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  • il y a 4 mois
Benoît Saint Denis, vainqueur face à Mauricio Ruffy lors de l'UFC Paris 4 samedi soir, était mardi l'invité de L'Equipe de Choc. «God of war» est revenu sur cette soirée avant d'évoquer son sport, sa notoriété grandissante et son avenir.

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Sport
Transcription
00:00Votre invité du jour, je vous le disais, c'est la superstar à des poils légers en MMA, Benoît Saint-Denis, surnommé God of War, c'est le maître de l'étranglement.
00:07Et on va être très gentil avec lui. C'est bon Benoît, tu peux nous rejoindre, si tu veux bien en tout cas, sans te presser.
00:14Merci d'être avec nous. Alors du coup, on doit t'appeler Benoît ou God ?
00:18Benoît, c'est très bien.
00:19En toute humilité.
00:22Est-ce que tu t'es bien remis de ton week-end parisien ?
00:24Oui, je suis toujours dans le bonheur et la joie de samedi soir.
00:30T'es encore un peu dans le forum ?
00:32Oui, un petit peu.
00:33On rappelle, samedi soir, énorme soir MMA à l'UFC Paris 4, où tu combattais le Brésilien Mauricio Ruffi, que tu pousses à l'abandon après étranglement arrière, donc victoire par soumission.
00:43J'ai une question bête, comment et quand tu décides de faire ce geste ? Est-ce que c'est instinctif ? Est-ce que c'était une option prévue ? Est-ce que tu avais étudié qu'il n'était pas bon là ?
00:50Alors, c'est un camp d'entraînement, on a beaucoup travaillé sur différentes soumissions, parce qu'on savait que si on amenait le combat au sol, ça allait être une dimension qui maîtrisait sûrement moins bien que moi,
01:02même si on n'avait pas eu l'occasion de trop l'y voir dans ses précédents combats, parce qu'il avait la capacité à rester debout.
01:09Mais à force de travailler, on a réussi à l'amener au sol et c'était une des options possibles, bien entendu.
01:16J'ai lu que tu étais outsider sur ce combat. Est-ce que ça t'a énervé ? Est-ce que ça t'a agacé un peu ?
01:21Non, je trouve que c'est toujours bien d'être outsider, ça met une pression positive supplémentaire sur les épaules.
01:28Et puis, on n'a pas oublié, malheureusement, tu préférais peut-être l'oublier, mais la lourde défaite que tu avais subie à Paris il y a tout juste un an.
01:35Tu avais un esprit de revanche, en plus avec la manière, ça doit faire tellement du bien de ressortir de ce combat avec le public, la manière, tout ce qui va ?
01:42En fait, j'ai eu une année 2024 qui était compliquée, mais où j'ai énormément appris.
01:48Et effectivement, le combat contre Mohikano, c'est la plus grande déception de ma carrière, parce que je pense que c'est la seule vraie grosse contre-performance que je fais.
01:56J'y suis allé avec un gros manque d'humilité, un petit peu les mains dans les poches, sans vraiment de stratégie, sans le staff sportif adéquat pour être à la hauteur des enjeux.
02:06Tu souviens de me reconnaître ?
02:07Oui, du coup, forcément, j'ai fait une contre-performance, j'ai fait un très mauvais premier round, même si je me rattrape dès le deuxième, mais c'est déjà trop tard, parce qu'il avait créé des ouvertures qui ont fait que le médecin a dû arrêter.
02:18Du coup, beaucoup de regrets, beaucoup de déceptions, donc forcément, je me suis remis au boulot, je me suis entouré et j'avais à cœur de revenir avec des bien meilleures choses cette année.
02:37Et je pense que ça a été chose faite.
02:38J'ai cru que j'ai cru voir, je vous le passe après les copains, mais j'ai vu qu'il y avait un mois de préparation, opération commando, ton fils aîné, tu l'as à peine vu, ça a dû être de gros sacrifices, c'est ça ?
