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  • il y a 5 mois
Il est encore le président de l'OGC Nice pour quelques jours, avant que Fabrice Bocquet ne prenne définitivement sa succession après quatorze années de règne. 
Jean-Pierre Rivère est venu boucler la boucle avec Nice-Matin, média auquel il avait livré sa première interview en 2011, sur le plateau de Gym Tonic. Sous la houlette de Michaël Lefebvre et en présence des journalistes du service des Sports, le président a répondu à une interview façon Thierry Ardisson avant de revenir sur trois anecdotes jamais évoquées jusqu'ici dans la traditionnelle rubrique du "Souviens-toi".
Le premier Gym Tonic de la saison 2025-26 a bien sûr été également consacré au débrief de la défaite contre Benfica pour le 3e tour préliminaire aller de Ligue des champions (0-2), avec un focus sur la première titularisation de Moffi depuis 15 mois et le pour-contre sous l'intitulé " Dont-on croire au miracle ? " avant le match retour à Lisbonne, mardi prochain (21 heures).  

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Sport
Transcription
00:00:00C'est parti !
00:00:30Salut à tous ! Très très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de Gymtonic.
00:00:38Alors certes, on aurait préféré débriefer un meilleur résultat que cette défaite 2 à 0 face à Benfica.
00:00:45Mais tout de même, on ne boude pas notre plaisir d'être à nouveau avec vous pour commenter chaque semaine l'actualité de l'OGC Nice.
00:00:54Et cette saison encore, nous avons décidé de frapper très fort d'entrée puisque nous avons le grand plaisir.
00:01:00D'accueillir celui qui est encore officiellement président de l'OGC Nice pour quelques jours.
00:01:05C'est le président Jean-Pierre Griver. Bonjour Président !
00:01:07Bonjour, plaisir partagé d'être avec vous.
00:01:10Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:01:11Alors, à la surprise générale, un petit peu quand même, vous avez annoncé il y a de cela un mois environ
00:01:17que vous allez quitter la présidence de l'OGC Nice.
00:01:20Ce sera le 20 août prochain officiellement.
00:01:23Vous vous en êtes déjà expliqué, aux côtés d'ailleurs de votre successeur Fabrice Bocquet.
00:01:29Mais on a encore plein de questions à vous poser en espérant même quelques petites révélations.
00:01:34Sait-on jamais ?
00:01:34Si on peut.
00:01:35On verra bien.
00:01:36Et on aura aussi quelques petites surprises pour vous.
00:01:38Vous verrez bien.
00:01:39Pour m'accompagner pour cette reprise, je suis aussi très ravi d'accueillir et de retrouver Léandra Iaconou.
00:01:45Salut Léandra.
00:01:46Salut Mika, bonjour à tous.
00:01:47William Ambersé, salut mon Will.
00:01:49Salut Mika, bonjour à tous.
00:01:51Et Antoine Delgoulé, salut Antoine.
00:01:53Salut Mika, bonjour à tous.
00:01:54Vous avez vu Président, on a quasiment tous fait l'effort de se mettre en chemise blanche.
00:01:59C'est un hommage.
00:02:00Vous savez que, mais je ne savais pas que vous alliez faire ça bien évidemment,
00:02:03mais j'ai failli venir avec une chemise blanche au ciel.
00:02:05Parce que, bon, c'est vrai que la tenue du club, ça a été très très très longtemps.
00:02:10Chemise blanche, costume bleu.
00:02:13Donc j'ai respecté les codes du club.
00:02:16Mais dans la vie courante, je ne suis pas toujours avec une chemise blanche au ciel.
00:02:19On aurait été malin Lucas, franchement.
00:02:21Vous assurez, j'étais à deux doigts.
00:02:23Je ne sais pas pourquoi au dernier moment, j'ai dit allez, va.
00:02:25Voilà le Wilti.
00:02:26Non, moi je suis en deuil.
00:02:28D'aller voir Président, après 12 ans, partir du club, je suis en deuil.
00:02:3114.
00:02:32Ouais, 14.
00:02:33Donc je reste en noir.
00:02:34Moi, je ne peux pas mettre une chemise blanche ce jour.
00:02:36Ça reste que blanche même.
00:02:37Merci William.
00:02:38Par solidarité, mais le cœur n'y est pas.
00:02:41Bon, au sommaire de cette émission, nous reviendrons bien sûr sur ce revers 2 à 0
00:02:46contre Benfica qui a anéanti quasiment tout espoir de Ligue des Champions cette saison
00:02:51pour les Aiglons.
00:02:52Le focus se portera sur terrain de Mofi, titulaire en attaque hier soir, mais encore loin du compte.
00:02:59Doit-on croire au miracle ? Ce sera la question du pour-contre et nous vous donnerons également
00:03:05les dernières news, les dernières infos du Mercato avec, avant bien sûr, le tac au tac
00:03:11et le souviens-toi du Président River qui promet d'être croustillant.
00:03:16Il nous promet quelques petites infos, le Président.
00:03:18Quelle petite révélation ?
00:03:19Je ne sais pas, on va voir.
00:03:20On va voir.
00:03:20Allez, c'est fait.
00:03:22Si c'est passé, ça va.
00:03:24On démarre par cette défaite, donc 2 à 0 contre Benfica hier soir en match allé
00:03:28du troisième tour préliminaire de Ligue des Champions, des Rouges et Noirs, Will,
00:03:33qui ont été globalement surclassés par les Lisboëtes, on peut dire ça comme ça ?
