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  • il y a 1 an
Dans le documentaire « Yann Schrub : la tête, le coeur et les jambes », l’athlète Mosellan se dévoile comme jamais au fil d’une année olympique.

« Je suis Yann Schrub et je vais vous raconter mon aventure, celle qui m’a emmenée vers le stade de France et les Jeux Olympiques de Paris 2024 ».
Dans ce documentaire proposé par Baptiste Devaux et Jean Milon, suivez cet athlète mosellan à travers des hauts, des bas et ce jusqu’à la plus grande échéance sportive internationale. Un récit inédit en replay sur Moselle TV.

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Transcription
00:00:30Bonjour à tous, je suis Yann Schrubb, je vais vous raconter mon aventure,
00:00:54celle qui m'a amené vers le Stade de France et les Jeux Olympiques de Paris 2024.
00:01:00Merci à tous d'être là, mon aventure a commencé en février au meeting de Metz à Clélor sur 3000 mètres,
00:01:17une course qui me tient particulièrement à cœur parce que vous étiez tous présents.
00:01:21Je me mets sur mon tapis de course, vraiment écarté du stade.
00:01:37Je fais mon échauffement et vraiment je pense à rien d'autre que quel effort je vais produire,
00:01:42quel type de course il peut y avoir, me préparer à tous les scénarios, un peu comme je fais dans chaque course.
00:01:47Metz-Moselle à Clélor, Indoor, édition 2024, 16e édition de ce meeting ici à l'Anneau de Metz.
00:01:57Il va nous rester une grande course à vivre, une grande course de 3000 mètres, messieurs.
00:02:01La startlist, vous l'avez à l'écran, elle est alléchante avec le local de l'étape.
00:02:06Il va être porté par le public de Metz ce soir, évidemment, on parle de Yann Schrubb.
00:02:11Là, il y aura des gros concurrents, il y aura le recommand d'Europe qui sera présent.
00:02:17Je ne sais pas ce qu'il vaut réellement sur 3000 mètres, après il est plus sur des distances plus élevées,
00:02:23mais je pense que ça va être un sérieux concurrent quand même.
00:02:25Le 3000, c'est le juste milieu entre le plaisir du finish et la course pas trop longue en amont,
00:02:30donc la fatigue qui n'est pas trop longue non plus.
00:02:33Donc ça, j'apprécie vraiment beaucoup.
00:02:34Quand le lief s'enlève, je vais encore l'énergie, on se rennera avec le balou.
00:02:39La meilleure performance française.
00:02:58On est tous en groupe, on est nouveau une trentaine de supporters,
00:03:01de fidèles supporters à venir à Metz pour l'encourager, donc c'est cool et la tension monte.
00:03:05Allez, Yann Schrubb, tout le monde en est vrai, finalement, d'avoir un fan club comme il a.
00:03:10Il n'y a rien de mieux que de faire une course à domicile, chez moi, en Moselle, devant mon public,
00:03:14que ce soit des Mosellans, des Messins, des Sergue-Minois, voire des Arenas de mon petit village.
00:03:20Donc il y avait vraiment tout le monde, que ce soit ma famille, mes amis, comme d'habitude.
00:03:24Il est favori, donc il va falloir qu'il assume.
00:03:27Chaque fois, c'est pareil pour nous, on a une sensation de pression, comme si c'était sur la ligne des départs.
00:03:31Yann Schrubb !
00:03:32Ouais !
00:03:35Voilà, si je loupe, je loupe, ce n'est pas très grave, mais tu n'as pas envie de décevoir quand même.
00:03:43Déjà, tu n'as pas envie de te décevoir toi, parce que tu ne t'entraînes pas non plus pour les échecs.
00:03:47Il y a toujours la pression d'avoir une course, en plus devant ses proches, il n'a pas envie de se louper,
00:03:51donc ça va être cool à voir, encore quelques minutes.
00:03:54Il y a des chances, après il faut voir la concurrence, mais il peut prétendre la victoire.
00:03:57Il y a cinq Français à avoir répondu présents, lors de ce 3 mm Homme.
00:04:04Ah bon, voilà !
00:04:05Et parmi eux, bien de la qualité, notamment, de ce monsieur, Yann Schrubb.
00:04:12C'est la dernière course de ce meeting.
00:04:14Je sens que l'allure est très rapide bientôt dans la course,
00:04:18et donc la question forcément que je me pose assez régulièrement, c'est est-ce que je vais tenir ?
00:04:21Yann Schrubb, il est bien pour l'instant, il est au contact,
00:04:24et la lumière rouge va se porter tout simplement au niveau de son record personnel.
00:04:30Yann, Yann, Yann, Yann !
00:04:32Tous les tours, ça crie, et c'est vrai que ça rajoute vraiment du bruit dans cette petite salle.
00:04:39Il a envie évidemment de faire une performance ce soir, il est atroïcile dans l'anneau de Metz.
00:04:49Le public est tout acquis à sa cause.
00:04:52J'entends tout ce public qui crie, et c'est vrai que quand je vais faire d'autres courses ailleurs,
00:04:56je n'ai pas tout ça.
00:04:57En fait, je n'ai pas cette énergie que me donne le public chez moi à Metz.
00:05:03Ça devient difficile.
00:05:05Ça devient dur, mais il va rester 800 mètres, et pour l'instant, ils sont en bloc là.
00:05:11À ce moment-là, je vois que je suis dans le peloton de tête.
00:05:14Je vois que Dominique Loubalou, qui était le gros favori, est un peu derrière.
00:05:18Et je me dis, bon, voilà, finalement, là, c'est possible.
00:05:20Quand on est dans un dernier 400, on débranche tout et on y va.
00:05:29L'Italien qui s'accroche également.
00:05:31Et Yann Schreub lui aussi à 200 mètres pour de l'arrivée.
00:05:34Et Yann qui nous sort une foulée de sprinters pour aller chercher la victoire.
00:05:38Et ils ne sont pas loin, c'est 7'40.
00:05:40Yann Schreub qui va tourner dans les derniers 200 mètres.
00:05:44Il va aller chercher la victoire dans cette liste.
00:05:46Regardez l'accélération que porte Yann Schreub pour repasser en tête pour ce produit.
00:05:51Il est allé chercher son record personnel.
00:05:54Il va aller chercher son record de 100 mètres.
00:05:57Ça fait tout de suite, là.
00:06:01Dernier 100 mètres, je pense vraiment gagner.
00:06:13C'est même, à la limite, je relâche.
00:06:15Et dans les finishes, j'ai quand même assez confiance, surtout quand je connais mes adversaires.
00:06:19Quel cours de Yann Schreub qui connaît sur vos capons à la bagarre.
00:06:32Au moment où je le vois revenir, c'est quasiment trop tard pour réaccélérer.
00:06:38Yann Schreub, 7'30 mètres, 43 mètres, record personnel et meilleure performance française de la saison.
00:06:45Je passe la ligne, là je me dis, bon, je ne sais pas trop.
00:06:49J'avais quand même pilonné, mais je ne sais pas trop, j'ai gagné, je n'ai pas gagné.
00:06:52Quand on annonce ma victoire, tout ce public qui crie, j'avais compris que j'avais gagné.
00:07:09Ce n'était pas la victoire de ma vie, mais c'était vraiment un moment très fort aussi de cette saison.
00:07:14parce que c'est un moment inoubliable avec le public messin, surtout que c'était la deuxième fois.
00:07:20J'étais fier de moi, oui.
00:07:23Oui, c'était une belle bataille, là.
00:07:25On est très contents, très soulagés.
00:07:27Il a voulu cette victoire dans son meeting ici, à Metz.
00:07:31Eh bien, il l'a.
00:07:31Super, trop beau, trop bien.
00:07:34Il faut être fier de lui, je pense qu'il avait, il a fait tout ce qu'il fallait, il voulait gagner.
00:07:52Donc, non, il s'est donné, il s'est donné aussi pour le public, pour la famille, donc, non, en vrai, fier de lui.
00:07:57Franchement, merci beaucoup, j'avais l'impression que tu étais chez moi à l'appartement.
00:08:00C'est pas le record de France, mais je gagne devant mon public, donc c'est ce qu'il faudra retenir aujourd'hui.
00:08:12Il y avait vraiment, je gagne d'un centième, donc c'est top.
00:08:15Maintenant, en t'étant perfectionniste, je pense qu'il y a des trucs à corriger, mais on reverra ça demain.
00:08:20Ce que les gens ne savent pas, c'est que dans la tête, il se passe tellement de trucs.
00:08:23J'abandonne, là, j'en peux plus, la lumière part, qu'est-ce que je fais ?
00:08:30C'est pas une habitude, puisque ça fait pas longtemps, mais c'est vrai que ça fait toujours plaisir, surtout quand c'est des jeunes.
00:08:42Ça fait vraiment plaisir.
00:08:43Voilà un dénouement plutôt sympa, une course qui se gale il y a un centième,
00:09:11face à un itérien que j'apprécie vraiment particulièrement.
00:09:14Mais Yann, 5 secondes, c'est cette course-là qui t'emmène vers les Jeux Olympiques ?
00:09:17Ouais, effectivement, Lucas, c'est un objectif important, le 3000, mais il y avait autre chose encore plus importante.
00:09:24C'était ma thèse, un objectif un peu plus scolaire, que j'ai passé en mars,
00:09:28et qui m'a permis de me vider la tête avant ma préparation pour cette échéance.
00:09:41Ça fait maintenant huit ans que je suis en médecine,
00:10:04et qui dit médecine dit test de médecine, forcément.
00:10:06C'est des moments, ou du moins c'est un travail qui n'est pas forcément toujours facile et toujours agréable.
00:10:14Mais voilà, j'avais décidé de faire ma thèse assez tôt,
00:10:19notamment durant cet un an et demi de césure pour me préparer aux Jeux Olympiques de Paris, notamment.
00:10:25La montre pour ce soir, la montre pour dormir, le chargeur du portable, le bouquin.
00:10:31Au mois de mars, ça arrive parce que c'est juste avant mes stages,
00:10:40mes stages de préparation terminale pour les Jeux Olympiques.
00:10:42Il fallait vraiment qu'on travaille vite pour le finir, pour me vider aussi la tête,
00:10:47parce que c'est toujours une petite case qui reste dans un coin,
00:10:50de dire « je n'ai pas fini ça, je n'ai pas fini ça, il me reste encore un an à terminer après les Jeux. »
00:10:56Donc, moins on a de choses en tête, plus on perf.
00:10:59On va chercher Gilles.
00:11:00Il nous attend en bonne ?
00:11:01Ouais, ouais, ouais.
00:11:03S'il est à l'heure.
00:11:059h10, 9h15, il y a 9h08.
00:11:08On verra s'il est à l'heure.
00:11:10Allez, go !
00:11:12Oh la vache !
00:11:14Alors, 45 minutes.
00:11:17En fait, non, on sera en même temps que papa et maman.
00:11:20C'est hyper bien d'avoir fait cette journée-là,
00:11:25parce que c'est juste avant que je parte,
00:11:28c'est un jour férié, personne n'a à prendre de congé.
00:11:30Le plus dur, c'est la préparation, comme dans les deux domaines.
00:11:50Le plus dur, c'est la prépa.
00:11:51Maintenant, la seule différence, c'est qu'en course,
00:11:54tu vas aller beaucoup plus dans le rouge que lors de la préparation.
00:11:57Donc, sur un 10 000 m, tu souffres quand même beaucoup plus en course qu'en prépa.
00:12:01Alors que là, la thèse, la souffrance est passée.
00:12:04C'est comme des examens de médecine.
00:12:06Quand tu as révisé, tu as juste à passer l'examen et puis c'est réglé.
00:12:10Donc, il n'y a pas de stress à avoir.
