- il y a 1 an
À deux jours du vote de confiance, ce samedi 6 septembre, Jean-Luc Mélenchon se rend à la braderie de Lille où il tiendra un discours. De leur côté, les Républicains font leur rentrée avec le début de leurs universités d'été à Port-Marly dans les Yvelines. François Bayrou continuera, lui, son marathon médiatique.
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00:00Je vais commencer par vous dire que ça touche beaucoup, après tout ce qui a pu être dit de méchant et de calomnieux contre nous,
00:10de vous voir réunis le sourire aux lèvres en sentant que vous vous sentez unis tous ensemble par l'idéal et les objectifs que nous poursuivons.
00:21Mesdames et Messieurs, à cet instant, ma pensée se tourne d'abord vers ces milliers de personnes qui se préparent à embarquer pour la flottille qui va chercher à percer le bloc.
00:36Ces militantes, femmes et hommes, syndicalistes, personnalités connues ou moins connues, et parmi eux, de nouveau, quatre députés de la France insoumise qui sont notre honneur et notre fierté.
00:52Madame Emma Fourreau, qui renouvelle son engagement sur cette flottille, Thomas Porte, dont l'engagement de longue durée est connu de vous tous,
01:04Marie Messmer, de Rennes, et enfin François Picomal, de Toulouse. Peut-être y en aura-t-il d'autres.
01:11Et je veux particulièrement saluer leur courage car, voyez-vous, déjà l'armée la plus immorale du monde répète là-bas en mer,
01:23loin des côtes et des zones économiques exclusives de chacun des pays qui se trouvent sur le rivage, des exercices de tir en mer.
01:33Si bien que nous craignons que l'acte de piraterie auquel cette armée a l'habitude de se livrer chaque fois qu'une flottille s'approche
01:43ne soit cette fois-ci, comme l'ont dit certains ministres racistes du gouvernement de M. Netanyahou, se livre à des violences.
01:52Et nous sommes très inquiets à cette heure de ces violences.
01:55Si la France était gouvernée par des insoumis, les navires de la narine nationale accompagneraient les quatre députés
02:02qui sont dans les eaux territoriales, internationales et donc le violorien.
02:10Et s'apprêtent à débarquer sur un territoire sur lequel, en principe, le gouvernement de M. Netanyahou n'a aucune autorité.
02:18Le 22 septembre prochain, le président de la République française, s'il est toujours là, reconnaîtra l'État de Palestine.
02:26Il le fera, et ce n'est pas en exploit, comme 75% des autres pays représentés à l'ONU et 11 des 27 pays de l'Union européenne.
02:37Pour finir, nous aurons eu gain de cause, mais vous savez, comme moi, que cela ne suffira pas pour ce que nous demandons.
02:46Car ce que nous demandons, ce ne sont pas des paroles, mais des actes.
02:50Et d'abord, que cesse l'horrible massacre auquel on se livre là-bas à Gaza,
02:55qui nous soulève de dégoût, qui fait que la plupart d'entre nous n'ont aujourd'hui plus aucune confiance morale
03:03dans ceux qui dirigent cette planète et permettent qu'une telle abomination se déroule sans qu'il ne fasse rien.
03:11Il faudra peut-être, le moment venu, qu'intervienne, pour finir, une force de la paix,
03:16comme l'a proposé le président Gustavo Petro, président de la Colombie.
03:24Et bien maintenant, après vous avoir dit tout cela,
03:27il faut que j'entre dans les raisons pour lesquelles on m'a demandé de prendre la parole devant vous aujourd'hui.
03:35Il y a une situation politique qui peut-être laisse pas en toi beaucoup de femmes et d'hommes ici devant moi.
03:42Et puis les plus jeunes, qui n'ont pas eu à en vivre auparavant,
03:46la regardent avec l'habitude qu'ils ont de regarder les choses nouvelles.
03:51Mais pour beaucoup, si ce qui se présente est nouveau,
03:56nous y reconnaissons quelque chose qui se trouve dans le parfum de l'histoire de France.
04:02Oui, la France est entrée dans une nouvelle saison dégagiste.
04:07C'est-à-dire qu'elle juge illégitime la plupart des pouvoirs politiques et médiatiques
04:13dans lesquels elle n'a plus aucune confiance.
04:16Et cette saison dégagiste est bien dans les mœurs de notre patrie.
04:21En 236 ans depuis la chute de l'ancien régime et la victoire de la glorieuse révolution de 1789,
04:28nous avons connu cinq républiques, deux empires, deux dynasties et une dictature fasciste,
04:35celle de Philippe Pétain et des nazis qui l'entouraient.
04:39C'est-à-dire que nous sommes habitués, c'est comme ça, c'est la France,
04:44à ce qu'on ne sache pas sortir des impasses sans qu'il y ait quelques brutales secousses.
04:49C'est la raison pour laquelle, au moment où nous sommes à nouveau dans une impasse,
04:55les insoumis plaident pour une issue positive, pacifique, c'est-à-dire démocratique,
05:02à l'impasse dans laquelle nous avons été enfermés dans la durée
05:06et par un homme dont la manière de gouverner ce pays paraît étrange à tout le monde
05:11et peut-être une fois, quand il se regarde dans la glace, à lui-même.
05:17Et voilà comment, à chaque fois, à chaque étape, une constitution corrige une autre.
05:23La Quatrième République, par son agitation, la densité de ses débats,
05:28réparait les dégâts faits pendant la capitulation sans condition devant les Allemands
05:33et réparait les dégâts provoqués par la collaboration et toutes les mœurs abominables qui s'y rapportaient.
05:42Alors, ce fut la période aussi de la sécurité sociale.
05:45Mais au bout d'un moment, ces débats et cette instabilité qui en résultait
05:50a nuit au système lui-même, si bien qu'il était devenu incapable de régler quelques problèmes que ce soit.
05:56Et s'il avait réussi à surmonter la nécessité de reconnaître l'indépendance de la Tunisie,
06:05guidée à cette époque par son peuple et Habib Bourguiba,
06:10et puis celle du Maroc, guidée à cette époque par le roi Mohamed V de Rose Mémoire,
06:16eh bien, pour finir, elle s'avérait incapable de régler le problème de la victoire de la révolution algérienne contre le colonialisme.
06:23Si bien qu'il fallut des événements tout à fait extraordinaires
06:31pour qu'on en vienne à changer les règles de fonctionnement des institutions.
06:38Et on accoucha de cette manière de la Ve République qui, bien sûr,
06:42donna beaucoup d'autorité à un personnage qui en avait déjà par lui-même
06:46et sa contribution à l'histoire de la liberté de notre patrie, le général de Gaulle.
06:52Mais, ceci, comme d'habitude, donna lieu à d'autres excès,
06:58où l'autorité a fini par dégénérer en autoritarisme,
07:02si bien que nous voici rendus à un moment
07:05où, dans la période récente, plus de 31 lois sont venues réduire les libertés publiques,
07:12et encore tout cet été, des circulaires les plus diverses et multiples
07:15ont donné des pouvoirs excessifs aux agents d'autorité
07:20qui ne méritent pas toujours le respect qu'il aurait dû et que vous leur portez,
07:25compte tenu de la manière avec laquelle ils se comportent.
07:28C'est pourquoi je rappelle solennellement que l'autorité n'est pas l'autoritarisme,
07:37que l'autoritarisme est le signal de l'échec de l'autorité
07:40et que l'État républicain s'honore de sa laïcité
07:44et du service de ses serviteurs qui doivent obéir
07:50et garder pour eux leurs opinions politiques.
07:54Les préfets n'ont pas à traiter une parlementaire comme Mme Rima Hassan
07:59de Française de papier, ni de terroriste, ni de mafieuse.
