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  • il y a 4 mois
Mettez vous d'accord avec Remi Branco, Arnaud Benedetti, Andrea Kotarac et Jean-Baptiste Moreau

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-09-03##

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Transcription
00:00:00Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, nous sommes le mercredi 3 septembre,
00:00:08je vous rappelle qu'il y a un petit changement d'horaire,
00:00:10nous commençons nos débats à 10h désormais, n'est-ce pas Rémi Branco ?
00:00:15Et je vais vous présenter dans un instant, parce que Rémi Branco, bonjour,
00:00:19vous êtes vice-président du LOT, porte-parole du PS,
00:00:22et vous avez publié Loin des villes, loin du cœur,
00:00:24et vous êtes à distance parce que vous n'aviez pas noté le nouvel horaire.
00:00:27Hein ?
00:00:29On ne vous entend pas.
00:00:30Il n'a pas eu, voilà, donc on va vous retrouver dans un instant.
00:00:34Donc 11h30 les médias, 10h les débats, 0826 300 300,
00:00:39vous pouvez évidemment nous appeler, c'est aussi la nouveauté de cette rentrée,
00:00:42réagir à nos différents sujets.
00:00:44Pour commenter cette actualité, Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne,
00:00:47rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire,
00:00:51votre livre, Aux portes du pouvoir, RN, l'inéluctable victoire,
00:00:56point d'interrogation paru chez Michel Laffont,
00:00:59on pourra parler de ce sondage dans le Figaro aujourd'hui,
00:01:01qui nous donne un RN en tête en cas d'élection législative,
00:01:07si les élections législatives se passaient.
00:01:09Dimanche prochain, André Akotaract, vous êtes le porte-parole du RN, bonjour.
00:01:13Bonjour.
00:01:13Jean-Baptiste Moreau, porte-parole du Think Tank Agriculture Stratégie,
00:01:17ancien agriculteur, ancien député, et Rémi Branco, est-ce qu'on vous a retrouvé ?
00:01:21C'est bon, je suis là, je suis avec vous.
00:01:22Voilà, vice-président du Lot, porte-parole du PS, ça tombe bien,
00:01:26parce qu'on va beaucoup parler du PS, je l'ai annoncé tout à l'heure dans le teaser,
00:01:32avec Dominique de Villepin qui veut un premier ministre de gauche,
00:01:36donc on va y revenir dans un instant.
00:01:39Tous les jours, je vous donne mon mot du jour,
00:01:44pour moi c'est défaillance, défaillance de l'État, défaillance à Marseille,
00:01:49avec cette attaque au couteau, avec cet homme qui était en situation régulière,
00:01:55il avait un permis de séjour de 10 ans,
00:01:57donc on peut s'interroger sur la façon dont on attribue les permis de séjour,
00:02:01merci François Hollande, je crois que c'est lui qui avait pris cette décision,
00:02:05et à chaque fois qu'un drame comme celui-là se passe, on entend,
00:02:09il était connu défavorablement des services de police,
00:02:12donc encore une fois, comment ces gens se retrouvent dans la rue ?
00:02:16Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de mesures qui soient prises, d'expulsions ?
00:02:21Enfin, moi je trouve qu'il y a une défaillance de l'État,
00:02:25il y a aussi, alors dans un tout autre domaine,
00:02:28le suicide de cette directrice d'école dans le Cantal,
00:02:30l'Éducation Nationale pointait du doigt pour son manque de soutien,
00:02:35pas en capacité, donc l'État, de protéger ses agents selon les syndicats,
00:02:39je ne sais pas si vous voulez réagir à ça ?
00:02:42Oui, ça que l'État est le plus mauvais gestionnaire des ressources humaines de l'univers,
00:02:46et tout confondu, c'est une évidence, je veux dire,
00:02:49aujourd'hui on a une fonction publique qui n'est pas du tout gérée au niveau des ressources humaines,
00:02:53et l'Éducation Nationale en est un triste exemple pour avoir une mère
00:02:56qui a bossé toute sa vie dans l'Éducation Nationale,
00:02:58j'en étais le témoin jour après jour, et effectivement c'est un drame ce qui s'est passé avec cette enseignante
00:03:03qui a, pour le coup, visiblement été atteinte d'homophobie par un certain nombre de...
00:03:10Alors on ne sait pas trop bien, mais il y a eu des inscriptions homophobes au sein de l'école,
00:03:16il y a eu un certain nombre de faits assez dramatiques,
00:03:19et elle s'est retrouvée toute seule, sans aucune aide, ni de la direction, ni du rectorat a priori,
00:03:24donc c'est catastrophique qu'elle en soit arrivée là, effectivement, elle avait tiré des...
00:03:27Elle avait porté cinq fois plainte ?
00:03:29Oui, oui, et ça n'a rien fait, donc c'est une défaillance globale,
00:03:34et il faut s'interroger sur pourquoi, justement, aussi au niveau des services de police, il n'y a rien qui s'est passé, quoi ?
00:03:39Oui, c'est ça, il y a la police, il y a l'État, il n'y a pas de soutien de la hiérarchie...
00:03:42De toute façon, la hiérarchie au niveau de l'éducation nationale, je veux dire, c'est pas...
00:03:47Non, alors on a un appel de Luc au 0826 300 300, vous aussi si vous voulez réagir à ce sujet sur la défaillance de l'État.
00:03:55Luc, vous nous appelez du Péreux-sur-Marne, bonjour.
00:03:58Bonjour Valérie, bonjour à vos invités.
00:04:01On vous écoute.
00:04:02Je vous trouve très gentil Valérie, ça doit être votre fond, je dirais, d'âme humaine,
00:04:10résilient.
00:04:13Moi, je serais beaucoup plus dur que le mot, ma religion est faite depuis longtemps.
00:04:16On s'en aperçoit tous les jours, l'État est devenu l'ennemi des Français.
00:04:22On le voit à chaque fois qu'il y a quelque chose qui pourrait être favorable aux Français,
00:04:27dans leur vie de tous les jours, dans la gestion des services publics et tout,
00:04:31l'État casse toutes les décisions qui pourraient être favorables aux Français.
00:04:37Une rave partie, on ne fait rien.
00:04:39Rien du tout.
00:04:42On dilapide l'argent, en vêtue, on voit là.
00:04:45Nos élites, si je puis dire, ne pensent qu'à une chose,
00:04:48c'est à nous en recoller une petite couche en taxant l'héritage,
00:04:52en, comment dirais-je, piquant dans le portefeuille des personnes âgées.
00:04:57Ça n'arrête jamais.
00:04:59L'État est devenu l'ennemi des Français.
00:05:02C'est effectivement, vous y allez très fort, mais c'est un ressenti, je pense, qui est partagé par beaucoup de Français.
00:05:13C'est-à-dire de ne pas être soutenu, de ne pas être écouté et de ne pas être là quand il le faut.
00:05:18C'est un ressenti qui est...
00:05:20Les institutions, dans l'État, dans la classe dirigeante, dans les élites,
00:05:25parce que, tout simplement, on considère que la fonction primordiale de l'État,
00:05:29qui est la fonction de protection à tous les niveaux, d'ailleurs,
00:05:31au niveau régalien, au niveau social, etc., etc.,
00:05:34ne remplit plus sa fonction.
00:05:37Donc, on a là, quelque part, un sentiment qui se généralise
00:05:43et qui explique, bien évidemment, j'allais dire, peut-être aussi la situation politique
00:05:47dans laquelle on se retrouve aujourd'hui.
00:05:49Surtout qu'en France, le rôle de l'État a toujours été quelque chose de beaucoup plus fort
00:05:53que dans de nombreux pays.
00:05:55Il ne faut jamais oublier qu'en France, c'est l'État qui construit la nation.
00:05:59C'est absolument considérable.
00:06:02L'État précède la nation.
00:06:03Ça veut dire quoi, concrètement ?
00:06:05C'est l'État qui, historiquement, a construit la nation française.
00:06:09Il y a des nations qui se sont construites autrement,
00:06:12qui se sont construites par le fait culturel, par le fait linguistique, par le fait économique.
00:06:15C'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Italie.
00:06:17En France, non. En France, c'est multiséculaire.
00:06:19C'est un long processus, De Gaulle disait,
00:06:21ce long processus multiséculaire qui a construit la France, c'est l'État.
00:06:25Et donc, aujourd'hui, vous avez, en effet, dans de larges segments de l'opinion,
00:06:29cette idée que l'État ne joue plus son rôle
00:06:33ou devient un État parfois trop intrusif
00:06:35ou parfois trop punitif
00:06:36et qui ne l'est pas assez pour d'autres catégories de population.
00:06:39Oui, je ne sais pas.
00:06:41Andréa Cotarac ?
00:06:41Non, mais je partage ce qui a été dit.
00:06:43Alors après, on peut critiquer les fonctionnaires,
00:06:45on peut critiquer tout un tas de choses,
00:06:48mais je pense que c'est surtout ceux qui dirigent l'État.
00:06:50Oui, c'est la volonté politique.
00:06:51Ils ont une responsabilité évidente.
00:06:52Nos policiers font leur travail, par exemple.
00:06:56Mais lorsqu'ils ont une circulaire qui leur dit
00:06:58« Non, ne poursuivez pas quelqu'un qui prend la fuite
00:07:02ou qui fait des rodéos en mettant en danger les gens »,
00:07:04c'est l'État qui bloque ses fonctionnaires.
00:07:06C'est le pouvoir politique qui bloque ses fonctionnaires.
00:07:09Lorsque, sur le point de vue économique et social,
00:07:11François Hollande, là, on cherche 40 milliards avec M. Bayrou,
00:07:14François Hollande avait donné 30 milliards de l'argent des Français
00:07:18vers les grandes entreprises de ce pays.
00:07:20C'était le Crédit Impôt Compétitivité.
00:07:22Il le fait sans contrepartie et surtout sans aucun résultat
00:07:25puisque tout le monde dit qu'il y a zéro emploi à la fin,
00:07:28zéro pour les territoires.
00:07:29Donc, si vous voulez, les fonctionnaires savent travailler,
00:07:33nos policiers savent travailler, nos instituteurs savent enseigner.
00:07:38Il n'en reste pas moins que la classe politique dirigeante
00:07:40qui est en fait la même depuis 40 ans,
00:07:42eh bien, a tué un petit peu les priorités,
00:07:45le fait de protéger les Français.
00:07:47On l'a vu pour l'affaire de Marseille.
00:07:49On le voit encore aujourd'hui.
00:07:50On l'entend encore aujourd'hui avec votre auditeur.
00:07:52Donc, à un moment donné, il faut une rupture.
00:07:54Bien sûr. 0826 300 300, si vous voulez évidemment réagir.
00:07:58Merci à Luc de nous avoir appelé.
00:07:59Sur le CICE, je voulais contredire un peu ce que André Akoterak vient de dire
00:08:03parce que moi, à l'époque du CICE, j'étais président d'un abattoir de 35 salariés.
00:08:06Et si on n'avait pas eu le CICE en 2015, l'abattoir...
00:08:09Combien d'emplois ?
00:08:0935 emplois.
00:08:10Non, non, mais en tout.
00:08:11Le CICE a habitué à couvrir.
00:08:13Moi, j'ai toujours été que le chiffre...
00:08:14C'est quelque chose que je connais, de ce que j'ai vécu, le chiffre président d'abattoir.
00:08:17L'abattoir fondait les flancs, s'il n'y en avait pas eu le CICE en 2015.
00:08:20Pour vous, oui, mais pour des entreprises...
00:08:22Pour cette haute 100 000 emplois, 30 milliards d'argent.
00:08:25Vous calculez le prix d'un emploi, c'est une honte.
00:08:27Je crois que M. Koterak n'a pas été dans beaucoup d'entreprises à ce moment-là.
00:08:30Je ne sais pas où est-ce qu'il habitait, ni dans quelle partie il était,
00:08:32parce qu'il a pas mal varié.
00:08:34Mais à ce moment-là, moi, je peux vous dire que dans les abattoirs,
00:08:36mais notamment dans l'ensemble de l'agroalimentaire français,
00:08:38et je pense à la Bretagne,
00:08:40où vous aviez, rappelez-vous, des abattoirs des industries agroalimentaires
00:08:42qui se cassaient la figure.
00:08:43Si à ce moment-là, on n'avait pas eu le CICE,
00:08:45on aurait eu des dizaines de milliers de chômeurs.
00:08:48Évidemment qu'on n'était pas dans une situation...
00:08:49Bon, c'est pas le sujet...
00:08:50Le résultat est simple, il est unanime, c'est zéro.
00:08:53En tout cas, c'est pas...
00:08:55C'est pas...
00:08:56Dans votre abattoir, ça a marché, très bien.
00:09:00C'est pas le sujet...
00:09:03C'est pas le sujet...
00:09:05Enfin, c'est pas le sujet.
00:09:06Si, c'est dérivé du sujet, mais...
00:09:08Vous, alors, peut-être que Rémi Branco,
00:09:10on peut vous entendre sur cette défaillance de l'État.
00:09:14La question que vous posez, c'est celle du consentement des Français à l'impôt,
00:09:17qui, c'est vrai, on le voit, diminue suffisamment...
00:09:20Non, c'est pas à l'impôt, c'est pas à l'impôt, c'est pas...
00:09:22C'est la conséquence, parce que les Français...
00:09:25C'est pas...
00:09:25Ils ont l'impression que chaque jour que le service public
00:09:30n'a plus le service d'avant,
00:09:33prenez les écoles, prenez l'hôpital.
00:09:34Dans cette rentrée, vous avez un service éducatif qui se dégrade.
00:09:37Vous avez moins d'enseignants pour le...
00:09:39Demandez à des enseignants, aujourd'hui, dans des écoles rurales,
00:09:41dans quelles conditions ils font leur rentrée.
00:09:43Ce sont des conditions dégradées.
00:09:44Demandez aux gendarmes dans les territoires ruraux,
00:09:46qui voient les narcotraffics progresser,
00:09:48qui voient des cambriolages se multiplier,
00:09:49et qui n'ont pas les moyens d'intervenir.
00:09:51Ils vous disent qu'aujourd'hui, ils n'ont pas les moyens,
00:09:53l'État ne donne pas les moyens d'intervenir.
00:09:55Et je ne parle pas d'autres sujets, comme l'hôpital,
00:09:57parce que là, j'y passerai trois quarts d'heure ou une heure.
00:09:59Mais ce que je veux dire par là,
00:10:00c'est qu'à partir du moment où l'État ne donne pas les moyens
00:10:02aux services publics de fonctionner normalement,
00:10:04vous avez des pans entiers de Français et de territoires
00:10:06qui ont l'impression de payer chaque jour plus d'impôts,
00:10:08d'être victimes de l'inflation,
00:10:09et d'avoir en face un État qui ne joue pas son rôle.
00:10:11Et cette impuissance-là,
00:10:12qu'elle soit sur le domaine de la sécurité,
00:10:14de la santé ou de l'éducation,
00:10:16elle crée un ressentiment extrêmement fort aujourd'hui dans la population.