00:12:12Alors que sur une course, pendant une fraction de seconde,
00:12:17si tu n'es pas concentré, la course peut être terminée.
00:12:20La préparation, tu l'as faite pour rien.
00:12:24Ça y est, Jacques.
00:12:25Ça y est, Yann.
00:12:25Ça va ?
00:12:25Oui, c'est toi.
00:12:27Salut.
00:12:28Écoute, ça va ?
00:12:30Salut, Jacques.
00:12:30Ça va ?
00:12:31Ça va ?
00:12:31Oui, ça va, ça va.
00:12:32Salut.
00:12:34Je les vois, je me dis, c'est un remake de tout ce que j'ai pu vivre
00:12:37durant les courses, sauf que là, c'est pour le professionnel, donc c'est cool.
00:12:42J'espère une fois de plus les rendre fiers parce qu'ils étaient là tout le temps.
00:12:46Et donc là, c'est un peu un moment de leur dire merci, tout est fini.
00:12:51Après ce passage-là, je vais être indépendant.
00:12:53Je vais pouvoir vraiment être médecin, faire vraiment ce que j'aime aussi dans la vie.
00:13:00Et après, voir toute cette fierté-là et cet accompagnement qui aboutit.
00:13:05Là, je le trouve quand même assez excitée.
00:13:07Je pense que c'est vraiment l'aboutissement de son projet, de son année de recherche.
00:13:12Et donc, je pense que pour lui, il est vraiment heureux déjà d'arriver au bout parce que ça va être une charge mentale en moins, la thèse.
00:13:18Et aussi de montrer à tout le monde son année de recherche, son année de travail.
00:13:23Je sais aussi que ça va bien se finir parce que quand on passe sa thèse, généralement, c'est quand on va l'obtenir.
00:13:29Et donc, j'avais qu'une impatience, avec du stress tout de même, c'est de pouvoir la passer,
00:13:35de pouvoir voir à quoi ça ressemble après tellement de choses qu'on ait pu me dire sur ça.
00:13:40Et donc, de voir effectivement cette fac, cette salle rouge, fait qu'on se dit, ça y est, on y est, tout ça pour ça, quoi.
00:13:50Tout ça pour ça.
00:13:51On va dans une petite salle, on s'isole effectivement avec mes trois jurys, que j'avais beaucoup en visio du coup.
00:14:18Sauf que là, c'est particulier et ils mettent leur tunique spécifique pour la thèse.
00:14:25Et là, je me dis, ça y est, c'est le moment, quoi.
00:14:28Oui, c'est un bon moment.
00:14:29Donc, il ne faut pas gâcher ce moment-là.
00:14:32Il faut vraiment que tu sois dedans.
00:14:34Et puis, tout le reste viendra après.
00:14:35Tout ce que tu as balisé, les petits machins derrière, c'est bien, ça se fera derrière, aucun problème.
00:14:41Mais l'objectif, c'est que tu puisses vraiment te concentrer là sur l'heure qui arrive.
00:14:44Après, c'est cool.
00:14:45C'est un bon impact psychologique.
00:14:48Normalement, voilà.
00:14:49Une fois que c'est fait.
00:14:50Ah ouais, pour toi, attends, c'est quand même...
00:14:52Oui, oui, non, mais c'est une charge en moins.
00:14:53Oui, oui.
00:14:53Oui, oui, oui.
00:14:53Oui, oui, oui.
00:14:53Oui, oui, mais c'est une charge en moins.
00:14:53Oui, oui, oui, oui.
00:14:53Oui, oui, oui.
00:14:54Oui, oui, oui.
00:14:54Oui, oui, oui.
00:14:54Oui, oui, oui.
00:14:54Oui, oui, oui.
00:14:54Oui, oui, oui.
00:14:55Oui, oui, oui.
00:14:56Oui, oui, oui.
00:14:57Oui, oui, oui.
00:14:58Le 29 mars 2024, pour la soutenance de thèse de M. Jan Schreub pour obtenir le grade de docteur en médecine.
00:15:08Je vous invite à vous asseoir.
00:15:09Quand je rentre dans cette salle, dans cette salle rouge, donc là déjà, je vois toute ma famille assise.
00:15:14Donc, il ne faut pas perdre ses moyens, c'est un peu comme une course, vraiment, ne pas perdre ses moyens, rester focus, présenter son diaporama.
00:15:21On sait déjà que les signes d'alerte sont bien connus.
00:15:24Voilà, ça, on l'a dit.
00:15:25Maintenant, comment faire pour que les personnes aient une meilleure prévention en course à pied ?
00:15:32En cabinet libéral, c'est peut-être des fois compliqué, sauf si on arrivait peut-être à trouver des populations vraiment à risque qui se détachent par rapport à d'autres.
00:15:42Je parle d'une tranche d'âge, d'un sexe, etc.
00:15:44On a eu cette idée avec docteur Jean-Charles Vautier, qui m'a suivi dans les cours durant mon cursus, de faire cette thèse sur l'anémie fériprive chez le coureur de tous niveaux,
00:15:54qui correspond en fait à un manque de globules rouges dû au manque de fer chez le coureur de tous niveaux, faire un état des lieux, un petit peu des gens qui courent sur cette pathologie,
00:16:07et pour pouvoir derrière faire des recherches, faire d'autres thèses et pouvoir finir le travail.
00:16:12Parce que j'avais énormément de données et on ne pouvait pas tout analyser.
00:16:15Merci beaucoup, vive l'activité physique, vive le sport, vive la course à pied, merci beaucoup.
00:16:21Donc le diaporama que je passe très bien, a priori sans encombre, et puis avec ce stress quand même, qui ferait vraiment du bien.
00:16:31Et puis ensuite, les questions du jury.
00:16:34Félicitations, le travail de grande qualité.
00:16:36Les impacts sont extrêmement intéressants pour ma pratique et pour la pratique de beaucoup.
00:16:41Il faudra populariser ça et valoriser sous forme d'articles, de présentations, de communications.
00:16:48Et donc il me reste à te souhaiter effectivement une longue carrière de médecin, parce qu'aujourd'hui c'est ce grade-là qu'on te donne.
00:16:55Tu seras un bon médecin et que j'espère que tu pourras prendre soin des gens de ta compagne, des coureurs et des non-coureurs.
00:17:00Je parle comme un pro, il sait parler devant du public, il maîtrisait son sujet très bien, donc il était particulièrement à l'aise.
00:17:08Pas impressionné par l'enjeu, donc voilà, c'est quelqu'un qui sait se confronter à des situations stressantes.
00:17:14C'était une conclusion aussi d'un beau chapitre, même s'il me reste un an.
00:17:18C'est un chapitre qui va se finir aussi.
00:17:20Je vous prie à maintenant délibérer et à l'unanimité à décider de vous octroyer le titre de docteur en médecine,
00:17:42avec la mention très honorable et les félicitations du jury pour l'ensemble du travail que vous avez réalisé et présenté aujourd'hui.
00:17:49Et à décider également de proposer votre travail pour un prix de thèse.
00:17:53Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.
00:18:01Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments physiques et mentaux, individuels et sociaux.
00:18:09Que les hommes et mes confrères m'accordent de leur estime, si je suis fidèle à mes promesses, que je sois déshonoré et méprisé si je m'en.
00:18:19Je sais que quand je finis cette feuille-là, ça y est, tout est terminé.
00:18:25Je sais que je suis docteur en médecine.
00:18:28Et donc chaque phrase que je lis, c'est toute cette nostalgie qui revient parce que je me dis que tout va être fini.
00:18:34Moment très émouvant parce qu'encore une fois, c'est quelque chose que je n'ai pas l'habitude de vivre,
00:18:38que ma famille a déjà vécu par rapport à mon frère.
00:18:41Mais bon, c'est toujours mieux de le vivre une deuxième fois.
00:18:43Pour nous, c'est aussi une fierté de notre village et de notre bonne amie de voir quelqu'un qui a réussi de la sorte
00:18:50et qui a su aussi cumuler ces deux aspects.
00:18:54Je pense que c'est comme le jury a bien dit, c'est de l'ordre de l'exceptionnel.
00:18:57Une chose en moins à faire, c'est la bascule vers ma préparation terminale
00:19:20qui a commencé réellement en Afrique du Sud au mois d'avril.
00:19:24Donc je suis parti là-bas avec tous mes coéquipiers de l'équipe de France et on a passé un sacré séjour.
00:19:32L'Afrique du Sud, ça a plusieurs bénéfices pour nous.
00:19:36Déjà trouver le soleil.
00:19:38C'est un stage organisé par l'équipe de France.
00:19:55Donc il y a tout ce qui est kiné qui est présent, le scientifique de la FEDE, Hugo, qui est présent aussi.
00:19:59Donc il y a vraiment tout qui est mis en place pour nous, pour qu'on soit bien.
00:20:04Nous sommes venus ici parce qu'il y a un peu d'altitude et également de la chaleur,
00:20:09ce qui permet d'être dans de très bonnes conditions pour pouvoir préparer les Jeux Olympiques.
00:20:123, 2, 1
00:20:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:44Allez, go !
00:20:52On va se préparer un petit peu pour la séance.
00:20:58Donc séance de 300 à bloc, allure 1500.
00:21:01Je vais suivre Asdin.
00:21:03Encore du moins, je vais essayer.
00:21:05Et quand je dis que je vais suivre Asdin, ça va être...
00:21:07À un moment donné, je risque de ne pas terminer la séance.
00:21:10Donc ça va être bien, on va bien rigoler.
00:21:14Ça va être vraiment drôle et surtout, ça change des séances longues.
00:21:18Et maintenant, le tout, c'est de bien choisir sa tenue.
00:21:23Parce qu'on va s'envoyer en l'air.
00:21:26Et on va se préparer un peu mentalement parce que ça va être très, très, très compliqué.
00:21:30Donc à tout à l'heure sur la piste.
00:21:38C'est l'ense facile, pas du tout d'actique.
00:21:42Yann va se promener ce matin sans problème.
00:21:44Je recherche tout doucement à monter en intensité l'entraînement.
00:21:47Donc aller à des allures un peu plus élevées pour commencer à faire monter la forme.
00:21:51C'est quand même très intense, ces deux entraînements par jour.
00:22:16Il y a des entraînements qui ne sont vraiment pas faciles.
00:22:20On commence à se mettre dans le rouge.
00:22:22Moi, je suis content.
00:22:24Ce que je disais à Astile, c'est que les deux derniers, je vais péter.
00:22:27Ils m'ont fait péter là-bas.
00:22:29Après, je reviens.
00:22:30Toi qui as demandé.
00:22:31Comment ?
00:22:31Tu as commencé à baisser un peu d'idées.
00:22:33Je me suis quitté quand il est passé.
00:22:37Non, mais c'est bien.
00:22:38Je suis content.
00:22:38Ouais, c'est en train.
00:22:39Allez, allez, allez.
00:22:41Allez, allez, allez.
00:22:43Allez, fille.
00:22:46Je suis mort.
00:22:48Elle reste encore un moutier.
00:22:50C'est dur.
00:22:52Allez, allez.
00:22:53On ne fait pas tous les mêmes disciplines, mais il y a de l'entraide.
00:22:57Et quand on sait qu'il y a les Europes et qu'il y a les Jeux qui arrivent, c'est d'autant mieux de savoir avec qui on va passer ces moments qui sont beaucoup plus récents, qui sont beaucoup plus importants.
00:23:09Pour faire des bonnes perfs, il faut savoir en cravache à l'entraînement.
00:23:14Tu vois, derrière moi, par exemple, il y en a plein qui sont par terre, plein de mortes.
00:23:17Il y a quand même une médaille olympique, là, à ma droite, qui est par terre.
00:23:20Et ça, les gens ne le voient pas, qu'à l'entraînement, c'est très, très dur et c'est quasiment tous les jours.
