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  • il y a 5 mois
Disponible sur la plateforme Paramount+, le documentaire "Stans" retrace la carrière d'Eminem à travers l'intense relation qui le lie à ses fans. L'occasion pour nous de se pencher sur la carrière du rappeur de Detroit avec le journaliste rap Camulo James.

Retrouvez "A la régulière" sur le site de France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Transcription
00:00Musique
00:00Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans La Régulière, votre nouveau rendez-vous sur France Inter.
00:16Ce soir, nous nous apprêtons à parler d'un artiste qui a indiscutablement bouleversé les règles de la pop mondiale au début des années 2000.
00:23Un gamin blanc de Détroit, fan de Redman et de rimes multisyllabiques qui a bouleversé l'industrie, retourné MTV, choqué les parents et surtout, râpé plus vite et plus fort que tout le monde.
00:35Ce soir, nous parlons d'Eminem.
00:38Pourquoi maintenant ? Parce qu'un documentaire vient de sortir sur Paramount+, il s'appelle Stans, en référence à l'un de ses morceaux les plus cultes,
00:45mais aussi à cette communauté ultra dévouée, parfois borderline, qui continue de le vénérer deux décennies plus tard.
00:52Et ce documentaire pose une question passionnante, comment un artiste aussi controversé a pu devenir une icône presque intouchable ?
00:59Et que dit ce parcours sur nous, sur le public, sur le rap et sur la célébrité aujourd'hui ?
01:04Pour en parler, j'ai le plaisir non dissimulé de recevoir Camulo James, journaliste indépendant qu'on peut voir entre autres chez le média Dose.
01:12Avec lui, on va revenir sur les multiples visages d'Eminem, le technicien, le provocateur, le survivant, le père de famille, l'icône d'un monde qui n'existe peut-être plus.
01:20Éminem, artiste visionnaire ou nostalgique ? Et s'il était, les deux à la fois.
01:26On est ensemble pendant une heure pour en parler à la régulière.
01:29France Inter
01:30À la régulière
01:34Medimizing
01:38Camulo James, bonjour.
01:41Bonjour.
01:42Je suis très content que tu sois là.
01:44On se connaît depuis quelques temps.
01:46Et je sais que tu es un grand amateur, expert, on peut le dire, d'Eminem. Dans un autre monde, on a même déjà fait une émission sur Eminem il y a quelques années de ça.
01:57Quand est-ce que toi, tu le découvres ? Comment tu te prends la claque Eminem ?
02:01C'est quelqu'un, effectivement, qui, comme je le disais, a vraiment été révélé au début des années 2000, avec perteuse et fracas, qui depuis est un nom installé.
02:10Toi, comment tu le prends et comment il arrive à t'attraper en tant qu'auditeur de rap ?
02:14Moi, je crois que la première fois, je suis un jeune de province, donc on doit être toute fin des années 90, mais vraiment dans les arrêts de jeu des années 90, voire début 2000.
02:25Les seuls accès que j'ai au rap à l'époque, parce qu'Internet, ce n'est pas encore développé, c'est Skyrock, en fait, qui joue, qui est la seule radio rap qu'on capte, nous, en province.
02:38Et du coup, je pense que c'est My Name Is qui passe.
02:42Le début, c'est un peu compliqué, en fait.
02:44Ce n'est pas hyper abordable dès le départ, parce que c'est vraiment, il arrive un peu comme un ovni.
02:49Moi, je dois avoir 13 ans, 14 ans, je ne comprends pas encore parfaitement l'anglais.
02:53Les références d'Eminem, je ne les comprends pas forcément.
02:56L'univers tout autour, il me paraît super glauque, c'est très américain.
03:00Au début, ça parodie beaucoup la société américaine, mais nous, en France, on n'a pas ça.
03:05On n'a pas toutes les références.
03:06On n'a pas du tout les références.
03:07Le premier couplet, je crois, dans My Name Is, il parle de Nine Inch Nails, etc.
03:11C'est des choses qu'à 13 ans, on ne connaît pas encore forcément.
03:16Justement, tu viens de citer My Name Is, écoutons un extrait.
03:19Écoutons My Name Is.
03:23My Name Is, donc une production de Dr. Ray que tu citais, qui est un de ses premiers tubes présents sur le premier album, Slim Shady LP.
03:52Et ça, oui, c'est vrai que tu découvres aussi presque la culture américaine de l'époque à travers les textes d'Eminem, quand tu commences à t'y intéresser.
03:58C'est ça.
03:59En fait, là, voilà, il parle, je te disais, de Nine Inch Nails et après, il s'attaque à tout ce qui marche en ce moment aux Etats-Unis.
04:06Donc, il parle de Britney Spears, il parle des NSYNC, il parle de tous ces boys bands, toute cette pop à l'époque qui règne en haut des charts, etc.
04:14Et que lui, il vient balayer et faire passer pour super ringard, en vrai.
04:19C'est intéressant ce que tu dis parce qu'effectivement, quand il perce, il est très, très critique et dur envers la pop de l'époque.
04:25Et ça va un peu changer.
04:27Après, on y reviendra un peu plus tard.
04:29Mais là, on parle d'une époque, My Name Is, quand Eminem commence à devenir une superstar et qu'il a notamment été, on le sait, repéré par Dr. Dre, producteur californien extrêmement connu.
04:39Mais avant ça, Eminem commençait à rapper.
04:40Il a commencé à rapper à la fin des années 80 et il a même sorti un premier album en 1996, Infinite.
04:47Effectivement, nous, en France, on découvre Eminem avec la radio, avec Dr. Dre derrière, mais il y a eu des années de galère dans l'underground vraiment américain, notamment dans les Clash.
05:14C'est-à-dire qu'on parlera évidemment après du film, Hate Mike, il est consacré, mais il a notamment, il a fait des compétitions, notamment les rappeux olympiques en 1997.
05:22C'est quelqu'un vraiment qui a œuvré dans l'underground et qui n'a pas marché pendant longtemps.
05:26Et d'ailleurs, il va percer assez tard, finalement.
05:29Comment toi, tu regardes un petit peu le début de sa carrière où il est très influencé par des rappeurs, notamment new-yorkais, assez peu connus du grand public ?
05:35En fait, c'était, on ne se rend pas compte maintenant avec l'ampleur qu'il a pris, mais c'est vrai qu'il a participé à tout un courant vachement underground,
05:42d'une scène très underground de freestyler, de mec de battle, etc., où il a essuyé plusieurs échecs, etc.,
05:51mais qui lui ont donné une force en freestyle et qui ont après alimenté cet égo qui deviendra du coup Slim Shady
05:57et qui deviendra son double maléfique, avec lequel il fera passer toutes sortes de messages plus virulents les uns que les autres.
06:05Mais on va dire, le début, en vrai, moi, je m'y intéresse plus tard, du coup, quand je fais un petit peu la marche en arrière.
06:11C'est quelque chose qui est assez inédit, en vrai, d'avoir un petit blanc comme ça qui se ramène dans toutes les battles de rap et qui est super fort.
06:18Ils en parlent, il y a le Hip Hop Evolution sur Netflix qui est un super documentaire sur toute l'histoire du rap,
06:25où des mecs de Détroit comme Ross da Five Nine, etc., témoignent de l'arrivée d'Eminem dans ces ligues de battle-là, dans ces ligues de freestyle.