08:06Je le dis non pour me procurer je ne sais quelle vengeance à cette tribune,
08:12mais parce qu'il y va de la stabilité de l'État.
08:16Les Françaises, les Français ne respectent l'État
08:19que s'ils se rendent respectables par sa neutralité absolue,
08:24sans nuance et sans aucun arrangement.
08:31La France, la voici engagée dans une saison dégagiste, vous ai-je dit.
08:38Dégagiste parce que le mot vient d'entrer dans le dictionnaire.
08:42La France dégagiste, elle met en cause toute autorité
08:46et elle a un calendrier avec deux rendez-vous.
08:50Le rendez-vous du 8 et celui du 10.
08:53Le 8 sera posé la question de confiance.
08:57Et on pense que la réponse, mais on ne la connaîtra que lorsqu'elle aura été prononcée,
09:05la réponse sera que l'Assemblée nationale ne fait pas confiance.
09:09C'est-à-dire que le gouvernement tombera.
09:12Mais comme ce sera la première fois depuis 5 ans
09:17qu'un Premier ministre pose la question de confiance alors que nous sommes en République,
09:23alors je commencerai, nonobstant toutes nos divergences,
09:28avec M. Bayrou par dire que je salue son honnêteté républicaine
09:33qui aura consisté à poser la question qu'aucun de ses prédécesseurs n'a voulu poser.
09:38Je dirai ensuite que le 8, si vous vous en sentez,
09:47sachez que ce sera d'abord une victoire populaire.
09:51Et c'est pourquoi sans doute vous aurez à cœur
09:54de faire des pots de départ devant les préfectures.
09:58Car ce sera votre victoire.
10:00Je le dis en pesant mes mots.
10:07Car, voyez-vous, le 15 juillet, M. Bayrou a déposé un plan abominable
10:13contre les acquis sociaux des Français.
10:16Et puis, nous avons vu aussitôt
10:192 millions de signatures pour abolir la loi Duplon,
10:24signal d'une intense activité civique dans les profondeurs du pays
10:27et d'une conscience citoyenne éveillée.
10:31Et puis, nous avons vu l'appel monter pour le 10 septembre.
10:36Et aussitôt, nous avons vu commencer le cœur de ceux
10:40qui attribuaient cet appel aux martiens, aux extraterrestres,
10:45aux reptiliens, aux russes et à je ne sais qui encore.
10:49Quant à nous, observant de plus près ce qui se passait,
10:52nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait
10:55de débuts d'assemblées citoyennes
10:58qui avaient pour principal objectif
11:00de n'appartenir politiquement à personne
11:02et dont je souhaite encore à cette heure
11:05qu'elles n'appartiennent à personne
11:07car c'est la condition de son enracinement
11:11et de l'adhésion de millions de gens
11:13qui, par cette action, n'ont pas l'intention
11:16de s'affilier à tel ou tel mouvement au parti,
11:19mais de marquer leur volonté de voir partir
11:22des pouvoirs illégitimes et rien d'autre.
11:30Et puis, nous avons observé
11:33que des fédérations syndicales de très haut niveau
11:37telles que la fédération CGT du commerce,
11:42celle de la chimie, celle de l'énergie,
11:45appelaient à une journée de grève, le 10,
11:47que Sudrail appelait une journée de grève.
11:51Alors, nous avons dit, puisqu'il y a une grève,
11:54autant que tous ceux qui voudraient la faire
11:56se regroupent le même jour
11:58pour donner le plus de force possible à cet élan.
12:02Et c'est pourquoi j'ai été conduit à dire
12:04que je souhaitais qu'il y ait une grève générale
12:07ce jour-là et je crois avoir exprimé quelque chose
12:11qui venait de la profondeur de notre peuple.
12:14Naturellement, ce n'est pas à moi
12:16d'appeler à une telle grève générale.
12:19Mais les circonstances ont fait
12:21qu'ensuite, les centrales syndicales CGT et Solidaires
12:25ont appelé à cette grève ainsi que d'autres.
12:29Si bien que le 10 sera un jour
12:31d'activités populaires à la base,
12:34avec pour objectif de tout bloquer,
12:35et de grève dans les principales branches d'activité du pays.
12:41Si bien que le 8, nous pensons, quant à nous,
12:46que ce sera le jour où nous ferons partir,
12:49grâce à la mobilisation populaire
12:52qui s'annonce pour le 10,
12:55le Premier ministre, M. Bayrou,
12:57mais le 10, nous bloquons tout
12:59pour faire partir M. Macron lui-même,
13:02car c'est lui qui est le responsable de la crise.
13:05Il y aura...
13:13Alors, je m'empresse de dire
13:28pour les perpétuels mal contents
13:30qui veulent me donner des leçons de démocratie
13:33et qui, si souvent, me paraissent fort mal placés
13:35pour en donner.
13:37Cela même que ça n'inquiète pas
13:39qu'un président de la République
13:41ne respecte pas le résultat des élections
13:43et s'étonne qu'ensuite,
13:45un républicain, un démocrate,
13:47comme vous tous, dise,
13:48eh bien, puisque lui ne le respecte pas,
13:50nous non plus, nous ne le respectons pas.
13:52Et puisqu'il a le droit
13:53de dissoudre l'Assemblée nationale
13:55et de ne tenir aucun compte de nous,
13:58alors, nous, le peuple français,
14:00peuple libre,
14:01nous décidons de le démettre,
14:03à moins qu'il ne se soumette d'ici là.
14:05Mais la seule manière
14:06qu'il aurait de se soumettre
14:07serait de se démettre.
14:09Voilà où nous en sommes.
14:11Le 10, nous verrons.
14:17Car je ne les connais pas.
14:19Quelles sont les formes d'action
14:20qui auront été décidées à la base
14:22par les assemblées citoyennes
14:24et par une prudence que j'approuve.
14:27Celles-ci ne mettent pas en ligne
14:29sur les réseaux sociaux
14:31les actions qu'elles se préparent à faire.
14:33Alors, je ferai comme tout le monde.
14:35J'observerai.
14:36Mais je sais que ce jour-là,
14:38nous aurons une conjonction
14:40unique dans l'histoire récente
14:43de notre pays.
14:44La conjonction entre l'action
14:46des assemblées citoyennes,
14:48du peuple en général,
14:50et celle des organisations syndicales,
14:53c'est-à-dire du peuple ouvrier,
14:55syndiqué et salarié.
14:56C'est un cas unique.
14:58Et c'est pourquoi
14:58il faut que les actions du peuple lui-même
15:01soient notoires et visibles
15:03pour qu'on comprenne
15:04qu'un acteur nouveau est né
15:06en politique, le peuple.
15:08Il est à la fois un acteur social,
15:10un acteur politique,
15:12et il prend ses décisions
15:13par ses propres organes,
15:15comme les salariés les prennent
15:17dans les assemblées,
15:18dans les entreprises.
15:20Le peuple les prend
15:21dans ses assemblées citoyennes.
15:23Marquez par votre action le 10
15:25que le peuple est acteur fondamental
15:27fondamental de l'histoire en France,
15:30que c'est lui,
15:31l'auteur de la République,
15:32et le seul souverain dans ce pays.
15:34La colère a mis
15:39mesdames, messieurs.
15:44La colère est légitime
15:46et elle est profonde.
15:49Ce n'est pas par caprice
15:50qu'une nouvelle fois,
15:52des gens vont faire le sacrifice
15:54de la paix quotidienne.
15:56Ce n'est pas par caprice
15:58qu'ils vont tout bloquer.