00:10:19Non, mais moi, je pose une question basique,
00:10:21c'est comment cet individu tunisien,
00:10:24connu des services de police,
00:10:26avait vu son permis de séjour renouvelé pour dix ans,
00:10:30sa femme avait alerté,
00:10:32elle se sentait en danger de mort,
00:10:34elle l'a dit ce matin,
00:10:35vous l'avez peut-être entendu,
00:10:36qu'elle avait eu peur d'être tuée par son mari,
00:10:38comment un type comme ça se retrouve dans la rue
00:10:41avec un couteau, une machette et une matraque.
00:10:46Je pense que pour les coups,
00:10:48et j'ai entendu Bruno Rotaillot,
00:10:50avec qui je suis loin de partager tout,
00:10:52loin de là,
00:10:53mais dire que justement,
00:10:55dans les préfectures,
00:10:56je pense qu'il y a un manque de moyens,
00:10:57pour le coup,
00:10:58avec l'afflux justement de demandes de régularisation
00:11:01ou de titres de séjour,
00:11:02je pense que les services préfectoraux sont absolument débordés,
00:11:05et moi je l'ai vécu aussi sur mon territoire en Creuse,
00:11:07où aujourd'hui,
00:11:08on a ça d'un côté,
00:11:09et d'un autre côté,
00:11:09on a des gens qui sont intégrés,
00:11:11et qui ont un emploi,
00:11:13et qui ont un parcours et un titre de séjour,
00:11:14et qui peinent à renouveler leur titre de séjour.
00:11:16Donc on a vraiment un débordement des services
00:11:18par l'homme de dossier.
00:11:20Je veux bien qu'il y ait un problème de moyens,
00:11:21mais enfin ce type de profil,
00:11:23qui est un type de profil particulièrement dangereux,
00:11:25ne devrait pas échapper à la vigilance de l'État.
00:11:28Enfin là,
00:11:28il n'y a qu'un quelque part,
00:11:29au minimum,
00:11:30un dysfonctionnement,
00:11:31il me semble.
00:11:33Donc c'était un...
00:11:34Non, non,
00:11:34c'est la question des moyens.
00:11:35Oui.
00:11:36On va se retrouver dans un instant,
00:11:39on va parler de la taxe foncière,
00:11:41les propriétés...
00:11:42Peut-être que vous avez reçu votre taxe foncière,
00:11:44peut-être que vous avez fait gloups,
00:11:45en particulier,
00:11:46si vous habitez à Grandville,
00:11:48on va parler de l'AME également,
00:11:51l'aide médicale pour les étrangers,
00:11:53et puis évidemment,
00:11:54politique,
00:11:55la crise politique,
00:11:56la seule solution à sa dissolution.
00:11:57Si vous voulez réagir à l'un de ces sujets,
00:11:590826 300 300,
00:12:01et puis vous nous donnerez également,
00:12:03chacun de vous autour de la table,
00:12:06ce qui a retenu votre attention.
00:12:07Vous nous direz ce qui a retenu votre attention.
00:12:08A tout de suite.
00:12:09Sud Radio.
00:12:10Sud Radio.
00:12:11Parlons vrai.
00:12:12Parlons vrai.
00:12:12Sud Radio.
00:12:13Parlons vrai.
00:12:15Sud Radio.
00:12:16Le 10h midi,
00:12:17mettez-vous d'accord,
00:12:18Valérie Expert.
00:12:19Et je vous rappelle que les débats commencent désormais à 10h,
00:12:23dans la suite du Grand Matin Sud Radio.
00:12:25On se parle,
00:12:27on se parle,
00:12:28oui,
00:12:28on se parle,
00:12:290826 300 300,
00:12:31on va parler de la taxe foncière.
00:12:32Est-ce que vous avez reçu votre taxe foncière ?
00:12:34On va parler de l'AME.
00:12:36Qu'en pensez-vous ?
00:12:36Est-ce que vous pensez que l'État doit revoir la prise en charge pour l'AME ?
00:12:43Et c'est vrai que c'est François Bayrou qui l'a évoqué hier.
00:12:49Peut-être qu'on peut commencer avec ça.
00:12:51Arnaud Benedetti, c'est un sujet, on va dire, amaronnier.
00:12:55L'État tenait bon.
00:12:56Et puis là, visiblement, d'un seul coup...
00:12:58Apparemment,
00:12:59ce que j'ai compris des dernières déclarations de François Bayrou,
00:13:01il a reçu, je crois, Marine Le Pen et Jordan Bardella hier.
00:13:05Il semblerait qu'il souhaite, en tout cas, accéder,
00:13:08pour partie, à la demande du Rassemblement National.
00:13:11Ce qu'on n'avait pas fait, d'ailleurs, Barnier, il me semble bien,
00:13:13l'année dernière, à la même période,
00:13:15enfin un peu plus tard.
00:13:16Donc, on voit bien qu'on a un Premier ministre
00:13:19qui essaye de trouver un trou de souris
00:13:23qui me paraît, malgré tout, extrêmement improbable
00:13:25à quelques jours du vote de confiance à l'Assemblée Nationale.
00:13:31Mais, en l'occurrence, là aussi, par rapport aux logiques d'opinion,
00:13:35il répond, finalement, là aussi, à une demande de l'opinion publique.
00:13:39Sur ce point-là, en effet, pour une restriction de l'AME.
00:13:44Mais, ça arrive récemment, un peu tard, dans le processus de discussion.
00:13:48Oui, on pourra reparler, effectivement, des derniers jours
00:13:51avant le vote de François Bayrou, qui semble faire feu de tout bois.
00:13:56Enfin, on ne comprend pas très bien, pour en redébattre.
00:13:58Andréa, vous avez des retours de ce qui s'est passé hier
00:14:02et de ce changement de pied du Premier ministre ?
00:14:05Oui, c'est d'abord surpris.
00:14:07Parce que Marine Le Pen avait proposé à François Bayrou
00:14:10de travailler avec lui, tout simplement,
00:14:11ou d'engager une discussion avec lui
00:14:13pour préparer le budget dès la fin juillet.
00:14:15Elle n'était pas en vacances ?
00:14:17Elle n'était pas en vacances, rassurez-vous.
00:14:18Il a fait des échanges, il n'y a aucun problème.
00:14:21Avec des pistes, évidemment, d'économie.
00:14:24François Bayrou n'y a jamais répondu.
00:14:26Et il s'est réveillé à la fin août pour dire,
00:14:28écoutez, moi, je vais prendre le chemin institutionnel
00:14:30le plus compliqué pour moi,
00:14:31le plus compliqué pour mon gouvernement,
00:14:33à savoir le vote de confiance.
00:14:34Et puis, aujourd'hui, il dit, après avoir évoqué tout ça,
00:14:39après avoir créé ce suicide politique, en réalité,
00:14:41de sortir par la grande porte et de jouer au martyr de la dette,
00:14:45eh bien, il rencontre chaque groupe politique.
00:14:47C'est-à-dire que je ne sais pas dans quel sens
00:14:49ce Premier ministre réfléchit,
00:14:51mais ça me paraît extrêmement compliqué pour lui,
00:14:55à la fois d'accueillir Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:14:57pour expliquer ce qu'ils pourraient faire,
00:14:59tout en lui signant un chèque en blanc.
00:15:02Puis, il va rencontrer les socialistes.
00:15:03Puis, il déjeune avec M. Macron,
00:15:05le président de la République,
00:15:06aux côtés de M. Retailleau,
00:15:08de M. Édouard Philippe,
00:15:09de M. Attal,
00:15:11pour voir un petit peu quelles étaient les solutions
00:15:13pour sauver le bloc macroniste.
00:15:15Je pense que la solution,
00:15:17ce sera une fois de plus,
00:15:19les socialistes.
00:15:20Il ne faut pas venir voir le RN
00:15:21pour sauver M. Bayrou.
00:15:24Vous l'imaginez bien.
00:15:261300 milliards de dettes supplémentaires
00:15:28sous le macronisme.
00:15:29On ne fait évidemment pas confiance aux macronistes.
00:15:31Mais je pense qu'il est un parti politique
00:15:33qui réussit à chaque fois à sauver
00:15:35ceux qui sont au pouvoir.
00:15:36C'est les partis socialistes.
00:15:38Alors, peut-être que Rémi va répondre.
00:15:40M. Branco pourra peut-être y répondre.
00:15:42À savoir,
00:15:42comment est-ce que l'inventrisme de M. Fort
00:15:44va-t-il sauver M. Bayrou ?
00:15:46Il faut être sérieux.
00:15:47Il faut s'informer.
00:15:49Écouter un peu ce qui est dit
00:15:50dans les médias,
00:15:51y compris sur Sud Radio.
00:15:52Les socialistes se sont exprimés
00:15:53très clairement sur la question.
00:15:54Lesquels ?
00:15:54Non seulement,
00:15:54nous ne sommes tous contre la confiance,
00:15:56mais en plus,
00:15:57cette décision est irrévocable.
00:15:59M. Calfon dit l'inverse,
00:16:01député européen socialiste.
00:16:03Nous ne voterons pas la confiance
00:16:04à François Bayrou
00:16:05et nous l'avons même dit
00:16:06avant le Front National.
00:16:07Je pense que ce n'est pas la peine de...
00:16:08Mais M. Calfon dit l'inverse,
00:16:10député socialiste.
00:16:11M. Vallaud est un peu plus mitigé.
00:16:14Donc, j'aimerais savoir
00:16:15quel socialiste...
00:16:15Vous allez voter la confiance
00:16:16à François Bayrou ?
00:16:17Non, mais vous arrêtez.
00:16:17Non, mais il faut vraiment arrêter.
00:16:18Je ne sais pas ce que vous avez pris ce matin.
00:16:19Est-ce que M. Calfon veut sauver M. Bayrou ?
00:16:22Ou à la tête du parti,
00:16:23il voteront contre la confiance.
00:16:24Je crois que ça a été assez clair.
00:16:25Oui, écoutez, rendez-vous le 8 septembre.
00:16:26On verra.
00:16:28Mais Rémi, sur l'AME,
00:16:31donc l'aide médicale d'État
00:16:32pour les sans-papiers,
00:16:34donc l'État ne veut pas la supprimer,
00:16:36mais l'aménager,
00:16:37c'est-à-dire revoir un certain nombre
00:16:39de prestations
00:16:40qui vont dans le sens d'un rapport
00:16:43qui avait été remis
00:16:44par Patrick Stéphanini et Claude Évin.
00:16:47Donc, c'était des choses
00:16:49qui avaient déjà été pensées.
00:16:51Mais l'idée n'est pas
00:16:52de supprimer complètement.
00:16:53Vous en dites quoi
00:16:54au Parti Socialiste ?
00:16:55On en dit que c'est une tentative vaine
00:16:57de séduire pour une dernière chance
00:17:00le Rassemblement National
00:17:00avant lundi.
00:17:02Sauf que M. Cotorac l'a dit,
00:17:03ce ne sera pas le cas.
00:17:04Donc, sur un sujet aussi grave
00:17:06que l'AME,
00:17:06il faut être sérieux.
00:17:07Il y a un sujet, bien sûr,
00:17:08d'humanité envers ces personnes.
00:17:09Il y a un sujet de santé publique.
00:17:11Vous l'avez vu, en Espagne,
00:17:12l'Espagne avait supprimé l'AME,
00:17:14puis finalement,
00:17:14l'a remise
00:17:15parce qu'il y avait
00:17:16des problèmes sanitaires.
00:17:17Vous aviez de la surmortalité
00:17:18chez des SDF.
00:17:19Vous savez que vous avez des personnes
00:17:20qui viennent de l'autre bout du monde,
00:17:21qui peuvent avoir
00:17:22des maladies contagieuses
00:17:23et que ça peut, derrière,
00:17:24produire encore plus
00:17:25de maladies pour les Français
00:17:26eux-mêmes.
00:17:27Donc, c'est une protection
00:17:28à la fois pour les étrangers
00:17:30qui ont un titre de séjour,
00:17:31mais aussi une protection
00:17:32pour les Français.
00:17:33On peut regarder dans le détail.
00:17:34Vous avez aujourd'hui
00:17:35un étranger
00:17:38qui pourrait être bénéficiaire
00:17:40de l'AME
00:17:40qui ne le demande pas.
00:17:4150,1 %.
00:17:43Donc, il faut être sérieux.
00:17:44Ce n'est pas open bar.
00:17:45L'AME, c'est un sujet grave
00:17:46à la fois de droit humain,
00:17:47à la fois de santé publique.
00:17:49Bien sûr,
00:17:50on peut toujours réfléchir
00:17:51aux améliorations
00:17:51de tous les dispositifs
00:17:52de santé possibles
00:17:53et imaginables.
00:17:54Mais là, franchement,
00:17:55c'est juste une vaine tentative
00:17:56de récupérer le RN
00:17:57avant le vote de lundi.
00:17:58Et visiblement,
00:17:58ça ne marche pas.
00:17:59Donc, il y a l'échec
00:18:00plus le déshonneur.
00:18:00L'idée, c'est de supprimer
00:18:02les remboursements,
00:18:04les soins gratuits
00:18:05pour les lunettes,
00:18:05les audioprothèses,
00:18:07les soins de prothèses dentaires,
00:18:09les transports sanitaires
00:18:10pour des soins non urgents
00:18:11en ville
00:18:11et des actes
00:18:13de kinésithérapie.
00:18:14Non, mais qu'il faille
00:18:17pas grand monde va dire
00:18:19le contraire.
00:18:20Mais je suis un peu surpris
00:18:21de la forme.
00:18:22Oui, du timing.
00:18:23Du timing et de la forme.
00:18:24Alors, je comprends
00:18:24qu'il y a urgence aujourd'hui.
00:18:26Mais je pense que ça mériterait
00:18:27un débat comme l'AME,
00:18:28un débat démocratique
00:18:28au sein des hémicycles
00:18:30de l'Assemblée nationale
00:18:30et du Sénat,
00:18:31plutôt qu'un décret
00:18:32qui est publié
00:18:33à la rentrée,
00:18:34le jour de la rentrée.
00:18:35Ça me semble assez cavalier
00:18:37comme façon de faire
00:18:37et ça va frustrer.
00:18:39Alors, peut-être,
00:18:39c'est effectivement,
00:18:40pour raccrocher,
00:18:41je suis assez peu fan
00:18:42des espèces de techniques
00:18:44politiciennes,
00:18:45partisanes de ce type-là.
00:18:47Mais ça va crisper aussi
00:18:48dans la majorité,
00:18:49je pense,
00:18:49un certain nombre de personnes
00:18:50qui, sur l'AME,
00:18:52ne sont pas forcément alignées
00:18:53sur ces positions-là.
00:18:54Donc, je pense que
00:18:55ça mériterait à tout le moins
00:18:56un débat démocratique ouvert
00:18:58et pas juste
00:18:59la publication de deux décrets
00:19:00comme ça
00:19:01fin août, début septembre.
00:19:03Rémi, vous vouliez revenir,
00:19:05c'est votre coup de gueule,
00:19:06mais ça nous permet,
00:19:07puisqu'on est dans le secteur
00:19:08de la santé,
00:19:08revenir sur les franchises médicales
00:19:11et la hausse
00:19:11des franchises médicales.
