Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et alors j'ai la chance ce matin de recevoir l'homme qui nous a fait tellement rire à décortiquer la télé chaque jour dans Culture Média
00:07mais qui suite au visionnage d'une énième télé-réalité intitulée « Qui a volé Kiki ? » a littéralement craqué.
00:15L'impact sur sa santé mentale devenait trop lourd et les médecins lui ont prescrit une cure très très stricte à base de bouillon de culture.
00:22On est ravis de le retrouver en pleine forme. Bonjour Jean-Luc Lemoyne !
00:26Bonjour Thomas !
00:27Quel bonheur !
00:28Tout seul c'est bizarre !
00:31Il n'est pas la pichenée !
00:32Comment ça se passe ? Il est là, il est en régie.
00:34Tu peux venir avec nous Julien, ton préfère, toute l'équipe réunit.
00:39Ça fait plaisir de vous voir, même si je peux faire un peu de soucis pour Olivier.
00:42Pourquoi pas ?
00:43J'ai l'impression que pendant l'été ça s'est aggravé, il lave de plus en plus chaud, ses vêtements sont de plus en plus petits.
00:49Et de plus en plus ouverts.
00:51Vous voulez dire que j'ai grossi ?
00:52Non, au contraire, vous habillez slim slim.
00:55Comment ça se passe cette cure sans télé-réalité ?
00:59C'est difficile, c'est difficile, donc de temps en temps je me regarde un 50, quelque chose...
01:04Un 50 !
01:06Les 50 sur WF !
01:07Il y a des doucements, pour me sevrer, et puis le matin je prends ma voiture, je tourne sur le périph' pour faire semblant de venir à Europe.
01:13Vous continuez à regarder L'Amour est dans le Pré, parce que ça c'était quand même votre émission préférée à débriefer.
01:20Je suis tombé dessus par hasard l'autre fois, et ce qui était bien c'est que je l'ai regardé un peu pour le plaisir.
01:25Ah oui, sans penser au travail du lendemain.
01:27Et ça c'est très réconfortant.
01:29Est-ce que ça vous manque un petit « Oh non » de Julien Picheney ?
01:31Bien sûr que ça me manque.
01:32Non, non !
01:33Non, non, non !
01:35Ça nous manque aussi de ne pas avoir des débriefs de l'amour est dans le Pré, et du mariage au premier regard.
01:42Marie au premier regard, c'est le meilleur moment de ma vie ça.
01:45En tout cas sachez, je ne sais pas si vous êtes retourné à votre bureau, que personne ne s'est assis sur votre chaise, qu'on n'a rien touché.
01:51Il y a toujours le poster de Dembele sur votre bureau, quand vous avez imprimé, il est toujours là.
01:56Écoutez, je vais vous dire, je n'ai pas pu y aller parce qu'on a démagnétisé mon bâche.
02:00Et c'est là où on dit qu'on n'a pas une franchise dans cette société.
02:03Ça va très très vite dans ces cas-là.
02:05Non, alors en vrai, il faut quand même expliquer que vous avez un agenda extrêmement chargé, Jean-Luc Lemoyne, cette année,
02:11avec une pièce de théâtre à venir, et puis un one man qui s'appelle Liquidation Extrait.
02:18C'est important de prendre conscience de la société dans laquelle on vit.
02:21Quand je voulais expliquer que je n'étais pas porté sur le sexe, je disais toujours, moi de toute façon, j'ai la libido de la débière.
02:28Ça ne passe plus ce genre de vannes, c'est vraiment des indignations sélectives.
02:33Moi, je suis un gars plutôt optimiste.
02:37Je mise toujours sur l'intelligence des gens qui viennent me voir.
02:40Et là, je vous vois.
02:43Non, ça ne s'applaudit pas non plus, mais c'est...
02:46Non, mais pardon, dire que le réchauffement climatique, c'est un moyen de prolonger l'été,
02:51c'est comme un mec qui se fait empoder des quatre membres et qui dit après, c'est génial, je vais pouvoir voyager en bagage à main.
