Le gouvernement de François Bayrou risque de tomber ce soir alors arrêtons de perdre du temps, Monsieur Le Président, nommez le Gouverneur de La Banque de France et basculons dans un gouvernement technique qui mettra sur pied un budget sérieux pour l'année prochaine. Regardez L'éco and You du 08 septembre 2025.
00:00Nous sommes le lundi 8 septembre, vous écoutez RTL, c'est votre tablée du petit matin et c'est le début d'une
00:07longue semaine agitée politiquement et socialement, blocage général annoncé pour mercredi.
00:12On va y revenir dans un instant avec vous Isabelle Saporta, mais j'aimerais commencer par vous Martial You, parce que
00:16le gouvernement de François Bayrou risque bien de tomber ce soir et vous demandez Martial de nommer
00:22François Villeroy de Gallo à Matignon.
00:24Et bien oui, arrêtons de perdre du temps Monsieur le Président, nommez le gouverneur de la Banque de France et basculons dans un gouvernement technique qui mettra sur pied un budget sérieux pour l'année prochaine.
00:34Pourquoi lui ? Pourquoi François Villeroy de Gallo ?
00:35Il rassurera les marchés déjà et on en a besoin quand même en ce moment, je rappelle que Fitch rend son verdict vendredi, l'agence de notation.
00:42Notre problème, je le rappelle aussi, c'est qu'on emprunte à plus cher que l'Espagne, le Portugal, la Grèce depuis l'annonce du hara-quiri de François Bayrou.
00:50Nos banques chutent en bourse, donc il faut faire redescendre la température et puis le gouverneur de la Banque de France fait partie du conseil, de la BCE, la Banque Centrale Européenne, dont on aura bien besoin si notre situation économique se dégrade.
01:02Il ne fait pas du tout partie des noms qui circulent. En revanche, pour l'instant, il y a vous qui le mettez sur la table. Que peut-il faire pour le budget ?
01:08Déjà, il est neutre politiquement. Donc s'il doit prendre des décisions courageuses, il fera ce que les politiciens n'oseraient pas faire et on sort du jeu politique où la droite critique systématiquement la gauche et réciproquement.
01:20En gros, le technicien fait le sale boulot. Il peut même piocher des mesures à droite et à gauche.
01:25L'économiste italien Mario Monti, par exemple, en 2011, avait fait voter 63 milliards d'économies dans le budget.
01:31Il avait ouvert les transports à la concurrence et renforcé la lutte contre la fraude fiscale.
01:37Bon, la France doit reprendre ses finances publiques en main. Tout le monde est d'accord là-dessus.
01:40On ne peut pas enchaîner les mauvais budgets où le seul exploit, c'est d'éviter une censure.
01:45Donc il faut commencer à prendre des mesures sérieuses.
01:47Aucun politicien n'est en mesure de le faire à 6 mois des municipales et 18 mois de la présidentielle.
01:51Et ça marche, un gouvernement technique ?
01:53Si on prend le bilan de Draghi, un autre Italien, en 2021, juste après le Covid, il a fait baisser le chômage et a réduit de 10 points la dette publique.
02:01De toute façon, le gouvernement technique, c'est la dernière station avant la dissolution ou une présidentielle anticipée.
02:07On n'a jamais essayé sous la Ve République, mais je sens que c'est le moment d'innover un peu.
02:12Merci beaucoup Martial. On vous retrouve aussi dans le podcast Le Grand Angle Éco, avec cette semaine.
02:17Qui sont les révoltés du 10 septembre ?
02:19C'était pour annoncer effectivement la chronique d'Isabelle Sainte.
02:22Exactement, c'est à retrouver sur l'application RTL le 10 septembre.
02:24Justement, on y vient Isabelle, c'est le mouvement Bloquons Tout qui devrait viser des raffineries, des plateformes, des routes.
02:31Et s'en prendre à des radars aussi.
02:33Oui, bloquons tout, on est sûr. Non, parce qu'honnêtement, bloquer plus le pays qu'il ne l'est déjà, ça paraît pas nécessaire.
02:40Bloquons la politique, mais depuis la dissolution ratée de l'an passé, on est déjà bien bloqué.
02:46La séquence politique actuelle, c'est un escape game dont toutes les portes sont savamment verrouillées.
02:52On attend le vote de confiance de cet après-midi, sur lequel le Premier ministre devrait tomber.
02:57Comme le précédent avant lui, comme sans doute le ou les suivants après lui.
03:01À moins qu'il n'y ait encore une dissolution, qui peut-être ne débloquera rien non plus.
03:06À moins que le président démissionne.
03:07Du coup, côté blocage, on est déjà bien servi.
03:10Alors, bloquons l'économie peut-être.
03:12Mais bloquer, pourquoi faire au juste ?