00:23:25C'est bien de le montrer quand même de temps en temps.
00:23:28Une journée au boulot, comme on dit.
00:23:30Très bien, Nicole.
00:23:32Très bien, il y a des choses à dire.
00:23:34Non, mais moi, je suis là pour remettre les pendules à l'heure.
00:23:39Remettre les pendules à l'heure.
00:23:40On est un athlète en Afrique du Sud.
00:23:43On se lève, on mange, on va à l'entraînement, kiné, on dort.
00:23:50C'est un peu notre rituel.
00:24:00Tout ça fait que ça se passe super bien.
00:24:02Il y a des paysages qu'on n'a pas l'habitude de voir, des petits singes qui se baladent,
00:24:06la nourriture qui est des fois différente.
00:24:08Donc, c'est vraiment, vraiment un tipi.
00:24:19Ça nous permet pendant un mois de se déconnecter complètement du monde réel d'ici
00:24:23et de penser qu'à l'entraînement et de penser qu'à nos objectifs futurs.
00:24:38On ne demande qu'une chose, c'est de pouvoir remettre un dossard pour vraiment montrer
00:24:46ce qu'on a fait à l'entraînement.
00:24:47Parce que c'est bien beau de faire des séances.
00:24:49Il y en a beaucoup d'échampions de l'entraînement.
00:24:51Mais le plus dur, c'est de retranscrire tout ça en compète.
00:24:58Franchement, c'est mieux qu'une bière.
00:24:59Yann, dis-nous pourquoi tu es parti aussi loin de nous.
00:25:04Pourquoi c'était si essentiel d'aller en Afrique du Sud ?
00:25:08L'Afrique du Sud, c'est hyper important parce qu'en avril, chez nous, il fait froid.
00:25:11On profite de la chaleur là-bas, du soleil.
00:25:14On profite des kinés, on profite des infrastructures qui sont importantes pour les sportifs de haut niveau
00:25:17et de l'engouement collectif qu'on peut avoir avec les copains de l'équipe de France.
00:25:20C'est bien aussi pour préparer les grosses échéances qui arrivent directement après.
00:25:24Et notamment là, une course que j'allais faire à Bruxelles pour aller chercher les minimas sur 5000 mètres pour me qualifier.
00:25:30Quand j'ai su qu'il y avait, on va dire, une dizaine de personnes qui étaient prêtes à venir,
00:25:52j'ai pris un beau petit chalet perdu dans la nature pour le côté vraiment convivial,
00:25:57le côté des repas avant, le fait d'avoir un peu de moins stress aussi,
00:26:04parce qu'on se retrouve en pleine nature, on n'est pas dans un hôtel avec tous les autres athlètes, donc ça change.
00:26:08Si c'est pas là, calme, allez, rentrez, rentrez, rentrez.
00:26:10Maintenant, il faut qu'on lève les chaussures là.
00:26:12Là, rentrez, là, bien.
00:26:14Salut Gilles.
00:26:15Salut.
00:26:16Salut.
00:26:18Vous êtes bien là ?
00:26:20Là, on est pas mal.
00:26:22Si vous étiez venu une nuit de plus tôt, vous serez encore mieux.
00:26:25C'est pas pour la chambre.
00:26:26Je suis arrivé hier avec une partie de ma famille, d'autres arrivent aujourd'hui, le jour de la course.
00:26:36Vraiment toujours très heureux de les retrouver, surtout dans des moments comme ça.
00:26:40Ça me fait vraiment du bien de les voir.
00:26:42Puis c'est aussi l'occasion de se remémorer les beaux moments, surtout au cours des échanges sportives,
00:26:47pour que je me sente le mieux possible psychologiquement au moment de la course.
00:26:52C'est toujours sympa de venir avant la course, rencontrer la famille, rencontrer les copains,
00:27:16à Yann, l'entraîneur, donc c'est toujours des moments conviviaux.
00:27:23Moi, c'est ce que je dis toujours, c'est quand même mieux de faire une course accompagnée,
00:27:27avec plein de monde, pour pouvoir, si tu réussis ta course, fêter avec tout le monde.
00:27:33Même si ce soir, il n'y aura pas de fête.
00:27:35Ce soir, il y aura...
00:27:36Oh !
00:27:37Ah non, non, non, non.
00:27:38Lui, il a deux choses après, parmi les derniers.
00:27:40Ah non, lui, il a autre chose, oui.
00:27:41Malheureusement, le soir, il n'est pas assez long.
00:27:43Non, je ne parlais pas pour lui.
00:27:44Parce que souvent, quand tu réussis ta course, et c'est vrai que quand on est deux,
00:27:49ce qu'on fait souvent, c'est qu'on bat à l'hôtel, et puis voilà, on s'arrête.
00:27:53Et en fait, quand le moment, il s'arrête tout de suite, tu n'as pas trop de souvenirs,
00:27:57tu n'as pas trop de...
00:27:59Il faut aussi que tu sois en période de repos après.
00:28:01Comme c'était le cas à Dublin.
00:28:04À Dublin, oui.
00:28:05Oui, mais là, le problème, c'est que même après les Europes...
00:28:08À Moussel, c'est hiver, et après, il y avait une coupure un peu...
00:28:10Oui, à Moussel, une petite coupure derrière, Moussel, à la merconfitière.
00:28:14Et après le repas, je vais commencer vraiment à rentrer dans ma bulle,
00:28:27je me pose un peu, et puis il est déjà l'heure de partir.
00:28:30Ça, on va tout de suite.
00:28:34Je prends toutes mes tenues élites.
00:28:36Tenues élites, en gros, c'est tout ce qui est violet avec les bandes jaunes.
00:28:41En gros, c'est ce soir, on ne verra qu'avec ça.
00:28:44Donc je ramène tout, je préfère avoir plus,
00:28:47et après, ne pas l'utiliser,
00:28:49que me retrouver là-bas et être un peu emmerdé.
00:28:51Montre, cardio,
00:29:08Donc il me reste les deux eaux, la ceinture.
00:29:20Eh bien, on n'est pas mal.
00:29:27Tout est prêt ?
00:29:28Allez, go !
00:29:30On se rejoint à Bruxelles ?
00:29:34Vas-y !
00:29:35Bon, à toute allure !
00:29:44Allez, Yann, allez !
00:29:48Si là, je me suis dessus à deux semaines d'Europe, ce n'est pas cool.
00:29:51Ouais !
00:29:55Après, la forme est là, il ne faut juste pas que je me chie dessus, quoi.
00:29:59Ouais, il faut y croire, déjà.
00:30:00Ouais.
00:30:02Mais tu y crois, donc c'est bon.
00:30:04Ouais, là, ça va.
00:30:05En vrai, tu les as dans les jambes, tu as fait des bonnes séances.
00:30:07Je ne pars pas dans le même mood que la dernière fois où j'étais à Bruxelles.
00:30:09Enfin, la dernière fois où j'étais au stade de Bruxelles.
00:30:14Je me suis réconcilié avec Bruxelles en décembre.
00:30:17Choix très personnel de faire déjà ce meeting de Bruxelles,
00:30:22parce que c'est un meeting que je faisais auparavant dans un autre stade.
00:30:26Malheureusement, cette année-là était en travaux, un petit stade.
00:30:30Donc j'ai décidé quand même de continuer dans ce meeting-là,
00:30:32parce que c'est un meeting où il y a beaucoup de gens,
00:30:35de personnes amateurs qui courent.
00:30:36Et donc là, ça a été délocalisé à Bruxelles,
00:30:40donc dans un grand stade.
00:30:41Bon, ben, pourquoi pas, on va tester l'aventure.
00:30:44Là, il faut que tu ailles à gauche, ouais.
00:30:45Là, c'est très bien.
00:30:48Ça, c'est le stade d'échauffement, là.
00:30:51Moi, je vais aller là.
00:30:52Ouais, ouais, vas-y.
00:30:53Attends, je t'en calpe.
00:30:54Il y avait une ou deux places, Yann.
00:30:56Ah ouais, en haut, là ?
00:30:57Ouais, mais essaye de trouver près.
00:30:59Ouais, mais Anne...
00:31:00On a le temps, hein.
00:31:00On vient tard, il y a déjà 2 000 personnes.
00:31:03Ouais, mais vas-y, tente, tente, Pauline, tente.
00:31:07Au pire, tu viens là, ouais.
00:31:08Dans la préparation du 10 000 m,
00:31:10on avait décidé de faire un 5 000.
00:31:12Pas trop de distance.
00:31:14Donc là, Bruxelles, 4 heures de route, très bien.
00:31:18Pas trop de...
00:31:19Bah, de monde non plus.
00:31:20Pas trop de stress à s'infliger.
00:31:22Minimats en tête, bien sûr.
00:31:23Les minimats olympiques qui étaient fixés
00:31:25à 13.05 en tête.
00:31:28Mais si je ne les faisais pas,
00:31:29ce n'était pas plus grave que ça
00:31:30parce qu'il y avait le 10 000 m où j'étais déjà qualifié au jeu.
00:31:33Et donc, sans pression, on est allé à ce meeting-là.
00:31:35Quand j'arrive au stade, les souvenirs forcément remontent
00:31:55puisque l'année dernière, j'étais venu pour faire un 10 000.
00:31:58Où c'est vraiment très mal passé, c'était compliqué.
00:32:01Mais bon, on fait le reset
00:32:03et on s'imprègne de l'ambiance très familiale
00:32:05pour pouvoir réussir ce jour-là.
00:32:06Mais c'est pas mal quand même.
00:32:07Oh, les souvenirs.
00:32:08Oh là là.
00:32:10Les bons souvenirs qu'on a là-dessus, Dom.
00:32:12C'est pas un bon jour-là.
00:32:13Donc avec Dom, souvent,
00:32:15on se promène un petit peu autour de la piste.
00:32:17On essaye de s'imprégner de l'ambiance
00:32:20et puis on essaye d'avoir tous les repères possibles
00:32:23pour être le moins surpris possible.
00:32:26Ensuite, on se prend un petit temps en tribune
00:32:28pour pouvoir briefer un petit peu de cette course-là
00:32:30qui va a priori être au train
00:32:32avec des lièvres prévues
00:32:33et de préparer au maximum psychologiquement cette échéance
00:32:38et essayer de réaliser les minimas prévus.
00:32:41Tu pars sur combien ?
00:32:4113 dix, Jean-Marc ?
00:32:432,38.
00:32:432,38, c'est 13 dix.
00:32:52En gros, moi, il faut que dans tous les cas,
00:32:54je fasse en sous de 13 dix.
00:32:55Ça, c'est le minimum.
00:32:56Si je fais mieux, tant mieux,
00:33:00mais il faut que je fasse en trois.
00:33:01Il est en bonne forme.
00:33:03On l'a vu en stage.
00:33:04On était ensemble en stage à Vichy.
00:33:06Et là, c'est vrai qu'il est plutôt bien.
00:33:07Donc maintenant, à voir la course.
00:33:09Et le but, c'est vraiment qu'entre le 3000 et le 4000 m,
00:33:11il ne se relâche pas.
00:33:13Souvent, il a tendance à laisser un peu filer
00:33:14quand il se retrouve seul.
00:33:16Et les derniers 1000 m, je ne suis pas inquiet.
00:33:17Il s'est relancé.
00:33:18Donc, pour rester dans les chronos de mon dé.
00:33:20Mais en fait, ce qu'il faudrait faire,
00:33:22c'est que je passe aux 3000.
00:33:23Je me fous sur des allures de 13 0,5.
00:33:25Donc, j'accélère un chouïa.
00:33:26Et le dernier 1000, je rattrape les 3, 4 secondes.
00:33:29Sur le dernier 1000.
00:33:30C'est ça.
00:33:31Les consignes, je les avais,
00:33:33qui ne dépendaient pas forcément de moi.
