championnats du monde de Séville.
15:09Toutes nos félicitations à elle et à son club,
15:12qui comptent 2 nageuses sur les 38 nageurs engagés pour les Jeux de Pékin.
15:16Vous savez, j'avais une fille sans en avoir une parce qu'elle n'était jamais là.
15:20Elle allait toujours où elle partait en compétition, où il y avait une compétition, il fallait la ramener.
15:25Après il y avait l'école, je ne la voyais pas de la journée.
15:27J'allais la chercher le soir.
15:28On se voyait juste au moment du repas et après elle allait au lit, je ne la voyais pas beaucoup.
15:31Et le week-end, elle partait, elle était toujours en compétition.
15:33Et moi, je me disais comment elle fait, mais elle tenait toujours le coup.
15:37Mais le matin, c'était dur pour la lever et tout.
15:39Mais elle y allait toujours, quoi.
15:40C'était toujours il faut, il faut.
15:41Ouais.
15:42C'était des journées de fou, parce qu'on commençait les cours à 8 heures.
15:44On arrêtait soit 11 heures à midi, on arrêtait soit 11 heures à 12 heures, on arrêtait
15:47soit 11 heures à 12 heures, on arrêtait à la maison.
15:49Elle allait à l'école, je ne la voyais pas beaucoup.
15:51Et le week-end, elle partait, elle était toujours en compétition.
15:55Et moi, je me disais comment elle fait, mais elle tenait toujours le coup.
15:58Mais le matin, c'était dur pour la lever et tout.
16:01Mais elle y allait toujours, quoi.
16:03C'était toujours il faut, il faut.
16:05Ouais.
16:06C'était des journées de fou, parce qu'on commençait les cours à 8 heures.
16:10On arrêtait soit 11 heures à midi, on allait s'entraîner.
16:13On s'entraînait pendant une heure, une heure et demie.
16:16On rentrait, on mangeait à la cantine.
16:18On avait toute l'après-midi de cours.
16:20Et puis, on retournait le soir à l'entraînement, 17 heures, 19 heures, quoi.
16:24Et ça, 6 jours sur 7.
16:27La natation, c'est un sport très exigeant et très ingrat.
16:32Donc, à partir de la sixième, les jeunes nagent en moyenne 5 à 6 fois par semaine.
16:39Donc, en plus de leurs études, de leurs cours.
16:43Et très rapidement, en fonction du niveau qui augmente, ça passe à 8.
16:49pour après être à 10 entraînements hebdomeneurs.
16:53J'étais toujours à côté et pas dans les cases de la normalité.
17:09Mais en fait, ça me plaisait bien.
17:11Les amis que j'avais en primaire, etc., je les ai vite perdus, en fait.
17:15Parce qu'au collège, forcément, j'ai changé de collège.
17:18Mais les soirs, moi, je n'étais pas là parce qu'après les cours, j'étais à l'entraînement.
17:25Pour les anniversaires, je n'étais pas là parce que j'étais en compétition.
17:28Les vacances scolaires, je n'étais pas là non plus parce que j'étais en stage.
17:31Donc très vite, j'avais une vie différente.
17:35C'est une vie de sacrifice, mais c'est elle qui l'a choisie.
17:39Donc il faut la soutenir, c'est tout.
17:45Voilà.
17:56Nous, on va explorer ensemble la question de la blessure.
18:00D'accord, la blessure, est-ce que ça existe d'ailleurs ?
18:03On verra ça ensemble.
18:04La blessure chez le sportif.
18:06Et plus précisément, parce que c'est ça qui va nous intéresser,
18:10la question de l'accompagnement.
18:11Comme vous êtes dans une approche globale,
18:13c'est que vous devez être attentif aussi bien à ce qui va être visible,
18:17plus facile peut-être à évaluer,
18:19mais aussi à ce qui est invisible,
18:21qu'il va falloir aller rechercher de façon un peu différente.
18:25Parfois, inconsciemment, une blessure physique va survenir
18:29parce qu'il y a une autre blessure invisible, plus psychologique,
18:33qui ne peut pas s'exprimer.
18:35Et à un moment, c'est le corps qui va prendre le relais.
18:37Et c'est comme ça, il y a certaines blessures en tout cas,
18:39qui peuvent s'expliquer de cette façon-là.