06:32En fait, c'était inédit, c'était hyper rare d'avoir un jeune rappeur blanc de Détroit qui vient et qui met à l'amende tout le monde
06:39parce qu'il avait déjà cette science de la rime, cette manière de torturer les mots, de faire des assonances, des allitérations qui était inédite.
06:50Et surtout, il avait ce second degré où il osait déjà, et on en reparlera, je pense qu'on en reparlera d'être mal,
06:55s'auto-vanner, s'auto-clasher et surtout détruire l'ennemi en face qui était l'objectif principal de ce genre de joute verbale.
07:03Ce qui est intéressant, c'est comment en quelques années, il a réussi à passer d'un rappeur underground, un parmi tant d'autres,
07:08à une superstar qui a réussi à fédérer autour de lui et avoir des fans, des groupies et même des stans.
07:15Donc ça c'est Stan, un morceau présent sur son deuxième album en major, Marshall Mathers LP,
07:44et Stan c'est maintenant un mot qui est utilisé aux Etats-Unis, il faut le dire, pour désigner un fan excessif.
07:50On appelle ça un Stan, donc ça vient de ce morceau, qui est un morceau en featuring avec Dido.
07:56Qu'est-ce qui justifie ou explique pour toi le fanatisme qu'il y a eu assez vite autour d'Eminem ?
08:01On est passé d'un artiste que peu de gens connaissaient à une superstar, bien sûr avec du travail des albums,
08:07mais qu'est-ce qui explique cet engouement démesuré ?
08:10Moi je pense que, je ne m'entends plus que d'une, pardon, en fait il correspond,
08:17et c'est devenu le symbole de toute une jeunesse de l'époque.
08:21C'est-à-dire qu'ils avaient leur modèle aux Etats-Unis, comme on en parlait, donc des Britney Spears, etc.
08:26Lui il arrive, c'est le petit gamin merdeux qui pour toute une jeunesse blanche,
08:31qui commence je pense à se prendre le rap en pleine tronche à l'époque où ça a explosé.
08:34En fait il représente toute cette jeunesse-là que nous en fait on ne comprend pas,
08:40qu'on a en France mais c'est moindre, alors qu'eux là-bas c'est énorme, on ne se rend pas compte.
08:45Et toute cette jeunesse-là, qui après je ne sais pas, des symboles comme Nirvana,
08:51Kurt Cobain, etc. qui a représenté ça pour une certaine jeunesse à l'époque,
08:55le côté transgressif et tout.
08:56Eminem arrive, il arrive avec une équipe derrière, enfin folle, donc Dr Drake et lui en pleine bourg, etc.
09:02Et je pense qu'il représente tout ce que, voilà, la jeunesse un peu rebelle qui veut flirter avec l'interdit,
09:08qui veut transgresser les codes, se sentir un peu rebelle en disant
09:12« Ouais j'écoute du Eminem, on se crête dans ma chambre, regarde il critique Britney Spears,
09:16il critique Justin Timberlake, c'est trop drôle, en plus les clips, regarde c'est devenu le cool kid,
09:21le cool kid absolu en fait. Et je pense que c'est ça qui a fait que toute cette masse silencieuse
09:28qui n'avait pas forcément de symbole, d'un coup, a trouvé son goût, son héros.
09:34France Inter, Medi Maizy, à la régulière.
09:41Nous sommes avec Camulo James pour discuter d'Eminem à l'occasion de la sortie du documentaire Stans
09:46sur Paramount Plus. Eminem, on a commencé à discuter de son début de carrière,
09:52il s'est passé quelque chose d'assez important au milieu des années 2000,
09:55c'est aussi une incursion dans la pop culture. Eminem devient un visage reconnaissable,
10:00quelqu'un qui va être énormément cité, invité aussi, et on va commencer à nourrir des fantasmes
10:05autour d'Eminem, autour de son parcours, tu l'as un peu dit, le fameux white trash à Détroit
10:10qui s'illustre lors des battles dans une communauté majoritairement noire à l'époque.
10:15Donc c'est un ovni à ce moment-là et tout ça va être évidemment conté, narré,
10:22un petit peu romancé dans le film Lose Yourself, 8 Mile pardon, avec l'excellent morceau
10:27Lose Yourself sur le film réalisé par Curtis Hanson.
10:40On a envie de l'écouter en entier, j'ai même confondu le titre du film avec le titre du morceau,
11:07tellement j'aime ce morceau, Lose Yourself, un Oscar absolument.
11:12Qu'est-ce que ça repréhende ce film-là ? Parce qu'à ce moment-là, on a eu des films qui parlent de rap,
11:18on a eu des films avec des rappeurs qui jouent la comédie, ça a commencé dans presque la fin des années 80,
11:23début 90, mais un film sur un rappeur, c'est un événement. Comment tu vois cet événement-là à l'époque ?
11:29Je pense que c'est là où, peut-être en parlant du point de vue français,
11:34on a commencé à se prendre l'univers d'Eminem, à mieux identifier d'où il venait,
11:39et à vraiment adhérer à l'image, à son vécu, à son machin.
11:44Ça a été une claque incroyable, en vrai de vrai.
11:46On connaissait les rappeurs-acteurs, comme tu disais.
11:50Il y en a eu beaucoup, Ice Cube, Icee Tupac évidemment, il y en a eu beaucoup.
11:54Mais du coup, c'est la première fois que quelqu'un, je pense, incarne vraiment son propre personnage dans une biopic,
12:02se met au temps à nu, joue la comédie, il joue son propre rôle.
12:06Même s'il ne joue pas le rôle d'Eminem, il joue le rôle de Birabit, mais qui est largement inspiré d'Eminem.
12:11Très largement, beaucoup de personnages se reconnaîtront, je pense, dans le film.
12:16C'est vraiment une claque énorme, je pense en France.
12:19Moi, je me rappelle qu'à l'époque, on découvre les clashes, on se prend dans toute cette culture dans la tronche.
12:26Complètement, tu as tout à fait raison, c'est vrai.
12:27Où lui, vraiment, il apparaît comme le super-héros de tout ça,
12:30où vraiment, c'est le mystère indestructible de ce truc, avec forcément ses failles et ses faiblesses,
12:35mais qu'il arrive à retourner.
12:37Vraiment, ce film, ça a été...
12:39Je pense que ce film, effectivement, a eu un impact assez important.
12:41D'ailleurs, Cynique, grand clasheur, racontez aussi comment 8 Mile avait une influence, ta raison, sur les clashes en France,
12:47mais aussi comment ça a remis au goût du jour des vieux morceaux.
12:50Lundi, on a reçu Danidan et Manuké.
12:52À un moment, on parlait de Mobbib, Shukwans Part 2, qui est clairement le morceau du film.
12:56Et c'est un morceau qui est aussi revenu au goût du jour grâce à 8 Mile et à Eminem.
13:01Donc, il a vraiment aussi eu ce rôle presque de transmission avec un public plus jeune.
13:06C'est fou, c'est le morceau de sa finale, du coup, le Shukwans Part 2.
13:09Absolument.
13:09Quand il se bat contre Papadoc, qui est joué par Anthony Macky, qui maintenant joue Captain America.
13:14Voilà, la vie est folle.
13:15Le multiverse.
13:16Le vrai multiverse.
13:18Je crois que la demi-finale, c'est une prod de Onyx, etc.