00:03:37Et j'ai envie de dire trop facilement surclassés parce que je n'ai pas vu un très grand Benfica.
00:03:42à l'image de leur match de supercoupe, ils sont montés en régime au fil de la partie.
00:03:47Deuxième mi-temps, ils ont un peu plus haussé le ton, mais à l'inverse, le Gécéniste
00:03:51s'était clairement affaibli avec la perte de Samson et de Dante sur blessure.
00:03:56Ça faisait beaucoup trop, beaucoup trop d'individualité en dedans aussi, beaucoup
00:04:00trop de déchets techniques.
00:04:03Dans l'envie, ça manquait aussi.
00:04:05Je pense que vraiment, on n'a jamais cru à un moment donné de la partie que le Gécéniste
00:04:09pouvait prendre l'ascendant sur un Benfica très moyen, qu'on voyait en début.
00:04:14C'était un Benfica de début de saison.
00:04:16Donc, globalement décevant.
00:04:18Pour moi, la seule chose qui a été au niveau de la Ligue des Champions,
00:04:20le seul niçois au niveau de la Ligue des Champions hier, ça a été le public.
00:04:24L'annonce Riviera qui a été remplie à 27 000 personnes et avec effectivement
00:04:27une Populaire Sud qui a fait énormément de bruit.
00:04:29Président, comment vous l'avez vécu ce match ?
00:04:32Particulier peut-être depuis l'annonce de votre départ ?
00:04:34Non, pas particulier.
00:04:35Je l'ai vécu comme les autres matchs.
00:04:37Mais bon, avec l'envie que le club réussisse, parce qu'on avait envie que le club gagne.
00:04:42Bon, c'est vrai qu'on a senti quand même...
00:04:44En première mi-temps, c'était assez équilibré.
00:04:47Et puis après, effectivement, il y a eu des faits de jeu,
00:04:49peut-être qu'ils ont un peu pénalisé l'équipe.
00:04:51Et puis, il y a une différence entre les deux équipes.
00:04:54Il y a un écart.
00:04:55Et il s'est vu.
00:04:56Généralement, quand on a un écart entre deux équipes,
00:04:58il y a un moment ou l'autre où ça bascule.
00:05:01C'est dommage.
00:05:012-0, c'est dommage.
00:05:02Parce qu'à 1-0, on a toujours un peu plus d'espoir.
00:05:05Bon, 2-0, il faut quand même y aller.
00:05:06On ne sait jamais.
00:05:07Le football est fait de choses imprévisibles.
00:05:10Ça peut arriver.
00:05:11Même si on sait que ça va être très, très compliqué.
00:05:14Mais on peut tenter le tout pour le tout.
00:05:17Imaginez, vous marquez un but.
00:05:19Vous mettez à y croire.
00:05:21Vous en mettez un deuxième.
00:05:23Vous êtes en train de dévoiler le pour-contre de Léandra tout à l'heure.
00:05:26Vous vous donnez les arguments.
00:05:27Je vois un sourire.
00:05:28On est obligé de rester.
00:05:31On ne peut pas se résigner et se dire,
00:05:32tiens, on ne prend pas, on n'y va pas.
00:05:34Il faut y aller.
00:05:35Puis, il faut jouer.
00:05:36Bien sûr que si on regarde le match d'hier,
00:05:37on se dit, on a une chance quasiment nulle.
00:05:41Mais il faut toujours y croire.
00:05:41Un match de foot, ça reste un match de foot.
00:05:43Les stats de cette rencontre entre Nice et le Benfica-Bisbonne.
00:05:47Donc, avec évidemment des statistiques en faveur du Benfica
00:05:51au niveau de la possession, au niveau des tirs,
00:05:53des tirs cadrés, des ballons touchés dans la surface adverse,
00:05:57un peu plus de fautes commises également.
00:05:59Est-ce que cette équipe de l'OGC Nice,
00:06:00elle a été prise techniquement et dans l'engagement aussi,
00:06:04Léandra, hier soir ?
00:06:05J'ai trouvé.
00:06:06On sait que Benfica a une préparation un petit peu perturbée
00:06:09et courtée avec le Mondial des clubs.
00:06:11Mais au final, ils n'ont jamais eu à élever leur niveau
00:06:13une seule seconde.
00:06:13C'est une équipe qui a joué dans un fauteuil
00:06:15qui, à part Boudaoui,
00:06:16qui a récupéré quelques ballons,
00:06:18n'a jamais été bousculée.
00:06:19Donc, elle a pu, petit à petit, monter en puissance
00:06:22sans vraiment, à un moment donné, avoir aucun doute.
00:06:26C'est ce que disait William.
00:06:26On n'a jamais senti cette équipe en difficulté.
00:06:30Et c'est aussi parce que Nice a été un peu en dedans, timide.
00:06:33Moi, je n'ai pas vu une équipe
00:06:35qui avait envie de bousculer un favori.
00:06:38Compte tenu de l'effectif actuel, Antoine, de l'OGC Nice
00:06:41est mis à disposition de Francaise.
00:06:43On parlera des blessés encore tout à l'heure.
00:06:46Est-ce qu'au final, cette équipe de Nice,
00:06:48elle a fait ce qu'elle pouvait faire de mieux ?
00:06:50Comme l'a dit très justement Francaise hier soir,
00:06:52l'équipe, elle avait donné quasiment 100%
00:06:55de ce qu'elle pouvait donner.
00:06:56Mais pour un match comme ça, déjà,
00:06:58je pense qu'il aurait fallu qu'elle soit à 200%.