18:44OK.
18:45Beaucoup de sportifs, je ne parle pas forcément d'Aurélie,
18:48mais beaucoup de sportifs de haut niveau, de très haut niveau,
18:53parce que surtout quand ils commencent,
18:55comme souvent très jeunes,
18:57ils sont sur ce chemin-là du travail,
19:00de l'entraînement, des sacrifices, etc.
19:02Quand il y a un échec ou une blessure tellement grave
19:07que ça peut mettre un terme définitif ou pas à une carrière,
19:12on peut être confronté à une forme de néant.
19:19Ce qu'elle a vécu à Rio, c'est une violence inouïe.
19:37Et pour pouvoir élaborer un trauma, à un moment,
19:41il faut arriver à ce que l'événement ait du sens.
19:44L'être humain a besoin de comprendre ce qui se passe
19:47pour pouvoir l'élaborer,
19:50pour pouvoir en faire quelque chose,
19:53pour pouvoir faire le deuil,
19:54pour pouvoir trouver des stratégies.
19:56Là, c'est très compliqué,
19:58parce qu'on est sur une injustice
20:00et on ne peut pas donner du sens à l'injustice.
20:03Tu ne penses qu'à ça.
20:05Tu te dis, qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
20:08Pourquoi moi disqualifiée ?
20:12Ouais, tu te poses plein de questions.
20:15En fait, c'est venu assez rapidement, le fait de dire,
20:24je ne vais pas m'arrêter là.
20:27On a cherché, avec l'encadrement de l'équipe de France,
20:40ce qu'ils pouvaient réparer, pas rattraper,
20:45mais réparer et être valorisant.
20:47Et c'est vrai que c'était un défi qui était à la mesure du travail
20:51qu'elle avait fait pour être championne olympique,
20:53et à la mesure de la déception d'être passée à côté.
20:56Elle est rentrée à Noël, et puis on était assis là,
20:59et puis elle me dit, maman, je vais faire un 57 km.
21:01Moi, je la regarde, je dis, oh, des conneries ça,
21:03tu ne vas pas faire un 57 km.
21:05Et puis elle dit, non, j'ai travaillé tellement dur
21:08pour avoir cette médaille qu'elle n'a pas eue.
21:12Et puis c'était comme une revanche qu'elle voulait faire ça.
21:15Je le sentais, je voyais qu'elle voulait le faire,
21:17parce qu'elle n'a pas eu sa médaille.
21:19Pendant les fêtes de Noël, je décide de faire cette course,
21:23qui est quand même début février,
21:25donc j'ai très peu de temps pour pouvoir me préparer.
21:30Après, je me suis dit, mon Dieu...
21:32Moi, bien sûr, je me suis inquiétée.
21:34Je lui ai dit, mais tu es folle.
21:36Je lui ai dit, mais tu ne vas pas le faire.
21:38Et puis, je pouvais faire comme je voulais le faire.
21:40La course en elle-même et le dépassement de soi,
21:52les limites que je m'étais posées,
21:55ont explosé en plat vol.
21:58Parce que 57 km, je l'ai fait, mais je ne le referai plus.
22:03Plus jamais.
22:05Il y a 9 heures de course à raconter,
22:07mais il y a 9 heures où elle n'a absolument jamais baissé les bras.
22:10Et elle voulait vraiment démontrer sa valeur.
22:13C'était une thérapie pour elle, oui, parce qu'elle en avait besoin.
22:16Ça lui a fait du bien de ressortir de cette course
22:20et de montrer que je suis là.
22:23Je suis toujours là, malgré ça.
22:25Ça a été mon point final.
22:27C'était de dire, voilà, ça y est,
22:29février 2017, Rio de Janeiro, c'est fini.
22:34Et puis derrière, boum, on fait champion du monde.
22:49Il y a beaucoup d'émotions parce que là, vraiment, ça réparait beaucoup de choses.
23:01Et puis, on était dans une dynamique collective équipe de France qui était incroyable,
23:05puisqu'elle est championne du monde du 10 km,
23:08elle est vice-championne du monde du 5 km,
23:10elle est championne du monde du relais.
23:12On casse la baraque, les copains vont bien.
23:14Il y a une très, très bonne ambiance en équipe de France,
23:16avec cette volonté d'oublier un petit peu Rio et de penser les plaies.