13:21Enfin, ça fait découvrir tout un tas de trucs.
13:23Absolument.
13:24Et c'est vrai que cette culture du clash en France, qui après explosera avec des trucs comme des ligues,
13:29comme le Rap Contender, etc.
13:30La plupart des gens qui participent et qui ont participé à ça, ont été largement inspirés de Eminem
13:39et du choc que ce film a ramené en France.
13:42Avec une BO incroyable, avec Lose Yourself, un Oscar.
13:46C'était intéressant à l'époque parce qu'il y avait deux BO.
13:48Il y avait une BO avec des morceaux inédits, comme Lose Yourself,
13:51et une BO sur laquelle on retrouvait des légendes du rap comme Jay-Z, comme Ness.
13:54Et une BO des morceaux de l'OST, en fait.
13:57Les morceaux qu'on retrouvait dans le film.
13:59Et là, tu retrouvais effectivement, tu avais du Tupac, du Outcast, du Mob Deep.
14:02C'était aussi une manière, vraiment, encore une fois, de transmettre aussi sa culture.
14:06Et Eminem, qu'on le veuille ou non, même s'il a eu un énorme succès pop,
14:08a toujours été un énorme passionné.
14:10C'est aussi une époque, d'ailleurs, où il va commencer à produire d'autres artistes locaux de Détroit,
14:14comme Obitrice, mais aussi New Yorkais, comme Fifty Cent,
14:17qui d'ailleurs, lui aussi, après, aura son film.
14:20Il va reproduire un petit peu la formule d'Eminem.
14:23Et Eminem, il va continuer à être dans la culture pop.
14:25Il va être énormément parodié ou invité.
14:27On le sentra notamment, par exemple, dans la série Entourage sur HBO.
14:31Ou encore, tout récemment, dans un film pour lequel j'ai une affection particulière,
14:50Happy Gilmore 2, avec Adam Sandler.
14:52Donc ça, c'est une référence au premier Happy Gilmore,
15:04donc une comédie devenue culte d'Adam Sandler autour du golf, en fait.
15:10Comment, justement, toi, ça va aussi nous faire une transition avec la suite,
15:13tu prends ce moment-là où Eminem passe d'un statut de lyriciste très respecté,
15:18pas dire underground, mais en tout cas, un rappeur parmi les rappeurs,
15:22à une figure pop ?
15:23Comment tu vois ce moment-là ?
15:25Et notamment un moment où il va commencer aussi à avoir de plus en plus dans sa musique
15:28de refrains un peu plus chantés, de choses plus pop.
15:30Comment tu vas prendre ce tournant-là, on va dire, à la fin des années 2000 ?
15:33En fait, c'était, on va dire, une trajectoire qui était inévitable, j'ai l'impression pour lui,
15:41c'est que ça le dépasse à un moment.
15:43Son succès est trop énorme, la musique dépasse les frontières,
15:49ça devient le rappeur, je pense, le plus écouté de la décennie de la vie, on va dire.
15:54Donc je pense que c'était inévitable qu'à un moment, ce qu'il critiquait au début,
15:59c'est limite comme si le système l'avait happé malgré lui,
16:02et du coup, il devient, lui, le symbole d'une nouvelle jeunesse,
16:05ça devient, lui, la pop culture.
16:07Les clips sont attendus, il fait des références à Superman, etc.,
16:13dans pas mal de ses clips et tout ça, la figure de super-héros
16:16qu'il mettait en avant dans Just Lose It, The Miss Out Me, etc.
16:20Donc, en vrai, il devient ce symbole malgré lui,
16:24et je pense que lui aime, malgré ça aussi, devenir cette espèce de star,
16:29cette espèce d'icône, la méchanceté, les méchancetés,
16:32les petites piques sont toujours là, il y a toujours une petite pique pour Michael Jackson,
16:35il y a toujours une petite pique pour une Christina Aguilera, etc.
16:38Mais c'est bon, en fait, le système l'a eu à un moment.
16:42Est-ce que ce n'est pas la fameuse phrase d'Alpha One ?
16:44Pourquoi les rappeurs deviennent nuls quand ils deviennent riches ?
16:54Message à tous les fans d'Eminem, je n'ai pas dit qu'il était nul,
16:58c'était juste pour faire une transition.
17:00Je comprends.
17:00Voilà, parce qu'ils sont extrêmement véhéments,
17:02sur les réseaux, j'ai déjà eu affaire à eux.
17:04C'est vrai ?
17:05Oh oui, oh oui.
17:06Tu sais, il suffit d'être un peu nuancé sur Eminem,
17:08et on se fait attaquer.
17:10Mais effectivement, c'est intéressant qu'on te retrace un petit peu la carrière,
17:14il y a une première partie des années 2000
17:15qui est couronnée de succès et de très grands albums,
17:18l'enchaînement Slim Shady LP, Marshall Mathers LP, Eminem Show,
17:21je pense qu'on peut s'accorder qu'on soit fan ou pas d'Eminem
17:24pour dire que c'est quand même un run et une trilogie phénoménale.
17:27Pour moi, on parle de trois albums classiques, je le dis.
17:30Et puis après, c'est un peu plus compliqué,
17:31notamment à l'aube des années 2000,
17:35avec un album qui s'appelle Recovery,
17:37et avec notamment un morceau qui va être un tube interplanétaire,
17:40mais qui tranche un petit peu avec ce qu'avait l'habitude de faire Eminem.
17:44C'est un extrait de Love The Way You,
18:10du live, pardon, Eminem et Rihanna,
18:13qui à l'époque est encore une jeune popstar,
18:16même si elle est déjà extrêmement talentueuse.
18:18Mais c'est là où ça tranche, justement,
18:20où il y a dix ans avant, il l'aurait critiqué,
18:22il l'aurait peut-être même insulté,
18:23parce qu'il était très dur.
18:25Et là, il fait un featuring avec elle,
18:27c'est aussi une période où Eminem a une période compliquée,
18:31on sait d'addiction,
18:32il a perdu son meilleur ami Proof,
18:34d'ailleurs qui est joué par Mekai Pfeiffer dans 8 Mile,
18:36qui était aussi un membre de son groupe,
18:38d'E-12, donc la deuxième partie des années 2000 a été très compliquée pour Eminem,
18:41psychologiquement, il avait pris du poids,
18:43il en a perdu, ça a été dur pour lui,
18:45et donc il revient avec cet album Recovery,
18:47qui est un énorme carton,
18:48mais qui va marquer une scission entre lui et une partie de son public.
18:52Comment tu vois ce moment-là dans sa carrière,
18:54un moment qui est un vrai moment de bascule ?
18:55C'est super américain, en fait, dans le storytelling,
18:58c'est-à-dire qu'il y a le rock bottom, on va dire,
19:02c'est-à-dire le moment...
19:03C'est-à-dire le rock bottom qui est un morceau d'Eminem
19:04présent sur Simchat JLP.
19:05Tout à fait.
19:05Je me permets.
19:06Un très bon morceau.
19:07Un excellent morceau.
19:07Très bon morceau.
19:09Et où, en fait, oui, l'histoire est folle,
19:11il tombe pour mieux se relever, en fait,
19:14et c'est son espèce.
19:15Recovery, c'est sa renaissance, tu vois,
19:17le mot en soi est chargé de symboles,
19:20et c'est très américain, quoi.
