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  • il y a 5 mois
Le porte-parole «Ensemble pour la République», Martin Garagnon revient sur la lettre de Gérard Larcher à la France. Il analyse : «Aucun Président n'est, à lui seul, responsable de tous les maux d'un pays», dans Punchline Été sur CNEWS.

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Transcription
00:00En tout cas, la fin, je me sens assez concerné.
00:02C'est pour ça.
00:03Les deux premiers extraits, j'ai trouvé assez poétique.
00:05On avait l'impression que c'était presque une lettre amoureuse à quelqu'un que M. Larcher avait envie d'approcher.
00:10Et puis, effectivement, le dernier extrait que vous avez diffusé, on retrouve une dimension très politique dans le message et l'analyse que M. Larcher fait.
00:19Visiblement, il cible le président de la République.
00:21Je ne vous cache pas que je découvre la lettre en même temps que vous sur ce plateau, donc je ne l'avais pas lu avant.
00:25Mais visiblement, c'est en même temps d'Emmanuel Macron.
00:28Bon, après, Gérard Larcher, on connaît aussi ses positions, mais bon, après, on peut avoir des désaccords politiques,
00:34mais je le pensais quand même être un peu plus respectueux des institutions de la Vème et donc du président de la République
00:40pour ne pas, de manière aussi outrancière, mettre sur le en même temps, puisque c'est Emmanuel Macron qui est visé par la formule du en même temps,
00:47tous les désordres que peut connaître notre pays, tout ce qui ne va pas, toutes les fractures dont il parle,
00:53tout cet éloignement de valeurs. Je pense qu'aucun président n'est à lui seul responsable de tous les maux d'un pays.
01:03Et si, en tout cas, on veut trouver des réponses efficaces et pérennes à ces maux,
01:09ça ne pourra passer que par le dépassement, excusez-moi de reprendre aussi un terme très macronien,
01:14d'un certain nombre de clivages et de postures partisanes et politiciennes.
01:17C'est-à-dire que jouer pour son camp, pour son électorat, taper sur le petit copain parce que finalement,
01:23il n'y a qu'une place à prendre et que si vous êtes deux en concurrence, il va falloir qu'il y en ait un des deux qui perde
01:27et l'autre qui gagne. La petite politique du quotidien, ce n'est pas comme ça qu'on se revoit dans notre pays.
01:32Moi, je suis profondément patriote. C'est aussi une des raisons de mon engagement pour Emmanuel Macron,
01:37c'est cette notion de dépassement, c'est de dire qu'en fait, il n'y a pas des Français de gauche et des Français de droite,
01:42il y a des Français avant tout qui peuvent voter pour certains un coup à gauche et un coup à droite.
01:45Ça a été le cas. Moi, je connais des gens qui votaient plutôt communistes ou socialistes,
01:49qui se sont retrouvés à voter pour Marine Le Pen ou inversement, c'est un peu plus rare,
01:53mais bon, on connaît tous dans notre entourage des opinions politiques qui ont fluctué,
01:57mais ce n'est pas comme ça qu'on trouve les solutions.
02:00Ce n'est pas en dénigrant ce qui peut se faire, c'est plutôt en accompagnant et en amendant.
02:04Et puis après, c'est le jeu de la démocratie.
02:06Quand vous êtes élu président, vous êtes le président de tous les Français,
02:09y compris de ceux qui n'ont pas voté pour vous.
02:11C'est toute la difficulté de la mission.
02:13C'est-à-dire que vous devez embrasser l'ensemble de la population, des citoyens,
02:17leur proposer des solutions concrètes au quotidien pour tous les problèmes,
02:20en sachant très bien que parmi ces Français, il y en a beaucoup qui n'ont pas voté pour vous.
02:24Mais c'est le cas d'Emmanuel Macron en ce moment.
02:26Ce sera le cas du prochain ou de la prochaine présidente de la République.
02:31Donc, ne jamais non plus insulter l'avenir et toujours faire passer le pays avant le parti.
02:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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