02:48Oui, alors mon fils aîné, je suis resté quand même quelques jours avec ma femme Laura et puis avec le fiston, et puis après je suis parti pour me préparer rapidement, parce qu'il fallait être focus sur le brésilien.
03:02Il est né le 6 août, Clovis, bravo, il nous regarde, d'ailleurs on l'embrasse, et il n'a pas beaucoup vu papa.
03:07A vous les copains, je crois qu'il y en a qui sont très excités sur ce plateau.
03:10Je vais commencer Benoît, samedi, quand tu es rentré dans la salle, tu as vraiment électrisé le public, la salle s'est transformée en volcan, est-ce que tu as conscience aujourd'hui qu'il y a énormément d'attentes autour de toi, et pourquoi tu plais autant au public français ?
03:23Alors, je n'ai pas de réponse au deuxième point, et j'en suis très fier, c'est un plaisir de pouvoir à chaque fois représenter la France de partout dans le monde,
03:35et spécialement à Bercy, parce qu'on a attendu longtemps avant que le MMA soit légalisé, et il y a un truc dont je rêvais, on a tous rêvé, je pense qu'on aime tous le sport pour les grands événements sportifs français,
03:48Moi, quand j'étais petit, j'ai adoré 2006, j'ai adoré la victoire en 2018, 98, j'étais trop jeune, mais on me l'a relaté tellement de fois que j'aime ça, 2011, contre les All Blacks,
04:01alors on passe à travers, mais on fait le rugby, pour moi tout ça, c'est des grands événements sportifs français qui m'ont marqué, parce que tu es avec une foule dehors,
04:11avec des écrans géants, avec du public, tous mélangés, il y a un espèce de patriotisme énorme, avec l'amour des siens, tous mélangés ensemble, derrière nos bleus,
04:24ça c'est un truc qui est dingue à vivre en tant que spectateur, on aime le sport français pour ces moments-là, et là, j'ai l'impression d'avoir le bonheur au fur et à mesure des années,
04:33de le vivre, mais de l'intérieur, et ça, c'est un truc que je ne pensais pas vivre un jour, et maintenant, avec les UFC Paris qui s'enchaînent,
04:41et au fur et à mesure d'y goûter, d'y prendre goût, spécialement le dernier, avec Nassour, avec l'équipe, avec Nico, j'ai l'impression qu'on a vraiment vécu ça,
04:51et le vivre de l'intérieur, c'est spécial.
04:53C'est une question positive, forcément ?
04:55Aujourd'hui, ça l'est, parce qu'aujourd'hui, j'ai l'expérience de le vivre comme une pression positive, parce que la pression, c'est un privilège.
05:01Si tu as le privilège d'avoir de la pression, c'est que ton combat, c'est un combat en jeu, c'est que les gens ont envie de te voir,
05:08ils ont envie de te voir pour différentes raisons, soit pour réussir, soit pour faillir, mais c'est que c'est un combat en jeu, c'est un truc qui, on en parle.
05:18Et en fait, c'est un privilège de vivre ces moments-là, parce que c'est ça qui fait que je peux vivre aujourd'hui mon sport, et que je prends du plaisir aussi,
05:25et ça, ça a mis du temps. Je pense que 2024 aussi, j'étais un peu noyé dans l'explosion médiatique qu'il y a eu autour de ce sport et autour de moi,
05:36et maintenant, j'ai appris à le prendre différemment, maintenant, je prends du plaisir à chaque moment.
05:40Et on rappelle, carton plein pour les Français sur cette UFC, c'était une avalanche.
05:45Alisson Pinault, la honte balleuse que tu es, aime les sports de combat et le MMA ? T'es prise dans l'engouement, toi aussi ?
05:50Alors, je ne vais pas dire que j'adore ça, mais c'est toujours un plaisir, quand je suis invitée, d'aller voir les combats.
05:55Ça a déjà été le cas à plusieurs reprises. Je pense que tu as un côté aussi attachant, qui plaît bien au public français.