00:07:00Il aurait fallu aussi un brin de chance.
00:07:02Par exemple, si Klos arrive à marquer son but au 6 mètres,
00:07:06il est sur son pied gauche, il n'arrive pas à bien frapper.
00:07:09Et ça change tout parce que juste après,
00:07:10derrière, c'est Benfica qui marque.
00:07:12En fait, pour gagner ce genre de match
00:07:13et pour essayer de passer, il faut de la chance
00:07:15et être à 200% vu l'effectif actuel de l'OGC Nice
00:07:18et ce qui n'était pas le cas hier soir.
00:07:20On va l'écouter justement Francaise.
00:07:22Tu as bien résumé sa pensée.
00:07:24Le coach de l'OGC Nice hier soir en conférence de presse
00:07:26devant la caméra de Philbertine.
00:07:28On était prêts à faire ce match-là
00:07:31qui aujourd'hui, je pense sincèrement
00:07:39qu'on n'était pas loin des 100%
00:07:42de ce qu'on pouvait faire ce soir.
00:07:45Et forcément, quand je dis ça,
00:07:48c'est qu'il en manque face à ce type d'adversaire
00:07:51parce que c'est un adversaire qui fait
00:07:53la Ligue des Champions tous les ans.
00:07:55C'est un adversaire de niveau de Ligue des Champions.
00:07:56et qu'il y a des joueurs avec une expérience,
00:08:00une dimension différente.
00:08:04Nous, on construit.
00:08:06Eux, ils ont déjà l'habitude d'être sur les hauteurs,
00:08:09sur les sommets.
00:08:10Et on voit la différence ce soir.
00:08:13C'est tout, tout simplement.
00:08:15Sonné-moi assez fort, président, de la part de Francaise.
00:08:17On le trouve presque assez résigné déjà
00:08:20dans cette double confrontation, en tous les cas.
00:08:22Non, mais pour rejoindre ce que disait Antoine,
00:08:25un match de football, des fois, bascule à pas grand-chose.
00:08:28Vous savez que vous avez un adversaire qui vous est supérieur.
00:08:30Première mi-quence, ça tient.
00:08:33Si, effectivement, Jonathan Clos pousse le ballon,
00:08:37bon, c'est pas facile.
00:08:38Ce qu'il fait avant, c'est formidable.
00:08:39Et au dernier moment, il est en bout de course.
00:08:41Donc, on manque de lucidité, on manque de beaucoup de choses.
00:08:44Mais il a mis au fond, c'est plus le même match.
00:08:46Parce que souvent, un match, ça bascule dans la tête aussi.
00:08:48Et je pense que quand on prend le but,
00:08:50plus les circonstances concernant Morgane et Dante,
00:08:53ça a mis un coup de massue au joueur.
00:08:55C'est pas l'excuse.
00:08:56Oui, parce qu'on n'a pas senti de réaction derrière.
00:08:58Mais moi, j'aurais aimé peut-être en fin de match un peu de folie.
00:09:01Voilà, on tente, on tente, on a plein à perdre.
00:09:04Après, c'est toujours compliqué.
00:09:05Tant que vous êtes un zéro, vous dites,
00:09:07« Bon, il ne faut pas que je me découvre trop non plus. »
00:09:10Mais après, on est sanctionné.
00:09:11Voilà, c'est dommage.
00:09:14C'est dommage aussi parce que le stade avait été à la hauteur de l'affiche.
00:09:17Ah oui, vraiment.
00:09:18Et le stade avait mis les joueurs dans des conditions
00:09:20à aller chercher cette folie un petit peu.
00:09:22Mais il n'y avait pas les armes.
00:09:24C'est vrai qu'il a fait beaucoup de bruit, le salon.
00:09:25On va entendre la réaction également du nouveau portier de l'OGC Nice,
00:09:29Yéven Diouf.
00:09:30Il y a évidemment de la déception, de la frustration chez les joueurs niçois.
00:09:34Frustré ?
00:09:34Frustré parce que...
00:09:36Je pense que 1-0, c'était peut-être ce qui reflétait le plus le match.
00:09:41Même s'il y a eu des bonnes choses qui ont été faites ce soir,
00:09:45on n'a pas réussi à être très dangereux offensivement.
00:09:50Et je pense que le 1-0 nous mettait dans de meilleures conditions
00:09:53pour le match retour.
00:09:55Donc forcément, Frustré.
00:09:56Non, pas impossible.
00:09:56Parce que ça reste du football.
00:09:58Dans tous les cas, ça aurait été difficile.
00:10:00Qu'on gagne ce soir ou qu'on fasse un match nul,
00:10:02ça aurait été un match retour difficile.
00:10:04Là, d'autant plus difficile avec deux buts à remonter, mais pas impossible.
00:10:10Voilà, Yéven Diouf.
00:10:11Oui, fautif peut-être sur le deuxième but.
00:10:13Lui, il dit qu'il est masqué, qu'il ne voit pas la balle arriver.
00:10:15Pour moi, c'est fautif.
00:10:20Prendre une frappe de 30-35 mètres comme ça, il y a un rebond avant, ok.
00:10:25Mais je ne sais pas, je ne suis vraiment pas rassuré par ce gardien.
00:10:29Dans les sorties, en tous les cas.
00:10:31Oui, dans les sorties.
00:10:31Un peu moins dans le jeu au pied.
00:10:32Mais le jeu au pied, il a des grosses difficultés.