00:19:13Écoutez, oui,
00:19:14c'est l'autre décret
00:19:15qui est proposé
00:19:16par François Bayrou
00:19:17qui a été réfléchi
00:19:19en catimini
00:19:20au creux de l'été.
00:19:22En gros,
00:19:22doubler les franchises médicales,
00:19:23donc doubler le prix
00:19:24d'une boîte de médicaments
00:19:25passée de 1 à 2 euros
00:19:26plus les transports sanitaires
00:19:28passés de 8 à 16 euros.
00:19:30Je ne sais pas
00:19:30dans quel monde
00:19:31vit François Bayrou,
00:19:31mais si vous allez
00:19:33sur le terrain
00:19:33deux minutes,
00:19:34deux heures le week-end
00:19:35ou en semaine,
00:19:36vous voyez bien
00:19:36que vous avez aujourd'hui
00:19:37des Français
00:19:37qui sont exaspérés.
00:19:38Vous pouvez bosser
00:19:3950 heures par semaine
00:19:40et ne pas arriver
00:19:41à joindre les deux bouts
00:19:42ou à la fin,
00:19:42vous pouvez avoir été retraitée
00:19:44et ne pas vivre
00:19:45aujourd'hui de votre retraite.
00:19:46Vous pouvez même
00:19:46être chère d'entreprise
00:19:47et ne pas vous payer
00:19:47à la fin du mois.
00:19:48Bref,
00:19:49ça peut péter
00:19:49à tout moment
00:19:50dans ce pays.
00:19:51Et vous allez dire
00:19:51aujourd'hui
00:19:52à la retraitée
00:19:52lotoise ou de la creuse
00:19:53que demain,
00:19:55elle va payer
00:19:55sa boîte de médicaments
00:19:56deux fois plus chère
00:19:57alors qu'elle se saigne
00:19:58déjà pour aider
00:19:59ses propres enfants
00:19:59qui sont en galère.
00:20:00Vous avez parlé
00:20:00tout à l'heure
00:20:01des étudiants.
00:20:02Ce n'est pas
00:20:02deux fois plus cher
00:20:03la boîte de médicaments.
00:20:06C'est de 1 à 2 euros ?
00:20:07Oui,
00:20:07ce n'est pas
00:20:09la payer deux fois plus chère
00:20:10si vous avez un médicament
00:20:10qui vaut 25 euros.
00:20:13Oui,
00:20:13mais si vous avez
00:20:13un médicament
00:20:14qui vaut 25 euros,
00:20:15vous n'allez pas
00:20:15le payer 50 euros.
00:20:17Elle va mettre
00:20:17deux fois plus
00:20:18à la pharmacie
00:20:19pour chaque boîte
00:20:20de médicaments.
00:20:20Sa franchise
00:20:21va doubler.
00:20:22Idem pour
00:20:22les transports solidaires.
00:20:23Quand vous avez
00:20:24des enfants qui bossent,
00:20:25qui ne peuvent pas
00:20:25vous amener,
00:20:26vous allez payer
00:20:26à chaque fois 16 euros
00:20:27et pas 8 euros.
00:20:28Mais quand vous ne joignez
00:20:29plus les deux bouts,
00:20:30quand déjà vous économisez
00:20:31sur la viande,
00:20:32sur le chauffage,
00:20:33vous imaginez
00:20:33des conséquences de ça.
00:20:34Je me demande
00:20:35des fois si...
00:20:37Il faut quand même
00:20:37se rendre compte
00:20:38que ce n'est pas
00:20:38le 10 septembre
00:20:38qu'on va avoir
00:20:39c'est le 14 juillet
00:20:39si ça continue.
00:20:40Parce que si on s'en prend
00:20:41à chaque fois ou même
00:20:42à ceux pour qui déjà
00:20:43c'est extrêmement difficile,
00:20:44qui doivent en plus
00:20:45se soigner parce qu'ils ont
00:20:46des maladies parfois chroniques,
00:20:48parfois longues à soigner,
00:20:49et vous imaginez
00:20:50la colère qui va monter
00:20:51dans ce pays.
00:20:51Je me dis des fois
00:20:52qu'on ne se rend pas compte
00:20:53à la tête de ce pays
00:20:53de ce qui est capable
00:20:54de monter du jour au lendemain
00:20:56avec des décisions pareilles.
00:20:570 826 300 300,
00:20:59appelez-nous
00:20:59si vous voulez réagir
00:21:00à cette augmentation
00:21:01des franchises médicales.
00:21:05Je pense que vous avez
00:21:05aussi des choses à dire.
00:21:06On va y revenir.
00:21:08A tout de suite.
00:21:090 826 300 300,
00:21:11on est ensemble
00:21:11sur Sud Radio
00:21:12jusqu'à midi.
00:21:14Sud Radio,
00:21:15mettez-vous d'accord,
00:21:16Valérie Expert.
00:21:19Sud Radio,
00:21:20le 10h midi,
00:21:21mettez-vous d'accord,
00:21:22Valérie Expert.
00:21:24Donc, Jean-Baptiste,
00:21:26peut-être répondre
00:21:26à Rémi Branco
00:21:27sur...
00:21:28On a un peu quitté l'AME,
00:21:30mais la hausse,
00:21:31effectivement,
00:21:31la suppression,
00:21:32la hausse de la franchise
00:21:34sur les médicaments.
00:21:35Oui, on a un système
00:21:36de sécurité sociale
00:21:37qui est aujourd'hui
00:21:38à bout de souffle
00:21:38qui crée du déficit
00:21:40tous les ans.
00:21:40Donc, il faut trouver
00:21:41des solutions.
00:21:41Alors après,
00:21:42il ne faut pas le faire
00:21:43de façon indiscriminée
00:21:44et effectivement,
00:21:44sur des populations précaires,
00:21:46je pense à des personnes âgées,
00:21:47le transport sanitaire,
00:21:49ça représente un coût
00:21:51dans nos territoires,
00:21:52en creuse comme dans l'autre,
00:21:53parce qu'on vient de territoires
00:21:54qui sont assez proches,
00:21:56qui est non négligeable
00:21:57et qui pose un certain
00:21:58nombre de problèmes.
00:21:58Après, sur le transport sanitaire,
00:21:59il y a quand même des choses
00:22:00à revoir, je pense,
00:22:01sur la façon dont c'est fait,
00:22:03parce qu'il y a certaines personnes
00:22:03qui les utilisent
00:22:04et je le vois aussi
00:22:05dans les villages
00:22:06autour de chez moi,
00:22:07franchement,
00:22:07qui peuvent se déplacer
00:22:08sans transport sanitaire.
00:22:09Donc, il y a aussi des abus.
00:22:11Donc, voilà,
00:22:12mais globalement,
00:22:13évidemment que ça ne fait plaisir
00:22:14à personne
00:22:15d'augmenter les franchises,
00:22:16mais il y a un moment,
00:22:17si on veut que le système tienne,
00:22:18il va falloir que chacun
00:22:19puisse faire des efforts.
00:22:20Alors après,
00:22:21il faut respecter
00:22:22les principes d'Ambroise-Proisa,
00:22:23il faut que chacun
00:22:24fasse selon ses moyens
00:22:25et utilise selon ses besoins.
00:22:28Le problème,
00:22:28c'est qu'aujourd'hui,
00:22:30c'est un système
00:22:31qui est parfois injuste
00:22:32où les mêmes
00:22:36ont l'impression
00:22:36de toujours donner
00:22:37et de ne jamais récupérer
00:22:40quand ils ont besoin.
00:22:41Donc, ce système-là,
00:22:43il est bancal
00:22:44et il faut, voilà,
00:22:45tout le monde récupère
00:22:46selon ses besoins,
00:22:47il ne faut pas que ses besoins
00:22:47soient surévalués,
00:22:48c'est-à-dire qu'il y ait
00:22:49des abus non plus
00:22:50dans l'utilisation
00:22:51des moyens médicaux
00:22:53qui nous appartiennent
00:22:54à tous collectivement.
00:22:55Oui.
00:22:56Andréa ?
00:22:57Je suis d'accord avec vous.
00:22:58Alors,
00:22:59on ne peut pas tout avoir non plus.
00:23:00C'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:23:01à la fois mettre 1,7 milliard
00:23:03pour l'AME
00:23:03et pour les clandestins
00:23:04puis ensuite dire
00:23:05oui, mais on a besoin d'argent
00:23:06pour les Français.
00:23:08Moi, je sais très bien,
00:23:08par exemple,
00:23:09que sur le transport sanitaire,
00:23:10c'est 6 milliards d'euros par an.
00:23:11Donc, c'est quand même
00:23:12une somme importante
00:23:13pour les transports sanitaires.
00:23:15Alors, on dit
00:23:15qu'il y a des abus pour les taxis.
00:23:17Peut-être qu'il y a des abus
00:23:17chez les taxis.
00:23:18Mais il y a aussi autre chose.
00:23:21C'est que les distances parcourues
00:23:22sont beaucoup plus longues.
00:23:24Pourquoi ?
00:23:24Parce qu'en 40 ans,
00:23:26on a supprimé, par exemple,
00:23:272 tiers des maternités
00:23:28dans notre pays.
00:23:29Donc, on va plus loin.
00:23:30Que François Hollande,
00:23:32par exemple,
00:23:32a supprimé 15 000 lits d'hôpitaux.
00:23:34Et donc,
00:23:35les distances parcourues
00:23:36sont de plus en plus longues.
00:23:37Donc, on ne peut pas à chaque fois dire
00:23:38c'est les travailleurs
00:23:39qui sont fautifs,
00:23:40c'est les taxis qui sont fautifs.
00:23:41Non, il y a des décisions politiques
00:23:42qui sont aussi fautives.
00:23:43Il y a une désertification totale
00:23:45du médical
00:23:46dans les zones rurales
00:23:47qui sont complètement oubliées.
00:23:48Donc, c'est un ensemble
00:23:49qu'il faut avoir.
00:23:49C'est pour ça que je parlais de rupture.
00:23:51On a besoin d'argent.
00:23:52On nous parle de dérembourser
00:23:53les Doliprane.
00:23:54D'accord.
00:23:55Mais il y a 15 jours,
00:23:57François Hollande,
00:23:58Van der Leyen,
00:23:59M. Bayrou,
00:24:00M. Macron applaudissaient
00:24:01leur deal avec les Etats-Unis.
00:24:03265 milliards d'importations
00:24:05d'énergie américaine,
00:24:06100 milliards à M. Zelensky,
00:24:07160 milliards
00:24:08pour la sécurité de l'Ukraine.
00:24:10Donc, oui,
00:24:10à un moment donné,
00:24:11il faut faire des choix.
00:24:11La politique, c'est des choix.
00:24:12Mais on ne peut pas tout avoir.
00:24:140,826, 300, 300.
00:24:16Dites-nous ce que vous en pensez.
00:24:18Karine nous dit
00:24:19plutôt que d'augmenter
00:24:20les franchises sur les médicaments,
00:24:21il serait bon d'autoriser
00:24:22les Toubib,
00:24:23les médecins,
00:24:23à faire des renouvellements
00:24:24automatiques d'ordonnance
00:24:25car payer 30 euros
00:24:26juste pour changer la date
00:24:27à la tête d'un document,
00:24:28c'est un peu cher pour la Sécu.
00:24:30Les malades chroniques
00:24:30savent reconnaître
00:24:31quand ça ne va plus
00:24:32et quand il est nécessaire
00:24:33d'avoir une visite.
00:24:34Là-dessus,
00:24:35il y a des choses
00:24:35qui ont avancé
00:24:36puisque notamment
00:24:37les infirmières
00:24:37des pratiques avancées
00:24:38peuvent faire des renouvellements
00:24:39d'ordonnance
00:24:39sur des maladies chroniques
00:24:40et je peux vous dire
00:24:41que sur des territoires
00:24:41comme le mien
00:24:42où il y a encore un maillage,
00:24:44il y a effectivement
00:24:44un très mauvais maillage
00:24:45de médecins généralistes,
00:24:46par contre on a plutôt encore
00:24:47un bon maillage
00:24:48d'infirmières libérales
00:24:49et on va dire
00:24:50cette augmentation
00:24:51des capacités
00:24:52des infirmières libérales
00:24:54en infirmières
00:24:55des pratiques avancées
00:24:56en IPA,
00:24:57ça a quand même
00:24:58comblé un certain nombre de vides
00:25:00et ça permet justement
00:25:01de faire du renouvellement
00:25:01que ce ne soient pas
00:25:02des médecins généralistes
00:25:03qui effectivement
00:25:04sur les maladies chroniques
00:25:05ça ne sert à rien
00:25:05d'avoir une consultation
00:25:06de médecins généralistes.
00:25:08Et Stéphane nous dit
00:25:09mais on cotise
00:25:09et on paye des mutuelles
00:25:10pour ces transports,
00:25:11ce n'est pas gratuit non plus.
00:25:13Juste une parenthèse,
00:25:15il se trouve qu'un proche
00:25:17a eu besoin
00:25:17de soins médicaux
00:25:18à l'étranger,
00:25:20dossier envoyé à la Sécu,
00:25:21appelé la Sécu hier
00:25:23et la Sécu répond
00:25:24il faut trois mois
00:25:25pour traiter le dossier.
00:25:27Trois mois
00:25:27pour traiter le dossier.
00:25:30Voilà, on est en France,
00:25:31bienvenue en France.
00:25:32Je voudrais qu'on parle politique
00:25:34donc avec dissolution,
00:25:35pas dissolution,
00:25:36la gauche ou pas la gauche
00:25:38dans un prochain gouvernement.
00:25:40Enfin, on est un peu
00:25:41dans le noir
00:25:43le plus total.
00:25:45Pourquoi vouloir
00:25:46faire rentrer
00:25:47des ministres de gauche
00:25:50dans le gouvernement ?
00:25:52Vous savez,
00:25:53le président de la République
00:25:54aujourd'hui
00:25:54paye les conséquences
00:25:56de sa dissolution
00:25:58du mois de juin dernier
00:26:00d'une Assemblée nationale
00:26:01qui est totalement inédite
00:26:03sous la Ve République.
00:26:04dit que de toute façon
00:26:05que vous preniez le problème
00:26:06d'un côté ou d'un autre,
00:26:08vous vous retrouverez toujours
00:26:09avec des gouvernements minoritaires
00:26:10quels qu'ils soient
00:26:12et qu'il essaye de trouver
00:26:14une solution
00:26:15pour essayer
00:26:16de couper la route
00:26:18à sa mise en responsabilité
00:26:20de la situation
00:26:21dans laquelle
00:26:21il a plongé le pays.
