00:00Moi, c'est Do Marius Trezor, footballeur professionnel et volant à Karagounouk dans les championnats tchouf.
00:10J'ai appris beaucoup de choses, surtout sur le plan tactique, parce qu'en Europe, il faut être d'abord bon tactiquement pour faire certaines choses.
00:37Et pour être bon tactiquement, il faut être au point physiquement, parce que dans les championnats tchouf, en deux-deux, c'est difficile de siffler une faute pour une simple brusculade.
00:53Dès mon arrivée, ils n'avaient pas confiance en moi parce qu'ils m'ont vu étant maigre, petits détails, ils m'ont négligé en quelque sorte.
01:02Mais après les entraînements, après les matchs, ils ont vu que j'ai des qualités physiques, athlétiques.
01:10J'ai un gros volume de jeu et c'est ça qui m'a permis vraiment de m'intégrer dans l'équipe de Karagounouk.
01:15Tout d'abord, quand j'étais dans mon centre de formation, j'ai porté le numéro 10.
01:28Et après, quand l'UE Sébastien m'a recruté, j'ai vu là encore le numéro 10, mais il y a un secrétaire du nom de Corochal.
01:38Bon, c'est comme ça, on l'appelle.
01:39Celui qui m'a remis le numéro 14, il m'a dit « prends ça, j'essaie que tu vas faire carré avec ».
01:45C'est par là que j'ai accepté de porter le numéro 14 et maintenant, ça marche avec moi.
01:55Sincèrement, ça a été très, très difficile.
01:58C'est loin du terrain et ne pas pratiquer ce qu'on aime, c'est vraiment difficile.
02:03Parce qu'il y a fait un an et demi sans jouer au foot, ça m'a beaucoup impacté, mais tout peut arriver, c'est le football.
02:09Et il y a eu des gens auprès de moi, à côté de moi pour me soutenir et ça m'a permis aussi de me rapprocher de Dieu.
02:19L'ambiance est folle en Turquie.
02:23Les supporters vivent le football, les joueurs ne passent pas inaperçus.
02:28Parce que quand les joueurs quittent en Afrique, pour aller en Europe, on les met d'abord avec l'équipe jeune.
02:34Parce qu'il y a une très, très grande différence.
02:37Pour s'aguerrer, pour s'adapter au championnat et après, jouer dans l'équipe A, là où sont partis.
02:45Ici, en Afrique, bon, moi, j'étais habitué à manger la sauce graine, la tchiquette et tout, mais là-bas, il n'y a pas ça, c'est juste le nourriture.
03:00Bon, ça m'a fatigué. Au début, ça m'a fatigué, mais après, il finit par m'habitué.
03:03Je pense qu'il faut faire la promotion d'un joueur, le mettre dans les bonnes conditions.
03:14Parce qu'un joueur, s'il n'est pas dans les bonnes conditions, ça sera difficile de faire sortir ses qualités, de faire sortir ce qui est en lui.
03:22Donc, je pense que si on met le joueur dans les bonnes conditions, le championnat, il va rester là plus en vie.
03:33Je pense que je n'ai pas encore franchi le cap d'être sélectionné.
03:39Moi, je suis jeune, le plus important, c'est de travailler et après, d'être appelé.
03:49Vous voyez, parce que s'ils ne m'ont pas appelé, c'est parce qu'ils pensent que je n'ai pas encore franchi cette étape-là.
03:55Parce qu'il y a des grands joueurs en sélection.
03:58Donc, quand tu dois venir les remplacer, tu dois vraiment être au point.
04:03Ma prochaine étape, c'est d'intégrer un club professionnel, gavir beaucoup d'échéants pour jouer un jour avec l'équipe nationale de mon pays.
04:13Le milieu de terrain, qui s'est installé confortablement dans l'élite ivoirienne, a parcouru du chemin.
04:30Do Marius Trésor, qui ne sort presque jamais du système de son entraîneur, Bodo Mori, a réussi à sauver le club de la noyade cette saison.
04:38Venu de Bangolo, c'est à l'Académie Asfa, dans la commune d'Abobo, que Trésor a débuté sa formation.
04:44C'est naturellement par cette école où il a laissé d'excellents souvenirs que nous débutons les visites.
04:49Membre d'une famille nombreuse et très proche de celle-ci, Marius est depuis l'enfance prisé par son entourage pour son talent.
04:55Ces amis qui venaient le chercher, pour aller jouer, ils disaient, allons jouer, allons jouer.
05:04Ils venaient le chercher, ils disaient, ma maman est présent, il dit, il est sorti et puis ils vont le chercher, oui, c'est tout, c'est quoi, et puis ils vont jouer.
05:13Quand je vois ça, ils me disent, ok, ah, j'ai accompli beaucoup de choses, mais c'est vrai que je suis encore sur la route, mais on sent un changement.
05:23Mais je suis encore satisfait, parce qu'il y a encore du chemin, il y a encore beaucoup de choses à accomplir.
05:29Là où je veux être, je suis encore à 25%, parce que je vise grand, c'est pour ça que je travaille chaque jour, chaque instant,
05:37pour vraiment atteindre le niveau de Drouba, Yaya Touré, Kessier, être très, très grand dans le football.