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  • il y a 1 an
Des jeunes diplômés qui quittent tout pour l’entrepreneuriat agricole.
Salomon Adjoka, la quarantaine vit depuis plusieurs années à Eholékro, un quartier de Bondoukou 2 dans le département d’Adiaké. Il est titulaire d’un Master en droit privé obtenu à l’université Félix Houphouet Boigny à Abidjan. Le jeune homme a travaillé dans plusieurs cabinets d’avocats, puis un jour, il a tout lâché pour l’ananas.
C’est le cas de Tuo kafana, Licence en anglais, master en relations internationales et ancien employé d’entreprises et d’organismes internationaux. A 43 ans et père de deux enfants, il a aussi choisi la terre. Responsable de coopérative, il s’est spécialisé dans la culture du manioc.

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Personnes
Transcription
00:00Lui, c'est Salmon Adyoka, la quarantaine.
00:04Il s'est installé depuis plusieurs années ici à Eolecro, un quartier de Bondoukou 2,
00:09dans le département d'Adiaké, son village.
00:12Salmon nous conduit dans sa plantation d'ananas,
00:15master en droit privé obtenu à l'université Félix-Fouadboigny d'Abidjan.
00:19Le jeune homme a travaillé à Abidjan dans plusieurs cabinets d'avocats.
00:24Puis, un jour, il a tout lâché pour l'ananas.
00:27Après des nues de réflexion, je me suis dit,
00:32bon, tiens, pendant les vacances, on partait au village.
00:35Et la famille, le vieux, il nous a à tout moment inculqué les valeurs familiales,
00:42et puis surtout agricoles.
00:44Et le vieux, il faisait la culture de l'ananas.
00:47Donc, pendant les vacances, c'était quelque chose que nous aussi on faisait.
00:51On avait l'habitude de le faire.
00:53Et j'avais une maîtrise de la chose.
00:55Donc, je me suis dit, mais tiens, c'est vrai, les études, c'est bon.
00:59J'ai un niveau, je suis intellectuel, je peux tout faire.
01:03Donc, pourquoi ne pas essayer ce côté-là ?
01:05Ce choix au Pélix, il y a quelques années, Salmon Ayoka ne le regrette pas.
01:10De manière sincère, je pense qu'actuellement, ça va, ça va, ça va.
01:16Il y a du mieux sur le point financier.
01:18Je peux dire que je suis plus confortable.
01:20Aujourd'hui, sur plusieurs hectares, Salmon cultive l'ananas.
01:26Il y applique la rigueur acquise dans nos trois.
01:29Planification, organisation, rentabilité.
01:32L'ananas, c'est une culture vraiment très complexe.
01:35Quand tu fais le planting, dès que tu mets les régés en tête,
01:39il faut observer les périodes pour pouvoir faire les apports,
01:43les apports d'engrais et les différents traitements.
01:46L'objectif du jeune homme, c'est la transformation.
01:50Il plaide pour une aide à ce propos.
01:53Donc, c'est un appel que je lance aussi au gouvernement,
01:57au ministère de l'Agriculture,
01:59de jeter un regard sur les jeunes entrepreneurs agricoles que nous sommes.
02:04Comme Salmon, de nombreux jeunes diplômés tournent aujourd'hui le dos
02:07aux emplois de bureaux pour se reconvertir dans l'agriculture,
02:11misant sur la terre comme levier de réussite et d'autonomie.
02:15A quelques kilomètres à Diaké et à Abouasso,
02:20un autre parcours inspire.
02:22C'est le cas de Tio Kafana,
02:24licence en anglais,
02:25master en relations internationales,
02:27ancien employé d'entreprise et d'organismes internationaux.
02:3043 ans, père de deux enfants.
02:33Il a aussi choisi la terre.
02:36Ici, il est en réunion au quartier Kafop
02:39avec les membres de sa coopérative.
02:42Ils sont spécialisés dans la culture du manioc.
02:44direction l'une des plantations de Kafana située à quelques encablures de son quartier.
02:50Venir à l'agriculture, par le passé, c'était vu comme un échec.
02:55On se disait que non, l'agriculture, c'est ceux qui ont échoué à l'école, qui reviennent à l'agriculture.
02:59Mais non, là, aujourd'hui, la réalité sur le terrain prouve le contraire.
03:04Le manioc, c'est vraiment une denrée alimentaire qui est nécessaire, c'est indispensable.
03:08Par exemple, si je prends le cas d'un seul hectare,
03:11un hectare, lorsque c'est bien entretenu, vous n'avez pas un moyen de 20 tonnes par hectare.
03:1620 tonnes, je dis bien 20 tonnes.
03:18Et lorsque vous vendez la bâchée, parfois, ça varie entre 250 à 350 000.
03:23Donc, si vous avez au moins 5 bâchées comme ça, dans l'année, vous voyez que c'est vraiment rentable.
03:28Ils ont quitté les bureaux climatisés, les réunions, les contrats à durée limitée pour semer l'espoir.
03:35Leur parcours est un signal fort.
03:37En Côte d'Ivoire, l'avenir peut aussi se cultiver à la main, avec passion et vision.
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