00:26:24Donc,
00:26:24il a tenté
00:26:26avec
00:26:26ce qui lui restait
00:26:28de ses troupes
00:26:29après les élections législatives
00:26:31de donner un coup de barre
00:26:32à droite
00:26:32avec LR
00:26:33qui a fait le choix
00:26:35de rentrer
00:26:36dans un gouvernement
00:26:37qui est un gouvernement minoritaire
00:26:39je le rappelle
00:26:39parce que la situation
00:26:40dans laquelle on se retrouve
00:26:41est du jamais vu
00:26:44sous la Ve République
00:26:45parce qu'il n'y a même pas
00:26:45de majorité relative
00:26:46il faut être clair
00:26:47il y a tout simplement
00:26:48une coalition minoritaire
00:26:50donc il prend acte
00:26:52vraisemblablement
00:26:53de l'échec
00:26:53de cette coalition minoritaire
00:26:54et il va peut-être
00:26:56essayer de chercher à gauche
00:26:57ce qu'il n'a pas réussi
00:26:58à trouver à droite
00:26:59en détachant notamment
00:27:00en partie
00:27:01peut-être le parti socialiste
00:27:03du nouveau Front Populaire
00:27:04mais on a compris
00:27:06que d'après la réunion
00:27:08qu'il a eue
00:27:08avec les responsables
00:27:09des partis
00:27:11de sa coalition
00:27:12il y a 24 heures
00:27:13que finalement
00:27:14il leur demandait
00:27:15de travailler
00:27:16avec le parti socialiste
00:27:17mais je ne vois pas
00:27:18aujourd'hui LR
00:27:18travailler avec le parti socialiste
00:27:20je ne suis pas sûr
00:27:20d'ailleurs
00:27:21que même
00:27:22au sein même
00:27:22j'allais dire
00:27:23de la coalition macroniste
00:27:25tous soient d'accord
00:27:26pour travailler
00:27:26avec le parti socialiste
00:27:28il essaye de trouver
00:27:31un chemin
00:27:32qui est un chemin
00:27:32fortement improbable
00:27:33au regard de la situation
00:27:34institutionnelle
00:27:35dans laquelle
00:27:35il a plongé
00:27:36le pays
00:27:37donc il y aura certainement
00:27:39un nouveau premier ministre
00:27:40après François Bayrou
00:27:41le problème
00:27:42la question
00:27:42c'est d'avoir
00:27:43la durée de vie
00:27:43de ce premier ministre
00:27:44qui me paraît
00:27:45aussi hypothétique
00:27:46que celle
00:27:47de ses prédécesseurs
00:27:48Emmanuel Macron
00:27:50essaye de gagner du temps
00:27:51tout simplement
00:27:52voilà
00:27:52Rémi Branco
00:27:53les socialistes
00:27:55invités
00:27:56donc le gouvernement
00:27:57invité à travailler
00:27:58avec les socialistes
00:27:59et d'autres partis
00:28:00à l'exclusion
00:28:01de LFI et du RN
00:28:02RN qui arrive quand même
00:28:03en tête des intentions
00:28:04de vote
00:28:04dans les différents sondages
00:28:05non mais je crois
00:28:07qu'il faut qu'Emmanuel Macron
00:28:08acte une chose
00:28:09c'est qu'il aurait dû l'acter
00:28:10déjà il y a un an
00:28:11c'est que les français
00:28:12ont dit une chose
00:28:13aux élections législatives
00:28:14il y a un an
00:28:14c'est qu'ils ne voulaient plus
00:28:15de la politique
00:28:16qui était menée
00:28:16depuis 2017
00:28:18on en pense ce qu'on veut
00:28:20mais c'est le résultat
00:28:21des élections
00:28:22il a voulu s'entêter
00:28:24avec des proches
00:28:25en tout cas
00:28:26des gens qui étaient
00:28:26sur la ligne
00:28:27qu'il portait
00:28:28que ce soit
00:28:28Michel Barnier
00:28:29ou François Bayrou
00:28:30on voit bien aujourd'hui
00:28:30qu'on arrive à une impasse
00:28:32donc s'il ne veut pas
00:28:33être contraint
00:28:33à dissoudre
00:28:34ou à démissionner
00:28:36et moi en tant que
00:28:36responsable républicain
00:28:37je ne souhaite pas
00:28:38que le président de la République
00:28:39aujourd'hui démissionne
00:28:40et je souhaite aussi
00:28:41qu'on puisse éviter
00:28:42une dissolution
00:28:43faire revenir à nouveau
00:28:44les français aux unes
00:28:45alors qu'ils se sont exprimés
00:28:46il y a un an
00:28:47je ne pense pas
00:28:48que ce soit une très bonne chose
00:28:49donc aujourd'hui
00:28:50Emmanuel Macron
00:28:50il lui reste une solution
00:28:51c'est de tenter
00:28:52une autre politique
00:28:53et cette politique là
00:28:54elle ne peut être menée
00:28:55que par un gouvernement
00:28:56de gauche
00:28:57ce gouvernement
00:28:58en l'occurrence
00:28:58s'il était dirigé
00:29:00par un socialiste
00:29:00il devrait évidemment
00:29:02trouver un compromis
00:29:03on a déjà proposé
00:29:04un budget ce week-end
00:29:05ça ne nous a peut-être
00:29:06pas échappé
00:29:06qui n'est pas tout à fait
00:29:07le même
00:29:07que celui du NFP
00:29:09parce que la situation
00:29:09n'est pas la même
00:29:10et qu'il faut aujourd'hui
00:29:10être sérieux
00:29:11oui on doit rétablir
00:29:12les comptes de ce pays
00:29:13oui on doit aller chercher
00:29:15une autre méthode
00:29:16pour les rétablir
00:29:16à la fois
00:29:17en allant prendre
00:29:18sur les gros patrimoines
00:29:19et en faisant aussi
00:29:20des économies
00:29:21et la gauche
00:29:21aujourd'hui que j'incarne
00:29:22celle du Parti Socialiste
00:29:23elle est consciente
00:29:24que le pays
00:29:25doit réduire aussi
00:29:26le train de vie de l'État
00:29:27doit réduire aussi
00:29:28certaines dépenses de l'État
00:29:29mais il faut aussi
00:29:30trouver de nouvelles recettes
00:29:31c'est ce qui fait qu'aujourd'hui
00:29:32on cherche ses 40 milliards
00:29:33donc le Parti Socialiste
00:29:34a un budget
00:29:34le Parti Socialiste
00:29:36est prêt à gouverner
00:29:36et à trouver des compromis
00:29:38y compris
00:29:38avec d'autres partis
00:29:40qui aujourd'hui
00:29:40ne pensent pas
00:29:41tout à fait la même chose
00:29:42mais si Emmanuel Macron
00:29:43s'entête
00:29:44à créer un gouvernement
00:29:45à partir
00:29:46d'un de ses protégés
00:29:47ou un de ses fidèles
00:29:47qui voudra suivre sa ligne
00:29:48ça ne pourra pas marcher
00:29:50et moi je crains
00:29:51pour le pays
00:29:52que s'il s'entête
00:29:53dans ses solutions
00:29:54au final
00:29:55ce soit sa personnalité
00:29:56le fait qu'il soit président
00:29:58qu'il soit remis
00:29:58très vite en question
00:29:59dans la rue
00:29:59mais pourtant
00:30:01les socialistes
00:30:02n'adhèrent
00:30:02n'attirent pas vraiment
00:30:05l'adhésion
00:30:06des français
00:30:07quand vous regardez
00:30:08dans les différents sondages
00:30:09il y en a un
00:30:09qui a été publié ce matin
00:30:10dans le Figaro
00:30:12le vote
00:30:13pour le RN
00:30:15est beaucoup plus
00:30:16puissant
00:30:17non mais voilà
00:30:18le RN ne veut pas gouverner
00:30:19donc le RN
00:30:20la question ne se pose pas
00:30:21le RN ne veut pas gouverner
00:30:23avec la majorité actuelle
00:30:24donc la question ne se pose pas
00:30:25ils ne veulent pas gouverner
00:30:26ils ne veulent pas être utiles aux français
00:30:27dont acte
00:30:28Michel Barnier
00:30:29LR
00:30:29pardon mais c'était le parti
00:30:30le plus faible
00:30:31en 2024
00:30:32lorsqu'il y a eu la dissolution
00:30:34je ne vous parle pas de Michel Barnier
00:30:35on ne s'entend pas du parti
00:30:35le plus faiblement élu
00:30:37non mais je ne vous parle pas
00:30:37de Michel Barnier
00:30:38le MoDem
00:30:39qui est aujourd'hui
00:30:39le parti plébiscité
00:30:40par les français
00:30:41non je ne vous ai pas dit ça
00:30:42je vous parle du RN
00:30:43qui est aujourd'hui
00:30:44dans les sondages
00:30:44le parti plébiscité
00:30:45par les français
00:30:46mais il refuse de gouverner
00:30:47c'est pas vrai
00:30:47alors Andréa
00:30:48Cotarac
00:30:49pourquoi est-ce qu'on demande
00:30:50la dissolution
00:30:51moi j'entends bien
00:30:52ce que dit monsieur Branco
00:30:53il n'y a pas de soucis
00:30:54mais mathématiquement
00:30:55arithmétiquement parlant
00:30:57ce qu'il dit
00:30:58est improbable
00:30:58d'abord un
00:31:00les socialistes
00:31:01ne sont pas tous d'accord
00:31:02apparemment pour
00:31:03être premier ministre
00:31:05ça c'est le premier point
00:31:06si tant est que monsieur Macron
00:31:07le décide
00:31:08le bloc central
00:31:09lui-même
00:31:10n'est pas forcément d'accord
00:31:12pour que le premier ministre
00:31:13soit socialiste
00:31:13je ne vous parle même pas
00:31:14des LR
00:31:15avec qui ils ont gouverné
00:31:17ensemble pendant 40 ans
00:31:18mais ils ne veulent pas
00:31:19non plus gouverner
00:31:19que les socialistes
00:31:20et j'écoutais même
00:31:21Jean-Luc Mélenchon
00:31:21qui disait
00:31:21mais en fait
00:31:22on ne sait pas ce qu'ils font
00:31:23les socialistes
00:31:24puisqu'ils ne rendent compte
00:31:25à personne à gauche
00:31:26et font leur petit bonhomme
00:31:27de chemin
00:31:27donc pardon
00:31:28mais nous
00:31:29on ne veut pas participer
00:31:30au RN
00:31:30à ce cirque
00:31:32dramatique
00:31:33de politiciens
00:31:34au sein de l'Assemblée Nationale
00:31:35nous ce qu'on veut
00:31:36c'est qu'Emmanuel Macron
00:31:37puisse dissoudre
00:31:38l'Assemblée Nationale
00:31:39pour que les Français
00:31:40tranchent
00:31:40parce qu'on croit
00:31:41en la démocratie
00:31:42et pardon
00:31:42lors des dernières législatives
00:31:44l'élection a un peu
00:31:46été manipulée
00:31:47galvaudée
00:31:48on a des candidats
00:31:49qui se sont désistés
00:31:50pour trafiquer
00:31:51un peu les résultats
00:31:52ça aboutit à quoi ?
00:31:53ça aboutit à ça
00:31:54je le dis aux chefs d'entreprise
00:31:55aujourd'hui
00:31:56qui se plaignent
00:31:56de l'instabilité
00:31:57je le dis aujourd'hui
00:31:58à nos auditeurs
00:31:59aux fonctionnaires
00:32:00qui se plaignent
00:32:00de l'instabilité
00:32:01c'est l'accord
00:32:03entre Emmanuel Macron
00:32:04et Jean-Luc Mélenchon
00:32:05aux législatives
00:32:07qui aboutit
00:32:07aujourd'hui à l'instabilité
00:32:08il faut rappeler quand même
00:32:09que
00:32:09Madame Borne
00:32:10ancienne Premier Ministre
00:32:11celle qui a mis en place
00:32:12la réforme des retraites
00:32:13a été élue
00:32:14grâce
00:32:14aux voix de la France Insoumise
00:32:16et des socialistes
00:32:17Monsieur Darmanin
00:32:18a été réélu
00:32:19grâce aux voix
00:32:20du Nouveau Front Populaire
00:32:21contre le Rassemblement National
00:32:22et inversement
00:32:23ce sont les macronistes
00:32:24qui ont élu
00:32:25Raphaël Arnaud par exemple
00:32:26député LFI d'Avignon
00:32:27qui est fiché S
00:32:29Antifa etc
00:32:29donc
00:32:30moi je veux bien
00:32:31peut-être avoir tort
00:32:32mais je ne suis pas sûr
00:32:33que ces éditorats-là
00:32:34sont allés voter
00:32:35pour Monsieur Raphaël Arnaud
00:32:36autrement
00:32:38qu'en se bouche en nez
00:32:39alors des solutions
00:32:41inévitables
00:32:42on y revient
00:32:42dans un instant
00:32:43avec vous
00:32:43sur Sud Radio
00:32:440826 300 300
00:32:46on aura Frédéric
00:32:47en ligne avec nous
00:32:47qui va nous donner
00:32:49son éclairage
00:32:50à tout de suite
00:32:51Sud Radio
00:32:52Sud Radio
00:32:53Parlons Vrai
00:32:53Parlons Vrai
00:32:54Parlons Vrai
00:32:55Sud Radio
00:32:57le 10h midi
00:32:59mettez-vous d'accord
00:33:00Valérie Expert
00:33:01Je vous rappelle
00:33:02que les débats
00:33:02débutent désormais
00:33:04à 10h
00:33:05pour ceux qui nous
00:33:05rejoindraient maintenant
00:33:0710h les débats
00:33:0811h30
00:33:09les médias
00:33:10dissolution
00:33:11pas dissolution
00:33:12la question
00:33:14va se poser
00:33:15vraisemblablement
00:33:16Frédéric
00:33:16vous êtes en ligne
00:33:17avec nous
00:33:18bonjour Frédéric
00:33:18Oui bonjour Valérie
00:33:20je suis là
00:33:20Alors
00:33:21qu'est-ce que vous en pensez ?