06:01Et puis, de toute manière, j'ai aussi cette sensation que depuis les Jeux, tous les grands événements sportifs français,
06:08tous les Français ont envie d'être là, ont envie de répondre présent, et de supporter, en fait, et d'être derrière les athlètes,
06:13et les encourager, justement, pour pouvoir briller. Donc, c'est cool que tu aies électrisé comme ça, le public,
06:18parce que c'est aussi pour ça que les gens viennent, donc, vivent des belles émotions.
06:22Comment tu expliques cet engouement ? Bon, pas tous, mais on va y venir.
06:24Pour le public français, les jeunes, les ados, les filles, enfin, c'est un carton plein, et ça grandit, ça n'arrête pas.
06:30Est-ce que tu as une explication ?
06:32Ben oui, Alisson l'a dit, je pense que les JO, ça a été incroyable aussi encore.
06:37Je ne les ai même pas cités, mais ça tombe sous le sens.
06:40Les JO, ça a été incroyable. Tous les Français étaient derrière leurs athlètes, du premier jour au dernier jour de ces Jeux olympiques.
06:48Et je ne sais pas, c'est un truc, un côté émotion, c'est un côté instant présent.
06:56Je pense que les gens ont envie de voir, et c'est ça qui fait que je pense qu'il y a autant d'attachement et d'engouement pour le sport mondialement.
07:04Et pourtant, l'image n'est pas forcément belle, dans le sens où ce sont des images de violence.
07:09C'est aussi pour ça qu'aujourd'hui, on ne peut pas vous proposer de vidéos.
07:12C'est interdit, on n'a pas le droit, dans l'après-midi, de montrer des vidéos de violence.
07:14Donc, ce n'est pas facile de dépasser cette image-là.
07:16Comment tu ferais pour convaincre un Pierre Boubi de l'intérêt de ton sport ?
07:20Et pourquoi c'est beau à regarder ? Parce que là, on est d'accord.
07:23Mais ce n'est pas, encore une fois, je suis admiratif du champion.
07:27C'est quelque chose qui me fascine, mais pour moi, c'est trop violent à l'œil nu.
07:33Ce n'est pas quelque chose qui me...
07:35Généralement, quand je tombe sur un combat, je change de chaîne parce que c'est trop violent, mais pour moi.
07:38Ce n'est pas quelque chose qui m'attire.
07:40Mais je vois, je ne suis pas dupe, et je vois les gens avoir les yeux écarquillés, regarder tout ce qui se passe, la technique.
07:46Je suis conscient que c'est un travail, qu'il y a une formation, une préparation d'un mois et demi, voire des fois deux mois.
07:51Et de la difficulté de l'épreuve, mais je pense que c'est personnel.
07:56Ce n'est pas... Il y en a qui préfèrent le foot, d'autres préfèrent la boxe.
07:59La boxe, j'aime bien, mais ça, j'aime un peu moins.
08:01Mais pour autant, j'ai autant de respect pour l'athlète, parce que je suis incapable de faire 5% de ce qu'il fait.
08:07Oui, parce qu'il est là, surtout.
08:08Aussi.
08:09Mais non, mais c'est...
08:10Je comprends la difficulté d'entrer, en fait, dans le sport, comme on en parle, avec un modèle JO, un modèle grand public,
08:18parce qu'il y a cette violence-là aussi.
08:20Oui, mais c'est ce qui fait que ce sport est différent et le temps qui met aussi à rentrer dans le cœur des Français.
08:25Mais bon, en 20 minutes, tu remplis Bercy. Il sait qu'il y a un attrait qui est particulier.
08:29Ah oui. Tu as des arguments pour le convaincre ou pas ?
08:30Ou il est rattrapable ?
08:31Moi, je pense que non. Moi, je pense que c'est juste l'éducation sportive en France qui est...
08:35Comme il le dit, il parle de boxe. La boxe, en réalité, c'est que des coups.
08:38Donc, le MMA, c'est un mélange de sport, de préhension,
08:41donc de toutes les techniques de projection et de soumission qu'il y a dans le judo ou la lutte,
08:44plus toutes les techniques de percussion qu'il y a en boxe, notamment dans le Muay Thai.