16:00Ils le font parce que la situation
16:02est devenue invivable
16:03pour une majorité de gens
16:05dans ce pays.
16:06Parce qu'il y en a marre
16:07quand on travaille tant,
16:09quand on fait tant d'efforts
16:10d'avoir le frigo vide,
16:12de se demander
16:12si à la fin du mois
16:13on va devoir payer
16:15ou bien le loyer
16:16ou bien la facture d'électricité.
16:19Et que cette vie est invivable.
16:21Il faut que les puissants
16:22le voient et l'entendent.
16:23Et ceux qui bénéficient
16:25d'un certain confort de vie
16:27aujourd'hui
16:28doivent se dire
16:29que leur devoir moral,
16:31leur devoir civique
16:33est d'aller aux côtés
16:34du peuple qui pâtit
16:36pour partager sa peine,
16:38sa souffrance
16:38et l'en libérer.
16:44Je vous mets solennellement
16:46en garde puissant de la terre.
16:49Vous qui avez méprisé
16:50ceux qui luttent
16:51contre le génocide,
16:52vous avez ruiné moralement
16:54votre cause et votre camp.
16:57Et ceux qui dans ce pays
16:58continuent à mépriser le peuple
17:00en lui attribuant
17:01toutes sortes de manipulateurs
17:03ou toutes sortes
17:04de raisons d'agir
17:05qui ne correspondent à rien
17:06de ce qu'il se prépare faire.
17:08Vous ruinez tout votre crédit.
17:11Vous êtes comme les perruqués
17:12poudrés de 1788.
17:15Il faudra que vous ayez 1789
17:18pour qu'on vous compreniez
17:19qu'il faut mettre la main
17:21à la poche
17:21et partager la peine
17:23avec tout le monde.
17:26Alors,
17:27je sais d'avance
17:29ce que ces paroles
17:31me vaudront.
17:32Et bien sûr,
17:33de nouveau,
17:35on excipera
17:36de ce qui a pu déplaire
17:38dans le déroulement
17:39de la révolution de 89.
17:41Car c'est bien connu,
17:42l'ancien régime
17:43était délicieux
17:44et sa manière
17:46de traiter les gens
17:46était parfaite,
17:48si bien que beaucoup encore
17:49continuent à n'exprimer
17:50que des regrets.
17:51Tandis que nous,
17:53et moi en particulier
17:54comme d'autres,
17:56je me réclame
17:57de cet instant fabuleux
17:58qui fut le début
18:00de l'ère moderne
18:01et qui donna le pouvoir
18:02au peuple souverain
18:03et qui fait
18:04que la France
18:05est pour toujours
18:06et depuis cette date
18:08le pays de la liberté,
18:10de l'égalité,
18:11de la fraternité
18:12qui ne se décrit
18:13par aucune religion
18:14aucune couleur de peau,
18:16aucun genre,
18:17sinon le contrat
18:18proposé
18:19à l'humanité
18:20tout entière.
18:23Mesdames, Messieurs,
18:26comment ne pas
18:27se rendre compte
18:27de ce que vous avez
18:28à juste titre refusé
18:30et que vous vous préparez
18:32à refuser le 10 ?
18:34Comment ces petits bonheurs
18:36simples peuvent-ils
18:37vous être refusés ?
18:39Regardez comme ils calculent
18:41et chipotent
18:42tous les prix du bonheur.
18:43deux jours fériés
18:45encore une fois
18:46à prendre
18:47en plus de celui
18:48qu'ils ont déjà pris.
18:50Mais
18:50une année blanche,
18:55c'est-à-dire
18:55une baisse
18:55des pensions de retraite
18:57et des allocations sociales
18:58compte tenu
18:59de l'inflation.
19:01120 euros
19:01de mois par an
19:02aux retraités pauvres.
19:04Le déremboursement
19:05des médicaments
19:06est spéciale
19:07abomination.
19:08des remboursements
19:11pour les Français
19:12atteints d'affections
19:13de longue durée,
19:14ce qui est le contraire
19:15de la promesse
19:16de la sécurité sociale
19:17à chacun
19:18selon ses moyens,
19:20mais à chacun
19:20selon ses besoins,
19:22sans chipotage
19:23ni marchandage
19:24quand il s'agit
19:25de la maladie.
19:26hausse de l'impôt
19:28sur le revenu
19:29pour tous ceux
19:31qui vont entrer
19:32dans son champ.
19:33Bref,
19:34la longue liste,
19:34je crois que
19:35la longue liste,
19:37mais je voudrais dire
19:38à ceux
19:39qui nous chipotent
19:40le prix du bonheur,
19:42à quel moment
19:42font-ils la comptabilité
19:44du prix du malheur ?
19:47Quand ont-ils compté
19:48par les pesticides
19:52qui ont été répandus
19:53partout ?
19:55Comptent-ils
19:56les diabètes ?
19:59Quand comptent-ils
20:00les crises d'obésité ?
20:02Quand comptent-ils
20:03le fait
20:04que ce pays
20:05ait le record
20:06de suicide
20:06dans la jeunesse ?
20:08Quand comptent-ils
20:09que ce pays
20:10ait le record
20:11des morts au travail
20:12de toute l'Europe ?
20:13Quand comptent-ils
20:14que ce pays
20:15a vu pendant tout l'été
20:17la catastrophe climatique
20:19s'abattre
20:21et naître
20:22en définitive
20:23compte tenu
20:24que par le seul courage
20:26des femmes et des hommes
20:27qui ont affronté
20:28les incendies
20:29alors qu'ils n'avaient
20:30ni Canadair
20:31ni assez des moyens
20:33dont l'argent
20:34pour les acheter
20:36avait été gelé
20:37sournoisement
20:39dans les budgets
20:40précédents
20:41comme l'année dernière
20:42ont été gelés
20:44plus de 10 milliards
20:45du budget prévu
20:47et voté
20:47par l'Assemblée nationale
20:49alors qu'il s'agissait
20:50déjà d'un budget
20:51dans lequel
20:52on avait retiré
20:5330 milliards
20:54par rapport
20:55à l'année précédente
20:56alors dans cette
20:58situation politique
21:00de crise dégagiste
21:02voici qu'il ne propose
21:04qu'une issue
21:05le chantage
21:07d'abord le chantage
21:08à la dette
21:09et voici
21:10monsieur Baigrou
21:11qui va
21:12d'un plateau
21:13à l'autre
21:13et qui prend son air
21:15le plus sinistre
21:16pour dire
21:17est-ce que nous sommes
21:18bien tous d'accord
21:19et il paraît
21:21que le PS
21:22et le RN
21:23lui ont dit
21:24qu'ils étaient d'accord
21:25avec son diagnostic
21:26et bien pas nous
21:27et nous lui disons
21:30non
21:31nous ne sommes pas d'accord
21:33avec le diagnostic
21:34et nous trouvons
21:35que vous avez mis
21:36bien du temps
21:37à vous réveiller
21:38monsieur Baigrou
21:39car lorsque vous étiez
21:40ministre du gouvernement
21:42de monsieur Juppé
21:43la charge de la dette
21:45représentait
21:477% de la richesse
21:48totale du pays
21:49et aujourd'hui
21:51elle n'en représente
21:52que 2
21:52mais c'est le moment
21:53où vous vous évanouissez
21:56pour nous faire peur
21:57vous nous dites
21:59encore une fois
22:00la dette
22:01pour la énième fois
22:02représente
22:03113%
22:05de la richesse
22:06produite
22:07pendant une année
22:08et voici
22:09tous ceux
22:09qui aiment avoir peur
22:10qui grelottent
22:11en cadence
22:12mais mesdames
22:13messieurs
22:14lequel d'entre vous
22:15après avoir acheté
22:17sa voiture
22:17ou son appartement