00:33:23Moi je pense
00:33:24qu'il faudrait dissoudre
00:33:26parce que le principe même
00:33:27de la Ve République
00:33:28c'est qu'un Premier ministre
00:33:30quel qu'il soit
00:33:31quelle que soit sa couleur politique
00:33:32a besoin
00:33:33pour pouvoir gouverner
00:33:34pour pouvoir mener
00:33:35le programme
00:33:37pour lequel le président
00:33:39de la République
00:33:40a été élu
00:33:40a besoin d'une majorité
00:33:42au pire
00:33:43d'une majorité
00:33:45relative
00:33:46mais assez stable
00:33:47là actuellement
00:33:49depuis
00:33:50depuis quand même
00:33:52quelques temps
00:33:52moi j'ai l'impression
00:33:54qu'on a affaire
00:33:55les chefs de parti
00:33:56à des petits
00:33:57combinards
00:33:57de la 4ème République
00:33:59qui cherchent
00:34:00des arrangements
00:34:00je vote avec toi
00:34:01je vote pas avec toi
00:34:02etc
00:34:02ça c'est pas bon
00:34:04pour la stabilité
00:34:05du pays
00:34:06il faut revenir
00:34:06au principe
00:34:08de la 5ème
00:34:09de la constitution
00:34:10de la 5ème République
00:34:11que chaque président
00:34:12d'ailleurs amende
00:34:13à sa sauce
00:34:14ce qui est
00:34:15contraire
00:34:16à ce que voulait
00:34:17d'ailleurs
00:34:17le général de Gaulle
00:34:18il faut revenir
00:34:19à quelque chose
00:34:20de stable
00:34:20la France
00:34:21a besoin
00:34:22d'un pivot
00:34:24central
00:34:25stable
00:34:26sinon
00:34:26rien ne fonctionne
00:34:28et quand
00:34:30ce pivot
00:34:31stable
00:34:32s'affaiblit
00:34:32on voit
00:34:33qu'il y a
00:34:33une montée
00:34:34en puissance
00:34:34d'ailleurs
00:34:35des réclamations
00:34:36régionales
00:34:37merci
00:34:39merci Frédéric
00:34:40Jean-Baptiste
00:34:41c'est certain
00:34:42qu'on a
00:34:42les institutions
00:34:44de la 5ème République
00:34:44fonctionnent
00:34:45avec la logique
00:34:46politique
00:34:46de la 4ème
00:34:47aujourd'hui
00:34:47donc forcément
00:34:48ça marche pas très bien
00:34:49c'est à dire
00:34:49qu'on est revenu
00:34:50un peu à la République
00:34:50des partis
00:34:51et effectivement
00:34:53ça fonctionne pas
00:34:53mais ça fonctionne pas
00:34:54parce que
00:34:54parce que aussi
00:34:55on est passé
00:34:56d'un bipartisme
00:34:57à un tripartisme
00:34:58et ça c'est pas
00:34:58une spécificité
00:34:59franco-française
00:34:59on voit qu'en Allemagne
00:35:00on voit qu'en Grande-Bretagne
00:35:01c'est pareil
00:35:02on a mis fin au bipartisme
00:35:04et on a un tripartisme
00:35:05voire un multipartisme
00:35:06et forcément
00:35:07nos institutions
00:35:08elles ont du mal
00:35:09à résister à ça
00:35:10parce que
00:35:11parce qu'elles étaient faites
00:35:12pour fonctionner
00:35:13sur un bloc de gauche
00:35:14un bloc de droite
00:35:15et là on n'est plus
00:35:17dans ce schéma là
00:35:18après on voit
00:35:19que la coalition actuelle
00:35:20elle a échoué
00:35:22par deux fois
00:35:22avec Michel Barnier
00:35:23et avec
00:35:24François Bayrou
00:35:25enfin elle n'a pas encore
00:35:26échoué avec François Bayrou
00:35:27mais ça ne saurait tarder
00:35:28donc il faut essayer
00:35:30autre chose
00:35:31alors j'entends
00:35:32les réserves
00:35:33qui sont mises
00:35:34sur le fait
00:35:34d'avoir un premier
00:35:35ministre socialiste
00:35:35mais je pense
00:35:37qu'il faut l'essayer
00:35:38au moins
00:35:38essayer de bâtir
00:35:39une coalition
00:35:40différente
00:35:41de celle qui échoue
00:35:42depuis maintenant
00:35:43un an
00:35:44et la dissolution
00:35:44et par rapport à
00:35:45c'est quoi une coalition différente ?
00:35:47je ne sais pas
00:35:47avec des gens du bloc central
00:35:48déjà qui s'engagent
00:35:49à pas censurer
00:35:50avec peut-être
00:35:52des gens de droite
00:35:52qui s'engagent
00:35:53avec un même socialiste
00:35:54je ne sais pas
00:35:55mais j'ai assez peu
00:35:56d'espoir en vérité
00:35:57sur la stabilité
00:35:58il n'a pas montré
00:35:59une influence
00:36:01décisive
00:36:02j'ai assez peu
00:36:04d'espoir en vérité
00:36:05parce que je vois bien
00:36:05que LFI
00:36:06de toute façon
00:36:06va censurer
00:36:07que les LR
00:36:07vont censurer aussi
00:36:09et donc
00:36:09même avec un PM socialiste
00:36:11je ne vois pas
00:36:11la viabilité
00:36:12de la chose
00:36:13et la durabilité
00:36:15des choses
00:36:15ce qui est certain
00:36:16c'est qu'il nous faut un budget
00:36:16avant la fin de l'année
00:36:17parce que sinon
00:36:17on va au devant
00:36:18de grosses difficultés
00:36:19pour chaque citoyen
00:36:21parce que pas de budget
00:36:22ou alors des budgets
00:36:23par ordonnance
00:36:24je peux vous dire
00:36:25que dans les administrations
00:36:26et autres
00:36:26l'année dernière
00:36:27ils n'ont pas rigolé
00:36:27déjà avec le budget
00:36:29reporté par ordonnance
00:36:30et tout ça
00:36:30il y a un certain nombre
00:36:31de décalages en mois
00:36:32sur des paiements
00:36:33sur des choses
00:36:33notamment sur les populations
00:36:35les plus fragiles
00:36:36sur un certain nombre
00:36:36d'indemnités
00:36:37qui ont posé problème
00:36:38et moi
00:36:39l'erreur originelle
00:36:40alors bien sûr
00:36:41tout le monde critique
00:36:42la dissolution
00:36:42de l'année dernière
00:36:43qui est responsable
00:36:44en partie
00:36:44de ce qui arrive aujourd'hui
00:36:46mais pour moi
00:36:47ce qui est surtout responsable
00:36:48de la situation
00:36:49dans laquelle on est aujourd'hui
00:36:50c'est la non-campagne
00:36:51de 2022 en vérité
00:36:52voilà
00:36:53j'ai bien placé
00:36:54parce qu'il a perdu
00:36:54les législatives
00:36:55dans la foulée
00:36:55mais le fait de théoriser
00:36:57de ne pas faire vraiment
00:36:58campagne à la présidentielle
00:36:59qui a empêché
00:37:00un vrai choix de société
00:37:01des vrais choix
00:37:02entre différents
00:37:03projets politiques différents
00:37:05une non-campagne législative
00:37:06qui s'est écoulée
00:37:07parce que clairement
00:37:07je fais mon méa le culpard
00:37:10on est parti en campagne
00:37:10sans aucun programme
00:37:11à part celui d'avoir
00:37:12une majorité
00:37:12pour le président de la république
00:37:13ce qui est un peu mince
00:37:14vous l'avouerez
00:37:15et c'est ça qu'on paye
00:37:16aujourd'hui en réalité
00:37:17et c'est pour ça
00:37:18que moi je suis très hostile
00:37:19à la démission du président de la république
00:37:21parce que démission du président
00:37:21de la république immédiate
00:37:23signifie une campagne
00:37:24de 20 à 30 jours
00:37:24donc une non-campagne présidentielle
00:37:26et donc on reponge
00:37:28en 2022
00:37:28avec un nouveau président
00:37:29qui n'a aucune assurance
00:37:30d'avoir une majorité
00:37:31derrière les législatives
00:37:32qui suivront
00:37:32alors Arnaud
00:37:33plusieurs points
00:37:34premier point
00:37:34oui il y a une responsabilité
00:37:36aussi du président de la république
00:37:37dans la non-campagne
00:37:38de 2022
00:37:39parce que je veux dire
00:37:40il a clairement fait
00:37:42sa campagne
00:37:43en s'adossant
00:37:44à ce qui se passait
00:37:44en Ukraine
00:37:45qui a complètement
00:37:46je veux dire
00:37:46cannibalisé justement
00:37:48le débat
00:37:49qui n'a pas eu lieu
00:37:49donc il y a quand même
00:37:50il y a eu un choix tactique
00:37:52stratégique
00:37:53du président de la république
00:37:54pour que cette campagne
00:37:54finalement ne se fasse pas
00:37:56et ne se déroule pas
00:37:57dans les conditions
00:37:58qui sont celles
00:37:58d'une campagne normale
00:38:00ensuite
00:38:00le deuxième point
00:38:02c'est que
00:38:03bon
00:38:04je veux bien
00:38:05l'hypothèse Fort
00:38:06l'hypothèse du parti socialiste
00:38:08au-delà de ce que vous venez de dire
00:38:09c'est-à-dire que je ne vois pas
00:38:10mathématiquement comment on fait
00:38:11et je ne vois pas comment
00:38:12M. Fort ferait mieux
00:38:13que M. Barnier
00:38:15ou que M. Beyrou
00:38:16mais il y a un autre argument
00:38:17c'est que je ne suis pas sûr
00:38:18que le baril centre du pays
00:38:19aujourd'hui
00:38:19soit à gauche
00:38:21et que les français
00:38:22veuillent un premier ministre
00:38:24issu des rangs de la gauche
00:38:26donc ça c'est un problème
00:38:27je veux dire
00:38:27de relation à l'opinion
00:38:29qui est réel
00:38:30dernier point juste sur la quatrième
00:38:32c'est pas du tout
00:38:33la situation de la quatrième
00:38:34la quatrième
00:38:35malgré son instabilité
00:38:36avait une forme de stabilité
00:38:38c'est-à-dire que
00:38:38vous aviez certes
00:38:39des gouvernements
00:38:40qui se défaisaient
00:38:41mais à l'intérieur
00:38:41de l'Assemblée nationale
00:38:42vous aviez des majorités
00:38:43pour porter ces gouvernements
00:38:45ce qui fait qu'il y avait
00:38:46quand même malgré tout
00:38:47une logique de continuité
00:38:48sous la quatrième république
00:38:49la quatrième république
00:38:50s'effondre avec la guerre d'Algérie
00:38:51et avec la décolonisation
00:38:53mais là on est dans une situation
00:38:54qui à mon sens
00:38:55est beaucoup plus instable
00:38:57encore que celle
00:38:57que l'on a connue
00:38:58sous la quatrième république
00:39:00je n'en veux que pour preuve
00:39:01c'est qu'en un an et demi
00:39:03nous avons eu
00:39:04cinq premiers ministres
00:39:05ce qui est un record
00:39:06sous la cinquième république
00:39:07mais ce qui serait un record
00:39:08aussi sous la quatrième république
00:39:10où certes
00:39:11il y avait des changements
00:39:11de président de gouvernement
00:39:13mais beaucoup moins
00:39:14j'allais dire fréquents
00:39:16que ce que l'on a vécu
00:39:17ces derniers mois
00:39:18et le dernier point
00:39:19moi je pense que
00:39:20qu'on le veuille ou non
00:39:21la logique
00:39:23voudrait que le président
00:39:24de la république
00:39:25vu le niveau de défiance
00:39:26qui est le sien
00:39:27pour remettre
00:39:28les institutions
00:39:29sur leurs jambes
00:39:30démissionnent
00:39:31et la question
00:39:33de la campagne
00:39:34je suis d'accord avec vous
00:39:3620 jours de campagne
00:39:37c'est insuffisant
00:39:38mais il peut très bien
00:39:39faire le choix
00:39:40à un moment donné
00:39:41de dire
00:39:41je démissionne à telle date
00:39:43pour laisser le temps
00:39:44de la campagne
00:39:44de se dérouler
00:39:45le problème
00:39:46c'est que je pense
00:39:47que la psychie
00:39:47d'Emmanuel Macron
00:39:48la psychologie profonde
00:39:50d'Emmanuel Macron
00:39:51n'est pas de démissionner
00:39:52ce qui pose un vrai problème
00:39:54je crois
00:39:54vis-à-vis de nos institutions
00:39:55une dissolution
00:39:55ou pas une dissolution
00:39:56pour vous ?