19:22T'as vécu le côté sombre,
19:25il a perdu son meilleur ami,
19:27il fait un album Relapse en 2009, je crois.
19:30Où, justement, c'est un peu une période de transition
19:32et un album dont on avait parlé à l'époque,
19:34que nous, on aime beaucoup, parce que...
19:36Et que Tyler, the Creator, adore, par exemple.
19:38Donc, un artiste, d'ailleurs, dont on va parler un peu après.
19:40Qui a de très bons goûts.
19:42Absolument.
19:43Parce que c'est un album, vraiment,
19:45où on est encore dans la partie un peu slim shady,
19:47un peu sombre, etc.
19:48Où il force sur les accents,
19:50mais les flots et les productions sont incroyables.
19:52Recovery, c'est vraiment, comme tu disais,
19:54le point de rupture où, là, pour le coup,
19:56moi, pour le coup, là, il est pop.
19:57Mais il est pop icon.
20:00Genre, c'est un icône de la pop.
20:01Mais il est pop aussi beaucoup dans ses sons.
20:04Le I'm Not Afraid, tu vois, par exemple,
20:05c'est typiquement de la pop américaine.
20:08C'est ce que, eux, ils adorent là-bas,
20:10de l'homme qui est tombé
20:12et qui se relève, tel le phénix,
20:13et qui, voilà, regardez, je vais mieux,
20:16je prends plus de drogue, je suis sobre.
20:17C'est vraiment comme dans les films de super-héros.
20:22Bon, ça y est, le moment très dur est passé.
20:24Maintenant, bam, je brille de mille feux à nouveau.
20:27Je perds ma teinture blonde.
20:29Donc, je perds tout ce symbole, quand même,
20:30de tout ce qui était mon alter ego passé,
20:33mais qui apportait quand même sa folie à sa musique.
20:36Je trouve ça beaucoup plus...
20:37Il se rapproche, je pense, aussi,
20:39en vieillissant de son côté pop.
20:41Il a quand même cet ADN, je pense,
20:44pas country, tu vois,
20:45peut-être que j'en rajoute un peu,
20:46mais c'est vrai que les albums après Recovery,
20:48il y aura beaucoup de guitares,
20:50il y aura beaucoup de refrains très pop.
20:53Il va, après, peut-être que je saute des étapes,
20:54mais Ed Sheeran, tu vois,
20:56qui va venir,
20:57beaucoup de Rihanna,
20:58beaucoup de Skylar Grey,
20:59qui vont l'aider.
20:59Il y aura un morceau avec Beyoncé.
21:00Il y a un morceau avec Beyoncé.
21:01Il y a un morceau avec Alice,
21:02j'ai acquis aussi, je ne m'en souvenais plus,
21:03mais je suis retombé dessus.
21:06Et c'est vrai qu'on passe vraiment sur un...
21:08C'est là où on perd beaucoup des fans de la première heure.
21:11Et en même temps,
21:11on a droit aussi à des énormes succès.
21:13Et puis, dans cette période-là,
21:14il va aussi donner suite à un classique,
21:16je le citais de Marshall Mathers LP,
21:17il va sortir de Marshall Mathers LP 2,
21:19ce qui est toujours risqué,
21:20donner une suite à un album extrêmement salué.
21:23Il appellera d'ailleurs Rick Rubin,
21:24légendaire Rick Rubin,
21:25pour bosser avec lui sur l'album.
21:27Et il y aura notamment ce fameux morceau
21:29qui, moi, me laisse encore perplexe aujourd'hui,
21:31mais qui a cartonné Rap God.
21:43Donc, Rick Rubin, je l'ai cité,
21:54qui est un producteur mythique,
21:55un des fondateurs de la belle Dev Jam,
21:58qui a travaillé avec énormément de personnes,
21:59des Red Hot Chili Peppers,
22:00ça, Kanye West, bref, et Eminem.
22:03Ce morceau-là, pour moi,
22:05c'est un moment très particulier,
22:06parce que, moi, humblement, je le dis,
22:09je trouve ça assez inaudible,
22:10parce qu'on est dans la pure démonstration,
22:12et en même temps,
22:13c'est aussi un moment où je trouve
22:14qu'il devient la parodie de lui-même.
22:16Il rappe vite pour rapper vite,
22:18mais on n'est plus dans cette espèce de virtuosité
22:20qu'il avait avant,
22:20qui était beaucoup plus agile quand il rappait.
22:23Comment tu vois ce moment-là ?
22:24Moi, je le vois comme un moment un peu triste,
22:26parce que d'un côté, ça marche,
22:27mais j'ai l'impression qu'il est un peu plus fatigué,
22:29comme si de rejouer un peu le même geste technique,
22:30encore et encore.
22:32C'est exactement ça.
22:32J'ai l'impression, comme tu disais,
22:33il devient une parodie de lui-même,
22:34il se regarde rapper.
22:35C'est-à-dire que ça devient un type-beat Eminem.
22:40Ça devient une parodie de lui-même,
22:43dans le sens où Eminem vient sur un couplet,
22:46il rappe, veine au front,
22:48hyper énervé, hyper rapidement,
22:50hyper technique,
22:51mais on ne comprend plus forcément.
22:52C'est beaucoup moins compréhensible
22:54pour aussi bien côté Outre-Atlantique
22:57que pour nous, je crois.
22:58Nous, on apprécie et on applaudit la performance ici,
23:01parce qu'on est à plus de 140 mots à la minute,
23:04etc. C'est très bien.
23:05Mais pour une certaine partie de son public,
23:08ce n'est pas ce qu'on veut,
23:08ce n'est pas ce qu'est Eminem.
23:09C'est ce que disait Seth Gecko,
23:11rapper vite, ça ne veut pas dire rapper bien.
23:13Exactement.
23:14On gagne en technique,
23:16mais une technique vide de toute magie,
23:20de toute sens.
23:20Moi, il devient un robot.
23:21J'ai l'impression que la fin de cette décennie 2010-2020,
23:26beaucoup de technique,
23:28mais très peu de magie,
23:29très peu de vrais moments
23:30où ça devient le rappeur un peu grincheux
23:35qui va critiquer tout ce qui se fait de nouveau,
23:38le mumble rap, etc.
23:40Et qui va arriver sur le troisième couplet
23:42quand il est invité ou sur ses morceaux à lui,
23:44à débiter,
23:45sans vraiment nous donner quelque chose
23:47qu'on attend de lui.
23:49C'est vrai que cette période-là
23:50était plutôt compliquée.
23:52On se dit, c'est génial,
23:54ça rebondit, etc.
23:55Mais qu'est-ce que je retiens de ça ?
23:56Elle est où la punchline ?
23:58Elle est où la petite pique,
23:59le picoté marrant de ce qu'on retrouvait dans son écriture ?
24:01Alors, nous sommes avec Camilo James
24:11pour parler d'Eminem,
24:12mais nous sommes également mercredi.
24:15Et mercredi, il y a plusieurs films qui sortent,
24:17tellement trois qui ont retenu mon attention.
24:20On commence avec un film français
24:22qui ne porte pas son titre pour rien,
24:23Le Roi Soleil,
24:24signé Vincent Maël Cardona,
24:26déjà remarqué avec les magnétiques.
24:30Tout le monde s'en sort,
24:33mais pour ça, il faut aller au bout.
24:40Personne ne saura jamais ce qui s'est passé ici.