08:49C'est le mélange de tout ça.
08:51Donc, en réalité, c'est juste une question d'éducation à ce sport.
08:54C'est vrai que ça a mis longtemps à arriver en France et à être vu.
08:57Donc, les gens qui n'ont pas grandi, malheureusement, sont peut-être un jour conquis, peut-être pas.
09:04Mais quand tu n'as pas grandi avec ce sport au quotidien, c'est vrai que les Américains,
09:08c'est un sport qui est depuis les années 90, qui prend de la place aux États-Unis.
09:14Aujourd'hui, aux États-Unis, c'est le quatrième sport ex-aequo avec le baseball, le plus populaire.
09:17Donc, l'UFC, c'est une grosse machine de guerre qui, aujourd'hui, a sa popularité et sa côte médiatique.
09:25Mais c'est l'éducation à ce sport, je pense, en France qui fait que c'est encore nouveau,
09:30ce qui donne aussi un engouement spécial particulier,
09:33mais ce qui fait aussi qu'il y aura toujours, que c'est un engouement peut-être retardé
09:38ou qui ne sera pas forcément pour tout le monde.
09:43D'ailleurs, je ne pense pas que c'est un sport qui est pour tout le monde.
09:44Tous les sports, tout le monde a son attirance plus ou moins pour chaque sport.
09:49Mathieu de Céry ?
09:50Moi, je veux savoir, Benoît, tu avais évoqué ton manque d'humilité que tu avais en 2024.
09:57Moi, je veux savoir, qu'est-ce qui t'a amené à cette introspection personnelle
10:00et qu'est-ce que, du coup, tu as changé dans ton approche de ton métier,
10:04que ce soit professionnellement ou en dehors ?
10:07Je pense que c'est un exemple pour beaucoup de jeunes qui peuvent t'écouter et prendre exemple.
10:12Je pense qu'en fait, les enjeux médiatiques et sportifs du combat contre Poirier
10:16ont fait que je me suis mis beaucoup de pression
10:20et j'avais des problèmes avec une partie de mon staff sportif
10:23avec qui je n'étais plus en adéquation avec les valeurs humaines.
10:27Et du coup, ça ne pouvait pas fonctionner,
10:28ce qui a fait que ce combat, je l'ai fait dans des conditions particulières.
10:32Je ne fais pas une contre-performance.
10:34Au vu des conditions dans lesquelles je le fais,
10:36je ne sais pas que j'étais déçu par ma performance,
10:39mais je pense que je n'aurais peut-être pas dû le faire
10:42ou il y avait des choses qui faisaient un manque d'expérience.
10:45Après, le combat contre Moïcano, c'est clairement un manque de lucidité,
10:49de ne pas être allé chercher quelqu'un d'expérience dans le MMA pour avoir un vrai coach.
10:53En fait, j'ai voulu être mon propre général.
10:55Et dans la cage et dans l'octogone, il faut être un soldat.
10:57Il faut avoir des choses simples et efficaces à faire.
11:00Ça va tellement vite que tu ne peux pas réfléchir sur…
11:03Tu ne peux pas te coacher, t'auto-coacher, c'est impossible.
11:06Je pense que déjà, c'est impossible dans n'importe quel sport à haut niveau,
11:09mais tout spécialement dans ce sport parce qu'il pardonne peu et ça va vite.
11:13Et c'est ce que j'ai fait.
11:14Donc, je suis arrivé peut-être, je disais, un peu les mains dans les poches à ce combat-là.
11:18Je l'ai regretté.
11:19Mais ce qui fait aussi que je suis arrivé comme ça, c'est que j'ai un gros manque d'expérience encore dans ce sport
11:25comparé à beaucoup d'autres sportifs.
11:26Par exemple, encore cet UFC à Paris.
11:29Malgré mon classement, moi, j'ai commencé ce sport en 2018 et en professionnel en 2019.
11:35Donc, je suis celui qui a commencé le plus tard sa carrière professionnelle de l'ensemble des combattants masculins
11:40qui ont combattu sur cette carte, cette année, l'année dernière, les années précédentes.