00:10:35Mais moi, globalement, je vois une équipe trop affaiblie
00:10:38par rapport à ce qu'on avait la saison dernière.
00:10:40Quand tu perds sur blessure, ça, ce n'est pas d'un choix,
00:10:44mais Youssouf derrière.
00:10:46Après, tu combines avec la perte de Marcin Boulleca.
00:10:50Devant, tu perds l'abord dégaissant.
00:10:51Tu es deux meilleurs buteurs.
00:10:52Et tu les remplaces par, pour l'instant, un garçon qui revient de croiser.
00:10:56Terrem Mofi.
00:10:57On attaque ce match, mais avec une équipe qui est à 60% de celle de l'année dernière.
00:11:04Et ce qui m'ennuie, en fait, c'est que ça rejoint tout le discours
00:11:07depuis la fin de saison dernière.
00:11:08J'ai l'impression que cette quatrième place, c'était le Misty Gris.
00:11:11Il ne fallait pas l'avoir.
00:11:13C'est pénible de passer par le préliminaire.
00:11:14Alors que moi, je trouvais ça génial.
00:11:16Je dois être fou.
00:11:17Mais je trouvais ça génial.
00:11:17Une opportunité pour l'OGC Nice de jouer un préliminaire de Ligue des Champions.
00:11:21Non, c'était plus arrivé depuis 8 ans.
00:11:23Et pourtant, on l'a vécu comme une catastrophe, comme une chape de plomb.
00:11:26Oui, mais attention, on budgetise la Ligue Europa.
00:11:29En fait, on n'avait pas envie de le jouer, ce match-là.
00:11:31Et j'ai l'impression qu'en fait, hier, j'ai rencontré quelques supporters avant le match
00:11:34qui me disaient, on n'y croit pas.
00:11:36Mais dans la tribune, ils y ont cru.
00:11:37Ils n'ont fait que chanter.
00:11:39Et j'ai vu une équipe, moi, qui, je pense, n'y croyait pas,
00:11:41mais qui, sur le terrain, n'y croyait pas non plus.
00:11:43Mais elle a fait ce qu'elle pouvait.
00:11:44Après, elle avait ses armes.
00:11:45Moi, je ne condamne personne sur le terrain.
00:11:47Par contre, dans les décisions, il y a beaucoup de choses que je trouve très étranges
00:11:51pour préparer un match de préliminaire de Ligue des Champions.
00:11:53Il est sévère, Président, Will ?
00:11:55Non, ce qui est une certitude, c'est que tout le monde a envie de la jouer.
00:11:58Une quatrième place, ce n'est pas une catastrophe.
00:12:01Pour moi, ce n'est pas une catastrophe.
00:12:02La difficulté de la quatrième place, sur le plan budgétaire,
00:12:05c'est de vous dire, bon, risque ou pas risque ?
00:12:08Elle est là, la question.
00:12:09Parce que vous prenez le risque de faire les investissements pour la jouer
00:12:14et que vous ne l'avez pas, ça fait très mal.
00:12:15Donc, il n'y a pas eu la...
00:12:17Il n'y a pas personne au club qui ne s'est dit
00:12:19« Ah, c'est une chape de pont, c'est la quatrième place,
00:12:21c'est la pire place qu'on puisse avoir. »
00:12:23Non, c'est la mauvaise place parce qu'on n'est pas qualifié directement
00:12:26et qu'on a ses tours de barrage et on connaît déjà l'histoire qu'on a vécue auparavant.
00:12:30Mais personne dans le club n'avait pas envie de cette quatrième place.
00:12:33Voilà, après, il y a des clubs qui prennent des risques.
00:12:37Nous, on a pris une position de ne pas prendre de risques,
00:12:40sur le plan financier.
00:12:42Voilà, après, on peut refaire l'histoire.
00:12:43Bon, voilà, moi, je m'arrêterai là.
00:12:48Non, c'est ce que je perçois de l'extérieur, c'est tout.
00:12:50J'ai l'impression d'un club qui, aujourd'hui,
00:12:52discours petit bras, fonction petit bras,
00:12:54on baisse la jauge, on baisse les ambitions,
00:12:56on baisse les moyens, on tire tout vers le bas.
00:12:59C'est la sensation...
00:13:00C'est peut-être pas un discours aussi réaliste par rapport à ce qu'est le football français
00:13:03et l'état de l'OGC Nice.
00:13:04C'est pour ça.
00:13:05Moi, je pense que même par rapport à Ineos,
00:13:07je pense que s'il y avait peut-être une année, un été,
00:13:10où tu peux peut-être jouer une vraie carte par rapport au championnat de France,
00:13:13c'est cette année.
00:13:14Parce que Nice finit dans le cadre top 4.
00:13:16Il n'y a pas de Manchester en Coupe d'Europe.
00:13:17Les autres ne pourront pas se renforcer,
00:13:19vu que les droits TV sont très faibles.
00:13:21On le voit, le mercato est très plat pour tout le monde.
00:13:23Alors que là, tu mettais une petite pièce de plus sur l'OGC Nice,
00:13:26tu te renforçais convenablement,
00:13:27et là, tu gardais cette avance que tu as sur les autres.
00:13:30Et les Lyons, les Rennes et compagnie, tu les laisses derrière.
00:13:32Là, aujourd'hui, tu nivelles, tu te mets à leur niveau,
00:13:34et tu vas passer derrière.
00:13:35Je suis assez d'accord avec Will, là, tu es président.
00:13:36Attention, que Rennes a un gros budget.
00:13:38Oui, oui, oui, non, mais...