24:44En fait, c'est fou parce que
24:45tu payes ton ticket,
24:48il n'y a rien de plus à qualité.
24:50N'importe qui peut gagner.
24:54Il n'y a rien de plus injuste.
24:56Mais ici, oubliez les costumes et Versailles,
24:59le soleil brise sur un bar PMU de banlieue parisienne,
25:01un soir d'orage.
25:03Un habitué gagne l'auto,
25:04puis disparaît,
25:05et tout le monde présent dans le bar
25:06se met à rêver, mentir,
25:08trahir,
25:09pour peut-être mettre la main sur ce ticket.
25:11Au casting,
25:12Pio Marmaille,
25:13Lucy Zhang,
25:14et
25:14Sofiane Zermany,
25:15et qui
25:16Fienzo,
25:17dans un rôle de policier
25:17face à un engrenage de paranoïa collective.
25:20C'est un huis clos tendu,
25:21un film sur le pouvoir du désir,
25:23le prix du mensonge,
25:24et ce qu'on est prêt à faire
25:25quand on croit que personne ne regarde.
25:27Et, petit spoiler,
25:29Fienzo sera notre invité vendredi soir,
25:31dans A La Régulière,
25:32pour revenir,
25:33entre autres,
25:34sur ce film.
25:35Deuxième long-métrage de cette sélection,
25:36et petit événement de cette rentrée,
25:38pris au piège,
25:39le nouveau,
25:39d'Aren Aronofsky,
25:41réalisateur,
25:41entre autres,
25:42de Requiem for a Dream.
25:44Il retrouve son goût pour l'intensité,
25:45mais cette fois,
25:46dans un registre urbain,
25:47noir,
25:48teinté d'humour.
25:54Qu'est-ce qui s'est passé ?
25:55C'est le dernier verre avant la fermeture !
26:01On va chez toi pour que tu profites de mon manque de discernement.
26:04J'ai bien l'intention d'en profiter.
26:06Je veux savoir si nous deux, c'est du sérieux.
26:08Qu'est-ce qu'il te faut pour te convaincre que je suis sérieux ?
26:11Vous pouvez pas faire ça chez vous, les jeunes.
26:14Pardon, madame Kitty.
26:15Hé, t'as la crête qui pointe, mec !
26:18T'as rien trouvé de plus drôle ?
26:19Faut que je retourne à Londres.
26:20Je te confie mon chat.
26:22J'adore les chats.
26:22J'adore les chiens.
26:27On suit Austin Butler,
26:29en ex-baseballeur reconverti barman,
26:31tranquille dans son quotidien,
26:32jusqu'à ce qu'il accepte un simple service pour son voisin,
26:35garder son chat.
26:36Le voilà propulsé dans un labyrinthe criminel absurde à New York,
26:39fin des années 90,
26:41traqué par des gangs qui ne savent même pas pourquoi ils le cherchent.
26:44Avec Zoé Kravitz à ses côtés,
26:46on peut dire que le casting est luxueux,
26:48le film est dans les salles du plus aujourd'hui,
26:50et on a très envie de le voir.
26:52Et pour finir, un remake qui attise forcément notre curiosité,
26:55le retour de la guerre des roses.
26:57Pour toi, chérie, je ferai n'importe quoi.
27:01Je n'ai jamais eu le moindre doute.
27:03C'est la vérité.
27:06Théo Rose, mon architecte préféré.
27:09Ça fait quoi d'être marié ?
27:10Les enfants sont formidables.
27:11On bat la plage !
27:12D'accord, vous noyez pas !
27:14Ivy a un succès monstre.
27:16Tu ferais une séance photo pour New York Magazine ?
27:18À poil ?
27:19Non, je crois pas, non.
27:20Oh, je la ferai quand même.
27:21T'es vraiment nul, il n'y a pas à dire.
27:23Il a été viré.
27:24Quoi ?
27:26Chut, ça sent la tempête.
27:28Tout va bien.
27:29Le chien du voisin a chié dans la buanderie,
27:31les enfants ont des poux et mon oeil gauche me démange.
27:33Un verre de champagne, s'il vous plaît.
27:35Si t'as besoin d'une épaule ou d'une cuisse accueillante.
27:39Quoi ?
27:39Je plaisante.
27:41Le film culte de 1989 avec Michael Douglas et Kathleen Turner
27:45est ici réinterprété par Benedict Cumberbatch et Olivia Colman.
27:49Le concept est le même.
27:51Un couple bourgeois, élégant, cultivé,
27:53qui va littéralement se détruire à coups d'avocats,
27:55de lancers de casseroles et de colères enfouies.
27:58Ça crie, ça pleure et ça fait rire.
28:00Alors Camulo James, nous sommes ici pour parler d'Eminem.
28:14Parlons d'Eminem.
28:15Eminem, donc le documentaire Stans, est disponible sur Paramount+.
28:18Et la question qu'on peut se poser, c'est qu'il a été réveillé à la fin des années 90.
28:23Il a un statut de légende aujourd'hui, incontestable et incontesté d'ailleurs.
28:27Quel est son héritage aujourd'hui ?
28:29Est-ce que tu entends Eminem dans le rap du moment ?
28:33Pas dans ce qui fonctionne.
28:36Pas dans toute cette vague, parce que par la suite,
28:39tu vois la scène d'Atlanta a pris énormément de place.
28:42J'ai l'impression qu'aujourd'hui j'entends beaucoup plus d'héritiers de Lil Wayne,
28:46par la filiation.
28:47Donc Lil Wayne, Young Duck, Future Gunnar.
28:50Exactement, Lil Baby, tout ça.
28:52J'ai l'impression que les héritiers d'Eminem, c'est un peu plus compliqué pour eux,
28:55parce que ce n'est pas forcément ce qui marche,
28:57ou ce n'est pas Eminem qui veut.
28:59Et du coup, cette espèce d'art du flow, de la rime,
29:03de la belle assonance, de la belle allitération,
29:06ce n'est pas forcément ce qui va péter et faire en sorte que les gens persent,
29:11que les artistes persent aujourd'hui.
29:13Donc je sais qu'on va parler notamment de Logic, de Gide, etc.
29:17qui sont des jeunes rappeurs qu'on va estampiller de manière très caricaturelle,
29:22on va dire des kickers, des mecs qui ont l'art de la rime.
29:25Peut-être un J. Cole, tu vois ?
29:27Peut-être un J. Cole, pour moi, qui est un rappeur assez technique.
29:30Je pense qu'un Kendrick Lamar a quand même pas mal étudié le style d'Eminem à un moment.
29:37Mais il s'en est affranchi.
29:38Il s'en est affranchi.
29:39Et chacun, et on parlait tout à l'heure de Tyler, The Creator,
29:42pareil, je pense qu'au début, en vrai de vrai,
29:44pour ces gens-là qui sont des amoureux de la rime et du rap,
29:48Eminem, c'était l'exemple à regarder à l'époque,
29:52les freestyles d'Eminem, etc.
29:55Cette technicité, c'est une école de la rime dont ils sont tous les élèves,
29:59les disciples,
30:01mais ils ont tous développé par la suite des univers très différents.
30:06Oui, on ne peut pas dire que le son Eminem soit spécialement présent dans le rap,
30:09mais effectivement, il y a plusieurs rappeurs qui s'en sont,
30:12ou qui s'en inspirent encore,
30:13notamment, tu l'as dit, Logique.