11:44Donc, il a fallu rattraper ce manque d'expérience et aussi mettre les pieds sur terre et faire confiance à quelqu'un
11:53et lui donner les clés du camion, lui dire, voilà, j'ai besoin de ça, ça, je te laisse les clés du camion.
12:00Moi, je retourne au travail, tu me dis quoi faire.
12:03Par rapport à ce que tu dis, le fait d'être arrivé, comment tu en es arrivé à se dire, je vais faire ça ?
12:09C'est quoi la transition ?
12:13Par rapport à ce que tu faisais avant et au moment où tu dis, bon, je vais me lancer dedans vraiment à fond.
12:18Ça a été assez particulier pour moi.
12:21Je commence le MMA en 2018, le YouTube Brésilien en 2017 et un peu de temps après la boxe.
12:27Comme 2018, ça me plaît.
12:29Je fais une compétition amateur que je remporte.
12:32Je décide de ne pas re-signer mon contrat au sein des forces spéciales avec l'armée,
12:35d'arrêter.
12:37En plus, le credo du régiment dans lequel j'ai servi, c'est « qui os gagne ? »
12:40« Who does wins ? »
12:41Donc, je me suis dit, bon, ben…
12:42Il n'y a pas la peine de traduire, ça va.
12:44Non, parce que c'est un régiment d'origine, qui tire ses origines de David Sterling et de la Seconde Guerre mondiale,
12:54qui est, on va dire, d'origine anglaise.
12:56Il fait rire du soir.
12:56Et, ben, oui, j'aime beaucoup l'histoire, mais voilà.
13:00Donc, du coup, je me suis dit, je vais regretter ça toute ma vie si je n'essaye pas cette aventure.
13:06Parce que moi, quand j'étais gamin, ben, j'arrivais des chevaliers, de ce côté un peu protégé, l'orphelin, certes,
13:12mais ce côté aussi un peu du 1 contre 1, du duel, de la joute, gladiateur, tout ça.
13:18J'ai grandi avec tout ça.
13:20La reine, Bravart, tout ce qui est dans l'hypique.
13:23Bravart, exactement.
13:26Non, mais j'ai grandi avec cette culture-là, cet engouement-là.
13:29D'ailleurs, l'effort spécial, c'est pour ça aussi que je l'avais fait.
13:33Parce que je voulais de l'aventure et faire partie de cette élite de combattants en servant à une bonne cause.
13:38Et là, je me suis dit, je ne peux pas passer à côté, ça me plaît trop, j'ai envie d'essayer.
13:42Donc, je me lance dans ma carrière professionnelle et ça se passe bien et voilà.
13:46Pierre Boubis, si tu pouvais éviter de lui poser des questions qui durent 15 minutes,
13:49parce qu'on n'a pas beaucoup de temps, jugez à l'honneur.
13:50J'ai deux petites questions, Benoît, avant de terminer.
13:54Tu as parlé de ton nouvel entourage sportif.
13:56Aujourd'hui, c'est Nicolas Hoth, notamment, qui est devenu ton coach.
13:58Qu'est-ce qui t'apporte de plus en tant que combattant ?
14:01Moi, j'ai eu l'impression que tu avais fait ta prestation la plus aboutie face à Rufy.
14:05Donc, j'aimerais parler de ça.
14:06Et puis, c'est quoi la suite pour toi ?
14:08Est-ce que tu veux viser un top 10 ?
14:09Là, c'était ta deuxième victoire face à un top 15 après Frévola.
14:13Qu'est-ce que tu veux pour la suite ?
14:15Nicolas, c'est un coach qui est exceptionnel parce qu'il a cette capacité à s'adapter à son combattant.
14:27Et surtout, il a su s'adapter aussi au staff sportif qui était autour de moi.
14:30Comme je le dis, on est un peu comme des triathlètes.
14:32On a différentes disciplines à travailler.
14:34Donc, j'ai un coach en sol, un coach en lutte.
14:36Alors, le coach de lutte, il le connaissait déjà très bien.