00:33:35Parce que le lièvre qui était mis en place,
00:33:37je devais le suivre, peu importe la situation.
00:33:40Et après, c'est des aléas de course
00:33:43qui font qu'on doit s'adapter sans cesse.
00:33:45Donc, quand on est dans un meeting,
00:33:46il n'y a pas beaucoup de stratégies à mettre en place.
00:33:48Mais il faut être prêt à toute éventualité.
00:34:18J'arrive sur cette piste
00:34:20et franchement, il n'y a pas beaucoup de monde dans les tribunes.
00:34:25Et mes proches sont là, une dizaine, avec les drapeaux.
00:34:29D'autres nous ont rejoints également,
00:34:31qui n'étaient pas forcément dans le chalet.
00:34:33Et je sais où ils sont placés au niveau du 200 mètres sur la piste.
00:34:37Donc, forcément, quand il n'y a pas de monde, on les entend.
00:34:39À quelques minutes du départ, on est hyper, hyper stressés.
00:34:45On va voir ce que ça donne.
00:34:47On verra le résultat.
00:34:48Et on va suivre ça à fond.
00:34:52Le ventre assez noué, là.
00:34:55Non, mais on est un peu stressés par rapport à l'enjeu,
00:34:58par rapport à ce qu'il veut faire.
00:34:59Mais on lui fait confiance et il sait ce qu'il voulait.
00:35:02Donc, ça va le faire.
00:35:03Quand je prends le départ, effectivement,
00:35:19le Lièvre part très vite, puis il abandonne très vite aussi.
00:35:23Et donc là, je me dis, ça y est, c'est mort pour les minimas.
00:35:27On ralentit beaucoup trop des kilomètres qui sont de 39, de 40,
00:35:31donc beaucoup trop lent pour les bases des minimas.
00:35:51Je me fie, en fait, à des gens.
00:35:53Je me mets derrière.
00:35:55Et donc, à la fin, dernier mille mètres, je décide de mener.
00:35:59Je fais un dernier gros kilo en 2,30.
00:36:01C'est les aléas qui font que j'arrive en 13.04 et 70e, je crois.
00:36:29Donc, à quelques dixièmes des minimas.
00:36:33Et donc là, c'est la cerise sur le gâteau,
00:36:35parce que sur le moment de la cour,
00:36:38je ne pensais pas du tout faire les minimas à la fin.
00:36:41Et donc, je retrouve encore une fois ma famille qui sont très contents.
00:36:46Quand je revois mes proches, je me dis, ça y est,
00:36:52même si ce n'est pas une grande victoire,
00:36:54je sais que j'ai le choix pour aller aux Jeux Olympiques sur 5000 mètres aussi.
00:36:59Mais bon, passage obligatoire par les championnats de France, bien sûr.
00:37:02Mais à part ça, je sais que je peux y aller.
00:37:04C'est le souhait maximum, c'était les minimas olympiques en IA.
00:37:08Pas de beaucoup, mais en IA.
00:37:10Donc, le club l'a qualifié sur 10 000 mètres et aux 5000 mètres pour les JO.
00:37:14Participer à deux épreuves aux JO à Paris,
00:37:18je pense que pour lui, c'est plus qu'un rêve.
00:37:21Il doit être super, super content.
00:37:23Et nous aussi avec lui.
00:37:24J'ai réalisé les minimas, c'était vraiment ce que j'étais venu chercher là.
00:37:35Et maintenant, ce qu'il faut faire, c'est profiter ce soir,
00:37:38profiter demain encore dans le chalet.
00:37:40Et c'est tout ce que je pense maintenant.
00:37:42Pour les JO sur le 5000, on y pensera plus tard.
00:37:46Là, maintenant, c'est vraiment préparer les Europes sur 10 000.
00:37:48C'est vraiment montrer de quoi on est capable.
00:37:51parce qu'il y aura du gros, gros niveau, beaucoup plus de niveau qu'il y a deux ans.
00:37:54Et j'ai une troisième place à défendre.
00:37:57Donc ça, ça fait vraiment des courses comme ça, font vraiment du bien pour le moral.
00:38:00Voilà une course qui s'est plutôt bien déroulée.
00:38:02J'ai pris confiance avant une grosse échéance qui est arrivée quelques semaines plus tard à Rome.
00:38:21C'est une première dans la ville.
00:38:31Je n'ai jamais mis les pieds là-bas, jamais visité.
00:38:36Et donc, je ne connaissais absolument pas.
00:38:38Mais bon, les gens m'ont forcément tous dit que c'était une ville incroyable.
00:38:41J'arrive à Rome hyper stressé parce que je sais que c'est un peu la compétition de la saison.
00:39:02On m'attend beaucoup de part aussi le titre des Europes de crosse, quelques mois avant.
00:39:07Quand j'arrive à Rome, forcément, je pense à cette course-là.
00:39:28Je pense à tout ce que j'avais fait au cross.
00:39:31Sauf que la piste, ce n'est pas la boue.
00:39:34Et les concurrents, Dominique Loubalou, Thierry L'Espagnol ou encore des Almgrens n'étaient pas là comme Jimmy, n'étaient pas là non plus aux Europes de crosse.
00:39:51Bonjour, bienvenue dans le couloir Yann Schrube.
00:39:55On a préparé un petit peu le couloir.
00:39:57On a personnalisé avec les maillots qu'on va mettre ce soir.
00:40:01Donc tout le monde est là.
00:40:03J'ai mis une seule heure.
00:40:047h ?
00:40:0517h.
00:40:06Ah, 17h.
00:40:06Tu n'aimes pas la vie ou pas ?
00:40:08J'aime pas trop, si je peux éviter.
00:40:09C'est vrai ?
00:40:10Un petit peu stressé, un petit peu tendu.
00:40:12Ça va être une course difficile et voilà.
00:40:14Après, il y a des bons moments, il y aura de la joie, il y aura de la souffrance aussi, on le sait.
00:40:20Donc il y a plusieurs émotions qui se mélangent un petit peu.
00:40:22On y va, à Rome.
00:40:23Ah, derrière, on a des trucs à faire là.
00:40:24Allez Yann, allez, on va tous visiter.
00:40:32Et ça dure combien de temps la visite d'ailleurs ?
00:40:52Ça, je ne sais pas.
00:40:53Une bonne heureca.
00:40:53En tout cas, c'est impressionnant, cette architecture, ce côté ancien, romain, magnifique.
00:41:00C'est vraiment beau.
00:41:01Ouais, franchement.
00:41:01J'ai commencé à faire mes premiers championnats d'Europe senior.
00:41:05Et donc, Dublin, pas trop loin.
00:41:07Des amis qui se sont dit, on va en profiter aussi pour boire de bonnes bières.
00:41:11Donc on va visiter la ville et regarder Yann en même temps.
00:41:14Et ça a commencé de là, où j'ai fait sixième.
00:41:16Donc on était dans un moment d'émulation.
00:41:18Il nous fait un peu voyager.
00:41:20On a fait plein de villes.
00:41:22Bruxelles, Turin, Dublin.
00:41:24Et je pense qu'il y en aura d'autres encore.
00:41:26Je pense que Yann, il le mérite.
00:41:28Du coup, c'est pour ça qu'on le suit partout.
00:41:32Il fait des choses fortes.
00:41:33Il ne déçoit jamais.
00:41:34Ça grandit d'objectif en objectif.
00:41:37Parce qu'en fait, quand tout se passe bien, que tout le monde fête,
00:41:40il y a forcément du bouche à oreille.
00:41:42Ah, c'était super.
00:41:43On a bien profité.
00:41:44Et donc derrière, ça grandit.
00:41:45Je me souviens qu'il était arrivé au lycée en disant,
00:41:47je suis champion de cross et je ne sais plus quoi.
00:41:51Et là, je me suis dit, bon, ok.
00:41:53Et puis là, maintenant, quand on voit ce que c'est devenu, c'est horrible.
00:41:57Il va quand même aller aux Jeux Olympiques.
00:41:59C'est incroyable.
00:42:01Donc là, maintenant, je peux dire qu'à Rome, il ne manque vraiment plus personne.
00:42:05Il ne manque plus personne, si ce n'est mes deux grands-mères.
00:42:07Tout le monde est là.
00:42:08Tout le monde a maintenant les t-shirts.
00:42:15Voilà.
00:42:17Merci.
00:42:18Merci.
00:42:18Les moments les plus durs pour moi, c'est souvent à l'hôtel.
00:42:45C'est là où tu n'as que à penser, tu n'as rien d'autre à faire.
00:42:50J'ai même mis Gladiator pour essayer de m'imprégner de l'ambiance de Rome,
00:42:53de cette piste, de me dire que tu es là pour toi arracher
00:42:56parce que finalement, tu t'es préparé tellement dur
00:42:59que tu n'as pas le droit de craquer mentalement.
00:43:01Et puis surtout, j'ai fait une médaille à Munich.
00:43:03On est deux ans plus tard.
00:43:05Il faut que je réitère en fait cette chose-là.
00:43:08Le soleil s'est couché.
00:43:09La nuit s'installe sur Munich à l'heure où est donné le départ
00:43:12de cette finale du 10 000 mètres.
00:43:14La victoire sans doute pour Tristan.
00:43:15Et la médaille d'argent peut-être.
00:43:16Et la médaille d'argent pour Yann Schrupp sans doute.
00:43:18Non, non, c'est ça.
00:43:19C'est pas qui va s'imposer.
00:43:21Mesni qui prend la deuxième place.
00:43:22Et Yann Schrupp, médaillé de bronze, quatrième place
00:43:25pour Jimmy Gressier.
00:43:28La huitième élève pour l'équipe de France.
00:43:29Elle nous vient sur le 10 000 avec Yann Schrupp,
00:43:32le champion d'Europe par équipe cet hiver en cross-country.
00:43:35Physiquement, je ne suis plus le même non plus.
00:43:36J'ai bien progressé.
00:43:38Sauf qu'encore une fois, à ce moment-là,
00:43:40les autres aussi.
00:43:42Les autres sont là.
00:43:43Il y a des nouveaux qui sont là.
00:43:45Des mecs qui ont gagné une minute sur leur record perso
00:43:48par rapport à il y a deux ans.
00:43:49Et donc, le Yann qui a progressé dans tous les domaines
00:43:52se retrouve sur la start list beaucoup moins fort
00:43:57que ce qu'il était il y a deux ans.
00:44:00Avec les journées qui mènent d'étudiants en médecine,
00:44:02c'est juste exceptionnel.
00:44:04Ça, ça rajoute aussi de la pression
00:44:05parce que les gens te disent
00:44:06« Cette année, ce sera le titre.
00:44:09Cette année, c'est au moins la médaille. »
00:44:11Puis, toi, dans ta tête, tu te dis
00:44:12« Mais attendez, vous ne vous rendez pas compte ?
00:44:14Il y a sept bonhommes qui sont ultra forts.
00:44:16Ça va être très compliqué. »
00:44:17Et donc, ça, forcément, je ne le dis pas
00:44:19parce qu'il ne faut pas le dire
00:44:20ni aux médias ni à ses proches.
00:44:23Donc, j'arrive sur la piste
00:44:24pas trop en confiance.
00:44:25Ça peut arriver de réussir.
00:44:46Par contre, le faire deux fois,
00:44:47c'est déjà beaucoup plus compliqué,
00:44:49surtout avec ce qu'il y avait comme concurrence.
00:44:51Et donc, ça, effectivement,
00:44:52sur le moment, avant de partir à l'échauffement,
00:44:55j'y pense.
00:44:55J'y pense à tout ça, à ce stress.
00:44:57J'arrive sur ce stade d'échauffement.
00:45:15La pression qui diminue un petit peu.