00:13:39Gros budget.
00:13:39C'était peut-être l'essai de faire l'effort, justement,
00:13:41avec Manchester, la fin de la petite usine,
00:13:43des choses comme ça...
00:13:44Je peux vous parler du passé.
00:13:47Le présent et l'avenir, il ne me concerne plus.
00:13:49Voilà.
00:13:50Bon.
00:13:50Comment aborder ce match au tour, mon cher Antoine ?
00:13:54C'est une question qu'on va te poser à Francaise,
00:13:56il en parlera derrière, mais je vous laisse à bord.
00:13:57Non, mais c'est une très bonne question.
00:14:00Après, c'est sûr, il ne faut pas lâcher.
00:14:01Tu joues autour.
00:14:03Il ne fallait pas me la poser.
00:14:05Après, c'est sûr qu'il ne faut pas lâcher.
00:14:08Tu joues quand même la Ligue des Champions,
00:14:09tu vas jouer dans un super stade.
00:14:11Le stade de la Lousse,
00:14:12c'est peut-être l'un des plus beaux stades du monde.
00:14:15C'est vrai.
00:14:15Voilà.
00:14:15Je veux dire, tu ne peux pas lâcher.
00:14:18Il faudra évidemment tout donner.
00:14:19Alors moi, je ne sais pas
00:14:21quels sont les pourcentages de qualification
00:14:22à part du zéro de la domicile.
00:14:24Il doit être infime, quoi.
00:14:25Mais bon, tu dois tout donner.
00:14:26Puis tu joues en Ligue des Champions,
00:14:27tu joues une fois tous les 8 ans.
00:14:29Donc, il faudra essayer de faire le maximum.
00:14:32Voilà.
00:14:33Et puis, ça te permettra peut-être d'apprendre
00:14:35encore un petit peu.
00:14:36Voilà.
00:14:36Justement, c'est à peu près ce que dit Francaise,
00:14:39l'entraîneur de l'OGC,
00:14:40on lui a posé la question
00:14:41comment aborder ce match-retour.
00:14:42Écoutez le coach de soi.
00:14:44Le match-retour,
00:14:45on doit l'aborder avec la même détermination
00:14:47qu'on avait au départ de ce match.
00:14:49Alors forcément,
00:14:50c'est à l'extérieur.
00:14:51Il mène 2-0.
00:14:53Mais c'est des matchs qui...
00:14:55C'est un match qui...
00:14:57Malgré la déception,
00:14:59en plus de prendre un deuxième but comme ça...
00:15:02Mais c'est des matchs
00:15:03qui doivent nous faire grandir.
00:15:04Enfin, en tout cas,
00:15:05nous aider à grandir.
00:15:06C'est-à-dire nous dire
00:15:06voilà ce que c'est
00:15:07le très haut niveau, en fait.
00:15:10Et nous,
00:15:11on va espérer,
00:15:13on va tendre vers ce très haut niveau.
00:15:15Mais on n'y est pas.
00:15:16Ces équipes qui sont régulièrement
00:15:19dans les 16 meilleures équipes d'Europe,
00:15:21on n'en est pas là.
00:15:23On n'en est pas là.
00:15:23C'est juste la réalité.
00:15:26Mais par contre,
00:15:26d'affronter ce genre d'adversaires,
00:15:29de voir ceux qui s'en sortent,
00:15:31ceux qui ont un peu plus de difficultés,
00:15:33ça doit montrer à tout le monde
00:15:35le chemin qu'il reste à parcourir,
00:15:36individuellement et collectivement.
00:15:37On apprend dans la défaite,
00:15:39même quand elles sont dures,
00:15:40même quand elles sont logiques,
00:15:41au final.
00:15:42On apprend toujours.
00:15:44Et des fois,
00:15:44il y a des défaites
00:15:45qui vous apprennent plus
00:15:45que des victoires.
00:15:47Après, voilà,
00:15:47moi, le match retour,
00:15:48le coach est très bon pour ça.
00:15:51Mais moi, effectivement,
00:15:53le match retour,
00:15:53je ne veux dire,
00:15:53il n'y a rien à perdre.
00:15:54Vous y allez ?
00:15:55Bien sûr.
00:15:56Bien sûr que j'ai vu.
00:15:56Mais je préfère,
00:15:58à la limite,
00:15:58je vais vous dire une bêtise,
00:15:59je préfère perdre 3-0,
00:16:00avoir tout tenté,
00:16:00que faire un 0-0.
00:16:02Il garde les armes à la main.
00:16:04Oui.
00:16:04Avec panache.
00:16:05Avec panache.
00:16:06C'est toujours mieux,
00:16:07effectivement.
00:16:08On va continuer
00:16:08de parler de ce Nice-Benfica
00:16:10à travers le focus.
00:16:11Un focus qui concerne
00:16:19l'attaque en pointe
00:16:20cette saison pour l'instant
00:16:21de l'OGC Nice.
00:16:22C'était un Mofi.
00:16:23Première titularisation
00:16:24pour lui
00:16:26depuis son retour
00:16:27de blessure.
00:16:28Évidemment,
00:16:28il a marqué un petit but
00:16:29pendant la phase de préparation.
00:16:32Il avait marqué aussi
00:16:33en fin de saison dernière.
00:16:34Mais c'était donc
00:16:34son retour
00:16:35dans le 11 titulaire
00:16:37hier soir.
00:16:38Will,
00:16:39avec un sentiment
00:16:40que oui,
00:16:41il a tenté des choses,
00:16:43mais ça reste quand même
00:16:44très compliqué
00:16:45balle aux pieds pour lui.