22:18ne doit que
22:20113%
22:21de son revenu
22:22annuel
22:23personne
22:24ce serait naturellement
22:26totalement absurde
22:27bien sûr
22:28qu'il faut compter
22:29une dette
22:30sur la durée
22:31pendant laquelle
22:32vous allez la rembourser
22:33et pendant laquelle
22:34vous aurez des revenus
22:35alors il faut comparer
22:37la durée
22:38de la dette
22:39à la durée
22:41de vos revenus
22:41si bien que
22:43mesdames
22:43messieurs
22:44comme la dette
22:45française
22:46est faite
22:47avec des titres
22:48sur 8 ans
22:49il faut rapporter
22:51à 8 ans
22:51et à la production
22:53pendant 8 ans
22:54de la France
22:54la dette
22:55et alors
22:56elle ne fait plus
22:57113%
22:58elle fait 13%
23:00et il n'y a
23:01aucune catastrophe
23:02à l'horizon
23:03sinon celle
23:04qu'eux veulent déployer
23:06vous feriez mieux
23:09de regarder
23:11en quoi consiste
23:12cette dette
23:13nous en avons fait
23:15pendant les dernières heures
23:16le total
23:17avec les économistes
23:19du mouvement
23:20insoumis
23:21et nous avons
23:23découvert
23:23en additionnant
23:25les lignes
23:27qui portent
23:28un nom
23:28barbare
23:29capital fixe
23:30etc
23:30etc
23:31c'est à dire
23:32les lignes
23:33d'investissement
23:34public
23:35l'argent pris
23:36emprunté
23:37pour placer
23:38dans des routes
23:40des lignes
23:41à grande vitesse
23:41des hôpitaux
23:43que sais-je encore
23:44et bien
23:45le total
23:46de ces versements
23:48représente
23:4990%
23:51de la dette publique
23:53alors c'est moi
23:54qui pose la question
23:55à monsieur Bayrou
23:56quel est l'investissement
23:58que vous regrettez
23:59quel est le pont
24:00quelle est la route
24:02quelle est la ligne
24:02à grande vitesse
24:03quelle est l'école
24:05que vous regrettez
24:05oui j'ai dit l'école
24:07même si ce sont
24:08les communes
24:09qui les payent
24:10car la vérité
24:11la voici
24:12toutes ces années
24:1330 ans
24:15de ce qu'on a appelé
24:16le libéralisme
24:18qui a consisté
24:20à détruire
24:20l'état
24:21et les services publics
24:22en espérant
24:23que le secteur privé
24:25viendrait occuper sa place
24:27et y faire des profits
24:28et bien
24:30c'est tout le contraire
24:31qui s'est produit
24:31et je peux vous dire
24:34que le bilan
24:35de ces 30 ans
24:36c'est comme
24:37s'il y avait eu
24:37une guerre
24:38comme si nous avions
24:40affronté un ennemi
24:41qui nous aurait
24:42bombardé
24:43et détruit
24:445000 kilomètres
24:46de voies ferrées
24:47parce que c'est le cas
24:48une gare sur deux
24:495 raffineries de pétrole
24:5110 chantiers navals
24:53supprimés
24:53un pont sur 5
24:55en très mauvais état
24:56dont 10 risquent
24:58de s'effondrer
24:581 million d'emplois
25:00industriels supprimés
25:02et une capacité
25:03de production industrielle
25:05qui pour la première fois
25:07depuis le début
25:08de l'ère industrielle
25:09en France
25:09est passée
25:10sous les 10%
25:11une guerre
25:12où un tiers
25:13des bureaux de poste
25:14a été supprimé
25:15et détruit
25:15une école par jour
25:17fermée
25:17un tiers
25:18des maternités détruites
25:20100 000 lits
25:21d'hôpitaux
25:22fermés
25:22c'est-à-dire
25:23l'équivalent
25:24de 600 hôpitaux
25:25et il voudrait
25:27continuer
25:28encore et encore
25:29jusqu'à ce qu'il ne reste
25:30plus rien
25:31et qu'on ait
25:32en quelque sorte
25:33un pays
25:33où il y aurait
25:34d'un côté
25:35les riches
25:36et les ultra-riches
25:37et tous les autres
25:38qui seraient là
25:39sans rien
25:40savez-vous
25:41mesdames, messieurs
25:41ce que c'est
25:42qu'un pays
25:43où il n'y a pas
25:43de sécurité sociale
25:45quand l'un d'entre vous
25:47le papa
25:48la maman
25:48l'enfant
25:49est atteint
25:50d'une maladie
25:51irrémédiable
25:52et par exemple
25:53un cancer
25:54et qu'on le soigne
25:56à l'hôpital
25:56ou à la clinique
25:57alors on lui dit
25:58écoutez
25:59maintenant
26:00vous venez de passer
26:02une semaine ici
26:04et ça vous coûte tant
26:05et vous
26:05vous savez que vous
26:06n'avez déjà plus
26:07de quoi payer
26:08et on vous dit
26:09s'il reste encore
26:10une semaine
26:10alors il faut vendre
26:12l'appartement
26:12si vous avez un
26:13ou ramasser
26:15dans la famille
26:15et emprunter
26:16de tous côtés
26:17si bien que c'est vous
26:18qui êtes astreint
26:19à une comptabilité
26:20abjecte
26:21qui est de vous demander
26:22si vous abrégez
26:24les jours des vôtres
26:25ou si vous les accompagnez
26:26et ensuite
26:27vous voyez les mêmes
26:28venir tenir des discours
26:30contre le droit
26:31de choisir
26:32sa propre fin de vie
26:33voyez comme ces gens
26:35sont inconséquents
26:36incohérents
26:37immoraux
26:38dans tous les sens
26:40du terme
26:40monsieur Bayrou
26:42vous feriez mieux
26:44vous et vos compères
26:46de vous préoccuper
26:48non pas de la dette publique
26:50que nous savons régler
26:52de la manière
26:53la plus simple
26:54qui soit
26:55c'est à dire
26:56en augmentant
26:57les recettes de l'état
26:58en prenant
26:59à ceux qui doivent payer
27:00et il y a largement
27:01de quoi faire
27:02sans leur arracher
27:04la peau
27:04ni même
27:05sans finir
27:06de les tondre
27:07nous avons fait
27:08la démonstration
27:09par l'amendement
27:11Coquerelle
27:11par l'amendement
27:13de monsieur Manuel Bompard
27:14et par l'amendement
27:15du groupe
27:16la France Insoumise
27:17les uns
27:18sur les ultra riches
27:19les autres
27:21sur le patrimoine
27:22de 2%
27:23sur les plus riches
27:23etc
27:24que nous étions
27:25capables
27:26de rassembler
27:2756 milliards
27:29c'est à dire
27:3016 de plus
27:30que prétend pendre
27:32monsieur Bayrou
27:33sans toucher
27:34à un seul
27:35des avantages
27:35acquis sociaux
27:36par le peuple français
27:38mais vous
27:40monsieur Bayrou
27:41vous devriez
27:43vous poser
27:43la question
27:44de savoir
27:44la catastrophe
27:46que vous allez
27:46déclencher
27:47parce que
27:48vous
27:49ou le suivant
27:50parce que
27:51si monsieur Macron
27:52décide de nommer
27:53un premier ministre
27:54ce sera forcément
27:55quelqu'un
27:55pour continuer
27:56la même politique
27:57et c'est bien
27:59la raison
27:59pour laquelle
28:00nous voulons
28:00le faire partir
28:01et bien
28:02mesdames
28:02messieurs
28:03si vous continuez
28:04cette politique
28:05voici ce qui va arriver
28:07déjà
28:08la croissance
28:10de notre pays
28:10c'est à dire
28:11sa production
28:12en augmentation