00:39:57il faudrait une dissolution
00:39:58la dissolution peut être
00:40:00un début de solution
00:40:01mais à condition
00:40:02que la dissolution
00:40:03donne un résultat politique
00:40:04qui soit un résultat politique
00:40:05clair
00:40:06si c'est pour reproduire
00:40:08le résultat
00:40:10que nous avons connu
00:40:11je crains
00:40:11qu'on rajoute
00:40:12la crise à la crise
00:40:13et que là
00:40:13en l'occurrence
00:40:14cette fois-ci
00:40:15Emmanuel Macron
00:40:15soit encore plus engagé
00:40:16dans la responsabilité
00:40:17personnelle
00:40:18de cette situation
00:40:18je pense qu'elle est inévitable
00:40:19mais qu'elle ne résoudra rien
00:40:20la situation
00:40:23effectivement
00:40:23elle a changé
00:40:24puisque vous l'avez dit
00:40:25tout à l'heure
00:40:25il y a un tripartisme
00:40:26il y a trois blocs
00:40:27c'est un fait
00:40:28et vous dites
00:40:28en Allemagne
00:40:29ils arrivent à faire des compromis
00:40:31mais ailleurs
00:40:31oui mais on oublie une chose
00:40:33c'est que le scrutin
00:40:33n'est pas le même
00:40:34en Allemagne
00:40:35il y a de la proportionnelle
00:40:36donc il n'y a pas d'accord
00:40:37entre les deux tours
00:40:38donc il n'y a pas de front républicain
00:40:39ou de je ne sais quoi
00:40:40la proportionnelle
00:40:41c'est accessoirement
00:40:42ce qu'avait promis
00:40:43Emmanuel Macron
00:40:44il y a 13 ans
00:40:45et M. Bayrou
00:40:46on attend toujours
00:40:47mais en tout cas
00:40:48ce n'est pas le cas
00:40:48par ailleurs
00:40:49je ne suis pas sûr
00:40:50mais vraiment alors
00:40:50que nos auditeurs
00:40:52les français
00:40:53veulent un premier ministre socialiste
00:40:55à aucune élection
00:40:57les socialistes
00:40:58ont provoqué un espoir
00:40:59dernièrement
00:41:00je rappelle qu'à la présidentielle
00:41:02puisque vous en parliez
00:41:02le parti socialiste
00:41:03faisait 1%
00:41:04donc ça se saurait quand même
00:41:06si le PS était
00:41:07un espoir
00:41:09pour le pays
00:41:09ou en tout cas
00:41:10une solution
00:41:10moi je pense
00:41:11qu'il y a deux solutions
00:41:12qui sont évidentes
00:41:13c'est soit la dissolution
00:41:15soit la démission
00:41:16du président de la république
00:41:17ce n'est pas plus compliqué que ça
00:41:18le reste
00:41:19les combinaisons
00:41:20des uns et des autres
00:41:21ne fonctionneront pas
00:41:23bon
00:41:23on a Abdallah
00:41:24allez-y Rémi
00:41:26en 2024
00:41:26aux élections législatives
00:41:27le rassemblement national
00:41:28était présent
00:41:29dans plus de 500 circonscriptions
00:41:30donc si les français
00:41:31avaient voulu
00:41:31le rassemblement national
00:41:33au pouvoir
00:41:33ils auraient voté pour lui
00:41:34ce n'est pas le cas
00:41:35les français se sont rassemblés
00:41:36pour être majoritairement
00:41:37contre l'idée
00:41:38d'avoir Jordan Badela
00:41:39comme premier ministre
00:41:40on voit le résultat
00:41:41M. Potarac
00:41:42c'est sur le mode de scrutin
00:41:43on voit le résultat
00:41:43moi je pense que si
00:41:44on va vers une dissolution
00:41:46seul un changement
00:41:47de mode de scrutin
00:41:48pourra permettre
00:41:48d'avoir une majorité
00:41:49différente
00:41:49en tous états de cause
00:41:50si on reproduit
00:41:51le même mode de scrutin
00:41:52avec la même dissolution
00:41:53un an après
00:41:54je ne vois pas
00:41:55comment on trouvera
00:41:55de la stabilité
00:41:56dans ce pays
00:41:56Abdallah
00:41:57qui est en ligne
00:41:58avec nous
00:41:58Abdallah
00:41:59dissolution
00:42:00pas dissolution
00:42:01pour vous
00:42:01non moi je n'ai pas
00:42:03dissolution
00:42:03parce que pour deux raisons
00:42:05en principale
00:42:05la première
00:42:05je suis un petit entrepreneur
00:42:06donc au niveau économique
00:42:07ça va être une catastrophe
00:42:09sans nom
00:42:09ça va durer
00:42:107-8 mois
00:42:11facile
00:42:12déjà que les marchés
00:42:13sont plus que frileux
00:42:14donc c'est déjà
00:42:15très très compliqué
00:42:15au niveau de l'artisanat
00:42:16l'entreprenariat
00:42:17la deuxième raison
00:42:18c'est que
00:42:18voilà
00:42:19je n'ai pas honte
00:42:20de le dire
00:42:20je l'assume totalement
00:42:21les français en fait
00:42:22ne meurent pas de faim
00:42:23et en fait
00:42:24ils votent tout
00:42:24et n'importe quoi
00:42:25je vous donne un exemple
00:42:26la dernière législative
00:42:27à Montmarsan
00:42:28c'est pas compliqué
00:42:30c'est même pas
00:42:30et bien
00:42:31il n'y a même pas eu
00:42:32de campagne
00:42:32du Front National
00:42:33même pas eu de campagne
00:42:34on n'a jamais vu
00:42:35c'est une dame
00:42:36qui est arrivée de Paris
00:42:37qui est tombée comme ça
00:42:38qui était du côté de la mer
00:42:39on n'a jamais vue
00:42:40pas une seule campagne
00:42:40pas une seule rendez-vous
00:42:42mais rien rien de rien
00:42:43on n'a jamais entendu
00:42:44jamais vu ni rien
00:42:44elle a fait quand même
00:42:4546 ou 47%
00:42:46dans une ville
00:42:47qui est socialiste
00:42:48et qui vote de temps à autre
00:42:49depuis quelques années
00:42:50au centre
00:42:51a eu Mme Derriosec
00:42:52mais clairement
00:42:53si vous voulez
00:42:54les gens
00:42:54ils font tellement n'importe quoi
00:42:55ils vont élire quelqu'un
00:42:56et trois jours après
00:42:57ils le détestent
00:42:58donc on n'en sortira jamais
00:42:59et moi ma plus grosse peur
00:43:00avec mes origines marocaines
00:43:02c'est que
00:43:03je suis français
00:43:04fier de l'être
00:43:05avec mes origines marocaines
00:43:06comme d'autres
00:43:06sont Corse ou Breton
00:43:07c'est qu'en fait
00:43:08les gens ils vont aller vers
00:43:09où quand ils sont en colère
00:43:10comme ils le sont maintenant
00:43:11et ils sont en colère
00:43:12tout le temps
00:43:12de toute façon
00:43:13vous pouvez leur rajouter
00:43:13une prime de 3000 euros de main
00:43:14ils sont en colère
00:43:15c'est que c'est les extrêmes
00:43:17qui vont monter
00:43:17et on n'a pas besoin d'eux
00:43:18moi il me manque
00:43:20j'ai 54 ans
00:43:21il me manque
00:43:22ces putains de débats
00:43:23extraordinaires
00:43:23où c'était la droite
00:43:24et la gauche
00:43:24où on pouvait débattre
00:43:26librement
00:43:27et démocratiquement
00:43:28pour les idées
00:43:29avec lesquelles
00:43:30on allait faire avancer le pays
00:43:31mais avec l'extrême droite
00:43:32ou l'extrême gauche
00:43:33il n'y a aucune avancée
00:43:34ni politique
00:43:35ni libération
00:43:35il n'y a rien
00:43:36ça va être de la merde
00:43:37c'est la poudre aux yeux
00:43:38et c'est ça
00:43:39l'un ça va être la haine
00:43:40l'autre ça va être des fantasmes
00:43:41des smic à 3000 euros
00:43:42ça va être du délire complet
00:43:44moi j'aime mon pays
00:43:44j'ai envie qu'on avance
00:43:45c'est ça qui me dérange
00:43:46donc pas de dissolution
00:43:47j'ai trop peur
00:43:48on va être obligé
00:43:49de marquer une pause
00:43:50pardon
00:43:51c'est l'heure des titres
00:43:52mais ça vous fait sourire
00:43:54Rémi Branco
00:43:55mais c'est le ressenti
00:43:56d'un petit chef d'entreprise
00:43:57et de beaucoup de français
00:43:59on se retrouve
00:44:00on va continuer ce débat
00:44:02et on vous donnera la parole
00:44:04à nouveau
00:44:050826 300 300
00:44:07merci Abdallah
00:44:07qu'à tout de suite
00:44:08Sud Radio
00:44:09mettez-vous d'accord
00:44:10Valérie Expert
00:44:11Sud Radio
00:44:14le 10h midi
00:44:15mettez-vous d'accord
00:44:16Valérie Expert
00:44:17on va continuer de débattre
00:44:20et puis surtout
00:44:21on va écouter vos coups de cœur
00:44:22et vos coups de gueule
00:44:23peut-être un mot Rémi Branco
00:44:24sur ce que disait Abdelhak
00:44:26je vous ai vu sourire
00:44:27oui parce que je le comprends
00:44:31effectivement
00:44:32moi ça me manque aussi
00:44:33les débats qu'on avait
00:44:34entre la droite et la gauche
00:44:35budget contre budget
00:44:36c'est la raison pour laquelle
00:44:37moi je suis quand même très heureux
00:44:38que le parti socialiste
00:44:39ait proposé un budget ce week-end
00:44:41on peut en passer ce qu'on veut
00:44:42on peut le débattre
00:44:43et c'est ce qui nous manque aujourd'hui
00:44:44moi j'attends toujours
00:44:45que du côté du bloc central
00:44:48du côté du RN
00:44:49du côté d'autres parties
00:44:50on débat des propositions
00:44:51qui ont été faites
00:44:52est-ce que
00:44:53ici autour de la table
00:44:54quelqu'un est contre
00:44:55la baisse de la CSG
00:44:56pour notamment
00:44:57que des mamans solos
00:44:58puissent toucher
00:44:58900 euros de plus par mois
00:45:00est-ce que quelqu'un ici
00:45:01est contre le fait
00:45:02qu'on aille chercher de l'argent
00:45:03sur les patrimoines
00:45:04de plus de 100 millions d'euros
00:45:05vous savez que ça s'isgut
00:45:07on peut être tout parfait contre ça
00:45:09mais l'essentiel en démocratie
00:45:10c'est de pouvoir en discuter
00:45:11oui parce que ça peut être aussi
00:45:12des annonces
00:45:13totalement démago
00:45:15ce que disent certains
00:45:16en particulier
00:45:16sur la taxe Zuckman
00:45:17sur la rentabilité
00:45:19sur la taxe Zuckman
00:45:20qui aurait des conséquences
00:45:21désastreuses
00:45:22sur l'économie
00:45:23le conseil d'analyse économique
00:45:24qui dépend
00:45:25non pas du parti socialiste
00:45:26mais du gouvernement
00:45:27a dit que
00:45:28l'effet négatif de la fuite
00:45:29serait extrêmement marginal
00:45:31oui mais j'ai vu
00:45:31un économiste justement
00:45:32qui s'est basé sur cette analyse
00:45:34et qui a montré
00:45:35qui a démontré
00:45:35voilà
00:45:36dans une longue démonstration
00:45:38que non seulement
00:45:39elle ne rapportera pas 30 milliards
00:45:40mais qu'elle coûtera
00:45:4020 milliards au budget de l'État
00:45:41la taxe Zuckman
00:45:42en se basant sur la même
00:45:44et les mêmes analyses de la CAE
00:45:45il faudrait des débats
00:45:49alors passons
00:45:50peut-être à vos coups de coeur
00:45:52et vos coups de gueule
00:45:52et peut-être avec vous
00:45:54Arnaud
00:45:55pour commencer
00:45:55des nouvelles
00:45:56de Boilem-Samsal
00:45:57vous nous confirmez
00:45:59qu'il n'a jamais reçu
00:46:00enfin que vous n'avez jamais reçu
00:46:02de réponse
00:46:03ces filles n'ont jamais reçu
00:46:04de réponse
00:46:04contrairement à ce qu'a dit
00:46:05François Bayrou
00:46:06à la lettre
00:46:07qui lui avait été adressée
00:46:09François Bayrou
00:46:09a été plus nuancé que ça
00:46:10si mes souvenirs sont bons
00:46:12il a dit
00:46:12je n'ose imaginer
00:46:13que le président de la République
00:46:14n'ait pas répondu
00:46:15aux filles de Boilem-Samsal
00:46:16qui lui ont adressé une lettre
00:46:17au mois d'avril dernier
00:46:19oui je confirme
00:46:20les filles de Boilem-Samsal
00:46:21n'ont jamais eu de réponse
00:46:22de l'Élysée
00:46:23pas plus qu'un contact
00:46:24avec l'Élysée
00:46:26depuis maintenant
00:46:27l'incarcération de Boilem
00:46:29les nouvelles sont les mêmes
00:46:31Boilem est incarcéré
00:46:32à la présidente Coléa
00:46:33il est toujours traité
00:46:34pour son concert
00:46:35on sait qu'il est assez combatif
00:46:37et psychologiquement
00:46:38qu'il tient le choc
00:46:38mais ça, ça ne nous surprend pas
00:46:40compte tenu de ce que l'on sait
00:46:41de la personnalité de Boilem
00:46:43mais on est dans une situation
00:46:45qui relève de l'impasse
00:46:47parce qu'on ne voit pas
00:46:49si vous voulez
00:46:49à brève échéance
00:46:50une possibilité de libération
00:46:53rapide
00:46:54alors il y a eu quand même
00:46:55un élément qui a évolué
00:46:56cet été
00:46:56c'est que le président de la République
00:46:58semble en tout cas
00:46:59infléchir la ligne
00:47:02qui a été celle du Quai d'Orsay
00:47:03depuis maintenant plusieurs mois
00:47:05cette fameuse diplomatie
00:47:06de la retenue
00:47:08qui n'a donné strictement
00:47:10aucun résultat
00:47:11forcé de le constater
00:47:13et que vraisemblablement
00:47:15des mesures ciblées
00:47:17d'une plus grande fermeté
00:47:19au moins sur un certain nombre
00:47:20de hiérarches algériens
00:47:21et de leurs familles
00:47:22commencent à être mises en place
00:47:25on va voir les effets
00:47:26que ça aura
00:47:26ensuite
00:47:27nous ce qu'on pense
00:47:30c'est que de toute façon
00:47:31si la voie française
00:47:33ne nous permet pas
00:47:34d'obtenir une libération
00:47:37très rapide
00:47:39il faut évidemment
00:47:41tenter d'autres voies
00:47:42et des voies étrangères
00:47:43on sait que du côté italien
00:47:45du côté allemand
00:47:46il y a en tout cas
00:47:48des prises de langue
00:47:50qui ont été prises
00:47:51entre Alger et Rome
00:47:53et Bonn
00:47:55est-ce que ça sera suffisant
00:47:57nous allons bien le voir
00:47:59en tout cas nous ce qui est sûr
00:47:59c'est qu'on va continuer
00:48:00à intensifier le soutien
00:48:01et qu'il faut l'intensifier
00:48:03encore plus
00:48:04parce que
00:48:05moi ce que je regrette
00:48:06si vous voulez
00:48:06c'est qu'il n'y ait pas
00:48:06une unanimité politique
00:48:07évidemment
00:48:08c'est un vrai scandale
00:48:09je veux dire
00:48:10bon je ne reviendrai pas là-dessus
00:48:11mais
00:48:11l'absence d'unanimité politique
00:48:13autour de la détention
00:48:15d'un écrivain
00:48:15qui en plus
00:48:16c'est un écrivain
00:48:17qui défend la France
00:48:18qui aime la France
00:48:18qui défend la laïcité
00:48:19qui défend la laïcité
00:48:20qui défend la langue française
00:48:22je veux dire
00:48:22ne devrait même pas se poser
00:48:24je veux dire
00:48:25ça devrait être un élan
00:48:26unanime
00:48:27et ça ça nous a affaibli
00:48:28dès le début
00:48:28parce que
00:48:29le problème c'est que
00:48:30vous avez
00:48:30des responsables politiques
00:48:32en France
00:48:32qui ont relayé le narratif
00:48:34du régime algérien
00:48:36ce qui est absolument
00:48:37inacceptable
00:48:38donc voilà
00:48:40mais après
00:48:41comment est-ce que vous expliquez
00:48:41la discrétion
00:48:42d'Emmanuel Macron
00:48:44sur ce sujet ?
00:48:45je ne me l'explique pas
00:48:46nous ne nous l'expliquons pas
00:48:49je pense qu'au début
00:48:50en effet
00:48:51il a considéré
00:48:51qu'en retenant
00:48:53ses propos
00:48:54il laissait une voix
00:48:56à la diplomatie
00:48:58et au président Théboun
00:49:00pour finalement
00:49:01avoir un geste
00:49:02d'élargissement
00:49:03vis-à-vis
00:49:04de Boilem Sansal
00:49:06la réalité
00:49:07c'est que d'abord
00:49:07comment Théboun
00:49:09ne décide pas tout seul
00:49:10en Algérie
00:49:10qu'il est lui-même
00:49:12aujourd'hui contesté
00:49:13à l'intérieur
00:49:14de l'appareil d'état
00:49:15algérien
00:49:16et que
00:49:18le problème
00:49:19c'est que
00:49:19si vous voulez
00:49:19pour les hiérarques
00:49:21algériens
00:49:22Boilem Sansal
00:49:23est un moyen
00:49:24de pression
00:49:25sur les français
00:49:27c'est un otage
00:49:27qui a une très grosse valeur
00:49:29évidemment
00:49:30Boilem Sansal
00:49:30pour toutes les raisons
00:49:31qui sont liées
00:49:32à son propre statut
00:49:33et son statut
00:49:34d'écrivain
00:49:34mais il est clair
00:49:36qu'aujourd'hui
00:49:37de toute façon
00:49:38la voie
00:49:39qui a été retenue
00:49:41depuis le mois
00:49:41de novembre
00:49:43n'a pas donné de résultat
00:49:45donc il faut changer de voie
00:49:46il faut certainement
00:49:47en tout cas
00:49:47du côté français
00:49:48être beaucoup plus ferme
00:49:49vis-à-vis des Algériens
00:49:49je partage tout à fait
00:49:51ce qui vient d'être dit
00:49:52évidemment on soutient
00:49:54cette libération immédiate
00:49:55de Boilem Sansal
00:49:55parce que c'est
00:49:56une condamnation à mort
00:49:57en réalité
00:49:57puisqu'il est malade
00:49:59j'ai un mot aussi
00:50:00pour le deuxième journaliste
00:50:01de Sofout
00:50:02qui lui aussi
00:50:03est emprisonné
00:50:04donc c'est de pire en pire
00:50:05c'est un prison ferme
00:50:06complètement
00:50:07et je salue aussi
00:50:09le comité Boilem Sansal
00:50:10parce que
00:50:10à l'image de monsieur Benedetti
00:50:12à l'instant
00:50:12que je l'ai vu sur plusieurs plateaux
00:50:14quand même depuis maintenant
00:50:14plusieurs mois
00:50:15se battre
00:50:17pour la libération
00:50:18de Boilem Sansal
00:50:19je constate que le comité
00:50:20de soutien de Boilem Sansal
00:50:21est quand même très solide
00:50:21et se bat au jour le jour
00:50:23je pense qu'il faut aussi
00:50:24le souligner
00:50:24parce que parfois on oublie
00:50:25c'est trop tard
00:50:26c'est fini
00:50:27les gens avancent
00:50:28pas là du tout
00:50:29le comité est quand même
00:50:30très actif
00:50:31et je tiens aussi à les saluer
00:50:32Quelle explication Jean-Baptiste ?
