00:00L'Ukraine, alors c'est l'information principale de cette matinée, nous vous la racontons dans la matinale.
00:04Les 26 pays européens alliés de l'Ukraine se mettent d'accord pour envoyer des hommes dans les airs, sur mer, à terre pour aider l'Ukraine en cas de cesser le feu.
00:13A quoi pourrait ressembler ce déploiement Solène ?
00:15Eh bien il y a trois missions possibles, trois missions militaires potentielles pour ces forces de réassurance.
00:20La première c'est une mission de pur maintien de la paix.
00:22Ce sont les militaires qui sont en bleu sur cette carte, disposés tout le long de la ligne de front.
00:271200 kilomètres au total pour tout de même.
00:30Leur rôle c'est de s'assurer du bon respect du cesser le feu.
00:33On peut par exemple les comparer au casque bleu au Liban.
00:36En deux, on parle d'une mission de dissuasion.
00:39Là ça demande un peu plus d'engagement.
00:41Ce sont les troupes représentées en vert sur cette carte, un peu plus loin de la ligne de front, à environ 80 kilomètres.
00:48Leur rôle c'est d'intervenir très rapidement en cas de menaces russes avérées.
00:52Une intervention grâce à des troupes au sol, grâce à des unités de défense antiaérienne et même potentiellement grâce à des escadrons de chasseurs bombardiers.
01:02Et puis en trois, une mission d'appui et de reconnaissance.
01:05Là je pense par exemple à des formateurs sur le terrain, à de la reconnaissance ou encore à de la logistique.
01:10Est-ce qu'on sait qui sont les pays qui sont engagés à envoyer des troupes et précisément de combien d'hommes parle-t-on ?
01:17Eh bien là-dessus, les Européens ne sont pas tous d'accord. Vous allez voir sur la carte en vert, ce sont les pays qui sont d'accord pour envoyer des hommes sur le sol ukrainien.
01:26Alors en tête, il y a évidemment la France et le Royaume-Uni qui sont désormais rejoints par la Belgique, les États baltes, la Suède par exemple, ou encore le Danemark.
01:34En marron, ce sont les pays qui disent niet, par exemple l'Allemagne ou l'Italie.
01:38Et puis au-delà de l'Europe, il y a des pays aussi qui sont prêts à franchir le pas, par exemple la Turquie, l'Australie, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande en termes d'effectifs militaires.
01:47Emmanuel Macron a botté en touche hier, il est resté très vague pour des raisons de sécurité opérationnelle.
01:52Mais au sein des États-majors, on estime que la France est capable de déployer une brigade, 5000 hommes, même chose pour le Royaume-Uni.
02:00Et puis on pourrait parler d'une troisième brigade avec tout ce que fourniraient tous les autres pays, donc au total trois brigades pour 15 000 hommes déployés sur le territoire ukrainien.
02:09Avec des risques d'escalade ?
02:11Oui, et c'est d'ailleurs l'inquiétude qu'évoque Volodymyr Zelensky cette semaine dans les colonnes du Point.
02:17Il met les pieds dans le plat, le président ukrainien, en disant mais si, mais si, que feraient les alliés si par exemple les Russes attaquaient par la mer avec leur bateau, avec leur flotte, deuxième scénario potentiel.
02:28Et si les Russes utilisaient leurs chars et leurs blindés pour attaquer par voie terrestre depuis la Biélorussie, comme ils l'ont déjà fait.
02:36Et puis troisième scénario, et si l'aviation aérienne envahissait, l'aviation russe envahissait l'espace aérien ukrainien pour bombarder ou tirer des missiles.
02:45A chaque fois, il y a une escalade potentielle non mesurée et possiblement non souhaitée.
02:52Non souhaitée, absolument.
02:53Ce que disent les Français, c'est allons-nous, pouvons-nous vraiment, au nom des garanties de sécurité pour l'Ukraine, intervenir et faire la guerre à la Russie ?
03:04Personne n'est capable de répondre à cette question, sauf la principale intéressée elle-même, la Russie.
03:09C'était en mai 2024. Écoutez.
03:11Je l'ai une image.
03:13Rejoignez-nous.
03:15Dans le mot, politiquement, il y a une prise de risque d'Emmanuel Macron.
03:19Comme tout ce qu'il fait en géopolitique, c'est conditionné.
03:21Et là, c'est conditionné.
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