00:16:45Logique.
00:16:47Logique.
00:16:47Je vois un garçon
00:16:48qui n'a pas joué
00:16:49quasiment de la saison dernière,
00:16:51qui est arrivé
00:16:52en fin de saison
00:16:53à l'énergie,
00:16:54qui marque
00:16:55la dernière journée
00:16:56contre Brest.
00:16:57Il marque en amical
00:16:58aussi un très beau but.
00:16:59Mais on le voit,
00:17:00il a besoin de temps
00:17:01ce joueur.
00:17:02Et puis on le sait
00:17:03que dos au jeu,
00:17:04dos au but,
00:17:05dans les remises,
00:17:06ce n'est pas son point fort.
00:17:07Lui,
00:17:07c'est dans la course,
00:17:08dans l'espace,
00:17:09dans la profondeur.
00:17:09Et le seul ballon
00:17:10qu'il a un peu
00:17:11dans l'espace,
00:17:12il fait grand pont,
00:17:13il frappe.
00:17:14Alors il cadre pas,
00:17:15mais il fait quelque chose.
00:17:17Et franchement,
00:17:18on pouvait très difficilement
00:17:20en attendre plus
00:17:21d'un Terrem Mofi
00:17:22qui revient de blessure.
00:17:24Et moi,
00:17:24là encore une fois,
00:17:25où je suis dégoûté,
00:17:26c'est que Frank Hayes,
00:17:27il n'a que Terrem Mofi
00:17:28pour ce match-là
00:17:29à mettre.
00:17:30Voilà.
00:17:31Et Bernard Nguenet.
00:17:32Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ?
00:17:35Quand je me rappelle
00:17:35que Frank Hayes,
00:17:36il est venu à Nice
00:17:37pour passer un cap
00:17:37après-lance,
00:17:39je le cherche sous le cap.
00:17:41Là, c'était compliqué
00:17:41pour remporter un Mofi.
00:17:43On dit qu'il a quand même tenté,
00:17:44mais c'est vrai qu'il était...
00:17:46Avec le ballon dans les pieds,
00:17:47on avait l'impression
00:17:48que ça n'avait pas trop
00:17:49qu'en faire à un moment donné.
00:17:50Est-ce qu'il a perdu sa technique
00:17:51aussi un peu,
00:17:51Mofi,
00:17:52pendant cette période-là ?
00:17:53Je ne pense pas qu'il ait perdu sa technique,
00:17:54mais après,
00:17:55le football,
00:17:55c'est des sensations.
00:17:56On sait qu'il y avait une défense
00:17:57qui arrivait très fort,
00:17:59il y a de la densité,
00:17:59donc forcément,
00:18:00quand tu es moins en confiance,
00:18:01quand tu n'as pas ces sensations-là,
00:18:03tu as peut-être moins la vista aussi.
00:18:04Par exemple,
00:18:05quand il doit décaler Boanani,
00:18:06la passe,
00:18:07elle est à 4 mètres,
00:18:08il ne fait pas le bon choix.
00:18:09Tout le stade le voit,
00:18:09sauf lui.
00:18:10C'est ça.
00:18:12Et ça vient aussi du fait
00:18:13que ça fait longtemps
00:18:14qu'il n'a pas joué.
00:18:15Première titularisation
00:18:17depuis 15 mois,
00:18:18on ne se rend pas compte quand même.
00:18:19Le football,
00:18:20à ce niveau-là,
00:18:21c'est un grain de sable
00:18:22dans une machine.
00:18:23Donc,
00:18:23il faut vraiment avoir du rythme
00:18:25et il lui manque un petit peu
00:18:26cette confiance-là.
00:18:27Il l'avait gagné un petit peu
00:18:28avec ce but contre Sheffield,
00:18:30un beau but d'attaquant.
00:18:32Là,
00:18:32maintenant,
00:18:33il va falloir faire mieux,
00:18:34mais c'est vrai que moi,
00:18:34j'ai du mal à lui en vouloir.
00:18:35J'en veux plus,
00:18:36par exemple,
00:18:36à un Boanani
00:18:37de qui j'attendais beaucoup
00:18:39parce que,
00:18:39pour lui,
00:18:40c'est la saison de la confirmation.
00:18:42Il avait fait une énorme préparation
00:18:43que Terremoufi,
00:18:44qui a essayé,
00:18:45qui a donné,
00:18:46qui a eu des occasions,
00:18:47même si c'était des petites occasions
00:18:48parce que Troubine,
00:18:49il n'a pas eu un arrêt
00:18:49difficile à faire.
00:18:52Mais je n'ai pas envie
00:18:52de l'enterrer trop vite,
00:18:53Terremoufi.
00:18:54Après,
00:18:54comme l'a dit William,
00:18:56Bernard Nguyen est derrière,
00:18:57qui a fait une bonne prépa aussi.
00:18:59Mais c'est trop jeune.
00:19:00Raghpo qui a été prêté
00:19:01à Montpellier.
00:19:03Malheureusement,
00:19:03il y a aussi
00:19:04Königs der Ferse,
00:19:04cette visite médicale,
00:19:06qui a été très mal vécue
00:19:07au sein du club.
00:19:08Ça a été vraiment
00:19:09un énorme coup dur.
00:19:10Oui,
00:19:10mais alors ça,
00:19:10Landra,
00:19:11moi je suis d'accord,
00:19:12mais ça fait quatre ans
00:19:12qu'il a un emplate
00:19:17sur le genou.