00:50:34Je ne suis pas langue de bois
00:50:36donc je ne saurais pas
00:50:36expliquer la position
00:50:37du président de la république
00:50:38sur ce truc là
00:50:38parce que franchement
00:50:40ce n'est pas des prisonniers
00:50:41c'est des otages
00:50:41vous l'avez parfaitement dit
00:50:43ça n'a rien de prisonnier
00:50:45c'est des otages
00:50:46et la France
00:50:46c'est toujours honoré
00:50:47de se battre
00:50:48pour la libération
00:50:48de ces otages
00:50:49partout dans le monde
00:50:50et où qu'ils soient
00:50:51et par quelque régime
00:50:52que ce soit
00:50:52donc je ne comprends pas
00:50:54effectivement
00:50:54on va dire
00:50:56la passivité
00:50:57des autorités françaises
00:50:59depuis des mois
00:51:00sur ce dossier
00:51:01sachant qu'il est en plus menacé
00:51:03j'ai participé
00:51:03au laboratoire
00:51:04de la république
00:51:05à Autun
00:51:05et donc le collectif
00:51:06Boilem Sansal
00:51:07a fait une soirée
00:51:07remarquable là-dessus
00:51:09avec Jean-Michel Blanquer
00:51:10qui est en soutien
00:51:11très fort
00:51:12du comité
00:51:13donc voilà
00:51:15il faut qu'il soit libéré
00:51:16dans les plus brefs délais
00:51:17quitte à instaurer
00:51:19un rapport de force
00:51:19assez virulent
00:51:21avec le régime algérien
00:51:22Oui
00:51:23Rémi Branco
00:51:24Oui
00:51:26je trouve que sur
00:51:27une situation aussi grave
00:51:29et sur un enjeu
00:51:29international
00:51:30c'est au président de la république
00:51:32de prendre le sujet en main
00:51:33là sans polémique aucune
00:51:35je n'ai pas compris
00:51:35pourquoi c'était le ministre
00:51:36de l'intérieur
00:51:36qui se chargeait
00:51:39de cette négociation
00:51:39c'est la diplomatie française
00:51:41qui aujourd'hui
00:51:42doit reprendre les choses en main
00:51:43par la voix de son président de la république
00:51:44par la voix
00:51:45Enfin quelle efficacité
00:51:46C'est au plus haut sommet de l'état
00:51:48que ça doit se jouer
00:51:49et s'il ne le fait pas
00:51:50il faut d'urgence
00:51:51que le prochain gouvernement
00:51:52qui adviendra
00:51:53se saisisse de cette question
00:51:54et remette à plat
00:51:55les discussions avec l'Algérie
00:51:57avec cette fois-ci
00:51:58un discours très ferme
00:51:59Le ministre de l'Intérieur
00:52:01Bruno Retailleau
00:52:02s'est emparé du sujet
00:52:03parce que visiblement
00:52:04son homologue
00:52:06au Quai d'Orsay
00:52:08n'a pas eu de résultat
00:52:09très probant
00:52:09et que parmi les mesures
00:52:11de rétorsion
00:52:12il y a des choses
00:52:12qui dépendent du ministère de l'Intérieur
00:52:14en particulier les visas
00:52:15il y a un certain nombre de choses
00:52:17qui sont du ressort
00:52:17du ministre de l'Intérieur
00:52:18dans les mesures
00:52:20dans les mesures possibles
00:52:21voilà pourquoi
00:52:22Oui mais il y a
00:52:23c'est une relation globale
00:52:24que nous avons avec l'Algérie
00:52:25il y en a aussi économique
00:52:25il y a des échanges
00:52:27avec l'Algérie
00:52:27d'un point de vue économique
00:52:28qui pèsent beaucoup plus
00:52:29que la question
00:52:29des visas aujourd'hui
00:52:30donc on voit bien que
00:52:31si le Quai d'Orsay
00:52:32n'assume plus
00:52:32ces tractations diplomatiques
00:52:34c'est au chef de l'état
00:52:35de les prendre en main
00:52:36Oui et puis il y a l'Europe aussi
00:52:37je rappelle quand même
00:52:38qu'il y a un point très important
00:52:39c'est qu'on est en train
00:52:40de renégocier en principe
00:52:42un accord d'association
00:52:43entre l'Union Européenne
00:52:44et l'Algérie
00:52:45accord d'association
00:52:46qui est très favorable
00:52:47à l'Algérie en l'occurrence
00:52:49je crois que les institutions européennes
00:52:51s'honoreraient pour l'instant
00:52:52de suspendre ces négociations
00:52:54compte tenu de la situation
00:52:55politique en Algérie
00:52:57et de la situation
00:52:57notamment de Bolem Sansal
00:52:58et de Christophe Glez
00:52:59sans compter le nombre
00:53:01de prisonniers politiques
00:53:02en Algérie
00:53:02qui est largement supérieur
00:53:04aux deux otages
00:53:07dont nous parlons
00:53:08il faut quand même
00:53:08avoir conscience
00:53:09et ça c'est un problème
00:53:10des autorités françaises
00:53:11le régime algérien
00:53:13est une dictature
00:53:14il faut je crois
00:53:15mettre les mots
00:53:16sur la nature
00:53:17la nature réelle
00:53:18de ce régime
00:53:19Camille, une auditrice
00:53:21me dit
00:53:21si on ne fait rien
00:53:23c'est peut-être
00:53:24qu'il y a quelque chose
00:53:25qu'on nous cache
00:53:27et qui est plus important
00:53:28pour le gouvernement
00:53:30que la libération
00:53:31de Bolem Sansal
00:53:32on va revenir dans un instant
00:53:34et avec vous
00:53:34Jean-Baptiste Moreau
00:53:35on va parler
00:53:36des oeufs ukrainiens
00:53:38des oeufs ukrainiens
00:53:39vous allez nous expliquer
00:53:40d'où ils viennent
00:53:41on comprend bien
00:53:42qu'ils viennent d'Ukraine
00:53:43mais où se trouve-t-il
00:53:45comment ils sont produits
00:53:45comment ils sont produits
00:53:46est-ce qu'on en trouve
00:53:47dans les rayons
00:53:48et puis on va parler
00:53:49leggings dégueulasses
00:53:50avec vous
00:53:50Andréa Cotarac
00:53:51ça c'est du teasing
00:53:52à tout de suite
00:53:53Sud Radio
00:53:54Parlons vrai
00:53:55Parlons vrai
00:53:56Sud Radio
00:53:57Parlons vrai
00:53:57Sud Radio
00:53:59le 10h midi
00:54:01mettez-vous d'accord
00:54:02Valérie Expert
00:54:03et nous sommes ensemble
00:54:04jusqu'à midi
00:54:05à 11h30
00:54:06les débats
00:54:06nous recevrons
00:54:07avec Gilles Ganzman
00:54:08Laurent Fontaine
00:54:09et Pascal Bataille
00:54:09pour le retour
00:54:10de Y'a que la vérité
00:54:11qui compte
00:54:12sur W9
00:54:14on pourra faire
00:54:15un débat
00:54:15d'ailleurs
00:54:15sur la fin de C8
00:54:17et sur
00:54:18toutes les émissions
00:54:19qui se retrouvent
00:54:19sur d'autres chaînes
00:54:20donc on ferme une chaîne
00:54:21pour récupérer
00:54:22Hanouna ailleurs
00:54:24et autres
00:54:24mais bon
00:54:25autre débat
00:54:26Jean-Baptiste Moreau
00:54:27pourquoi y a-t-il
00:54:28des oeufs ukrainiens
00:54:30dans nos rayons
00:54:31alors est-ce qu'il y en a
00:54:31dans nos rayons
00:54:32c'est la question
00:54:32que je vous ai posée
00:54:33oui c'est le CNPO
00:54:34le comité national
00:54:35de la promotion
00:54:36de l'oeuf
00:54:36qui a alerté
00:54:37les pouvoirs publics
00:54:39et puis globalement
00:54:40un peu tout le monde
00:54:41les citoyens
00:54:42sur la présence
00:54:43de 300 000 oeufs ukrainiens
00:54:44dans les rayons
00:54:46d'un certain nombre
00:54:47de supermarchés
00:54:47je crois
00:54:48du Grand Ouest
00:54:48il me semble
00:54:49voilà
00:54:50différentes enseignes
00:54:51d'ailleurs
00:54:51donc je n'en citerai aucune
00:54:52puisque c'est pas une enseigne
00:54:54qui est responsable
00:54:54de ça
00:54:55mais a priori
00:54:56c'est plusieurs
00:54:56des oeufs
00:54:57alors ce qu'on appelle
00:54:58catégorie 3
00:54:59parce que vous savez
00:54:59que sur les oeufs
00:55:00suivant le mode d'élevage
00:55:01vous avez différentes catégories
00:55:02donc c'est les catégories 3
00:55:03c'est-à-dire
00:55:03c'est des oeufs
00:55:04de poules en cage
00:55:05en permanence en cage
00:55:07qui sont arrivés
00:55:08parce qu'effectivement
00:55:09aujourd'hui
00:55:10la production française
00:55:11on a mis tellement
00:55:12aujourd'hui de contraintes
00:55:13au niveau du bien-être animal
00:55:14et je ne rentrerai pas
00:55:15dans le débat
00:55:16c'est bien
00:55:17c'est pas bien
00:55:17mais on a mis
00:55:18beaucoup de contraintes
00:55:19sur le bien-être animal
00:55:19sur la production
00:55:20sur la concentration
00:55:21des poules en cage
00:55:22globalement
00:55:23il se vend moins
00:55:24de deux issues
00:55:25de poules en cage
00:55:25qu'auparavant
00:55:26beaucoup plus en plein air
00:55:27ou deux au sol
00:55:29mais il s'en vend encore
00:55:30quand même
00:55:30malgré tout un petit peu
00:55:31et justement
00:55:32la grande distribution
00:55:32explique aux producteurs d'oeufs
00:55:34qu'il faut qu'ils arrêtent les cages
00:55:35que ça ne se vend plus
00:55:35or ils importent
00:55:37des oeufs ukrainiens
00:55:37qui sont produits
00:55:38dans des conditions
00:55:39bien pires que ce qu'elles sont
00:55:40produites en France
00:55:41et au-delà de ça
00:55:42il y a même eu
00:55:42des prélèvements
00:55:44sur des oeufs
00:55:44avec des résidus d'antibiotiques
00:55:45qui sont interdits en France
00:55:47depuis des années
00:55:47voire des dizaines d'années
00:55:48donc c'est là
00:55:50où les agriculteurs français
00:55:52n'en peuvent plus
00:55:52en plus
00:55:53sans parler
00:55:53des enjeux sanitaires
00:55:55pour le consommateur
00:55:56mais les agriculteurs français
00:55:57n'en peuvent plus
00:55:58parce qu'on leur impose
00:55:58toujours plus et plus
00:55:59de contraintes
00:56:00et à côté de ça
00:56:00on importe des produits
00:56:01qui ne correspondent pas
00:56:03du tout aux normes européennes
00:56:04là on n'est même pas sur
00:56:05les normes françaises
00:56:05aux normes européennes
00:56:06et pour le coup
00:56:07il y a l'article 44
00:56:08de la loi Egalim
00:56:09que je connais bien
00:56:09puisque c'est moi
00:56:09qui l'ai écrit
00:56:10qui interdit l'importation
00:56:12et la vente
00:56:12de produits
00:56:13qui ne correspondent pas
00:56:14aux normes européennes
00:56:15sauf que cet article
00:56:16comme beaucoup d'articles
00:56:17de beaucoup de lois
00:56:17parce qu'on vote
00:56:18beaucoup de lois
00:56:19en France
00:56:20n'est absolument pas appliqué
00:56:21c'est à dire qu'il n'y a
00:56:21ni volonté politique
00:56:22ni moyens économiques
00:56:23qui sont mis sur les contrôles
00:56:25des matières premières
00:56:26qu'on importe
00:56:27extra-européenne
00:56:28c'est à dire qu'on peut
00:56:29parce que là
00:56:30on parle des rayons
00:56:30où ça reste peut-être
00:56:32quand même marginal
00:56:33en revanche
00:56:34ces oeufs
00:56:34ils se retrouvent
00:56:36dans les produits transformés
00:56:37dans les gâteaux
00:56:39et tout ça
00:56:39ils cherchent à s'approvisionner
00:56:41le moins cher possible
00:56:42les industriels
00:56:42et donc forcément
00:56:43qui dit moins cher
00:56:44dit des oeufs extra-européens
00:56:46plutôt qu'européens
00:56:46qui se coûtent plus cher
00:56:48parce qu'il y a des contraintes
00:56:49de production
00:56:49il y a bien une douane
00:56:51il y a bien des contrôles
00:56:51il y a des contrôles
00:56:54mais très peu
00:56:55et de fait
00:56:56cet article 44
00:56:57n'est absolument pas appliqué
00:56:58c'est à dire qu'on ne vérifie pas
00:56:59les conditions de production
00:57:00dans les pays d'origine
00:57:01il faudra envoyer
00:57:02des contrôles sanitaires
00:57:03sur place
00:57:04alors c'est pour ça
00:57:04quand sur la loi du plomb
00:57:06on nous expliquait
00:57:06que les opposants
00:57:08à la loi du plomb
00:57:08nous expliquaient
00:57:09que les produits
00:57:10qui sont traités
00:57:11à l'acétamipride
00:57:13on allait interdire
00:57:15à l'importation en France
00:57:16y compris des produits
00:57:17qui viennent de pays européens
00:57:18on n'arrive déjà pas
00:57:19à interdire des produits
00:57:20qui ne respectent pas nos normes
00:57:21et qui viennent d'en dehors de l'Europe
00:57:23alors sortir
00:57:24parce que c'est sortir des traités
00:57:25en imposant
00:57:26aux frontières de la France
00:57:29des restrictions d'importation
00:57:30sur des produits
00:57:31de pays
00:57:33au sein du marché commun
00:57:34comme dirait
00:57:35quelqu'un que je connais bien
00:57:36c'est juste des carabistouilles
00:57:37je veux dire
00:57:38il n'y a aucun moyen
00:57:39aujourd'hui
00:57:40d'interdire
00:57:41des produits
00:57:42qui viennent d'Europe
00:57:44de pays européens
00:57:45et qui ne satisfont pas
00:57:46nos normes
00:57:46parce qu'on a décidé
00:57:47de mettre des normes supplémentaires
00:57:48sur nos productions