00:45:17Je vois tous mes proches
00:45:18parce que c'est un stade
00:45:19où les proches ont pu venir voir l'échauffement.
00:45:21La fois qu'il avait fait ça,
00:45:22à Bruxelles, il a oublié les cuillères à la cuillère.
00:45:24C'est le moment pour essayer.
00:45:26Je m'apprenne de l'ambiance.
00:45:33Donc, souvent, je me couche.
00:45:35C'est une dinguerie, quand même.
00:45:36C'est chaud.
00:45:37On se fait du mal.
00:45:38Enfin, il se fait du mal.
00:45:40Mais ça marche.
00:45:40On a le niveau olympique
00:45:41en se faisant du mal.
00:45:42Le stress diminue un petit peu.
00:45:44Surtout que je suis parti avec Jimmy.
00:45:46Donc, on discutait un petit peu
00:45:47pendant l'échauffement.
00:45:48Et de se dire que tu vas rentrer sur la piste.
00:45:50T'es avec un copain
00:45:51de l'équipe de France
00:45:52et t'es là pour viser des médailles.
00:45:54Donc, ça aide aussi.
00:46:26Allez, je fais pas mal.
00:46:28Vas-y, il y a moyen de faire quelque chose.
00:46:30Qu'est-ce que je donnerais
00:46:31pour revivre ce moment
00:46:32de joie, de médaille ?
00:46:35Et en fait, tu te dis
00:46:37mais ça va être tellement compliqué
00:46:39que si ça se trouve,
00:46:40tu ne le revivras plus jamais
00:46:41parce que derrière,
00:46:42peut-être que tu vas te blesser,
00:46:44peut-être que tu vas manquer de motivation,
00:46:45donc tu revivras plus de jeu
00:46:47de championnat d'Europe.
00:46:48Tu vas te chercher le sac ou quoi ?
00:46:49Non, non, non.
00:46:50T'es bien.
00:46:51Je vais faire quelques petites accès
00:46:52tranquillement en chaussure
00:46:54et après, je pense que je vais mettre les points.
00:46:55Ouais, OK.
00:46:57Très stressé, très stressé,
00:46:58mais je pense que c'est du stress
00:46:59qui est positif.
00:47:00Il a besoin de ça vraiment
00:47:01pour être prêt pour la compétition.
00:47:03Donc, il est archi motivé.
00:47:07Donc, l'entraînement,
00:47:08tout était positif.
00:47:09Donc, il n'y a plus qu'à courir
00:47:10et puis on verra après le résultat.
00:47:12C'est bien dans sa tête et tout.
00:47:16Après, il a du métier
00:47:16et puis il aime ça, lui.
00:47:17Ouais, non, il a besoin de ça.
00:47:20L'adrêlanine et le championnat.
00:47:21Il n'y a que ça qui l'intéresse de toute façon.
00:47:23Écoute, il y a une miel.
00:47:26Il n'y a rien à la faire.
00:47:27Il n'y a rien à la faire.
00:47:28Non, surtout pas.
00:47:30Bon.
00:47:30Dans la chambre d'appel,
00:47:38le stress diminue.
00:47:39Alors, il est toujours présent.
00:47:41Des fois, je le masque un petit peu
00:47:42par mon sourire, par d'autres choses.
00:47:45Voilà, le stress, en fait,
00:47:46chacun le vit différemment.
00:47:57J'essaie de me remémorer
00:47:58ce que j'ai travaillé dans ma chambre
00:48:00au niveau mental
00:48:01à me dire, bon, ben voilà,
00:48:03si vraiment tu es dans le dur,
00:48:04au bout de 4 kilomètres,
00:48:05tu sais que c'est normal,
00:48:06il faut t'accrocher
00:48:07parce que derrière,
00:48:08c'est peut-être un passage à vide.
00:48:09moi, ça m'aide à me surpasser,
00:48:26même pendant les moments
00:48:27où je n'ai pas envie
00:48:28d'aller à l'entraînement.
00:48:29Je me dis, mais attends,
00:48:30il y en a qui payent
00:48:31pour venir à Rome,
00:48:32qui payent pour venir au jeu.
00:48:34Donc, tu te dois au minimum
00:48:35de respecter ça.
00:48:37Donc, ça rajoute aussi
00:48:38de la motivation à l'entraînement.
00:48:39Il a toujours gardé
00:48:48les amis d'enfance,
00:48:50la famille,
00:48:50il a toujours gardé
00:48:51les valeurs
00:48:52qu'il a toujours,
00:48:53on lui a toujours inculquées.
00:48:56Et du coup,
00:48:57c'est lui qui crée
00:48:58cette ferveur autour de lui.
00:49:01Et du coup,
00:49:01on a envie
00:49:01de le suivre,
00:49:02effectivement.
00:49:02C'est le parfait moment
00:49:05pour tous se retrouver,
00:49:06sachant qu'on ne se voit
00:49:07pas toujours tous.
00:49:08Mais là, voilà,
00:49:09c'est quelque chose
00:49:10qui est grand
00:49:11et qui nous procure
00:49:12vraiment à tous
00:49:13des grandes émotions.
00:49:14Ultra stressé,
00:49:15alors j'imagine même pas
00:49:16Yann à l'heure actuelle.
00:49:19Yann !
00:49:20Yann !
00:49:22Yann !
00:49:24Yann !
00:49:26Yann !
00:49:27Yann !
00:49:28C'est une course
00:49:32que j'ai eu du mal
00:49:33à appréhender
00:49:34parce que les rumeurs
00:49:35de couloir disaient
00:49:36que les deux nouveaux
00:49:38naturalisés,
00:49:39donc le Suisse
00:49:40et l'Espagnol,
00:49:41voulaient faire une course
00:49:42à deux pour mener
00:49:43assez rapidement
00:49:44pour se qualifier
00:49:45pour les Jeux.
00:49:46Donc ça,
00:49:47c'est la situation
00:49:48à laquelle je me suis préparé.
00:49:49À noter une info importante
00:49:50dans ce 10 000,
00:49:51très importante même,
00:49:53l'absence au tout dernier moment
00:49:54des deux Italiens,
00:49:56Yéman Kripa
00:49:56et Pietro Riva
00:49:57qui avaient terminé
00:49:58premier et deuxième
00:49:59du chemin marathon
00:50:00et qui ne sont pas là.
00:50:02Et puis après,
00:50:04la situation effectivement
00:50:05bénef pour moi,
00:50:06c'est la situation classique
00:50:08que j'adore en championnat.
00:50:09Ça part lentement,
00:50:10donc un train très lent,
00:50:12ça accélère progressivement
00:50:13et ça se termine au finish,
00:50:14donc ça, c'est ce que j'aime.
00:50:17Yann !
00:50:18Yann !
00:50:19Yann !
00:50:20Yann !
00:50:21Yann !
00:50:22Yann !
00:50:23Yann !
00:50:24Quand la course est partie,
00:50:27au bout de 400 mètres,
00:50:29je commençais déjà
00:50:30à me frotter les mains
00:50:30en me disant, ça y est,
00:50:31mon pire scénario,
00:50:32il est oublié
00:50:32parce que quand on est très lent
00:50:34sur 400 mètres,
00:50:35on a déjà perdu
00:50:35des secondes précieuses.
00:50:37Donc même si quelqu'un
00:50:38veut remener
00:50:39pour arriver à un bon chrono,
00:50:40c'est déjà quasi trop tard.
00:50:42Donc à partir de là,
00:50:43déjà, je savais
00:50:43que c'était une course pour moi.
00:50:46Yann !
00:50:46et Jimmy Gressier
00:50:47qui sont côte à côte
00:50:48en 7e, 8e position.
00:50:54Rien n'est joué
00:50:54pour les Français,
00:50:55ils sont tous là.
00:51:00Maintenant, ça va,
00:51:00je vois qu'il est assez bien placé,
00:51:02donc je suis assez contente,
00:51:03mais je sais que vers la fin,
00:51:04ça sprint toujours,
00:51:05donc je ne sais pas trop
00:51:06quel sera le vert.
00:51:08Ça commence à amasser, là.
00:51:10Non, mais ça va, ça va aller.
00:51:12Ça va aller, ça va aller.
00:51:13Dans les trois derniers kilomètres,
00:51:15il faut savoir se placer
00:51:16en bon moment,
00:51:17au bon endroit,
00:51:18pour être sûr que quand ça part,
00:51:19tu puisses répondre tout de suite.
00:51:29Les supporters,
00:51:30effectivement,
00:51:31je les entends bien au début
00:51:33parce qu'on est sur un tempo
00:51:34qui est quand même relativement lent,
00:51:36on a le temps de penser à autre chose.
00:51:38Par contre, sur la fin,
00:51:39je ne les entends plus.
00:51:39Ça prend du dénouement,
00:51:44il reste trois tours,
00:51:45moins de trois tours
00:51:46à parcourir maintenant.
00:51:47Trois tours de l'arrivée,
00:51:48je m'en souviens bien.
00:51:50Je me déporte, en fait,
00:51:52pour doubler,
00:51:53pour me retrouver
00:51:53à la deuxième position
00:51:54derrière Algren,
00:51:55qui était le gros favori,
00:51:56le Suédois.
00:51:57Ça s'empêche de l'arrivée
00:51:58avec Patrick Deva,
00:51:59devant Algren,
00:52:00le numéro un européen,
00:52:01Jan Schruf,
00:52:02en troisième position.
00:52:03Il commence à attaquer,
00:52:04et donc j'étais vraiment
00:52:05bien placé au bon moment.
00:52:06Jan Schruf qui s'accroche
00:52:08avec Dominique Loubalou
00:52:09qui tente de faire l'extérieur.
00:52:25Jan Schruf en deuxième position.
00:52:26Allez, Jimmy Gressier,
00:52:28qui est un petit peu distancé,
00:52:29qui va tenter de recoller maintenant.
00:52:30Jan Schruf qui est toujours là
00:52:31en deuxième position
00:52:32avec Dominique Loubalou
00:52:32à ses côtés.
00:52:34Là, je sens que Dominique Loubalou
00:52:36veut se déporter,
00:52:37donc il me double par la droite.
00:52:40Et à ce moment-là,
00:52:40j'essaie de le suivre,
00:52:41donc je double Algren.
00:52:43Où il s'est,
00:52:47Où il s'est fait ?
00:52:51Où il s'est fait ?
00:53:03Jan Schruf qui va tenter
00:53:05de dévoiter maintenant
00:53:06avec Dominique Loubalou
00:53:07également,
00:53:07Jan Schruf,
00:53:08lui va faire l'extérieur.
00:53:09Aller, Jan !
00:53:10Yann Schrupp qui regarde à droite, à gauche, à l'éliable !
00:53:24C'est Loumalou qui surgit maintenant, Dominique Loumalou de Suisse,
00:53:27qui va s'apposer médaille d'argent pour Yann Schrupp,
00:53:30qui progresse d'une marche par rapport à Mélique,
00:53:33quinzième médaille pour l'équipe de France, elle est en argent avec Yann Schrupp.
00:53:40Je perds de quelques dixièmes, mais voilà, c'est le jeu, j'ai tout donné.
00:54:02Yann Schrupp donc, médaille d'argent, on aura peut-être même des regrets,
00:54:05parce que le titre était pas loin.
00:54:10Je vais tout de suite voir mes proches pour partager ça avec eux.
00:54:16Qui ne sommes pas les bras français ?
00:54:18Qui ne sommes pas les bras français ?
00:54:22Qui ne sommes pas les bras français ?
00:54:24Qui ne sommes pas les bras français ?
00:54:26C'est vrai que c'était un moment tellement fort où je ne pense même pas à la première place,
00:54:40que j'ai pu louper d'un dixième, je pense tout de suite à la deuxième,
00:54:43et au podium que j'allais revivre et à toutes ces émotions que j'allais revivre de Munich.