28:13a diminué
28:15de moitié
28:16à cause du budget
28:17précédent
28:18où on a retiré
28:19tous ces milliards
28:20et si on applique
28:22le remède de cheval
28:23que ces gens
28:24veulent appliquer
28:25avec 40 milliards
28:26de moins
28:27il y aura encore
28:28une récession
28:29mais à ce moment là
28:31que va-t-il se passer
28:32il va se passer
28:34que les français
28:35qui perdront leur travail
28:36les commerçants
28:38les artisans
28:39les restaurateurs
28:40les coiffeurs
28:41que sais-je encore
28:42qui perdraient leur emploi
28:44ne pourront plus
28:45rembourser
28:45les dettes privées
28:46qu'ils ont
28:47soit pour payer
28:48sa voiture
28:49soit pour payer
28:50les achats
28:51de sa maison
28:51ou que sais-je encore
28:53et alors
28:54c'est eux
28:54qui seront en faillite
28:55et les entreprises
28:57qui ne produiront plus
28:59parce qu'elles n'auront plus
29:00les commandes populaires
29:02car 53%
29:05de la consommation
29:06de ce pays
29:07c'est ce qui anime
29:09la croissance
29:09pas de consommation
29:11pas de production
29:12pas d'emploi
29:13autrement dit
29:15ils vont provoquer
29:16une crise
29:17de la dette privée
29:18car dans ce pays
29:20s'il y a
29:203300 milliards
29:22de dettes publiques
29:23il y a
29:244000 milliards
29:26de dettes privées
29:27c'est donc
29:28la crise
29:28de la dette privée
29:29qu'ils vont déclencer
29:30mais pas seulement
29:31je les accuse
29:33compte tenu
29:35de tout ce que
29:35je viens de vous dire
29:36et dont j'espère
29:38que vous aurez
29:40si vous avez pu
29:41en avoir
29:41la possibilité
29:42retenir
29:43les principaux arguments
29:44non la dette
29:46n'est pas une catastrophe
29:47et même
29:48je vais oser dire
29:49quelque chose
29:50de plus
29:50puisque
29:51la France
29:53a investi
29:54c'est donc
29:57que cette dette
29:58a servi
29:58à payer
29:59des liens durables
30:00qui servent
30:02pour le temps
30:02des fois
30:03pour des décennies
30:04alors
30:05je peux dire
30:06la chose suivante
30:07par la dette
30:09publique
30:10la France
30:11s'est enrichie
30:12de tous les équipements
30:13qui ont été payés
30:15par la dette publique
30:16et quand on voit
30:18les petits
30:20monsieur
30:20madame
30:21je sais tout
30:21dire
30:22nous légons
30:2350 000 euros
30:25de dettes
30:26par enfant
30:27à net
30:27je dis
30:27la France
30:29a légué
30:3050 000 euros
30:31de bien
30:32à tous ceux
30:33qui voient le jour
30:33sur sa terre
30:34voilà la vérité
30:35alors bien sûr
30:37il faudrait discuter
30:41les investissements
30:43en question
30:43mais ce n'est pas
30:45ce que je vais faire
30:45à cette heure
30:46à cette heure
30:47je vous fais la démonstration
30:48que nous refusons
30:51d'entrer
30:52dans un exercice comptable
30:54et de dire
30:55comme l'ont dit
30:55le parti socialiste
30:56et le rassemblement national
30:58à monsieur Bayrou
30:59nous acceptons
31:02votre diagnostic
31:03nous ne l'acceptons pas
31:05et nous savons
31:06comment faire autrement
31:07ce n'est pas
31:08un exercice
31:09de comptabilité
31:10il ne s'agit pas
31:11de présenter
31:12moins de sacrifices
31:14il s'agit
31:15de mettre en route
31:15une toute autre politique
31:17une politique
31:18de relance
31:19écologique
31:20et sociale
31:20pour notre pays
31:22de sorte
31:22que son activité
31:23redémarre
31:24décolle
31:25et nous produise
31:26les biens
31:27dont nous avons besoin
31:28et il s'agit
31:29de mettre
31:30à contribution
31:31les très riches
31:32pour qu'ils participent
31:34au bien commun
31:34alors que pas une seule fois
31:37monsieur Bayrou
31:38n'en a parlé
31:38et pas une seule fois
31:40dans ces gérémiades
31:42accumulées
31:42d'un plateau
31:43de télévision
31:44à un autre
31:45il n'aura parlé
31:46de la seule dette
31:47qu'en effet
31:47irréversible
31:49la France est en train
31:50de contracter
31:51avec sa jeune génération
31:52c'est la dette écologique
31:54parce que la destruction
31:56de la planète
31:57avec cette politique
31:58est irréversible
31:59et qu'il va nous falloir
32:01inventer
32:01de toute autre
32:02manière de vivre
32:03chantage à la dette
32:06donc
32:06dis-je
32:07et puis avec sa face cachée
32:09alors cet homme
32:10veut retirer
32:1140 milliards
32:12et il a juste
32:13oublié de vous dire
32:14qu'une fois
32:15qu'il aura retiré
32:16les 40 milliards
32:16et déclenché
32:17les catastrophes
32:18que je viens
32:19de vous dire
32:19où et quand
32:21va-t-il trouver
32:22les 150 milliards
32:23que monsieur Macron
32:25a promis
32:26pour créer
32:26de nouvelles centrales
32:27atomiques
32:28où et quand
32:29va-t-il trouver
32:30les 100 milliards
32:32supplémentaires
32:33qu'il va falloir trouver
32:35puisque l'ardoise
32:36s'élève à 150 milliards
32:37pour payer
32:39ce qu'on a décidé
32:40de payer
32:41aux nord-américains
32:42en 50%
32:44de la richesse
32:45de notre pays
32:46à des armements
32:47que nous sommes priés
32:49de leur acheter
32:49ces gens mentent
32:51mais leur mensonge
32:52a un sens
32:53tout se passe
32:55comme si
32:56ils voulaient
32:57eux-mêmes
32:58déclencher
32:59la crise financière
33:01qu'ils prétendent
33:01redouter
33:02nous vous prévenons
33:06nous vous surveillons
33:10nous vous voyons
33:11les parlementaires
33:13insoumis
33:14les économistes
33:16qui travaillent
33:17avec les parlementaires
33:18insoumis
33:18ont été à l'école
33:20peut-être plus longtemps
33:22que vous
33:22même
33:23ils savent lire
33:24les budgets
33:25ils savent lire
33:27les chiffres
33:28que donne l'économie
33:29nous ne vous permettrons
33:31pas
33:31d'attirer
33:32sur notre pays
33:33la foudre
33:34de la crise financière
33:35sans vous le faire
33:37payer ensuite
33:37très cher
33:38et sans vous dénoncer
33:39partout
33:40où nous le pourrons
33:41car c'est la vérité
33:43tout se passe
33:44comme si
33:45ils voulaient
33:46déclencher
33:47en France
33:48la crise
33:49qu'ils ont déclenché
33:50par les mêmes méthodes
33:51au Portugal
33:52en Grèce
33:53en Italie
33:54et partout
33:55où à la suite
33:57d'élections calamiteuses
33:58et d'une peur
34:00fabriquée
34:01on aura créé
34:02des coalitions
34:04invraisemblables
34:05d'intérêts
34:06les plus opposés
34:07pour faire de soi-disant
34:09gouvernement technique
34:11qui ne sont dans la technique
34:12que d'un seul exercice
34:13la tonte des moutons
34:14et vous autres tous
34:16rappelez-vous bien de ça
34:17si vous faites