00:19:18Parce que ça fait trois ans
00:19:19qu'il est le joueur
00:19:20qui joue le plus à Hambourg.
00:19:22À ce moment-là,
00:19:23tu sais,
00:19:24tu prends le risque
00:19:24et tu le fais signer.
00:19:25Oui,
00:19:25mais tu as pris le risque
00:19:25avec Terremoufi,
00:19:26ça a pété.
00:19:28À 30 millions.
00:19:29À 30 millions.
00:19:30D'ailleurs,
00:19:31on en parle souvent
00:19:31du prix du transfert
00:19:32président de Terremoufi.
00:19:33Pour l'instant,
00:19:34le retour sur investissement,
00:19:35on ne va pas dire
00:19:35que c'est idéal.
00:19:38Terrem,
00:19:38je suis d'accord avec Landra,
00:19:39il faut lui laisser du temps.
00:19:41Il n'a pas joué
00:19:41depuis 15 mois.
00:19:42Un joueur,
00:19:43ça ne tient à rien,
00:19:44surtout un attaquant à 9,
00:19:46c'est quand même
00:19:46très particulier.
00:19:47Il faut lui laisser
00:19:48le temps de revenir,
00:19:49effectivement.
00:19:50Après,
00:19:50le transfert de Terremoufi,
00:19:51je me suis exprimé à l'époque
00:19:52sur le sujet,
00:19:53je ne vais pas y revenir.
00:19:54Mais après,
00:19:54il faut arrêter de croire
00:19:55que Terremoufi,
00:19:56c'est Cristiano Ronaldo aussi.
00:19:57Terremoufi,
00:19:58même quand il était là,
00:19:59quand il est arrivé,
00:20:00pour moi,
00:20:00j'ai toujours trouvé
00:20:02quand même limité techniquement.
00:20:0311 buts,
00:20:03je crois,
00:20:04à la première saison.
00:20:04Oui,
00:20:04il a marqué des buts
00:20:05quand on a joué à Monaco,
00:20:07qu'on jouait
00:20:07qu'il fallait jouer en contre,
00:20:10en bloc bas et en contre,
00:20:11c'est là qu'il est le meilleur.
00:20:12Monaco,
00:20:12Paris,
00:20:13Bale,
00:20:13il n'a pas mis
00:20:13des matchs importants.
00:20:14C'est un genre de transition.
00:20:15Il a marqué 11 buts
00:20:16en 4 matchs,
00:20:17en 5-6 matchs.
00:20:18Mais il a mis des buts
00:20:19d'attaquant aussi.
00:20:20Son ciseau à Bale
00:20:21était magnifique.
00:20:22C'est un vrai but d'attaquant.
00:20:23Je ne dis pas le contraire,
00:20:24mais il ne faut pas attendre
00:20:25que Monfi,
00:20:26ce n'est pas gaissant.
00:20:27Monfi,
00:20:28il est plus maladroit
00:20:29dans le jeu.
00:20:31Son pied droit,
00:20:32c'est difficile.
00:20:33Donc,
00:20:34moi,
00:20:34je n'ai jamais trouvé
00:20:35Monfi très bon techniquement.
00:20:36Après,
00:20:36c'est un attaquant qui pèse,
00:20:37c'est un attaquant
00:20:38qui va dévorer les espaces,
00:20:40qui peut marquer,
00:20:40mais il ne faut pas attendre
00:20:41de lui qu'il va apporter
00:20:41comme gaissant.
00:20:42Pas du tout.
00:20:43Donc,
00:20:43c'est sûr qu'il faut
00:20:44un autre profil de jeu.
00:20:45Pas du tout,
00:20:45même si le jeu.
00:20:45Pas du tout.
00:20:46Et puis,
00:20:46il n'a pas eu non plus
00:20:47les ballons
00:20:47pour faire quelque chose
00:20:49entre guillemets hier.
00:20:50Sur les côtés,
00:20:51il y a Anson Buanani,
00:20:52ils ne l'ont pas non plus
00:20:53servi dans des bonnes conditions.
00:20:54Est-ce que ça se traduit
00:20:55dans les stats
00:20:55pour Thérène Monfi
00:20:56de cette rencontre
00:20:57entre Nice et Benfica ?
00:20:59On va voir cela.
00:21:01Un pourcentage de duels
00:21:03gagnés assez décevant,
00:21:05peut-être,
00:21:05pour un joueur de son gabarit.
00:21:06Quatre duels gagnés
00:21:07seulement sur 16,
00:21:0971% de passe réussie,
00:21:10trois tirs,
00:21:11dont un cadré,
00:21:11une frappe assez molle
00:21:12sur Troubline.
00:21:14Mais c'est peut-être là
00:21:15le problème.
00:21:16Mais justement,
00:21:17à ma petite échelle
00:21:18de petits joueurs amateurs,
00:21:19le jour où je fais
00:21:20une distension
00:21:20déligamment croisée,
00:21:21quand je suis revenu
00:21:22sur le terrain,
00:21:22t'allais pas au duel.
00:21:23Mais t'as une appréhension.
00:21:24Tu vas plus maintenant.
00:21:25T'as une appréhension.
00:21:26Parce qu'il faut oublier
00:21:27la blessure.
00:21:28Il y a des matchs.
00:21:29Il faut jouer,
00:21:30il faut jouer,
00:21:30il faut jouer.