23:20Donc, oui, oui, une très, très bonne dynamique collective
23:24avec des résultats qui étaient vraiment très forts.
23:27Et pour moi, ces championnats du monde, là, c'était aussi une réponse, en fait,
23:32de moi, mais aussi de l'équipe de France à l'ensemble du système, on va dire.
23:42Vous avez disqualifié l'année dernière une fille ?
23:45Eh bien, voilà la réponse qu'on vous donne, quoi.
23:49Donc, ouais, 2016, c'était ma pire année et 2017, c'était ma meilleure année, quoi.
23:54Après Aurélie, elle avait vraiment vécu des trucs de fou.
24:16Je pense que j'aurais vécu la moitié de ce qu'elle a vécu.
24:20Je ne suis pas sûr que je continuerais encore à nager.
24:23C'est quelqu'un qui a un mental, je ne vais pas dire inébranlable, mais presque, quoi.
24:32C'est quelqu'un qui arrive à faire de ses échecs une force, en fait.
24:40Auré, en termes de longévité de travail, et puis de résilience,
24:46c'est quand même un modèle pour tout le monde.
24:48Aujourd'hui, dans la société d'immédiateté qu'on est, là,
24:52les gamins, ils veulent travailler, ils veulent avoir le résultat.
24:55Mais tu peux travailler, tu peux prendre une claque, tu peux retravailler, reprendre une deuxième claque,
24:59tu peux travailler, avoir le résultat au bout de la troisième cycle, voire le quatrième.
25:04Et ça Aurélie, à un moment donné, c'est l'exemple.
25:07Quand elle a échoué, c'est quand elle s'est projetée.
25:22Quand elle s'est projetée.
25:24Quand elle s'est projetée sur l'après.
25:26Quand elle ne s'est pas qualifiée, elle pensait déjà être championnat olympique avant de se qualifier.
25:31Ou quand elle se qualif...
25:34À chaque fois qu'elle se prend une casquette, c'est parce qu'elle s'est projetée sur le point d'après.
25:39Pour la qualif des jeux de Tokyo, c'est aussi compliqué parce que je rate ma qualif en 2019.
26:00Pour un centième, il fallait terminer dans le top 10.
26:03Et je termine onzième, malheureusement.
26:07Et si on résume, elle est onzième à un centième.
26:09Sachant que la dixième est Sharon, qui est la championne olympique.
26:12Et qu'Aurélie a été première jusqu'à 9800 mètres.
26:17Et que dans les deux derniers 200 mètres, il y a une accélération du peloton.
26:22Elle se fait passer.
26:23Et malheureusement, à la photo finish, à un centième.
26:26Les juges auraient peut-être pu dire, allez, elles sont 10 ex aequo.
26:30Mais non, il a fallu qu'il y ait une onzième.
26:32Et il a fallu que ce soit elle à un centième.
26:34Et à nouveau, une grosse désillusion à nouveau.
26:39Il y a des courses qu'il ne faut pas louper.
26:41Il y a des moments, il faut être là.
26:44Parce que c'est un moment qui peut changer votre vie.
26:46Ça peut être une consécration.
26:48Mais le lendemain, voilà, a rebondi.
26:50A refait vie championne du monde du 5 km.
26:53Je crois qu'il n'y a pas de hasard dans la vie.
26:55Dans la vie.
26:56Et que cette histoire qu'on traite avec les Jeux Olympiques,
27:01ben voilà, ça fait partie de ma carrière.
27:05Il y a des moments donnés où, en effet, il faut aller dans le coin du ring.
27:19Voir, il faut descendre du ring et se dire, est-ce que j'ai envie d'y retourner ou pas ?
27:24Et ne pas se poser la question, ça serait une espèce de folie.
27:28Ça ne serait pas tout à fait sain.
27:29Alors que là, de manière assez normée, elle se pose la question de se dire, est-ce que tout ça vaut la peine ?
27:36Et est-ce que j'ai envie d'y retourner ? Parce que je sais que je prends des coups à chaque fois.
27:40À un moment, on s'essouffle, ou que cette balance entre la contribution et la rétribution, elle est déséquilibrée.