00:54:47Il gère la course et il est très intelligent.
00:54:49Quelle course, quelle sensation !
00:54:51On n'aurait pas imaginé cette deuxième place là,
00:54:53troisième, quatrième, avant-dernier tour, formidable !
00:54:57Quelle sensation ! Un soulagement, un véritable soulagement !
00:55:01Il les a éclairés à la fin, il est incroyable le gars, il est incroyable !
00:55:05Ça s'est joué à rien pour le titre,
00:55:07mais je suis tellement heureux de revivre un podium,
00:55:09de revivre ça avec mes proches.
00:55:10Ils ne sont pas venus pour rien, on n'a pas travaillé pour rien,
00:55:12la saison est déjà réussie.
00:55:14Mais il ne faut pas oublier, on va savourer et après il y a les Jeux.
00:55:16Maintenant que j'ai fait l'argent,
00:55:18forcément on va essayer d'aller chercher l'or.
00:55:22Ce sera dans deux ans, mais pour le moment,
00:55:25je pense que c'est le moment de profiter aussi de ce qu'on fait.
00:55:28Je ne sais pas quand est-ce qu'on va finir,
00:55:30et je ne sais pas si on arrivera à assumer jusqu'à la fin,
00:55:32mais il faut qu'on donne tout comme lui, il a tout donné !
00:55:52On va savourer, parce que ça c'est des moments uniques,
00:56:07je ne suis pas sûr d'en revivre,
00:56:09donc on va vraiment savourer ça.
00:56:11Il y a tous les proches qui m'attendent,
00:56:12donc ça va être à tout.
00:56:22Le podium, c'est vrai que c'est un moment fort,
00:56:28parce que quand tout le monde vient avec des médailles,
00:56:31qu'on voit tout sur les réseaux,
00:56:33toute la semaine, tous les podiums,
00:56:35qu'on se dit mais en fait nous on va disparaître,
00:56:37si tu fais plus de médailles,
00:56:38tu vas disparaître de l'équipe de France,
00:56:41plus personne va penser à toi.
00:56:52C'est parti, c'est parti, c'est parti !
00:57:22Et là, en fait sur le podium, j'ai ces larmes qui se versent,
00:57:48parce que je me dis punaise, tu l'as refait quoi !
00:57:51Tu t'étais promis que si tu allais le refaire,
00:57:53c'était extraordinaire pour toi,
00:57:55et ça y est, tu l'as fait, on ne te l'enlèvera pas.
00:58:03Sur le moment, je ne me dis rien de particulier,
00:58:06je ne pense pas au jeu.
00:58:07Je pense vraiment qu'à Rome,
00:58:09et c'est pour ça que j'avais prévu de prolonger le séjour.
00:58:12Ce serait trop dommage de passer à côté de ces moments-là
00:58:14et de se dire dans 10 ans,
00:58:16punaise, j'aurais dû profiter plus,
00:58:18parce que c'est des moments tellement uniques.
00:58:21J'en garde un souvenir énorme,
00:58:25parce que tout le monde était content.
00:58:27Tout le monde, que ce soit avant la course ou après la course,
00:58:31tout le monde était content, et moi le premier.
00:58:34j'ai obtenu cette médaille d'argent,
00:58:40qui pour moi était, pas un exploit,
00:58:42mais j'étais vraiment satisfait de moi,
00:58:44parce que j'ai eu cette pression médiatique,
00:58:46cette pression de mes proches, des gens qui me connaissaient,
00:58:48parce qu'il y a deux ans, j'avais obtenu cette médaille de bronze,
00:58:50il fallait réitérer, et en plus de ça,
00:58:52les concurrents étaient beaucoup plus forts.
00:58:54J'étais vraiment satisfait de moi et satisfait de cette course.
00:58:56Alors Yann, après Rome,
00:58:58tu es prêt pour les JO à Paris ?
00:59:02Oh là, non, pas encore, mais pas encore.
00:59:04Je ne les ai pas encore 100% prêts,
00:59:06parce que juste avant les Jeux Olympiques,
00:59:08je suis parti à Vichy pour me préparer,
00:59:10la préparation terminale,
00:59:12avec quelques copains de l'équipe de France,
00:59:14comme Nico, Benjamin ou Benoît,
00:59:16les coachs, etc.
00:59:18Donc ça m'a permis de me préparer encore mieux
00:59:20et normalement d'être encore plus en forme qu'à Rome.
00:59:34Le dernier stage préparatif, en fait,
00:59:36il était très important, il fallait bien le choisir.
00:59:38Vichy, parce que c'est hyper calme,
00:59:40parce qu'il y a de la balnéothérapie de haut de gamme,
00:59:42les thermoroums pour préparer le corps
00:59:44à subir la chaleur potentielle de Paris.
00:59:46Il y a également plein de verdure,
00:59:48la piste est très belle.
00:59:50On se met dans une optique olympique,
00:59:54une optique dernière préparation,
00:59:56et je pense que, bon,
00:59:58le combo là fait qu'on était à moi.
01:00:04Ça y est beau gosse ?
01:00:06Ça va ?
01:00:08Ça va quoi ? Ça va la forme ?
01:00:10Le trajet ?
01:00:12Ça fait plaisir.
01:00:14On ne va pas perdre de temps,
01:00:16parce qu'il y a Romo et Dom qui nous attendent.
01:00:18On discutera tranquillement.
01:00:20Ça roule ?
01:00:28Allez, go !
01:00:29J'ai la chance de pouvoir inviter deux jeunes de mon club.
01:00:33Déjà deux jeunes, pourquoi des jeunes ?
01:00:35Parce qu'au moins, je peux un peu leur montrer comment je m'entraîne,
01:00:38qu'est-ce que c'est le sport de haut niveau ?
01:00:40Parce que quand je les vois à Sargemin,
01:00:41c'est pas forcément le même Yann qu'en stage.
01:00:43Ils apprécient vraiment beaucoup ça.
01:00:45Ils aiment voir comment ça fonctionne et de vivre autre chose.
01:00:50C'est des expériences aussi humaines pour eux intéressantes.
01:00:53On part sur une thermo-room.
01:00:55Une thermo-room pour préparer un petit peu la chaleur d'éventuellement cet été.
01:00:59Si au Stade de France, il fait comme l'année dernière à Budapest,
01:01:0332 degrés avec l'humidité,
01:01:05le corps n'est pas prêt.
01:01:07Donc en fait, là, on va courir un petit peu,
01:01:0930 minutes sur tapis, 30 degrés,
01:01:11et 70% d'humidité.
01:01:1370% d'humidité.
01:01:15Donc c'est pas énorme, mais c'est juste pour préparer un minimum le corps.
01:01:20Et puis on va faire ça deux fois par semaine, pendant trois semaines.
01:01:23Et puisque dehors, malheureusement, on est en juillet, mais il ne fait pas très beau.
01:01:27Il faut faire autrement, il faut prendre des solutions B, et c'est celle-ci.
01:01:30Et puis après, on filera en balnéo pour récupérer.
01:01:33Pour le jeune, c'est plus une découverte, en même temps que Yann.
01:01:45Et pour Yann, ça va être répétition pour Paris.
01:01:47On ne sait pas la chaleur qu'on aura.
01:01:49Il peut y avoir des orages, des températures de 35-36 degrés.
01:01:53Donc là, on travaille à 30 degrés, c'est une première, avec 70% d'humidité.
01:01:57Sachant que le ressenti, il est plutôt à 37-38 en ressenti.
01:02:00Là, actuellement, il est à 14 km heure, 30 minutes, pas plus.
01:02:03Le but, c'est pas d'aller vite, parce que ça crée une grosse fatigue et surtout un gros stress pour le corps.
01:02:07Parce que l'objectif, c'est quand même de bien récupérer derrière, en vue des séances et tout ce qui nous attend.
01:02:12Ça va. C'est un peu, je pense, les conditions de Budapest au monde.
01:02:14Je faisais peut-être même plus chaud à Budapest, mais je commence à transpirer.
01:02:18Ce qui va montrer que tu t'acclimates bien, c'est que le stress cardiaque, c'est que le stress cardiaque, c'est que le ressenti est plutôt à 37-38 en ressenti.
01:02:22Là, actuellement, il est à 14 km heure, 30 minutes, pas plus.
01:02:24Le but, c'est de ne pas aller vite, parce que ça crée une grosse fatigue et surtout un gros stress pour le corps.
01:02:28Parce que l'objectif, c'est quand même de bien récupérer derrière, en vue des séances et tout ce qui nous attend.
01:02:32Ça va. C'est un peu, je pense, les conditions de Budapest au monde.
01:02:34Je n'ai pas envie de Budapest, mais plus le transport, là, je commence à transpirer.
01:02:39Ce qui va montrer que tu t'acclimates bien, c'est que ce stress cardiaque, il va disparaître au fur et à mesure des séances.
01:02:44Ce qui fait que peut-être à la 5, 6e séance, si tu es bien acclimaté, tu auras plus le surplus de fréquence cardiaque en début de séance.
01:02:51Et là, tu vas dire, là, je ne suis pas mal, en fait.
01:02:53Ce qu'on essaie de faire comprendre au corps, c'est de thermoréguler au mieux, de façon plus efficiente,
01:02:59pour perdre le moins d'eau, mais tout en diminuant la température centrale,
01:03:04pour pouvoir continuer quand il reste 10-15 tours sur la 10 000 et qu'on est en surchauffe.
01:03:10Allez, c'est parti pour la balle des eaux.
01:03:19Ça va, Nonon ? Ça va ?
01:03:21Ça va, Dom ? Ça va ? Vous arrivez du chaud ?
01:03:24Ça va ? Et on va dans le froid.
01:03:26Et vous allez dans le froid.
01:03:27Après la thermo, place maintenant à la balle des eaux.
01:03:30On est accueillis par Renaud.
01:03:32Renaud que je connais depuis de longues dates, qui est préparateur physique aux crêpes de Vichy,
01:03:38que je connais maintenant depuis 4-5 ans et que j'apprécie vraiment particulièrement.
01:03:44Donc, on va s'orienter vers des bassins chauds-frois.
01:03:47Donc là, vous avez trois bassins.
01:03:49Trois bassins, non un bassin qui serait à orientation de détente, mais également potentiellement en termes de rééducation pour les kinés.
01:03:57À l'arrière, ensuite, la partie qui est très souvent appréciée des athlètes, le bain chaud, qui lui, en général, est à 39 degrés.
01:04:04Celui-ci est à 28, j'avais oublié de le préciser.
01:04:07Là, ici, vous êtes à 39 degrés.
01:04:09Et puis après, il y a une partie avec laquelle on contraste, qui est le bain froid, où Yann a passé quelques temps déjà à l'intérieur.
01:04:18Et celui-ci, en général, sur une température aux alentours de 11.
01:04:22On est avec vous.
01:04:26Terminé !
01:04:28En fait, ça m'aide énormément à dormir.
01:04:30On avait essayé déjà plein de fois des protocoles différents pour le sommeil.
01:04:35Et c'est vrai que c'était l'un des seuls protocoles qui marchaient.
01:04:39Et puis avec ça, il y a la kiné aussi dans les grosses séances, comme la séance que je vais faire, l'ASPE 10 000.
01:04:47Donc il y a kiné avec.
01:04:49Donc voilà, bain chaud, bain froid, kiné, c'est le combo gagnant pour bien récupérer.
01:04:55Bien sûr, il y a le sommeil et la nutrition derrière.
01:04:57Mais c'est vrai que c'est nouveau pour vous.
01:04:59Oui.
01:05:00Ça fait assez...
01:05:01Parce qu'on est quand même passé de 38 ou 39 du jacuzzi à 11, 10 et demi.
01:05:09Ça pique un peu.
01:05:10Ça fait bizarre.