34:18les moutons
34:19vous serez tondus
34:20et ces gens-là
34:22ne s'arrêtent pas
34:22à la peau
34:23la deuxième forme
34:27du chantage
34:28c'est le chantage
34:30à la dissolution
34:32ah là là
34:34il faut avoir peur
34:35alors
34:36les voici tous
34:37rassemblés
34:39comme un troupeau
34:40de poules
34:40dans un poulailler
34:42où le renard
34:43serait entré
34:43alors le renard
34:45que voici devant vous
34:46et quelques autres
34:48ne sont pas si cruels
34:50qu'ils le soient
34:51mais oui c'est vrai
34:52si vous dissolvez
34:53nous sommes prêts
34:53nous n'avons pas peur
34:55de la décision du peuple
34:57et je précise
34:58quelle qu'elle soit
34:59car voyez-vous
35:00en démocratie
35:02et quand on est vraiment
35:03démocrate
35:04il ne faut pas seulement
35:06être capable
35:06de respecter la victoire
35:08il faut aussi être capable
35:10d'accepter de perdre
35:11alors je sais
35:12qu'on n'aime pas
35:13en entendre parler
35:14mais tel est le prix
35:15de la démocratie
35:16il faut aller en confiance
35:18que le peuple décide
35:19qu'il tranche
35:20c'est lui le maître
35:21c'est lui qui a le droit
35:22de décider
35:23et personne n'a sa place
35:24alors la menace
35:32de la dissolution
35:33organise tout aussitôt
35:36la grande tambouille
35:38la grosse carabistouille
35:41la coalition
35:44de tout et n'importe quoi
35:47et les voici
35:48qui défilent
35:50et qui disent
35:51qu'ils sont prêts
35:53à occuper
35:53les places
35:55qui se libèreraient
35:57et bien non
35:59nous ne sommes candidats
36:01à aucune autre place
36:03sinon à la première
36:05pour tout changer
36:06tout bouleverser
36:08tout renouveler
36:09si j'insiste sur ce point
36:13c'est parce que je vois
36:15ici et là
36:16qu'on dit
36:17la gauche
36:18va faire ceci ou cela
36:20la gauche discute
36:22pardon
36:22pas la gauche
36:23ceux qui veulent bien
36:25ceux qui ont dit
36:26comme l'a dit Olivier Faure
36:28je suis à la disposition
36:29du chef de l'état
36:30je suis à la disposition
36:35du chef de l'état
36:36pour discuter
36:38des conditions
36:39dans lesquelles
36:40la gauche
36:41pourrait occuper
36:42les places gouvernementales
36:44qui sont aujourd'hui occupées
36:46par la majorité relative
36:48de François Bayrou
36:49nous les insoumis
36:51ne sommes à la disposition
36:52de personne
36:53pour occuper des places
36:55qui aujourd'hui
36:56seraient une escroquerie
36:57si nous les occupions
36:58le temps est passé
37:00le résultat des élections
37:02a eu lieu
37:02et nous les avons gagnées
37:03c'est nous
37:05qui avons rendu possible
37:07le Front Populaire
37:08et c'est parce que
37:10vous ici
37:11si nombreux
37:12dans cette foule
37:13vous avez fait le travail
37:14d'aller au porte-à-port
37:15et ce sont
37:16les quartiers populaires
37:18et la jeunesse
37:19qui ont sauvé la République
37:20la dernière fois
37:21à notre appel
37:22je le dis
37:28parce que
37:29trop souvent
37:30on oublie
37:31que l'acteur de l'histoire
37:33dans ce pays
37:33c'est déjà le peuple
37:35et ce peuple
37:36pour une bonne part
37:37est un peuple insoumis
37:39être insoumis
37:40ce n'est pas
37:41se rallier à ceci
37:42ou à cela
37:43c'est être insoumis
37:44à l'ordre capitaliste
37:46c'est être insoumis
37:47à sa cupidité
37:49c'est être insoumis
37:50non seulement
37:51au capitalisme
37:52mais au monde
37:53qu'il représente
37:54à la manière de vivre
37:55à l'indifférence
37:56à la souffrance des autres
37:58qu'il manifeste
37:59en permanence
38:00comment
38:01peut-on gouverner
38:03ce pays
38:04sans blémir
38:06à l'idée
38:06que 2000 enfants
38:08couchent dans la rue
38:09que 300 000 personnes
38:10n'ont pas de toit
38:11qu'une personne
38:13doit attendre
38:14jusqu'à 10 ans
38:15pour avoir
38:16un appartement
38:17à HLM
38:17voilà ce qu'ils ont fait
38:19de la France
38:19la France
38:21que la génération
38:21précédente
38:22avait enlevé
38:23de ses ruines
38:24la France
38:25qui avec
38:26les contributions
38:27venues de tous
38:28les continents
38:29a reconstruit
38:30bâti
38:31rénové
38:32encore et encore
38:34merci
38:34à tous ceux
38:35qui y ont participé
38:37d'où qu'ils soient
38:38venus du monde
38:38et bienvenue
38:39parmi nous
38:40nous ne sommes pas surpris
38:49et je veux dire
38:50que dans les gouvernements
38:52de monsieur Macron
38:54il y a déjà eu
38:5622 ministres
38:58venus du parti socialiste
39:00et on pensait
39:00que cette mauvaise habitude
39:02l'en aura été passée
39:04et même
39:05deux
39:05premiers ministres
39:06directement
39:07oh j'ai pas l'intention
39:08d'assimiler
39:10les militants
39:11socialistes
39:11honnêtes
39:12combattifs
39:13qui continuent
39:15à participer
39:15sur le terrain
39:16aux actions
39:17avec vous
39:17ce n'est pas eux
39:18que je veux montrer
39:19du doigt
39:20je veux montrer du doigt
39:21tous ces carriéristes
39:23pour pouvoir dire
39:24peut-être que vous avez
39:25plus l'habitude
39:26d'entendre ça
39:27mais nous ne sommes
39:28pas candidats
39:29à des places
39:30nous voulons
39:31changer la vie
39:32nous voulons
39:33changer le pays
39:34et pour cela
39:35dites-moi
39:38mesdames
39:39messieurs
39:39pourquoi
39:41une dissolution
39:43changerait
39:45quelque chose
39:45vu que le président
39:47de la république
39:48n'en tient compte
39:49que quand ça l'arrange
39:51dites-moi
39:52pourquoi
39:53nous n'aurions pas
39:54le droit
39:54de le chasser
39:56et vous
39:56de demander
39:57sa démission
39:58puisque lui
39:59a le droit
39:59de dissoudre
40:00l'assemblée nationale
40:01et puis
40:03faut-il rappeler
40:04que parce qu'il avait
40:05perdu
40:06un référendum
40:07sur un obscur sujet
40:09concernant le Sénat
40:10le général de Gaulle
40:12n'ayant plus
40:14la majorité
40:14avait logiquement
40:15conclu
40:16qu'il n'avait plus
40:17la confiance
40:18du peuple français
40:19et c'était bien
40:20ce qu'il avait fallu
40:21observer en 1968
40:23mais il était
40:25assez démocrate
40:26pour savoir
40:26qu'on ne gouverne pas
40:28les français
40:28contre leur gré
40:29on ne peut pas
40:30les gouverner
40:31de force
40:31ce peuple
40:32est rétif
40:33et insoumis
40:34par nature
40:35parce que
40:36c'est son histoire
40:37c'est sa culture
40:39et c'est les valeurs
40:40auxquelles il croit
40:41alors
40:43il faut qu'il s'en aille
40:45nous avons déposé
40:48une motion
40:49de destitution
40:50nous l'avions déjà fait
40:52la fois précédente