14:39Un coach en boxe, etc.
14:40Il a su harmoniser tout ça, m'amener dans une certaine direction.
14:44Et là, maintenant, ça fait un peu plus de six mois que je travaille avec lui.
14:46Et effectivement, entre mon dernier combat avec lui, pré-polek, et celui-là,
14:49j'ai vraiment senti que le travail commençait vraiment à payer.
14:55Et que son mode de fonctionnement, je commence à le comprendre et à l'utiliser
15:00et à devenir méthodique comme il me demande de l'être.
15:02Et je prends du plaisir aussi dedans, ce qui est d'autant plus important.
15:06Donc, c'est-à-dire que si j'arrive à devenir plus performant,
15:08comprendre sa méthode et en plus prendre du plaisir dedans, c'est le jackpot.
15:12Et avant que tu parles de la suite, parce que c'est la deuxième question,
15:14juste, on va vous lire un petit tweet de quelqu'un que tu connais bien,
15:17le Polonais Mateusz Gamrot, prétendant, il est numéro 8, je crois,
15:20à son nom mondial, à moins 70 kilos.
15:22J'étais tout prêt hier et j'ai attendu une réaction, mais il n'y a eu qu'un silence.
15:25Si tu veux en découdre, rendez-vous en décembre.
15:28Et il s'est même moqué de ton surnom.
15:29Son surnom est « God of War », je peux le changer en « God of Comfort Zone ».
15:32La parole est à toi.
15:34Non, Gamrot, c'est un très beau combat, mais je vois qu'il a retrouvé son stylo,
15:39parce que j'avais envoyé un stylo à l'Américaine Top Team
15:42pour qu'il signe le contrat pour Paris.
15:44Malheureusement, ce n'est pas du coup Gamrot que j'ai affronté, mais Mauricio Ruffi.
15:49Non, c'est un beau combat, parce que c'est un gars qui est dans le top 10,
15:53qui est jeune et expérimenté.
15:55Maintenant, n'importe quel gars du top 10, ça sera un honneur et un privilège de l'affronter.
16:01On va voir ce que l'UFC va me proposer.
16:04Mais bien entendu, il fait partie des noms avec qui j'aimerais en découdre.
16:09Et ça serait un bonheur absolu de l'avoir face à moi lors du prochain combat.
16:16Mais tu ne les rentres pas trop dedans, là ?
16:17Moi, je pensais que tu allais punchline, tout ça.
16:19Non, tu es très poli.
16:19Non, tu sais, moi, je n'ai pas besoin de ça.
16:22Généralement, je fais parler…
16:23Les points !
16:24Je fais parler tout ça dans l'octogone.
16:27Eh bien, ça tombe bien.
16:28Ça, c'était l'interview classique, on va dire.
16:30On est poli, on se parle entre nous.
16:31Là, maintenant, on va faire une ITV Choc.
16:32Des questions rapides, des réponses rapides.
16:34Tu développes si tu as envie ou non.
16:35Jingle d'abord, ITV Choc.
16:36On va faire une interview.
16:41Domination ou soumission ?
16:43Rapport à ton sport.
16:44Commence pas à regarder mes filles.
16:46On commence facile.
16:47Benoît, face à tes adversaires.
16:50Soumission.
16:51Ah, quoi ?
16:52Domination ou soumission, tu m'as dit.
16:54Tu domines ou tu te soumets ?
16:55Non, ce que tu veux que je mette en place sur mon adversaire.
16:58Est-ce que je préfère le dominer ou le soumettre ?
17:01Le soumettre.
17:01Ah oui, dans ce sens-là.
17:03Et lui, il gagne à tous les coups.
17:04Je ne vais rien lui dire.
17:05Ça va être plus dur.
17:06Face à ton banquier.
17:11Soumission.
17:13C'est lui qui décide ou c'est toi ?
17:14En gros, domination.
17:16Ah, en dominance.
17:17On essaie de dominer.
17:18Face à tes enfants.
17:21Et il n'a pas beaucoup dormi.