02:55Je me dis qu'elle avait un cancer et que pour se soigner, elle avait besoin de 75 euros.
03:01Je me suis renseigné, un cancer à 75 euros, ce n'est pas cher.
03:04Alors là, vous parlez de votre brouteur, Chantal, qui tentait de vous extorquer un peu d'argent sur Instagram.
03:12Vous avez eu des nouvelles de Chantal ?
03:13Non, malheureusement, j'ai l'impression que tout le monde est affecté de plus en plus.
03:17Encore la semaine dernière avec cette japonaise qui a envoyé de l'argent à un astronaute.
03:21Je trouve qu'il ait de l'oxygène dans les espaces.
03:23Là, c'est terrible.
03:26C'est terrible.
03:27C'est pour ça que je voulais parler de tout ça dans mon spectacle,
03:28parce que je crois que plus on avance et plus ça s'aggrave,
03:32plus on est connecté, plus on est isolé, on n'ose pas dire qu'on est collés dans des passés,
03:35on est tous des victimes potentielles.
03:37Et ça fait du bien, je crois, d'en parler en public.
03:39Votre spectacle, il s'appelle Liquidation et on retrouve, pour ceux qui ont eu l'habitude de vous écouter ici,
03:45votre humour hyper ciselé.
03:47Mais alors là, vous abordez des sujets plus sensibles
03:49que vous ne pourriez pas forcément aborder d'ailleurs à la radio comme ça.
03:52Vous êtes plus libre sur scène forcément.
03:55Je suis plus libre et puis j'ai plus de temps.
03:57On est quand même dans une époque où c'est le règne de la petite phrase,
04:00où chacun est prêt à bondir.
04:02Une phrase va être sortie du contexte, reprise sur les réseaux sociaux.
04:05Là, les gens sont un peu prisonniers dans la salle.
04:07Donc, ils m'écoutent.
04:09Ils ne sont pas obligés d'être d'accord avec moi,
04:10mais au moins, j'ai le temps d'aller sur des sujets un peu plus sensibles,
04:14que ce soit les communautarismes, que ce soit le complotisme.
04:16Et l'idée, ce n'est pas de faire un constat,
04:19c'est d'essayer de comprendre pourquoi.
04:20Pourquoi on en est arrivé là ?
04:22Et donner quelques clés.
04:24Et alors nous, on a été tous évidemment avec l'équipe de Culture Média dans le public une fois.
04:29C'était très discret notre présence en plus.
04:30On a mis un petit peu le dawa, comme disent les jeunes.
04:32Ah oui, on a mis le feu.
04:34Ça ne vous a pas perturbé, vous avez l'habitude.
04:37Est-ce que vous avez déjà eu des gens vraiment gênants dans votre public ?
04:39Ça vous est arrivé ? Des gens vraiment insupportables ?
04:41Non, Olivier n'est toujours pas passé.
04:42La liste est tellement longue que là, j'ai aucune excuse.
04:49La liste des dates de liquidation...
04:51Il y a cinq pages.
04:51Non, ça c'est toujours bien passé.
04:54Et puis en plus, c'est un spectacle qui est très écrit sur la société actuelle,
04:57mais c'est un spectacle qui est aussi très ouvert vers le public.
05:00Donc je recherche le dialogue avec le public,
05:03donc souvent le spectacle s'allonge un petit peu.
05:05Mais après, c'est vrai qu'on est dans une société
05:06où maintenant toutes les susceptibilités sont de sortie.
05:09Donc j'imagine que même dans l'écriture, par rapport au spectacle que vous avez pu faire avant,
05:13vous devez vous méfier d'un peu tout.
05:15Bah oui, aujourd'hui, tout est inflammable.
05:20Aujourd'hui, tu dis bonjour à quelqu'un, il peut te répondre non.