30:15I got bitches, I got hoes, I got rare design to close.
30:18No, we ain't fucking with that.
30:20Yeah, there's a time and a place,
30:21but if you ain't coming with the endless of raps,
30:23call it yourself the greatest alive,
30:24then you don't deserve to do that.
30:26No, no, oh, no, no, please do not do that.
30:27You gon' get smacked.
30:28You gon' make Bobby attack.
30:30You gon' make Bobby boy snap.
30:31You gon' make Bobby boy snap.
30:32Bobby boy fuck rap.
30:33Busts all like an addict with a semi-automatic,
30:35who'd have had it and he's ready for anybody to buck rack.
30:37Go to catch a vibe, ain't no way you're here,
30:38we're leaving nobody alive, even so aside.
30:39No, fuck that.
30:40Bobby feelin' villain, is he killing us.
30:41On entend clairement l'influence d'Eminem.
30:46Voilà, c'est un morceau avec Eminem.
30:48Oui, bien sûr.
30:49Et c'est aussi le cas chez, tu l'as cité, G.I.D.
30:52I'm a crazy man, I had to get into the game again.
30:54I'm seeing a license, looking at the lay of the land.
30:56I'm in command like I'm Jaden Daniels, breaking in,
30:58can't obey the ban, no niggas save the scandal,
30:59service candle lit, cause your man a bitch.
31:00I tried to understand, but I'm lacking the bandwidth.
31:02I'm rocking the hard places, cracking the sandwich.
31:03The cause I was handed, it turned me the gambit.
31:05It made me the man, but it turned me the man,
31:06saying son of a mad, mad, max, minimal chances.
31:08Shakin' a hand, white man, takin' a taxi.
31:09Suiting a tie, now fly, ride in the backseat of a taxi.
31:11I feel like Tyrese Maxi, I'm a zone sixer,
31:13but I'm hell of an athlete, doing a rap shit.
31:14Il y a quelque chose de ludique quand même,
31:25à écouter ça.
31:26Et c'est aussi présent chez Joyner Lucas.
31:28Camulo, je t'ai coupé, pardon.
31:58Non, je pense que tu veux dire quelque chose.
32:00Non, en fait, j'ai l'impression qu'ils ont tous pris
32:03cette espèce de mimique de Rapper Vite.
32:05C'est vrai que les trois extraits sont assez révélateurs sur ça.
32:10Et je ne sais pas s'ils ont pris les meilleurs côtés
32:13de l'univers d'Eminem.
32:14Ils ont pris ce truc un peu à part,
32:16genre on va critiquer maintenant
32:18ce qui est populaire dans le rap aujourd'hui.
32:20Un côté presque, pardon les termes,
32:22c'est parfois réactionnaire.
32:23Un peu vieux con.
32:24Genre Agatha Beach is Agatha Rose.
32:27Et tu critiques ça, tu critiques le vocodeur.
32:29Tu es un peu réfractaire à tout ce qui va être innovation
32:32en termes musicals.
32:33Alors, oui, auto-tune, vocodeur, etc.
32:36Il y a un côté gardien du temple maintenant chez Eminem.
32:37C'est ça.
32:38Mais je ne sais pas si c'est vraiment ça
32:40que le jeune Eminem aurait voulu laisser comme héritage.
32:43Lui, il est très content maintenant
32:45d'être invité par ces gens-là
32:46et d'arriver et de faire un troisième couplet
32:48qui n'a rien à voir avec ce qu'on dit les autres
32:50dans leur couplet,
32:51mais de faire son couplet à rallonge
32:53où il fait un petit peu le réac.
32:55Mais je ne suis pas sûr que
32:56I miss the old Shady,
32:59celui qui aurait peut-être préféré
33:01qu'on soit irrévérencieux,
33:02mais d'une autre manière.
33:03Mais ça, c'est une bonne question.
33:04Est-ce que le Eminem de 20 ans
33:06serait fan du Eminem actuel ?
33:09Non, je pense que lui,
33:10il pensait partir en rockstar
33:12dans le club des 27.
33:14Oui, c'est vrai, il y a quelque chose comme ça.
33:15Tu vois, les deux doigts du milieu bien levé.
33:18Mais je pense qu'il ne se voyait pas vieillir.
33:20Et je ne sais pas s'il se voyait vieillir comme ça.
33:21Clairement pas.
33:22C'est toujours une grande question,
33:24vieillir quand on est un artiste,
33:26encore plus dans une musique souvent
33:27qui est vue comme une musique jeune.
33:29C'est une question souvent
33:29que les gens ne se posent pas.
33:31Quand on commence une carrière
33:32dans un travail,
33:34on se dit oui,
33:35à 30, 40 ans, 50 ans,
33:36j'aimerais faire ci, j'aimerais faire ça.
33:37En tant qu'artiste,
33:38ça n'existe pas vraiment,
33:39ce chose-là.
33:39Donc c'est vrai qu'Eminem,
33:40il n'avait pas l'air de penser au futur.
33:41Parce qu'il n'y avait pas de plan de carrière
33:42jusqu'à là,
33:43ses 50 ans, etc.
33:45Il ne se voyait pas encore rappé,
33:46tuer son alter ego maléfique,
33:48etc.
33:49Je pense que...
33:49Ce qu'il fait dans le dernier album.
33:50Ce qu'il fait dans le dernier album.
33:51Il improvise beaucoup,
33:53je pense,
33:54cette fin de carrière.
33:55Eminem est évidemment
33:56un nom extrêmement connu,
33:58reconnu,
33:58mais il y a sûrement des gens
33:59qui le connaissent
34:00mais qui n'ont jamais vraiment
34:01écouté un album.
34:02Quel est pour toi
34:03le meilleur,
34:04en tout cas,
34:04l'album
34:05qui semble être
34:06la meilleure porte d'entrée
34:07dans l'univers d'Eminem ?
34:08Toi qui les as tous écoutés.
34:10Pour moi,
34:11l'univers d'Eminem,
34:12c'est vraiment
34:12le Marshall Matters LP,
34:14tu vois,
34:14qui est vraiment celui
34:16qui sort en 2000,
34:18je crois,
34:18et où vraiment,
34:19c'est la porte d'entrée ultime
34:21parce qu'il parle
34:23de sa jeunesse,
34:24de son enfance,
34:26des problèmes avec sa mère,
34:27notamment.
34:28Il parle de ses problèmes
34:29d'addiction.
34:31En fait,
34:32on comprend
34:32tout le background d'Eminem,
34:34tout son vécu
34:35dans cet album-là.
34:37Il y a aussi
34:38le début du succès,
34:39donc il parle déjà
34:40de sa relation
34:40avec le succès,
34:41avec ses addictions,
34:42etc.
34:43Le côté un peu nocif
34:44du succès,
34:45c'est super bien rappé.
34:48Musicalement,
34:49c'est orchestré
34:50de main de maître
34:50par Docteur Drey
34:52pour la plupart
34:53des sons.
34:55Et je veux dire,
34:55il y a aussi bien
34:56un morceau comme Stan,
34:58tu vois,
34:58qui est un morceau
34:59très grand public,
34:59très pop,
35:00mais dans lequel
35:01il arrive à garder,
35:02je pense,
35:02son univers,
35:03son essence,
35:03le côté un peu...
35:05Enfin, voilà...
35:06Subtile !