40:54juste après
40:55qu'il ait refusé
40:56de tenir compte
40:57du résultat
40:58des élections
40:59entre temps
41:01le nouveau front populaire
41:03s'est disloqué
41:04puisqu'une de ses composantes
41:06a huit
41:07à six reprises
41:08a refusé
41:10de voter
41:11la censure
41:12du gouvernement
41:13et a permis
41:14par son abstention
41:16que monsieur Bayrou
41:18soit là
41:19que le précédent budget
41:20s'applique
41:21et que le suivant
41:22soit encore pire
41:23si bien qu'il y a
41:25de la part
41:26de ceux
41:26qui ont fait cela
41:27que ce soit
41:28le PS
41:29ou le Rassemblement National
41:31qui a huit reprises
41:32a refusé
41:33de censurer Bayrou
41:35ils ont une responsabilité
41:37dans la situation actuelle
41:39et bien
41:40s'ils n'ont pas respecté
41:42d'abord
41:42la dissolution
41:44pourquoi voudriez-vous
41:45qu'ils la respectent
41:46et une fois
41:47que nous avons chassé
41:48le Premier ministre
41:48vu qu'il a renommé
41:49quelqu'un
41:50pour faire pire
41:51pourquoi pouvez-vous
41:52imaginer
41:53qu'il en nomme
41:54un ou une autre
41:55pour faire autre chose
41:56il faut donc aller
41:57au fond du problème
41:58mesdames, messieurs
42:00il s'est produit
42:02un événement
42:02considérable
42:03dans le monde
42:04cet événement
42:06c'est évidemment
42:07le génocide
42:08qui a ruiné
42:09moralement
42:10ce qu'il est question
42:11d'habitude
42:12d'appeler l'Occident
42:13mais il s'est passé
42:15la victoire
42:16de monsieur Trump
42:17qui a mis
42:18un point final
42:18à 40 ans
42:20de concurrence
42:22libre et non faussée
42:23de marché ouvert
42:25et autres fariboles
42:26dont on nous disait
42:28qu'elles étaient là
42:28pour notre bonheur
42:29et qui ont conduit
42:31à détruire
42:32tous nos pays
42:32le maître
42:33dorénavant
42:34s'avance
42:35et il fait la loi
42:36il a décidé
42:37que l'Europe
42:38toute entière
42:39paierait 15%
42:41de droits de douane
42:42sur tout ce qu'elle exporte
42:44aux Etats-Unis
42:44d'Amérique
42:45et en retour
42:46les chefs européens
42:48ont décidé
42:48qu'ils ne prendraient
42:50pas un seul pourcent
42:51sur les droits de douane
42:53et n'auraient aucune
42:54mesure de rétorsion
42:55d'aucune sorte
42:56et savez-vous pourquoi ?
42:57parce qu'ils ne savent
42:58plus quoi faire
42:59ils sont incapables
43:01de gouverner
43:02par gros temps
43:03ils ne savent
43:04faire voguer
43:05que des petits voiliers
43:06à la condition
43:08que le zéphir
43:08soit doux
43:09ils ne savent pas
43:10affronter
43:11les très puissants
43:12ni parler la seule langue
43:14qui compte
43:15dans ces situations
43:16celle de la solidarité
43:17et de la détermination
43:19voyez-vous
43:21seule la présidentielle
43:25peut clarifier
43:26je dis franchement
43:29à tous mes compatriotes
43:30ne croyez pas
43:33que vous allez
43:34vous en sortir
43:35par je ne sais quel
43:36juste milieu
43:37ça n'existe pas
43:40choisissez
43:41ou bien vous confirmez
43:43la révolution
43:44de monsieur Macron
43:46je dis révolution
43:47parce que c'était
43:48le titre de son livre
43:49quand il a été candidat
43:50cette révolution
43:52c'est la destruction
43:53de l'état
43:54la destruction
43:55des services publics
43:56pour libérer
43:57l'initiative privée
43:59vous avez le droit
44:00d'y croire
44:00vous avez peut-être
44:02aussi le droit
44:04de penser
44:04que vous tireriez
44:06votre épingle du jeu
44:07dans une telle situation
44:08mais nous avons
44:10tous le droit
44:10de dire
44:11que devant les faits
44:13devant les circonstances
44:14avérées
44:15devant le constat
44:16que je viens de faire
44:17devant vous tous
44:18alors mesdames et messieurs
44:20il est temps
44:21de passer à autre chose
44:22une toute autre politique
44:25ce n'est pas un exercice
44:26de comptabilité
44:28où l'on prend
44:29un petit peu ici
44:30un petit peu là-bas
44:31c'est un changement
44:32de cap
44:33qui demande du temps
44:34du temps
44:36pour qu'on commence
44:36tout de suite
44:37et que les effets
44:38s'en fassent
44:39sans dire
44:39aussi vite
44:40que possible
44:41parce que la situation
44:42des gens
44:43est trop pitoyable
44:44pour qu'on la laisse durer
44:45voilà le choix
44:47qu'il faut prononcer
44:48et quand j'entends dire
44:50des sornettes
44:52de gens
44:52qui ne sont même
44:53pas capables
44:54de prévoir
44:55ce qui va se passer
44:55dans un mois
44:56et qui nous disent
44:58ce qui va se passer
44:58dans dix ans
44:59d'après leur calcul
45:00outre l'envie
45:02de rigoler
45:03des fois il arrive
45:04qu'on ait envie
45:05de pleurer
45:05et quand on nous dit
45:06ah oui
45:07ce Mélenchon
45:08ou je ne sais qui d'autre
45:10parmi nous autres
45:11les insoumis
45:12car maintenant
45:13vous le savez
45:14vous tous
45:14le mouvement
45:15insoumis
45:16ce n'est pas une personne
45:17le mouvement
45:18insoumis
45:19c'est un programme
45:20et c'est une équipe
45:22nombreuse
45:23disciplinée
45:24efficace
45:25et c'est vous autres
45:27tous
45:28dans cette foule
45:30dans l'entreprise
45:31où vous êtes
45:32dans l'association
45:34où vous êtes
45:35qui êtes prêts
45:36à prendre
45:37vos responsabilités
45:38pour faire
45:39que ce programme
45:40s'applique
45:41déjouer les sabotages
45:42et faire ce qu'il faut
45:44pour que la France
45:45ressorte de l'ornière
45:46dans laquelle
45:47elle a été placée
45:48alors
45:49quand ils nous disent
45:51ah
45:52oui bon
45:54ce Mélenchon
45:56ou l'un
45:57quelconque des autres
45:58serait sans doute
45:59un bon candidat
46:01pour le premier tour
46:02et bien
46:02c'est déjà pas si mal
46:03ce n'est pas le cas
46:04de tout le monde
46:04mais il ne serait pas bon
46:07pour le second
46:08c'est qu'une fois de plus
46:09vous ne comprenez rien
46:11à la saison des gagistes
46:13dans laquelle nous sommes
46:13la masse des français
46:16ne viendra pas
46:17chipoter
46:18entre les étiquettes
46:19de partis
46:19la masse des français
46:21au premier
46:23comme au deuxième tour
46:24formulera
46:25d'autant plus clairement
46:27que nous y aurons
46:28appelé
46:29à cette clarté
46:30et que nous aurons
46:31montré
46:32par notre courage
46:34par notre détermination
46:36à accepter
46:37le résultat du vote
46:38par notre refus
46:40absolu
46:41des combines
46:42et des magouilles
46:43alors ils se diront
46:45oui cela
46:46vale la peine
46:47qu'on essaye
46:48de leur confier
46:49le pouvoir
46:49parce qu'ils en sont