01:05:11Ça fait du bien.
01:05:12Nil.
01:05:13Ouais.
01:05:14C'est bon pour le récup, ça.
01:05:15Ouais, nickel.
01:05:16Voilà, donc après une bonne petite matinée, balnéo, thermorome, on va tout doucement se diriger vers la salle de musculation.
01:05:25Donc c'est un petit peu un temps où je vais m'échauffer, je vais préparer mes muscles à l'effort.
01:05:30Voilà donc pour la méga grosse séance de 10 000 mètres qui va arriver directement après.
01:05:36Et voilà, Nil et Lilian sont toujours avec moi et je pense qu'ils vont bien profiter, mais aussi très bien souffrir avec moi durant cette belle séance.
01:05:45Bon bah écoutez les gars, vous avez juste fait un petit réveil musculaire.
01:05:48Un peu de travail avec différents muscles, un peu de vélo éventuellement en échauffement.
01:05:51Peut-être Yann un peu de haie éventuellement.
01:05:52Tu en as pas fait depuis un moment pour mobiliser un peu la hanche.
01:05:55Les séances de muscu, depuis que je suis sérieux, ça m'apporte beaucoup de choses, beaucoup plus de puissance, de force.
01:06:16Et c'est vrai que quand on fait des courses et qu'on vise le finish, c'est vrai que ça aide énormément.
01:06:24Et les deux jeunes, voilà, ils essayent de faire un peu la même chose.
01:06:27Ils essayent de reproduire ce que je fais à l'entraînement en général, donc en muscu forcément.
01:06:32Et puis le but pour eux, c'est vraiment d'avoir quasiment le même programme.
01:06:37Même si au niveau de la course à pied, ils peuvent pas forcément, mais au moins au niveau de la muscu.
01:06:42Et je pense que ça leur emportera beaucoup.
01:06:45Ça permet d'apprendre pas mal de choses, surtout sur la récupération, les échauffements, tout ce qui est hors course et entraînement, on va dire.
01:06:52Et puis ça permet de s'améliorer et d'arriver plus préparé pour les séances et même les compétitions.
01:06:58On parle un peu de tout ce qui est matériel, d'équipement pour les séances.
01:07:02Donc c'est vraiment intéressant de parler avec lui, qui a beaucoup plus d'expérience que nous.
01:07:15Cet après-midi, c'est vrai que c'est une séance hyper importante.
01:07:25C'est une séance spécifique 10 000.
01:07:27Donc très compliqué, avec des 1000, 2000, 3000.
01:07:31Donc quand on monte, quand on commence à monter en distance psychologiquement, il faut se préparer.
01:07:35Cet après-midi là, en plus, il faisait un peu chaud.
01:07:38Donc ça, ça ferait 1000, 1000, 2000, 3000, 2000, 1000.
01:07:43Sauf qu'après le premier 1000, soit on repasse sur des 1000, si je suis vraiment cramé et je sens que je n'y arriverais pas.
01:07:49Soit on laisse des 2000 si je sens que ça peut passer au niveau 2000.
01:07:52Soit si je suis vraiment bien, on remet 3000 quoi.
01:07:54Deux fois 3000 ?
01:07:56Non, non, non. Après le 2000, on met 3000.
01:07:58On met 3000, oui.
01:07:59En fait, après le premier 2000, soit on met 3000, soit 2000, soit 1000.
01:08:01Oui, oui, d'accord.
01:08:02Comme c'est sa première séance spécifique 10 000 à des fortes allures.
01:08:06Comme on a dit avant, sur 2,42 au 1000.
01:08:09Objectif 27,0 au 10000.
01:08:11Donc je pense qu'elle va faire un peu mal.
01:08:14Physiquement, je sais que je suis prêt.
01:08:16On arrive dans un stage de préparation.
01:08:19Il y avait Rome derrière.
01:08:20Donc tout pense à dire que je suis prêt vraiment pour cette séance là.
01:08:24Et que je vais essayer au moins de la valider de la meilleure des façons possibles
01:08:29en éloignant d'aller chercher des chronos qui sont beaucoup mieux que l'année dernière.
01:08:33Ne sois pas diffus ce que tu sais faire.
01:08:35Que ça soit moins énergivore que quand tu étais en course.
01:08:38Mais quand tu es arrivé en course, tu étais à la chasse.
01:08:40Tu étais vraiment, tu étais focus.
01:08:42Là, il n'y a personne sur qui tu dois être focus, si ce n'est toi.
01:08:45Allez, quand tu veux.
01:08:46On part sur ce premier 1000.
01:08:48Des allures que je suis censé tenir.
01:08:51Et en fait, je suis dans le mal.
01:08:54À ce moment-là, je suis dans le mal.
01:08:56Alors qu'il me reste 10 000 m derrière, mentalement, ça commence à être compliqué.
01:09:00Je sais que je ne vais pas finir la séance.
01:09:06Je ne vais pas la finir.
01:09:07Et donc, quand on se dit qu'il reste 9 000 m derrière,
01:09:10c'est beaucoup trop compliqué d'appréhender une séance avec des 3 000 m qui vont arriver.
01:09:15Un peu vite, là.
01:09:18Moi, j'ai 2, 38, 86.
01:09:212, 39, 03.
01:09:23Un peu rapide.
01:09:24On a un petit chouille rapide.
01:09:26Un peu rapide, oui.
01:09:272 000, Yann.
01:09:28Bravo.
01:09:30Je pars sur le 2 000.
01:09:32Pareil, le vélo me ramène sur les bonnes allures.
01:09:35Dans le dur.
01:09:36Dans le dur tout de suite.
01:09:37Je ressens directement dans les 200 derniers mètres que ça n'allait pas.
01:09:43Forcément, ça ne peut pas être physique puisque j'étais bien la veille.
01:09:47Donc, c'est forcément mental.
01:09:48Ce n'est pas du tout ce qui était prévu.
01:09:50Il n'est pas bien.
01:09:51Est-ce que c'est le mental ? Est-ce que c'est le physique ?
01:09:53Je ne sais pas.
01:09:54Il faudra qu'on analyse tout ça.
01:09:55En tout cas, il n'est pas complètement cuit puisqu'on a pris l'actate à l'instant.
01:09:58Il est à 8 de l'actate.
01:09:59Donc, ce n'est pas ça.
01:10:00Il faudra qu'on analyse tout ça par la suite.
01:10:02Je refais encore deux fois 1 000, mais je suis vraiment au bout et j'arrête à ce moment-là.
01:10:07Très déçu de moi, très déçu de ma performance, très déçu parce qu'on est à un mois des jeux,
01:10:13très déçu parce que je ne me prépare pas pour ça,
01:10:17que j'ai mis tellement de moyens en œuvre pour aller dans ce stage,
01:10:20pour arriver à ce niveau-là et que derrière, finalement, c'est comme si tu n'allais pas au boulot.
01:10:26T'imagines, tu souffres des deux premiers 1 000.
01:10:29C'est trop dur.
01:10:33Tu as fait le travail physiologique.
01:10:38Tu as fait ce que tu dois faire physiologiquement et tu ne t'es pas entamé.
01:10:42Après, maintenant, tu dois te ressourcer mentalement.
01:10:44Il faut passer à la suite.
01:10:46Il faut continuer le plan d'entraînement et se refocaliser sur les nouveaux objectifs
01:10:50parce que ce n'est pas une fin en soi.
01:10:52La fin du stage se déroule très, très bien.
01:10:56L'avantage que j'ai eu, c'est de passer par le Stade de France pendant ce stage.
01:11:04Je reviens du Stade de France hyper mobilisé.
01:11:09J'ai refait une séance extraordinaire avec Jimmy des 400 mètres
01:11:13où je me sentais super bien avec des allures de dingue pour moi.
01:11:17Et la semaine d'après, J plus 7, après une séance qui était quasiment la plus catastrophique de ma carrière,
01:11:25je fais quasiment une des meilleures séances de ma vie.
01:11:27Une préparation terminale qui s'est plus ou moins bien passée, c'est le sport de haut niveau.
01:11:42C'est comme ça, des entraînements qui se passent bien, d'autres moins bien.
01:11:45Il faut savoir se relever.
01:11:47Une petite chute à vélo quand j'ai voulu tirer Nico qui m'a coûté une petite fracture du bras,
01:11:51mais rien de méchant, j'ai pu continuer à courir.
01:11:53Maintenant, je sais qu'on arrivait dans une compétition d'une carrière sportive,
01:11:58dans la compétition de mes rêves, aux Jeux Olympiques, dans ce Stade de France.
01:12:23C'est maintenant, quoi.
01:12:24Tout ça, ça fait 7 ans qu'on me parle des Jeux et là, je vais rentrer dans ce Stade.
01:12:29Et ce sera le moment potentiellement d'une carrière sportive, voire d'une vie,
01:12:35parce que je sais que ça va être grandiose et que le 10 000 mètres, c'est mon objectif principal.
01:12:41On a pu venir déjà 4 jours avant à Paris, avant d'intégrer le village olympique, à l'INSEP notamment,
01:12:53pour déjà avoir un pré-camp et une imprégnation de ces Jeux.
01:12:57Nico, moi j'ai entendu les allures, mon gars, accroche toujours.
01:13:02C'était un moment de vie commune qu'on avait et cette ambiance qui commençait à vraiment monter.
01:13:13Vas-y, je fais un dernier, je crois.
01:13:25Premier jour, on course dans 2 jours.
01:13:28Je me dis que c'est grandiose en fait, c'est vraiment, tu passes les pas des portiques de sécurité
01:13:33et tu rentres vraiment dans une petite ville avec des bâtiments partout,
01:13:39avec des drapeaux partout, de la décoration Paris 2024 partout.
01:13:44Jimmy, est-ce que tu t'imagines le nombre de personnes qui vont nous regarder ?
01:13:48Oui, je m'imagine bien. 40 personnes de Boulogne.
01:13:51Est-ce que tu es content de partager cette course avec Yann Schreux ?
01:13:55Oui, parce que pour moi, le plus important de Yann, c'est le partage dans le sport.
01:13:59Vivre les émotions seul, ce n'est pas riche.
01:14:02Et ça, c'est une richesse, de partager les émotions ensemble.
01:14:06Est-ce qu'on sera bien dans la chambre d'appel ensemble contre les pays africains ?
01:14:10Si tu me fais des caras, oui. Mais si tu me regardes de travers, non.
01:14:15Donc là, on est en train de préparer tranquillement les affaires.
01:14:18Le maillot que je n'ai pas rêvé de porter, regardez ça.
01:14:21Avec la petite flamme, je filme.
01:14:24Et là, on est à 4h40 de la course.
01:14:27Donc, on va partir avec Jimmy, celui qui filme.
01:14:30On va partir dans 2h.
01:14:32Et je sais que mes supporters sont déjà au Stade de France pour la plupart.
01:14:36Donc, on va être forts tous les deux.
01:14:39Allez les deux ! Allez les deux !
01:14:43On me sent bien, moins stressé qu'à Rome.
01:14:45Physiquement, j'étais prêt.
01:14:47Tout est prêt pour aller au combat.
01:14:49C'est parti pour les deux Français, Yann Schreutonck et Jimmy Gressier.
01:14:59C'est parti pour un peu moins de 26 tours à parcourir.
01:15:04Physiquement, tu es prêt.
01:15:21Et surtout, tu es en train de prier pour une course tactique de nouveau,
01:15:25pour que tu puisses tirer ton épingle du jeu.
01:15:275,22, 10,000, on est passé sur des allures de 26,50 sur le 10 km.
01:15:33Des allures très rapides pour les Français.
01:15:35Ah oui, ça va très vite.
01:15:37Sur le 10,000, on part en 2,42, 2,39, 2,39.
01:15:41Donc, on part sur des allures ahurissantes.