35:07Subtile et maléfique
35:09par moments
35:09parce que ça se termine
35:10quand même pas très bien.
35:11ce morceau Stan.
35:13Comme souvent
35:13dans le début
35:14de la carrière d'Eminem,
35:15les histoires se finissent
35:16souvent très mal.
35:17Les histoires d'amour,
35:18les histoires de relations
35:19entre avec sa mère,
35:20avec ses amis,
35:20c'est souvent quand même
35:21très sombre
35:22d'Eminem au début.
35:23En l'écoutant à l'époque,
35:25il y a presque des morceaux
35:26qui étaient un peu
35:26comme des films d'horreur
35:27à la fin.
35:27On peut citer
35:28sur le même album
35:29le morceau Kim
35:29qui est terrifiant
35:31et qui est presque inaudible
35:32en tout cas.
35:33Qui faisait très peur
35:34à l'époque
35:35où à la fin,
35:35il simule presque
35:37l'étranglement
35:38de sa femme
35:38en hurlant
35:41« Meur ! »
35:42C'est un morceau
35:43extrêmement violent.
35:44C'est très ivrévérencieux,
35:45ça fait extrêmement peur.
35:47Mais je veux dire,
35:48cet album,
35:48c'est vraiment
35:48la quintessence d'Eminem.
35:51The Eminem Show,
35:52l'album d'après
35:52qui sort en 2002.
35:53En 2002, absolument.
35:55Pour moi,
35:55ça c'est vraiment
35:56le blockbuster.
35:57C'est peut-être celui
35:58qui est le plus accessible
35:59parce que,
36:02encore une fois,
36:02les prods sont
36:03à la fois très rap
36:05mais super abordables
36:06pour une oreille
36:06qui n'écoute pas forcément
36:07du rap.
36:08Et puis,
36:09oui,
36:09c'est comme un film
36:10Marvel aujourd'hui.
36:12C'est vraiment
36:12des invités incroyables.
36:14Un bon film Marvel.
36:15Un bon Marvel.
36:16Ça ne court pas les rues
36:17en ce moment.
36:18Eminem Show est un très bon Marvel.
36:19Oui, voilà.
36:20Je n'en trouverai pas là,
36:21j'en ai pas,
36:21mais Endgame,
36:22voilà.
36:22C'est Avengers Endgame.
36:24Mais c'est,
36:25voilà.
36:25Je pense,
36:26c'est ces deux albums-là
36:27avec quand même,
36:27je pense,
36:27une petite préférence
36:28pour le Martial Matters LP.
36:30Et aujourd'hui,
36:31à ton avis,
36:32est-ce qu'Eminem
36:33a encore quelque chose
36:34à apporter ?
36:34Alors évidemment,
36:35il peut encore rapper,
36:35il peut encore sortir
36:36des bons couplets,
36:37mais est-ce qu'il semble
36:38encore important
36:39et sensé dans le paysage rap
36:41ou plus vraiment ?
36:43C'est toujours bon
36:44de l'entendre,
36:44comme on disait.
36:46En fait,
36:47il y a eu cette cassure
36:49à la fin des années.
36:50Moi, pour moi,
36:50le dernier couplet,
36:51enfin non,
36:51c'est peut-être un peu exagéré,
36:52mais je me réfère à 2009,
36:55son couplet sur un morceau
36:55qui s'appelle Forever,
36:56qui est le morceau
36:57où il y a Drake,
36:58Kanye et Lil Wayne.
37:00Et Lil Wayne,
37:01absolument,
37:02un casting fou.
37:02Un casting fou
37:03où c'est la dernière fois
37:05pour moi qu'il fait
37:05une performance
37:06où il se met avec tout,
37:07on va dire,
37:07les artistes installés
37:08de cette époque
37:09et il les démonte tous.
37:11Et ça,
37:11c'est incroyable.
37:12Mais c'était en 2009.
37:14Donc c'était il y a plus de 10 ans,
37:1515 ans.
37:1715 ans.
37:17Aujourd'hui...
37:1816.
37:18Il y a 16 ans, bref.
37:20Aujourd'hui,
37:22je le vois plus,
37:25j'aimerais bien le voir
37:26associé à une jeune génération,
37:30mais différente de celle
37:31avec laquelle il a l'habitude
37:32de collaborer.
37:33Là, on le voit trop,
37:35il est trop avec ce dont on parlait avant,
37:37tu vois,
37:38qui sont les Logics,
37:39qui sont un peu,
37:40voilà,
37:40les gardiens du temple,
37:41les réactionnaires,
37:42les kickers, etc.
37:43Qu'il aille se mélanger peut-être
37:44avec, je ne sais pas,
37:45pas mal de petits jeunes,
37:46il y a pas mal de petits jeunes rookies
37:47qui rappent un petit peu.
37:49Tout,
37:50tout,
37:50tout,
37:50Griselda, etc.
37:53avec qui il a déjà
37:54un peu collaboré,
37:55mais qui sont une autre
37:56école de kickage.
37:57Griselda,
37:58c'est notamment des rappeurs
37:59comme Benny the Butcher,
38:00Conway, etc.
38:01Et Rob Marchano.
38:02Et je pense,
38:03je le vois plus
38:04s'associer à des gens
38:05comme ça,
38:06où j'aimerais bien,
38:07tu vois,
38:07qu'il trouve quelqu'un en face,
38:10qui donne envie,
38:11tu vois,
38:11un sparring partner,
38:11qui lui donne envie
38:12vraiment de sortir
38:13de sa zone de confort
38:14pour qu'il apporte
38:15vraiment quelque chose.
38:16Alors c'est l'heure
38:21des recommandations.
38:22Camilo James,
38:23on est là,
38:23on est avec toi
38:25pour discuter d'Eminem,
38:26mais là,
38:26c'est une petite escapade.
38:28Je t'ai demandé
38:29de réfléchir à une recommandation.
38:30Moi,
38:30j'en ai une également.
38:31C'est un morceau
38:31de rap,
38:33de rap américain
38:34qui était très important
38:35pour moi,
38:35que j'ai beaucoup écouté
38:36lorsque je révisais
38:37mon baccalauréat.
38:39Donc quelque part
38:39vers 2004,
38:40car je suis vieux.
38:41C'est un morceau
38:41qui s'appelle
38:42Nunca de Chino Excel.
38:46C'est un morceau
39:16depuis que j'avais découvert
39:17sur un forum à l'époque
39:18où il n'y avait pas encore
39:19les réseaux sociaux
39:20et j'ai fait une grande partie
39:21de ma culture musicale
39:23sur les forums
39:23et je me souviens
39:24que j'étais complètement
39:25fasciné par Eminem
39:26à l'époque.
39:27Donc je l'ai découvert
39:27via Eminem
39:28et que je cherchais
39:28des techniciens
39:29et quelqu'un avait dû
39:30citer le nom
39:30de Chino Excel
39:31et j'avais été
39:32complètement abasourdi
39:33par ce morceau
39:34qui est vraiment
39:35une démonstration
39:36de technique
39:36complètement folle.
39:37Je ne sais pas
39:37si c'est un artiste
39:38que tu as un peu écouté.
39:39Moi,
39:39je ne le connaissais pas
39:40tant que ça.
39:46violent ou Tupac
39:47insultait toute la côte
39:48tout New York
39:49et Chino Excel
39:51avait eu une insulte
39:51pour lui
39:52et puis après
39:53j'ai découvert sa carrière
39:53un peu après
39:54grâce au forum.