27:52Donc, on peut avoir la sensation qu'on fait beaucoup de sacrifices, mais que les résultats, que la reconnaissance, tout simplement, qu'on obtient, n'est plus là.
28:04Oui, mais, si j'arrête, je fais quoi à la place ?
28:07Alors, ici et maintenant, ici et maintenant, ici et maintenant, ici et maintenant, ici et maintenant.
28:14Tu tiens comme ça, comme ça, tu tends tes bras, t'entrelaces tes mains, tu ramènes les mains à la poitrine.
28:22Quand t'inspires, tu colles la langue au palais. Quand t'expires, celui-là décolle.
28:27J'ai fait 16 ans de natation en compétition.
28:30Le plus beau résultat, si je peux dire, un titre de championne de France aux 200 mètres brasses en 2016.
28:36Et une qualification au JO loupée à 33 centièmes, je crois, sur le 200 mètres quatennage en 2021.
28:43Les derniers mois, même avant la qualif au jeu, j'avais vraiment une baisse de...
28:48Enfin, il n'y avait plus la même chose, je ne ressentais plus la même chose quand j'allais à l'entraînement.
28:53Il manquait un peu cette flamme que je ressentais avant et que je ne ressentais plus autant.
28:58Et j'ai eu du mal à identifier ce que c'était au début.
29:01Je me disais, c'est pas possible quand même, tu vas jouer une qualif au jeu, tu devrais avoir la niaque et tout.
29:07Et avant de réaliser que c'était ça que je voulais arrêter, il m'a fallu quelques mois, quelques séances chez une psy, enfin voilà.
29:19Et en fin de compte, une fois que je l'ai dit, une fois que je l'ai dit à mon entourage, déjà ça a commencé par ça, je me suis sentie plus légère.
29:26Je me suis dit, ouais, en fait, c'est juste ça, j'ai envie d'arrêter.
29:28Et ce qui m'empêchait de le dire, c'était vraiment, qu'est-ce que les gens vont penser quoi.
29:34Elle arrête alors qu'il y a Paris, elle est passée pas loin, à Paris ça va le faire.
29:40Enfin de compte, il a fallu vraiment mettre ça de côté et se demander, est-ce que moi vraiment j'ai envie ?
29:46Et ce que j'avais plus envie, c'était justement ces entraînements 4h, 5h par jour, ce rythme effréné.
29:52J'avais envie d'autre chose, voilà, tout simplement.
29:55Et puis ce sentiment de dire, en étant sportif de haut niveau, en étant dans ces filières-là, je suis quelqu'un d'extraordinaire.
30:03Il y a toujours la figure du super-héros qui n'est pas très loin derrière, alors que ce sont des humains.
30:09Si je ne suis plus extraordinaire, qui suis-je ? Comme monsieur, madame, tout le monde ?
30:17Il y a beaucoup d'ego là-dedans quand même, le fait d'être quelqu'un d'exceptionnel, entre guillemets,
30:23même si bon, je n'avais pas non plus des médailles internationales comme Aurélie.
30:27Mais quand même, on n'est pas une personne lambda, quoi.
30:31Moi, je ne pensais être qu'une athlète ou qu'une nageuse.
30:37Je ne pensais être que ça.
30:39Donc forcément, quand il n'y a plus ça, on se dit, je suis qui ? Comment je vais exister maintenant ?
30:47Donc ça, c'est tout un chemin qui se fait quand on arrête, c'est sûr.
30:53C'est normal que des fois, dans la tête, c'est compliqué.
31:03Parce que ce n'est pas facile tous les jours.
31:05Vous plongez à 7h du matin, il fait froid, il y a du vent, l'eau n'est pas chaude.
31:09Il faut faire des bornes, il faut y aller, il faut se faire mal.
31:11Et on recommence l'après-midi, et on recommence le lendemain,
31:13même si les entraînements ne sont pas toujours les mêmes sur l'intensité.
31:17Mais c'est dur, bien sûr que c'est dur.
31:19Mais après, une chose, on ne les oblige pas à faire ça.
31:23Tu te dis, pourquoi je nage ? Je peux arrêter aussi.
31:29Mais après, le lendemain, tu te lèves et tu te dis, bon.
31:33Et la prochaine fois, je suis sur le podium, bon, voilà, je suis toujours là.