03:14On est déjà à plus de 3 400 milliards de dettes.
03:18On veut se dépêcher d'arriver à 3 500 milliards ?
03:21Bloquons l'école alors, pour creuser encore plus notre tombe académique,
03:25sachant qu'on est déjà au tréfonds des classements internationaux.
03:28On veut les achever, nos jeunes, c'est ça ?
03:31On les a déjà bien entravés, en leur laissant notre dette abyssale,
03:34nos soins de santé, nos retraites à payer.
03:37Tout ça sur une planète qu'on aura bien massacrée.
03:40On pourrait peut-être les libérer, nos jeunes, plutôt que de les bloquer.
03:44Mais bloquons l'écologie alors.
03:46La rénovation thermique, par exemple.
03:48Vous vous souvenez de la chronique de Martial You ?
03:50Les rebondissements de MaPrimeRénov',
03:52la série la plus haletante de la rentrée ?
03:54Vous voulez dire que ce n'est pas la peine de bloquer plus ?
03:56On n'avance déjà pas d'un iota.
03:58On patine, on fait du surplace,
04:00on essaye vaille que vaille de colmater les brèches.
04:03Sauf que pour réparer la France,
04:04on a juste un stock de petites rustines,
04:07vous savez, qui ne codent plus rien du tout.
04:09Et pendant ce temps-là, à Pékin,
04:10on organise le défilé du siècle
04:12avec 10 000 militaires,
04:14des centaines de véhicules blindés
04:15et les leaders chinois, russes et nord-coréens
04:19alignés dans une belle armodie des dictatures.
04:22Alors, au lieu de bloquer la France le 10 septembre prochain,
04:25libérons-la.
04:26Merci beaucoup, Isabelle Saporta.
04:28On verra ce que donne ce mouvement,
04:30parce que dans les derniers sondages,
04:31ce n'est pas non plus une déferlante.
04:33Il est soutenu par moins d'un Français sur deux,
04:35d'après un sondage Ipsos publié hier dans la Tribune dimanche.
04:38Donc, affaire à suivre, comme on dit.
04:40Il est 6h49.
04:42Marcia Liu proposait un nom pour Matignon.
04:45Marina, vous, vous avez le nom de la prochaine tempête
04:48qui s'abattra sur la France.
04:50Elle s'appelle Alice,
04:51ou plutôt, elle s'appellera Alice
04:52parce qu'elle n'existe pas encore.
04:54Comment c'est possible ?
04:55Parce qu'avant que ne commence la saison des tempêtes sur l'Europe,
04:58c'est-à-dire à partir de l'automne,
04:59une liste de noms est établie en amont
05:01par les services météo de cinq pays.
05:04La France, la Belgique, l'Espagne, le Portugal et le Luxembourg.
05:07Et le premier nom de cette liste, c'est Alice.
05:09Elles sont choisies comment, ces prénoms ?
05:10Alors, comme c'est une liste commune,
05:12tous les prénoms doivent parler aux cinq nationalités.
05:14C'est dans l'ordre alphabétique.
05:15Donc, la première tempête s'appellera Alice.
05:18La deuxième, Benjamin.
05:19Et prénom féminin et masculin alterne.
05:21Donc, après Benjamin, ce sera Claudia.
05:23Il y a 21 noms de choisis.
05:25Le dernier est en Vilma avec un W.
05:2721 noms, mais il y a 26 lettres dans l'alphabet, non ?
05:29Oui, parce qu'il y a cinq lettres exclues.
05:31Le Q, le U, le X, le Y et le Z.
05:34Car c'était trop compliqué de trouver des noms
05:36commençant par ces lettres communs aux cinq pays.
05:39Donc, la première tempête qui nous concernera
05:41s'appellera Alice.
05:42Sauf si on se fait doubler par nos voisins
05:45britanniques, irlandais et néerlandais.
05:47C'est-à-dire ?
05:48Les services météo de ces trois pays
05:49ont aussi leur propre liste.
05:51Alors, pour qu'il n'y ait pas de cafouillage
05:53dans ces deux listes,
05:54quand arrive une tempête,
05:56les deux groupes se sont mis d'accord.
05:57Le premier pays qui est touché
05:59nommera la tempête.
06:00Donc, ce sera Alice.
06:01Si la France, l'Espagne, le Portugal,
06:03la Belgique ou le Luxembourg
06:04sont touchés les premiers.
06:05Et si c'est l'Irlande, la Grande-Bretagne
06:07ou les Pays-Bas,
06:08eh bien, ce sera Émy.
06:09Rappelez-nous, Marina, pourquoi on donne des noms
06:11aux tempêtes ?
06:12Pour mieux attirer l'attention des habitants.
06:14Il y avait un sondage fait par le Royaume-Uni
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