46:50capables
46:51parce qu'ils savent
46:52comment faire
46:52et parce qu'ils en ont
46:54le courage
46:54et alors
46:55pensant
46:57au message
46:58que la France
46:58enverrait au monde entier
46:59ils verraient
47:01que les peuples
47:02de toutes parts
47:03se diraient
47:04ah ces français
47:05eux qui nous connaissent
47:07d'assez loin
47:07pour nous aimer encore beaucoup
47:09mais pas d'assez près
47:10pour parfois
47:12nous détester
47:13comme nous le méritons
47:14vu comment nous traitons
47:15une partie
47:16de notre propre peuple
47:17et bien
47:18tous ces gens
47:19diraient
47:19faisons comme les français
47:21agissons comme eux
47:22regardons ce qu'ils font
47:24et si ça marche
47:26vous savez déjà
47:27dans le monde entier
47:28on parle des insoumis
47:30dans le monde entier
47:31si vous avez des contacts
47:32vous même
47:33vous savez
47:33qu'on s'intéresse
47:35à ce que nous faisons
47:35vous savez
47:36que cette rencontre
47:38à cet instant
47:39sera diffusée
47:41qu'elle sera regardée
47:42écoutée
47:43et que les gens
47:44se demanderont
47:45que veulent-ils faire
47:46alors c'est par cela
47:47que je veux terminer
47:48nous voulons faire naître
47:50la nouvelle France
47:51la nouvelle France
47:53c'est son peuple
47:54tel qu'il est
47:55et non pas
47:56tel que des pensées
47:57rachies
47:58et ramoindries
48:00et rabougries
48:01voudraient qu'ils soient
48:02le peuple français
48:04tel qu'il est
48:04avec
48:06un français sur trois
48:08qui a un grand-parent
48:10d'origine étrangère
48:11avec
48:12un français sur deux
48:13qui est une française
48:14qui ne se laisse pas faire
48:16et qui exige
48:17le respect de son pouvoir
48:18de vote
48:19et de décision
48:20avec
48:22le deuxième territoire
48:24maritime du monde
48:25avec
48:26la première puissance
48:27spatiale européenne
48:29avec
48:30l'une des premières puissances
48:31aussi numériques
48:33et combien d'autres choses
48:34avant que tout soit détruit
48:36françaises, français
48:38avant que tout soit vendu
48:40par appartement
48:42par compartiment
48:43aux uns et aux autres
48:44comme c'est le cas aujourd'hui
48:46avant que vous n'ayez plus
48:47de sidérurgie
48:48avant que vous n'ayez plus
48:50d'usines qui produisent
48:51des turbines
48:52avant que vous n'ayez plus
48:54d'usines qui produisent
48:55des puces et autres
48:55alors
48:56libérez la patrie
48:58des chaînes de l'argent
48:59libérez la patrie
49:01du capitalisme
49:02libérez l'humanité
49:04faites vivre
49:05la nouvelle France
49:06refuser
49:09à notre appel
49:12par universalisme
49:14par respect
49:16pour votre propre
49:18souveraineté populaire
49:19refuser
49:20la vassalisation
49:22au pied des Etats-Unis
49:23ni d'Amérique
49:24nous n'avons ni dieu
49:25ni maître
49:26au nom de la République
49:28personne ne nous donne
49:32d'ordre
49:33personne ne nous raquette
49:35personne ne décide
49:37combien nous avons le droit
49:38de produire
49:39et de vendre
49:41personne ne nous dit
49:42où nous devons aller
49:44et où nous ne devons pas passer
49:45nous sommes un peuple libre
49:47et nous voulons rester
49:49un peuple souverain
49:50ce qui signifie entre autres
49:52que nous serons maîtres
49:53des instruments
49:54de notre défense
49:55et que nous comptons
49:57sur personne d'autre
49:58que sur notre propre peuple
50:00pour résister
50:01à tous ceux
50:02qui auraient des intentions
50:03violentes à notre égard
50:05l'art de commander
50:07et de gouverner
50:07et de prévoir
50:09et pour prévoir
50:10il faut avoir
50:11des bases solides
50:12d'analyse
50:13la France ne manque pas
50:15d'alliés dans le monde
50:16si elle reprenait
50:17une ligne politique
50:19de non-alignement
50:20alors c'est par dizaines
50:22que les pays du monde
50:24feraient équipe avec elle
50:25et seraient prêtes
50:26à entrer
50:27dans la seule compétition
50:29des puissances
50:30qui compte
50:30non
50:31ce n'est pas
50:32la compétition militaire
50:33non
50:34ce n'est pas
50:35la compétition
50:35de l'argent
50:36c'est la compétition
50:37de qui est le plus cultivé
50:39qui est le plus savant
50:41qui donne le plus
50:42de culture
50:43et de moyens
50:43aux autres
50:44et aux autres
50:44dans le monde
50:45pour maîtriser sa vie
50:47d'hommes et de femmes
50:48et de la vivre entièrement
50:49grâce à un niveau
50:51d'éducation suffisant
50:52nous sommes le parti
50:54le mouvement
50:56la masse
50:57de ceux
50:58qui ne croient pas
50:59que l'argent
51:00soit le cheval de bataille
51:02qui permet
51:03d'accomplir son existence
51:04nous sommes ceux
51:06qui croient
51:06que c'est la culture
51:08que c'est l'amour
51:09que c'est la tendresse
51:10que c'est la poésie
51:11que c'est la musique
51:11qui fait de nous
51:12des êtres humains
51:13accomplis
51:14l'éducation
51:16par-dessus tout
51:18qui fait notre force
51:19voilà
51:21pourquoi
51:22nous voulons
51:24commencer
51:25à construire
51:26cette nouvelle patrie
51:27cette nouvelle France
51:29débarrasser
51:30une bonne fois
51:31pour toutes
51:32du racisme
51:33qui l'a pourri
51:34de l'intérieur
51:35nous allons
51:40commencer
51:40une France
51:41où il n'y a plus
51:43de commandos
51:44fascistes
51:44dans les rues
51:45qui tabassent
51:46les personnes
51:47une France
51:51où il n'y a pas
51:52de chasse aux nègres
51:53une France
51:56où les parents
51:58n'ont pas peur
51:59pour leurs adolescents
52:00quand ils sortent
52:02dans la rue
52:02une France
52:04où quand on voit
52:05un uniforme
52:06on n'a pas peur
52:07nous allons
52:13nous
52:14récupérer
52:16les moyens
52:18financiers
52:19matériels
52:20humains
52:21et intellectuels
52:22de payer
52:24la dette
52:25écologique
52:25que ce pays
52:26doit
52:26à sa jeune génération
52:27nous allons
52:28récupérer
52:29les moyens
52:31qui vont nous
52:31permettre
52:32de répondre
52:33à la dette sociale
52:34qui est contractée
52:35auprès de chacun
52:36de ceux
52:37d'entre vous
52:38qui travaillant
52:39étudiant
52:40se dévouant
52:41doivent ensuite
52:42mener
52:43la guerre triste
52:45des frigos vides
52:46et de l'angoisse
52:47du lendemain
52:47vive la sociale
52:49vive la république
52:51vive la France
52:52de l'angoisse
52:54avec la guerre
52:54d'autres
52:55du monde
52:55qui va
52:56à la prochaine
52:56de l'angoisse
52:57de l'angoisse
52:57de la prochaine
52:58de l'angoisse
52:59de la prochaine
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