31:39Si je n'avais pas eu ces hauts et ces bas,
31:41peut-être que j'aurais arrêté avant, quoi.
31:43Parce que je me serais dit, c'est bon, on fait autre chose.
31:47Mais en fait, c'est super challengeant,
31:49même si des fois, je me fatigue moi-même.
31:51Des fois, je me fatigue moi-même.
31:53Quand ça ne réussit pas et quand ça ne marche pas,
31:55je me dis, Aurélie, ce n'est pas possible, quoi.
31:57Ce n'est pas possible, tu n'as pas fait tout ça pour ça.
32:01Et en fait, ben non, je n'ai pas fait tout ça pour ça.
32:03Donc à un moment donné, il faut que ça paye, quoi.
32:06Et elle y retourne.
32:08Il n'y a personne qui la pousse.
32:10Les gens qui la suivent, les gens qui l'aiment,
32:13sont plutôt à dire, bon, tu as fait ton job, c'est bien.
32:17Et c'est elle.
32:18Elle dit non, j'y retourne parce que j'ai un rêve olympique.
32:21Je suis championne du monde, je suis championne d'Europe,
32:24je suis championne de France,
32:26mais je n'ai toujours pas ma médaille olympique.
32:28Donc je ne lâcherai pas et j'y retourne.
32:30C'est Aurélie.
32:31La définition d'Aurélie, c'est ça.
32:33Elle sait rebondir.
32:35Elle ne se laisse pas abattre.
32:37Elle analyse.
32:38Elle analyse beaucoup.
32:39Elle change d'approche.
32:41Elle change de chemin pour arriver à ses objectifs.
32:48Elle réfléchit beaucoup et elle y va.
33:13La performance, il ne faut pas l'oublier, c'est une création.
33:17Aurélie a cette capacité-là, même si par moments,
33:22je pense qu'elle l'oublie un peu,
33:24mais elle a cette capacité d'invention et de réinvention.
33:29C'est ça la résilience.
33:31Oui, c'est être capable de se réinventer,
33:35c'est de faire une pause.
33:37Ok.
33:38C'est passer ça, ça, quels que soient les événements,
33:41de quoi j'ai envie.
33:42Moi, j'adore sortir de ma zone de confort.
33:44J'adore faire autre chose, même si ça ne fonctionne pas.
33:47Parce qu'en fait, le plus dur dans ma carrière,
33:50c'est d'arriver à me renouveler.
33:52Ça fait 15 ans que je fais ça.
33:55Je me connais par cœur.
33:56Je sais exactement le nombre de coups de bras que je fais par longueur.
34:01Je connais mes pulsations.
34:03Voilà, je me connais par cœur.
34:18Ok.
34:21Alors, le bloc, ce n'est pas compliqué.
34:23c'est 3 x 400, 4 x 50.
34:263 x 3, 4 x 50.
34:273 x 2, 4 x 50.
34:29Les 400, les 300, les 200,
34:32quand on remonte, c'est de l'aéropur
34:34avec différents matériels.
34:36D'accord ?
34:38En place !
34:40La tête dans l'eau !
34:42Et hop !
34:44Aurélie, elle se connaît tellement bien qu'à un moment donné,
34:52il faut que tu joues avec les réservoirs toute la semaine.
34:56Et il faut que quand tu veux que ça soit très dur à l'entraînement,
34:59quelle est la fraîcheur mentale pour qu'elle se la colle vulgairement.
35:05Et ça, c'est difficile.
35:08C'est plus difficile pour moi.
35:20Je ne pense pas qu'elle aurait été capable de faire une carrière
35:24à faire 3 olympiades, 4 olympiades avec le même entraîneur
35:27ou avec la même structure.
35:28Pas parce que ça ne s'entendait plus,
35:30mais parce qu'elle aurait pu trouver le moteur de la motivation
35:33pour pouvoir rester performante.
35:37Donc oui, oui, je crois qu'elle n'aime pas refaire ce qu'elle a déjà fait,
35:43pour faire simple.
35:45Donc, il faut trouver des lieux de stage différents.
35:50Moi, je suis la fada de l'altitude.
35:53Elle s'entraînait en altitude, les globules rouges et tout ce qui s'ensuit.
35:57Donc, à un moment donné, les sites en altitude, il n'y en a pas des masses.