00:57:49à nous franco-françaises
00:57:50et même au niveau européen
00:57:51donc ça c'est le cas
00:57:52des ukrainiens
00:57:52on n'est déjà pas foutu
00:57:54d'imposer nos normes
00:57:55aux autres produits
00:57:55qu'on apporte
00:57:56et Ursula von der Leyen
00:57:57qui s'est couché devant Trump
00:57:58en est témoin aussi
00:57:59puisque c'est ce qui va se passer
00:58:01aussi avec les productions américaines
00:58:02qui ne respectent absolument
00:58:04pas nos normes
00:58:04et qu'on va importer demain
00:58:05au niveau agroalimentaire
00:58:06sans sourciller
00:58:07Rémi Branco
00:58:09je partage ce petit Jean-Baptiste Moreau
00:58:12mais j'avoue
00:58:12ne pas bien comprendre
00:58:13Jean-Baptiste est proche
00:58:14de la majorité
00:58:15des services
00:58:17qui sont en charge
00:58:17d'appliquer ces lois
00:58:19quelle a été la réponse
00:58:20qui vous a été apportée
00:58:21parce qu'effectivement
00:58:22ça paraît quand même incroyable
00:58:23d'avoir un article
00:58:24qui paraît de bon sens
00:58:25sur la loi Galim
00:58:27qui je pense
00:58:27a été adopté à l'unanimité
00:58:28je doute qu'il y ait eu
00:58:29beaucoup d'opposants
00:58:30qu'est-ce qui bloque
00:58:31en fait
00:58:31c'est le manque de fonctionnaires
00:58:33non mais c'est au niveau européen
00:58:34pour le coup
00:58:35c'est pas l'ancien chef de cabinet
00:58:37d'un excellent ministre de l'agriculture
00:58:39que je vais l'apprendre
00:58:39il y a des blocages
00:58:42au niveau européen
00:58:42très clair
00:58:43d'un certain nombre de pays
00:58:44qui ne veulent pas
00:58:45de ces contrôles
00:58:46et qui ne veulent
00:58:47pas qu'on restreigne
00:58:49les importations
00:58:50provenant d'un certain nombre
00:58:51de pays
00:58:52pour des raisons
00:58:52politiques et économiques
00:58:54pour qu'eux puissent exporter
00:58:55un certain nombre de produits
00:58:56non mais que l'Allemagne
00:58:58ne veut absolument
00:58:58le minimum de restrictions
00:59:00et que l'Allemagne
00:59:01par exemple
00:59:02n'a pas grand chose
00:59:03à foutre
00:59:03de l'agroalimentaire
00:59:04et des importations
00:59:05de produits agroalimentaires
00:59:06et qu'elle préfère
00:59:07vendre des Mercedes
00:59:08c'est pas une nouveauté
00:59:09des Volkswagen
00:59:10c'est pas une nouveauté
00:59:10donc voilà
00:59:11mais il y a une absence
00:59:13de volonté politique
00:59:13parce que oui
00:59:14il faut des moyens économiques
00:59:15mais il n'y a pas
00:59:16la volonté politique
00:59:16en France
00:59:17moi je suis basique
00:59:18c'est pourquoi
00:59:19j'ai des oeufs ukrainiens
00:59:20comment je les reconnais
00:59:21d'abord dans un supermarché
00:59:22normalement c'est étiqueté
00:59:23la provenance est étiqueté
00:59:25sur les oeufs
00:59:26il y a des codes barres
00:59:27et normalement
00:59:28c'est étiqueté
00:59:28la provenance France
00:59:30Europe
00:59:30et en général
00:59:30ils sont eux
00:59:31enfin en général
00:59:32c'est marqué
00:59:32heure Europe
00:59:33je ne suis pas sûr
00:59:33que ce soit marqué Ukraine
00:59:34et ce sont des oeufs
00:59:36qui sont eux
00:59:36en catégorie 3
00:59:373
00:59:38c'est-à-dire
00:59:39c'est des oeufs
00:59:40de poules en cage
00:59:40et dans des conditions
00:59:41qui sont aujourd'hui
00:59:42interdites en France
00:59:43avec ce niveau
00:59:43de concentration de poules
00:59:44qui est absolument
00:59:46juste impossible en France
00:59:47Thomas un auditeur
00:59:48me dit
00:59:48il ne suffit de ne pas
00:59:49les acheter
00:59:49pour qu'ils ne se vendent pas
00:59:50le problème Thomas
00:59:51c'est qu'en rayon oui
00:59:53sauf que les industriels
00:59:55eux vont acheter
00:59:56et vous allez les retrouver
00:59:58dans des préparations
00:59:59avec des oeufs
01:00:00c'est ça
01:00:00et la consommation d'oeufs
01:00:01a beaucoup augmenté
01:00:01au cours des dernières années
01:00:03et aujourd'hui
01:00:03la production française
01:00:04ne suffit plus
01:00:05de fait
01:00:06même dans les oeufs
01:00:07on va dire
01:00:08de consommation
01:00:08courante
01:00:10les oeufs entiers
01:00:11on n'arrive plus suffisamment
01:00:12à produire
01:00:13pour faire face à la demande
01:00:13mais que répond l'Etat
01:00:14depuis cette alerte
01:00:16qui a été faite
01:00:16il y a des enquêtes
01:00:18de la DGCRF
01:00:19et la ministre de l'agriculture
01:00:20a demandé
01:00:21aux enquêteurs
01:00:24de la DGCRF
01:00:25de porter une attention
01:00:25particulière là-dessus
01:00:26bon voilà
01:00:27je ne sais pas
01:00:28si ça va suffire
01:00:29je ne suis pas sûre
01:00:30parce qu'ils ne sont pas
01:00:31assez nombreux
01:00:31non mais les produits
01:00:32transformés
01:00:32de fait
01:00:33dans les gâteaux
01:00:33vous ne savez absolument pas
01:00:34d'où viennent les oeufs
01:00:35la farine
01:00:35et tout le reste
01:00:36d'ailleurs
01:00:36globalement
01:00:36c'est des décisions
01:00:38prises effectivement
01:00:39au niveau de l'Union Européenne
01:00:40moi je partage
01:00:40ce qui vient d'être dit
01:00:41mais avec l'accord
01:00:43des gouvernements
01:00:44je veux dire
01:00:45M. Macron
01:00:46est d'accord
01:00:47avec le fait
01:00:47que l'on importe
01:00:49des céréales
01:00:50du poulet
01:00:51des oeufs
01:00:52venant de l'Ukraine
01:00:53voilà
01:00:54et il a donné son accord
01:00:55j'écoutais Mme Lagarde
01:00:57en tout cas
01:00:57je lisais un article
01:00:58de Mme Lagarde
01:00:59dans Financial Times
01:01:00qui disait
01:01:01à l'arrivée
01:01:02de Donald Trump
01:01:03au pouvoir
01:01:03écoutez
01:01:04on va éviter
01:01:05une guerre commerciale
01:01:06avec les Etats-Unis d'Amérique
01:01:07comment on va faire ?
01:01:08et bien on va importer
01:01:09plus de gaz naturel
01:01:10liquéfié américain
01:01:11plus d'armes américaines
01:01:12et dit-elle
01:01:13plus de produits agricoles américains
01:01:15donc on a
01:01:15finalement
01:01:16on est dirigé
01:01:17une fois de plus
01:01:17on revient au premier débat
01:01:18c'est pas la faute
01:01:19de l'Etat
01:01:20c'est pas la faute
01:01:21c'est la faute
01:01:22des personnes
01:01:22qui dirigent
01:01:23l'Etat
01:01:24qui dirigent
01:01:25l'Union Européenne
01:01:25qui sont
01:01:26dans une idéologie
01:01:27sans frontiériste
01:01:29c'est-à-dire
01:01:29il faut abattre
01:01:30les barrières douanières
01:01:31à tout va
01:01:32peu importe
01:01:33sur le dumping social
01:01:34le dumping fiscal
01:01:35le dumping économique
01:01:36d'un pays comme l'Ukraine
01:01:37où le salaire moyen
01:01:38est inférieur au salaire chinois
01:01:39quand même
01:01:39qui est sur le continent européen
01:01:41voilà
01:01:41on veut pas protéger
01:01:42notre agriculture
01:01:43c'est-à-dire que l'Europe
01:01:44sera la dernière entité
01:01:45à respecter les accords
01:01:46de l'OMC
01:01:46que plus personne ne respecte
01:01:48à travers le monde
01:01:48un mot Arnaud
01:01:49c'est un sujet majeur
01:01:51en effet
01:01:52c'est que
01:01:52on voit bien
01:01:54on s'applique
01:01:54en fait
01:01:56on s'applique
01:01:56la question des normes
01:01:59c'est un peu le même sujet
01:02:00vous voyez
01:02:01c'est exactement la même chose
01:02:02c'est que
01:02:03nous nous appliquons
01:02:04des contraintes
01:02:05que les autres
01:02:05ne s'appliquent pas
01:02:06donc en effet
01:02:08ce qui explique d'ailleurs
01:02:08pourquoi aujourd'hui
01:02:09le monde agricole
01:02:10est en ébullition
01:02:10depuis
01:02:11suffisamment longtemps
01:02:12et que ça va revenir
01:02:13sur l'hypocrisie totale
01:02:14Marie a raison
01:02:16faites des gâteaux maison
01:02:17effectivement
01:02:17Andréa
01:02:19vous c'est un petit
01:02:20entrefilet
01:02:21dans le canard enchaîné
01:02:22qui vous a fait bondir
01:02:23oui c'est un petit entrefilet
01:02:25petite histoire
01:02:26qui va peut-être
01:02:27paraître anecdotique
01:02:28pour un certain nombre
01:02:29d'auditeurs
01:02:30mais qui pour moi
01:02:30reflète un symbole
01:02:32à gauche
01:02:32c'est une info
01:02:34donc de vos contraires
01:02:34du canard enchaîné
01:02:35qui explique que
01:02:36Marine Thondelier
01:02:36donc la patronne
01:02:38d'Europe Ecologie Les Verts
01:02:39ou des écologistes
01:02:40qui revient
01:02:41d'Ena Beaumont
01:02:42Ena Beaumont
01:02:42donc ville dirigée
01:02:43par l'ERN
01:02:44elle est élue
01:02:44là-bas d'opposition
01:02:45c'est une ville
01:02:46du bassin minier
01:02:47frappée par la mondialisation
01:02:49frappée par les délocalisations
01:02:51frappée par le chômage
01:02:51et la pauvreté
01:02:52donc elle a déposé
01:02:54cette Marine Thondelier
01:02:55son fils à l'école
01:02:56à la rentrée
01:02:56comme tout le monde
01:02:57et elle se rend
01:02:58à BFM TV
01:02:59où elle explique
01:03:00qu'elle doit se changer
01:03:01à la hâte
01:03:01très rapidement
01:03:02parce que dit-elle
01:03:03comme toutes les mères
01:03:05de famille là-bas
01:03:06j'ai dû m'habiller
01:03:07avec un vieux
01:03:08legging dégueulasse
01:03:09voilà donc
01:03:11une gauche
01:03:12qui pour moi
01:03:12applique un mépris
01:03:13de classe
01:03:14c'est une gauche
01:03:15qui pour moi
01:03:16prétend défendre
01:03:17les ouvriers
01:03:17prétend défendre
01:03:18les salariés
01:03:19mais en fait
01:03:19sont de véritables
01:03:19racistes
01:03:20racisme social
01:03:22mépris de classe
01:03:23racisme territorial
01:03:24et ce racisme-là
01:03:25il vient une fois de plus
01:03:26entacher la gauche
01:03:27Jean-Baptiste Moreau
01:03:28vient de parler
01:03:29des agriculteurs
01:03:30je me souviens
01:03:31cet été
01:03:31d'une autre polémique
01:03:32de gauche
01:03:32Madame Sandrine Rousseau
01:03:34qui à l'heure
01:03:35où les agriculteurs
01:03:36sont noyés
01:03:36par les traités
01:03:37de libre-échange
01:03:37sont noyés
01:03:38par des revenus
01:03:40minimes
01:03:41un agriculteur
01:03:42se suicide
01:03:42tous les trois jours
01:03:43que dit Madame Sandrine Rousseau
01:03:44de gauche
01:03:45rien n'a péter
01:03:46de la rentabilité
01:03:47des agriculteurs
01:03:48vous voyez
01:03:49on se souvient aussi
01:03:51cet été
01:03:52d'une autre polémique
01:03:53celle de la députée
01:03:54socialiste
01:03:54Céline Hervieux
01:03:55qui elle est venue
01:03:56défendre
01:03:57une pétition
01:03:57absolument délirante
01:03:59pour défendre
01:04:00un quartier
01:04:01parisien bourgeois
01:04:02d'une nuisance
01:04:04qui serait
01:04:04l'installation
01:04:05d'une supérette
01:04:06et elle explique
01:04:07il y a même
01:04:08une résidente
01:04:08qui explique
01:04:09ici c'est un quartier
01:04:11résidentiel
01:04:11c'est pas un quartier
01:04:12ouvrier
01:04:12bon ben voilà
01:04:13la gauche a encore fois
01:04:14choisi son combat
01:04:15contre les ouvriers
01:04:17ajoutez à cela
01:04:18l'aplaventrisme
01:04:20d'Olivier Faure
01:04:21qui veut sauver
01:04:21le macronisme
01:04:22on en a parlé tout à l'heure
01:04:23et on se pose
01:04:24la question suivante
01:04:25pourquoi est-ce que
01:04:26les classes populaires
01:04:27les actifs
01:04:28les agriculteurs
01:04:28ne votent-ils plus
01:04:29à gauche
01:04:30moi j'ai ma réponse
01:04:31mais elle habite
01:04:31mais elle habite à Hénimbo
01:04:32pour de vrai
01:04:33oui mais apparemment
01:04:34selon elle
01:04:35elle se déguise
01:04:35de manière dégueulasse
01:04:37elle a fait une réponse
01:04:38vous y allez voir
01:04:39elle a fait une réponse
01:04:40je l'ai lue
01:04:40elle est tellement longue
01:04:41que je crois
01:04:43que le canard enchaîné
01:04:44dit vrai
01:04:44bon
01:04:45merci à vous
01:04:47merci à tous les quatre
01:04:48dans un instant
01:04:49les médias
01:04:51avec Pascal Bataille
01:04:52et Laurent Fontaine
01:04:54pour parler
01:04:54diac la vérité
01:04:55qui compte
01:04:56le retour
01:04:56avec de nouvelles émissions
01:04:58sur W9
01:04:58à tout de suite
01:04:59Sud Radio
01:05:00Sud Radio
01:05:01Parlons Vrai
01:05:01Parlons Vrai
01:05:02Sud Radio
01:05:03Parlons Vrai
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