01:15:448,02 au troisième kilomètre.
01:15:51On maintient le tempo, là, ça ne rigole pas.
01:15:58Au bout de 3,000, 4,000 mètres, je commence à me poser des questions.
01:16:01Et je me dis, mais il faut que ça ralentisse un jour.
01:16:04Les bases de 26,50, je ne les tiendrai jamais.
01:16:06Ce n'est pas possible.
01:16:07Je suis préparé pour 27,10, 27,15.
01:16:09Mais 26,50, jamais de la vie, je le tiendrai.
01:16:12Yann Schrupp qui a reculé.
01:16:14Parce que le tempo est vraiment infernal.
01:16:18Kechelja devant Solomon Berega.
01:16:20Avec Yahoui en troisième position.
01:16:22On a perdu Yann Schrupp.
01:16:24Il a vraiment envoyé la bûche ouverte tout à l'heure sur le tour précédent.
01:16:28Et là, il recule.
01:16:30Malheureusement.
01:16:32À ce moment-là, à 4,500 mètres, mon cerveau il débranche.
01:16:38Il est dimanche à 5,000 mètres.
01:16:44Et Yann Schrupp qui cette fois est en perdition malheureusement.
01:16:46Ah oui, là c'est très très dur.
01:16:48Là, c'est vraiment la grosse défaillance.
01:16:50Quand tu as cette déconnexion, que tu commences à courir à 3 au kilo.
01:16:54Au lieu de 2,40 et que tu es à fond, tu n'arrives plus.
01:16:56Que tu sais que derrière, ils te prennent 100 mètres en 800 mètres.
01:17:01En fait, c'est à ce moment-là où tu te poses trop de questions.
01:17:05La fin de course va être douloureuse.
01:17:07La deuxième partie de course va être douloureuse pour le vice-champion d'Europe qui est sur un petit tempo.
01:17:14Arrivé effectivement dans le virage, je me laisse tomber par terre.
01:17:18Et là, les mains sur la tête en me disant, punaise, ce n'est pas possible.
01:17:22Mec, tu es en train d'abandonner aux Jeux Olympiques.
01:17:25Et là, tu te dis, c'est le rêve que tu prépares pendant 3 ans, 4, 2 ans.
01:17:32Et tu te dis, putain, j'ai encore l'image, putain, tu es sur la piste.
01:17:37Tu te dis, tu n'abandonnes pas si fou.
01:17:39Et à ce moment-là, je me dis, putain, tu vois en plus les autres continuer.
01:17:46Tu vois, tu n'es même pas le seul.
01:17:48Et tu te dis, putain, ce n'est pas possible.
01:17:55Et là, il faut se remobiliser.
01:17:57Donc, tu as les médecins qui viennent, qui viennent me prendre.
01:18:09Et donc là, tu as les secouristes qui viennent me prendre et qui me ramènent vers le bord.
01:18:17Donc, la chance que j'ai eue, c'est qu'ils me mettent sur une chaise avec forcément du froid.
01:18:22Et là, toi, tu regardes la foule.
01:18:24Tu te dis, putain, mais ce n'est pas possible, quoi.
01:18:26C'était mon objectif, tu vois.
01:18:28Tu te dis, sur le coup, tu ne penses pas à ce qui va se passer après.
01:18:31Tu penses au moment présent.
01:18:33Et tu te dis, putain, mon objectif, il est en train de sauter en l'air, quoi.
01:18:36Il met la flèche, Yann, qui s'écroule sur la piste, à hauteur du départ du 100.
01:18:41Il s'est couché sur la piste au départ du 100 mètres.
01:18:44Grosse défaillance.
01:18:46Ce n'était pas normal de le voir craquer.
01:18:48C'était parti tellement fort.
01:18:50Oui, c'est fort, mais on voit Jimmy qui est quand même au contact.
01:18:53Et pour Yann, ça a sauté d'un coup.
01:18:55Et là, vraiment, il y a un problème.
01:18:58Le champion de l'Europe de cross, Yann Schlub.
01:19:01On est dévastés, vraiment, pour le Lorrain.
01:19:16Et ça, c'est vraiment une image qui me reste en tête.
01:19:19Ce public qui se lève et qui t'applaudit alors que tu as fait de la merde, quoi.
01:19:26Mais tu vois ça où ?
01:19:27Au foot, tu fais de la merde.
01:19:29En fait, les gens, ils t'insultent, quoi, tu vois.
01:19:31Et là, tu fais de la merde et tout le monde t'applaudit.
01:19:34Et c'était vraiment hyper fort, ce tour d'honneur.
01:19:36Franchement, j'en garde un souvenir mais dingue dingue dingue.
01:19:39J'ai eu la chance de me dire,
01:20:08tout ce que tu as vécu là, tu vas t'en servir.
01:20:11C'est tes premiers Jeux.
01:20:12Mais tes deuxièmes Jeux vont être exactement que les premiers
01:20:15dans le même stade avec le même monde, la même météo et tout.
01:20:18Et donc, du coup, je m'en suis servi pour le 5000
01:20:20et j'étais vraiment de nouveau remobilisé à 100%.
01:20:24Yann Schlub qui est en dixième position pour l'instant.
01:20:29et qui attend prudemment son heure pour se hisser dans les huit.
01:20:35On lui souhaite.
01:20:38Quand je rentre dans ce stade, c'était plus le même Yann.
01:20:41C'était vraiment le Yann concentré,
01:20:44le Yann qui n'a pas été déconcentré aussi par le public.
01:20:48Yann Schlub qui est à la corde toujours.
01:20:51Et donc, je pars sur les 400 premiers mètres.
01:20:54La très bonne nouvelle du jour, c'est que ça ne part pas.
01:20:57Ça se court très tactique et donc là, je me dis,
01:20:59bon ben voilà, j'ai peut-être une chance de me qualifier malgré la fatigue.
01:21:05Et regardez Yann.
01:21:06Encore, il faut accélérer.
01:21:07Et Yann Schlub qui fait l'extérieur
01:21:09alors que devant le double champion du monde norvégien est là.
01:21:12Ça part avec l'idée de ce pire là aussi.
01:21:14Ça accélère, mais juste ce qu'il faut pour garder la corde côté norvégien.
01:21:20Et Yann Schlub qui remonte.
01:21:22Ça part encore plus fort dans ce dernier turn
01:21:24que lors de la série précédente.
01:21:26Il est bien Yann. Il est bien à 300 mètres pour aller chercher une finale olympique.
01:21:32Le médecin de Pionville.
01:21:34Dans le dernier virage, je me retrouve 5, 6ème position.
01:21:39Je lance vraiment l'effort.
01:21:41C'est bien ce qu'il est en train de faire.
01:21:43C'est Griralva qui est dans le dur.
01:21:45C'est une surprise sur ces séries.
01:21:47Allez tenir parce qu'ils sont nombreux.
01:21:49Il est à l'extérieur, on est bien là.
01:21:51Allez Yann, allez Yann.
01:21:52Une nouvelle chute.
01:21:53Yann qui ne tombe pas.
01:21:54Attention, le retour.
01:21:56Cassez pas ça.
01:21:57Le retour de l'Australien.
01:21:58Yann Schlub.
01:21:59Oh là là, malheureusement.
01:22:00Et à ce moment-là, faite course.
01:22:02L'Américain à côté de moi, qui tombe malheureusement.
01:22:06Et dans sa chute, avec son bras, il me prend les jambes.
01:22:10Malheureusement Yann qui sera 11ème, me semble-t-il.
01:22:14Et encore une fois, une nouvelle fois, une chute à l'amorce de la dernière ligne droite.
01:22:19Je suis déséquilibré.
01:22:20Je perds 2-3 km heure.
01:22:22Et à ce moment-là, les adversaires qui passent à droite, à gauche.
01:22:26Et je vois la 8ème place qui s'envole.
01:22:29Et là, je passe la ligne et je me dis, putain, c'est pas possible.
01:22:33C'est pas possible.
01:22:34C'est pas après tous ces efforts où tu te dis, au 10 000, j'ai complètement foiré.
01:22:41Sur 5 000, je me voyais qualifié.
01:22:44J'étais dans l'effort.
01:22:47Et tu te fais accrocher comme ça.
01:22:50Je dis, putain, c'est vraiment pas mes jeux.
01:22:52Je vais pas polémiquer sur ce projet, mais peut-être que.
01:22:57En tout cas, c'était une très belle course.
01:22:59On a bien vécu.
01:23:01Il y a une ambiance de fou ici.
01:23:03À ce moment-là, j'ai un copain qui travaille à European Athletics,
01:23:08qui a eu la nouvelle en avant-première.
01:23:11Et qui me dit, mon gars, c'est bon, t'es qualifié.
01:23:13Et je commence à verser mes larmes aux urgences.
01:23:15Et je me dis, punaise, mais c'est quoi ces jeux de tarés ?
01:23:19C'est des jeux de dingue.
01:23:33Là, c'est complètement inespéré.
01:23:41L'estomac a été noué.
01:23:43Là, je me relâche.
01:23:45J'avais une chance de m'exprimer en finale et c'était ce qui comptait.
01:23:56Après, je restais au Village Olympique les trois derniers jours.
01:23:59Mais au moins, j'allais vivre ma finale, le samedi soir, le dernier soir d'athlée.
01:24:04Et je savais que j'avais des choses à aller chercher.
01:24:08Deux Français dans cette finale.
01:24:10Hugo et l'étudiant, le diplômé de l'EJ, de l'École supérieure de journalisme de Lille.
01:24:17Et Yann Schrubb, le docteur, le docteur de Thionville, Yann Schrubb,
01:24:23qui a dû abandonner sur des mille mètres, malheureusement.
01:24:25Je sais que mes jambes ne sont pas comme d'habitude.
01:24:29La fatigue se faisait sentir.
01:24:31Ça part assez tôt quand même dans la course.
01:24:33Mais au moins, il y avait ces tours-là, tranquilles en moins.
01:24:37Et dans l'emballage final, je donne tout ce que j'ai de toute façon.
01:24:41J'ai vraiment, vraiment, vraiment tout donné.
01:24:43J'étais bien placé au moment où il fallait.
01:24:45Mais à la fin, il me manquait un petit peu ce punch que j'ai d'habitude.
01:24:49Mais je termine douzième.
01:24:51Donc pour moi, mes objectifs, c'était douzième au pire et top 8 au mieux.
01:24:56Yann Schrubb, qui vole vers un premier titre olympique sur 5000 mètres.
01:25:01Avec une ligne droite d'ontologie pour Jacob Yann Schrubb.
01:25:04J'ai tout de suite relativisé sur cette douzième place en étant très fier de moi.
01:25:14Et finalement, c'est ce que je retiens de ces jeux.
01:25:16C'est tous ces moments de haut et de bas que j'ai pu passer, mais qui se terminent quand même par ce haut.
01:25:23Donc vraiment, ça a été des jeux formidables.
01:25:27Et l'ambiance qu'il y a eu dans ces stades et tout ça, c'est finalement ce que je vais retenir au-delà de la douzième place de cette tour.
01:25:35C'est parti !
01:25:47C'est parti !
01:25:59C'est parti !
01:26:13C'est parti !
01:26:27C'était mon aventure.
01:26:55Cette aventure de 2024 qui a commencé il y a un an et demi, qui s'est terminée aux Jeux Olympiques de Paris sur cette piste violette, ce stade de France.
01:27:03Des émotions que j'ai vécues, des hauts débats, quelque chose que je n'imaginais pas il y a trois ans.
01:27:08C'était vraiment quelque chose d'unique et je pense que ça restera gravé dans ma mémoire.
01:27:12Merci à vous !
01:27:24C'est parti !
01:27:34C'est parti !
01:27:44C'est parti !
01:27:46C'est parti !
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