36:03Donc, du coup, il faut trouver ces sites, jouer avec,
36:07trouver des activités ou des moments où c'est un peu plus soft dans l'eau
36:12pour faire autre chose.
36:13Et ça, c'est mon job.
36:16C'est la première fois où je teste les chambres hypoxiques.
36:30On calcule à l'altitude à laquelle je suis.
36:33Pour l'instant, j'ai commencé le stage à 2000.
36:35Je vais monter à 2005 et ensuite, je vais monter à 3000.
36:38En fonction de comment je me sens,
36:40de comment mes analyses de sommeil, d'urine, etc.
36:43et d'hydratation sont bonnes ou pas bonnes.
36:45Le but de l'hypoxie, c'est que ça permet d'augmenter les globules rouges
36:54et donc la capacité à respirer.
36:57Ne parlez pas et restez immobile pendant le test.
37:01C'est une pesée tous les matins pour voir un peu comment notre corps évolue.
37:04Donc, si on a perdu du poids, pris du poids, surtout aussi le taux d'hydratation.
37:09C'est vraiment très important.
37:11Si on a appris de la graisse, du muscle, etc.
37:14Donc, c'est un suivi vraiment quotidien qui permet de voir les effets de l'altitude
37:18et qui permet après d'adapter sur la façon dont on travaille.
37:21Dormir en chambre hypoxique, se préparer à l'altitude.
37:31Une fois qu'on est en altitude, être prêt à envoyer du lourd à l'entraînement à 1800 mètres d'altitude,
37:39dormir à 3000 mètres d'altitude, etc.
37:41Ça fait partie des détails pour justement améliorer la performance et continuer à avancer.
37:54à avancer.
37:57Je le fais parce qu'en fait, c'est un détail.
38:02Aujourd'hui, les courses d'eau libre, c'est au détail.
38:23C'est plus dans l'entraînement de faire 6, 7, 8 kilomètres.
38:36Ça, tout le monde le fait aujourd'hui.
38:37Tout le monde fait des kilomètres, tout le monde fait de l'intensité.
38:40C'est comment trouver d'autres moyens, en fait.
38:46Et l'altitude, pour moi, en fait partie.
38:49Ça se gagne au centième près.
38:51Si je dois dormir 5 semaines en chambre hypoxique pour gagner le centième
38:55qui me permettra d'être championne du monde, je vais le faire, en fait.
39:10Au-delà de la préparation physique, au-delà de la préparation physio, du volume,
39:22tous les jours, ce que je lui propose, il faut que je l'active mentalement parlant.
39:27Il faut que, je dis, j'innove, on ne peut pas innover tous les jours, ce n'est pas possible.
39:31Mais il faut que je la bouge, il faut que je l'interroge, il faut que je la remette au centre du projet,
39:39que je la tire sur des choses à droite, à gauche.
39:43Il faut tout le temps jouer, jouer et se réinventer.
39:54À la place de faire une séance d'aéropur dans l'eau où je crée de la lassitude,
40:00je crée de l'envie en sortant sur le vélo.
40:04Mais ce ne sont pas des parcours classiques.
40:08Ce sont des parcours qui sont réfléchis, construits,
40:12qui durent un peu plus qu'une course d'eau libre,
40:16avec des variations qui, à un moment donné de la course,
40:22amènent la stratégie qu'on voudra avoir sur les sélections,
40:26sur les championnats du monde qualificatifs et sur les Jeux Olympiques.
40:34Je passe quand même entre 25 et 30 heures la tête dans l'eau,
40:37donc c'est vrai qu'après toutes ces années, ça fait du bien de voir un peu autre chose.
40:41Je suis déjà assez seule dans la piscine ou dans l'eau,
40:44donc ce n'est pas le but non plus.
40:46C'est toujours difficile de trouver des sparring partners dans l'eau.
40:50Là, en vélo, c'est plus facile évidemment pour mon coach
40:53et ça permet lui aussi de connaître l'effort en vélo.
40:57Elle est gentille, elle m'attend.
41:11Ou pas.
41:12Quand on a la tête dans l'eau, on n'échange pas.
41:14On déconne pas, on construit pas, on fait le job et puis voilà.
41:20Quand t'es en salle du muscu, c'est plus facile de discuter,
41:23même si on travaille.