39:55Je ne sais pas
39:55si toi ça t'a parlé
39:56ou pas plus que ça ?
39:57Non, en vrai
39:57je connaissais deux noms
39:58mais c'est vrai
39:59que je ne m'étais jamais
39:59vraiment penché dessus
40:00mais là en quelques secondes
40:01tu m'as hypé.
40:02C'est une très belle phase B
40:04enfin une très belle instrument.
40:05Il a un très bon album
40:06qui s'appelle
40:07Here to Save The All
40:08là pour tous vous sauver.
40:11Et tu as aussi
40:12une recommandation
40:13on passe en France
40:14avec
40:14Saut la Lune.
40:16Et moi j'ai jamais
40:17parlé au bleu
40:18Et moi j'ai jamais
40:19parlé à la juge
40:20Comme petite salope
40:21t'as parlé aux deux
40:22Que des crêtes
40:23depuis le temps
40:23on est rodé
40:24C'est Kermain
40:25pour les plans bleu
40:26Moi j'ai le jaune
40:27qui rentre B et te V
40:29Détrôme-toi
40:29c'est pas un jeu
40:30Et un lion
40:31ça peut se faire couler
40:32par des renards
40:33Je descends du ciel
40:34fais un deux
40:34Je vais en faire une expo
40:36comme Mona
40:37Mona
40:37Fissure je suis cassé en deux
40:39Je vais en faire une expo
40:40comme Mona
40:41Le quartier sera encore en deuil
40:43Je suis rap d'aller
40:44j'attends mon rêve
40:45Qui est Saut la Lune ?
40:48Et pourquoi Saut la Lune ?
40:49Camulo James
40:50Saut la Lune
40:51c'est un jeune rappeur
40:52originaire de Lyon
40:53si je ne m'abuse
40:54Qui sort des projets
40:56on va dire
40:57depuis la fin des années 2010
40:59mais qui a été
41:00beaucoup
41:00très actif
41:01au post-confinement
41:03donc on va dire
41:042020
41:05etc
41:05a sorti une série
41:07de petits EP
41:08qui sont
41:08très intéressants
41:10des 4-5 titres
41:12et moi je pense
41:13que c'est un des rappeurs
41:14de ce qu'on appelle
41:15la nouvelle génération
41:15qui m'a le plus marqué
41:17ces dernières années
41:18je trouve
41:19qu'il y a une voix
41:20très particulière
41:20c'est assez segmentant
41:23c'est soit on adore
41:24soit on a beaucoup de mal
41:25à rentrer
41:26mais quand on rentre
41:27on a vraiment
41:28pour ceux qui vont découvrir
41:29et qui vont aimer
41:30il y a vraiment
41:30beaucoup de choses à écouter
41:31il y a beaucoup de matière
41:32il était très productif
41:33et c'est
41:34voilà
41:34je trouve que dans les mélodies
41:36et même dans
41:37ça lie à la fois
41:39l'écriture
41:39et les mélodies
41:40il y a un côté un peu émo
41:41que j'aime beaucoup
41:42et puis des phrases
41:43voilà
41:44un lion ça peut se faire
41:45pull up par des renards
41:46on comprendra qui veut
41:47je comprends pas forcément
41:49mais je trouve ça
41:50très intéressant
41:50d'écrire ça
41:51et je crois que tu voulais
41:52aussi en parler
41:52parce qu'il a eu
41:53une actualité
41:53tout à fait
41:54en fait donc
41:55il a été
41:56en début de semaine
41:57son projet
41:59fissure de vie
42:00qu'il avait sorti
42:00en 2022
42:01vient d'être
42:02certifié disque d'or
42:04et pour fêter ça
42:04donc il sort
42:05un petit projet
42:06de 6 titres
42:06qui sont des exclusivités
42:09qu'il avait teasées
42:09parfois en réseau
42:11parfois uniquement en live
42:12quand il avait fait
42:13son concert
42:14à l'Olympia etc
42:14qu'il a réuni
42:16pour remercier je pense
42:16son public
42:18de le soutenir
42:18depuis tout ce temps
42:20dans un projet
42:21qui s'appelle Lika
42:22qui est donc un projet
42:236 titres
42:23voilà
42:25où il y a 6 exclusivités
42:26et qui sera aussi
42:27une bonne porte d'entrée
42:28je pense
42:28pour ceux qui veulent
42:29découvrir Sous la Lune
42:30très bien
42:31merci beaucoup
42:32Camilo James
42:32mais c'est pas fini
42:34car c'est l'heure
42:35de la question qui tue
42:37comme d'habitude
42:44la question qui tue
42:45elle est très simple
42:45très simple
42:47est-ce qu'Eminem
42:49est le plus grand rappeur
42:50de tous les temps ?
42:53et oui tout ça
42:54pour t'amener là
42:55pour arriver à cette question
42:56on ne laisse pas de blanc
43:01je pense que vieillir
43:02c'est accepter que
43:03Jay-Z est le meilleur rappeur
43:05de tous les temps
43:06mais
43:06les goûts et les couleurs
43:08ne se discutent pas
43:09la musique
43:10c'est très subjectif
43:11je crois que moi
43:12je garderai toujours
43:15Eminem
43:15en numéro 1
43:16dans mon coeur
43:17en tant que rappeur
43:19donc le plus grand rappeur
43:42de tous les temps
43:43pour Camilo James
43:44c'est Eminem
43:46même si on parle
43:46d'un rappeur
43:47qui a eu un prime artistique
43:48qui a duré à peine 4 ans
43:49mais c'est pas le sujet
43:50on n'est pas là
43:51pour juger
43:51les goûts et les couleurs
43:53je me suis forcé
43:53à me remettre
43:54dans ma période
43:56à mes 15 ans
43:57qui écoutent
43:57pour la première fois
43:58l'ousurcef
43:59dans la chambre
44:00que comme tu le disais
44:00va chercher
44:01tous les 10
44:02tous les freestyles inédits
44:04à l'époque d'Imu
44:05tu vois
44:05sur internet
44:06tout ce prime là
44:08a été trop important
44:09dans ma trajectoire
44:10pile à l'âge
44:11que j'avais à ce moment là
44:12et ça a représenté trop
44:13mais
44:13c'est une question
44:15sans fin
44:16évidemment
44:17et c'est ça qu'on adore
44:18un bisou à Sean Carter
44:19s'il passe par là
44:19merci beaucoup en tout cas
44:21Camilo James
44:21merci d'avoir été présent
44:22pour parler d'Eminem
44:23le documentaire Stans
44:24est disponible
44:25sur Paramount Plus
44:27merci à toutes les personnes
44:28qui ont travaillé
44:29sur l'émission
44:29une émission préparée
44:30par Alexia Lacour
44:31et Redouane Tela
44:33réalisée par Gaëtan Colli
44:34la programmation musicale
44:36est signée
44:36Jean-Baptiste Odibert
44:37à la technique ce soir
44:38l'excellent
44:39Laurent Baudouin
44:40merci aux équipes
44:41web et vidéo
44:42dans le prochain épisode
44:44nous recevrons
44:44le légendaire
44:46Samir Nasri
44:47pour venir nous parler
44:48de son documentaire
44:49Rebelle
44:49pour découvrir
44:50ou redécouvrir
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