05:22Pourquoi bonjour ?
05:23C'est quoi cette injonction qui t'oblige obligatoirement à passer une bonne journée ?
05:27Donc on est dans une société qui devient un petit peu folle.
05:29Et plutôt que...
05:31Moi je pense que pas mal de gens ressentent ça,
05:34cette incompréhension par rapport à cette société,
05:37mais n'osent pas l'exprimer.
05:38Parce que si on l'exprime, on a l'impression de se mettre un petit peu en juge
05:42et d'être soi-même jugé en disant
05:43« Ah ok, tu comprends pas ça, ça veut dire que t'es rétrograde. »
05:46Je crois pas que ce soit ça.
05:49Je crois pas.
05:50Je crois pas, donc c'est pour ça que j'essaie d'en parler dans le spectacle
05:52et c'est très libérateur.
05:53Et donc il y a ce spectacle, Liquidation, tournée dans toute la France,
05:56où on a 50 dates à venir.
05:58On va en donner quelques-unes tout à l'heure.
05:59Et puis il y a une autre tournée qui arrive,
06:01et là on a carrément trois pages de dates.
06:03C'est une pièce de théâtre culte,
06:04le prénom d'Alexandre Delapatelier et Mathieu Delaporte.
06:08Et alors vous, vous jouez Pierre, le prof d'université.
06:11C'était celui qui était joué par Charles Berling dans le film, c'est ça ?
06:14Dans le film, oui.
06:15La première pièce, je crois, c'était Jean-Michel Dupuis.
06:17Et le rôle de Patrick Bruel sera joué par ?
06:20Cartman.
06:21Cartman.
06:22Donc c'est vraiment une toute autre proposition physique.
06:24On est vraiment sûr qu'on le met.
06:25Mais il a le même charme, vous verrez.
06:28Comment ça se passe les répètes là ?
06:29On est en plein dedans.
06:31Il y a aussi Laurence Pierre,
06:32il y a aussi François Raison,
06:33Auréa Tchatoni,
06:35sous la direction de Eric Logérias.
06:37Et vraiment, on s'amuse comme des fous.
06:38Il faut dire que c'est un petit bijou.
06:39C'est génial cette pièce.
06:39C'est un bijou, franchement.
06:41Et vous devez avoir une petite pression,
06:42parce que je crois que ça fait 20 ans
06:43que vous n'avez pas joué dans une pièce de théâtre, Jean-Luc ?
06:44Exactement.
06:45Et en plus, c'était une de mes pièces.
06:47Donc là, c'est la première fois
06:49que je joue la pièce de quelqu'un d'autre.
06:50Mais en même temps, je suis plutôt bien servi.
06:52C'est tellement bien écrit.
06:53C'est un régal, le prénom.
06:54Ça, c'est à partir du 30 septembre,
06:57en tournée dans toute la France, le prénom.
06:59Et donc, liquidation en Suisse, en Belgique,
07:02à partir du 19 septembre.
07:04Voilà, le 19 septembre et le 20,
07:05je serai à Boulogne-Biancourt.
07:06Et puis après, je vais aller dans l'Est,
07:08vers des terres...
07:10Crocevalde.
07:11Crocevalde et Blénaud.
07:12Vous serez à Crocevalde le 28 septembre.
07:14Blénaud, là où il est...
07:15Attention, c'est près de Pont-à-Mousson.
07:17Exactement.
07:17C'est chez vous.
07:18C'est Blénaud les Pont-à-Mousson.
07:19Exactement.
07:19C'était également une maladie.
07:20Hashtag Kuchené.
07:21Dans un instant, on va évoquer quelques souvenirs,
07:24Jean-Luc Lemoyne.
07:25Je pensais bien vous connaître,
07:26mais alors j'ai appris beaucoup de choses
07:27en préparant le portrait sonore qui arrive.
07:29A tout de suite sur Orpain.
07:3110h, 11h30, Culture Média.

Recommandations