17:21C'est toujours que ces deux-là.
17:23Oui, ben oui.
17:24C'est le principe.
17:25Ah oui.
17:27Domination, soumission, on est un petit peu dans l'illégal.
17:31Mais cette nuit à 4h du mat, il ne t'a pas trop dominé.
17:33C'est plutôt lui qui t'a dominé.
17:35Oui, oui.
17:35C'est compliqué.
17:38Face à ton chef cuistot, tu domines ou tu te soumets ?
17:40C'est lui qui décide des plats ou c'est toi ?
17:42Alors, loin du combat, je me soumets, enfin proche du combat, je me soumets à ses décisions.
17:49Loin du combat, je vais m'imposer.
17:52J'ai faim.
17:52À table.
17:53Et face à ta balance alors pour te peser, tu domines la balance ou c'est elle qui te domine ?
17:57Ah, idem.
17:58Loin du combat, je dirais que je la domine et plus le combat approche, plus c'est l'inverse.
18:03À la salle de muscu ?
18:04Ah, je domine les poids.
18:07C'est moi qui mets la main dessus.
18:09Face à ton coach ?
18:10On en a parlé, le nouvel entraîneur Nicolas Haute.
18:12Je dirais qu'il faut être équilibré, donc 50-50.
18:17Il faut savoir l'écouter et savoir s'écouter, mais clairement, c'est un travail collectif.
18:24On a le droit de 50-50.
18:25Devant un match du 15 de France, parce qu'on est un passionné de rugby, tu domines tes émotions
18:28ou alors tu subis et je ne te vois pas vriller et devenir comme un fou ?
18:31Ah, Saint-André, je ne sais pas quoi.
18:34C'est un vieux ça.
18:35Il est beaucoup, je suis vraiment très loin.
18:37C'est un blanco.
18:38Saint-André, il y a trois coupes du monde.
18:40Comment tu es devant un match ?
18:40En ce moment, c'est Galtier.
18:42Alors, si c'est un match, si c'est le crunch et que c'est le grand slam qui joue dessus,
18:51je pense que je subirai les émotions.
18:54Hormis ça, je pense que j'arriverai à me contrôler.
18:58Le choix de tes futurs combats ?
18:59Tu domines ou tu te soumets ?
19:01Tu as ton mot à dire, quoi ?
19:02Il faut dominer.
19:05Face à ton miroir, ton image, est-ce que tu l'as subie ou tu la travailles ?
19:10Aujourd'hui, je suis en adéquation avec, je suis bien.
19:14Il a réponse à tout, il est insupportable.
19:16Face à ton kiné ou ton médecin, celui qui te répare, tu domines ou tu subis ?
19:21Ça dépend si je lui ai dit toute la vérité sur le ressenti de la blessure.
19:27Mais en général, il arrive vite à s'en rendre compte.
19:31Si on arrive à gratter et que le combat se fasse quand même, des fois, on se met sous silence.
19:38On taire quelques sujets.
19:39Devant ta femme, domination ou soumission ?
19:44Avec ma femme, c'est 50-50.
19:46Il faut un couple harmonieux.
19:49Il y en a un qui domine plus que nous.
19:50Toujours.
19:51On te fait engueuler ou pas ?
19:52Je me fais engueuler, mais j'ai le bonheur d'être aussi très bien accompagné.
19:58Quel diplomate.
20:00C'est bien vous la raison diplomatique.
20:01Face à ton public, tu les domines ou tu te soumets à leurs cris, qu'ils soient bons ou mauvais ?
20:08Elle est un peu tordue.
20:10Elle est particulière.
20:12On va dire que je domine les publics étrangers, mais je me soumets face au public français.
20:17Oh là là, il est bon.
20:18Une petite dernière, mais elle n'est pas pour toi.
20:20Devant un micro, vous trouvez qui ?
20:22Domination ou soumission ?
20:23Domination.
20:24Domination.
20:25C'est insupportable.
20:26C'était Benoît Saint-André en direction de l'Écule de Choc.
20:29Merci beaucoup.
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