41:24Quand t'es sur le vélo, à un moment donné, oui, on attaque.
41:27Oui, on est dans le rouge.
41:29Oui, on est là.
41:31Mais à un moment donné, il y a aussi des périodes où on peut échanger,
41:35on peut avoir d'autres sujets de conversation.
41:37Et cette fraîcheur mentale-là, je crois qu'Aurélie, à 33 ans,
41:40encore une fois, elle a besoin.
41:42Elle a déjà eu des titres et elle l'a déjà expliqué en disant
41:57je sais comment je suis devenu championne du monde.
41:59Par contre, j'ai pas trouvé la recette pour être championne olympique.
42:01Donc je ne peux pas rester dans le même système parce que si je reste dans le même système,
42:06j'aurai le même résultat.
42:07Si je m'étais dit après Rio, j'arrête, c'est sûr, j'aurais raté plein de choses.
42:19Si j'avais dit après Tokyo, c'est bon, je m'arrête.
42:24Pareil, j'aurais raté plein de choses en fait.
42:27Il y a des moments où je suis super fatigué, où c'est bon, c'est compliqué, c'est dur.
42:34Et puis en fait, t'as Paris 2024 qui s'éveille et qui te dit
42:39bah non, ma cocotte, il faut y aller quoi.
42:42Peut-être imaginer qu'à se qualifier au jeu et qu'à gagner.
42:49Mais c'est possible, hein.
42:52Hein ?
42:53Ça serait non.
42:55Ça serait normal.
42:59Pas normal par rapport à son histoire.
43:04Elle veut monter une fois de plus sur un podium, mais aux Jeux olympiques.
43:10C'est des fois quand tu...
43:12Like, when you believe the dream it will happen.
43:15Donc quand tu vraiment vois le rêve,
43:18que ça va se passer, je pense que c'est ce qu'elle veut.
43:21Et on commence avec ça.
43:24Enfin, si on rêve, c'est déjà un début, quoi.
43:27Et qui fera ce rêve, quelque part où on peut voir le rêve.
43:30Et c'est juste, c'est génial.
43:32Et qui fait l'av dimanche ?
43:36Pour elle, ce rêve ne s'est jamais réalisé.
43:39Pour elle, ce rêve ne s'est jamais réalisé.
43:54Ça sera forcément une déception, une frustration avec laquelle elle doit vivre.
44:02Elle, elle le vit presque plus durement pour les autres,
44:06parce qu'elle a l'impression d'avoir déçu.
44:08Mais je crois qu'elle n'a déçu personne et puis que c'est tout,
44:13ça devait être écrit comme ça.
44:14On n'a pas le chapitre final qu'on voudrait avoir.
44:17On n'a pas la happy end.
44:20Il va falloir vivre avec.
44:21Et je crois que la force de tous les gens qui l'entourent
44:26et sa force à elle va permettre de dépasser ça.
44:38Moi, je pense que dans la vie, on a tous nos soucis, on a tous nos problèmes.
44:48Je pense qu'on est tous capables de pouvoir aller de l'avant, de rebondir.
44:55Mais il faut le vouloir, il faut la volonté, il faut rencontrer les bonnes personnes,
44:59il faut savoir s'entourer.
45:01Mais tout le monde est capable, en fait.
45:05Et c'est ce qui fait partie de la vie aujourd'hui.
45:08Voilà, on vit dans un monde de plus en plus compliqué et dur.
45:14Et je pense qu'il va falloir s'accrocher.
45:17Et le sport m'a aidé à apprendre ça, à tomber, à se relever et à continuer.
45:29Et après, j'ai été éduquée, j'ai évolué avec des valeurs,
45:35que ce soit le travail, le respect, le partage.
45:39Et je pense que vraiment, ces trois valeurs-là sont vraiment fondamentales pour moi.
45:57Mais je pense que ce sont des valeurs auxquelles j'ai envie de donner beaucoup plus d'importance.
46:07Et oui, j'espère que par ce que j'ai fait et par la façon dont je l'ai fait,
46:19les gens pourront peut-être s'identifier
46:24ou que je file un petit moment de boost, comme on dit,
46:32et qui puisse s'aider de la vie que j'ai vécue
46:37pour avancer et pour continuer.
46:40Sous-titrage Société Radio-Canada
48:27...
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