00:21:30Au bout d'un moment,
00:21:31la blessure,
00:21:31tu l'oublies,
00:21:32tu enlèves ta petite attelle,
00:21:33ton petit strap,
00:21:34et ça y est,
00:21:34tu passes à autre chose.
00:21:35Mais au début,
00:21:36pendant un moment,
00:21:37tu réfléchis à deux fois
00:21:38avant de mettre le pied.
00:21:39Et donc ça aussi,
00:21:40ça fait partie des choses.
00:21:41Et quand t'as Ota Mendy
00:21:41en face de toi,
00:21:42tu sais que lui,
00:21:42il va pas l'enlever le pied.
00:21:43Donc c'est compliqué.
00:21:45C'est compliqué.
00:21:46Jouer contre Benfica,
00:21:47c'est pas jouer contre,
00:21:48sans manquer de respect,
00:21:56mais ce qui est plus compliqué
00:21:57pour moi,
00:21:58c'est de partir
00:21:59dans un match comme ça
00:21:59en se disant
00:22:00c'est Terrem Mofi,
00:22:01mon numéro 9 titulaire.
00:22:03Ça, c'est plus compliqué.
00:22:04On parlera tout à l'heure
00:22:05du Mercato,
00:22:06évidemment,
00:22:06avec des pistes peut-être
00:22:07pour un futur numéro 9.
00:22:09En attendant,
00:22:10on va écouter Franck Aiz
00:22:11à propos de Terrem Mofi
00:22:12et des petits sifflets
00:22:12qu'on a pu entendre
00:22:13à la sortie du joueur niçois.
00:22:16Il sort de 15 mois
00:22:17sans jouer un match
00:22:19de compétition officiel.
00:22:22Donc,
00:22:22c'est une défense
00:22:26qui tient un peu la route
00:22:27quand même.
00:22:28Donc,
00:22:29voilà,
00:22:30il s'est battu.
00:22:31Moi,
00:22:31je pense qu'il s'est battu.
00:22:32Bien sûr qu'il n'a pas
00:22:32tout réussi,
00:22:33mais il s'est créé des occasions.
00:22:34Il a beaucoup travaillé
00:22:35pour l'équipe.
00:22:36Moi,
00:22:37aujourd'hui,
00:22:38pour un joueur
00:22:38qui fait sa première titularisation
00:22:40sur un match
00:22:41de ce niveau-là,
00:22:42officiel,
00:22:43au bout de 15 mois,
00:22:44je suis plutôt satisfait
00:22:45de ce qu'il a fait.
00:22:46Voilà,
00:22:46Franck Aiz,
00:22:46satisfait de l'apport
00:22:47de Terrem Mofi.
00:22:48On se satisfait quand même
00:22:50de pas grand-chose.
00:22:50Non,
00:22:50mais là,
00:22:51c'est normal.
00:22:51C'est le discours positif
00:22:52vis-à-vis de son joueur.
00:22:53Il ne peut pas dire
00:22:54« mais non,
00:22:55là,
00:22:56c'est du coaching
00:22:56par rapport à son vestiaire. »
00:22:58Non,
00:22:58mais là,
00:22:58du coaching,
00:23:0015 mois sans jouer,
00:23:01c'est énorme en football,
00:23:02surtout du haut niveau.
00:23:03Terrem,
00:23:04laissons-lui le temps
00:23:05de retrouver son rythme,
00:23:07peut-être
00:23:08ses petites appréhensions
00:23:09qu'il peut avoir.
00:23:10Et ce n'est pas de la faute
00:23:10de Terrem,
00:23:11pour le coup.
00:23:11Pas du tout.
00:23:12Du coup,
00:23:13on ne peut l'accuser
00:23:14de rien.
00:23:15Sauf que le 5 août,
00:23:16il y a un match
00:23:17très important qui arrive
00:23:18et on sait
00:23:18que Terrem Mofi
00:23:19va être dans cet été-là.
00:23:20C'est ça le problème.
00:23:21Je sais.
00:23:22Bon.
00:23:23On va passer justement...
00:23:25Non,
00:23:25mais je ne peux pas
00:23:26vous aller.
00:23:27On ne fait que constater
00:23:29pour le moment.
00:23:30On va passer
00:23:30aux blessés,
00:23:32justement,
00:23:32puisqu'il y en a eu encore
00:23:33hélas hier soir
00:23:34face à Benfica,
00:23:36d'abord avec Morgane Samson
00:23:37touché aux ischios jambiers
00:23:38à la 27ème minute,
00:23:40puis Dante
00:23:41qui est sorti
00:23:42à la mi-temps.
00:23:44C'est la série noire,
00:23:44c'est la Shkoboon
00:23:45qui continue, Will.
00:23:46Shkoboon elle a bon dos.
00:23:49Tu commences la saison
00:23:50dernière,
00:23:50tu en as 12.
00:23:51Tu n'as même pas commencé
00:23:52encore la Ligue 1
00:23:53que tu en as déjà 8.
00:23:54On va aller voir
00:23:55justement les blessés.
00:23:55Donc 2 en fin de saison.
00:23:57Donc 2 en fin de saison,
00:23:58c'est vrai,
00:23:59mais 3 pubalgistes étaient...
00:24:01Enfin,
00:24:01Nain Belay remonta plus loin.
00:24:03Mais Diop,
00:24:04c'était juste à la reprise
00:24:06pubalgie
00:24:07et maintenant c'est Abdi.
00:24:09Je commence à me poser
00:24:10des questions.
00:24:11J'incrémit personne,
00:24:12mais...
00:24:13On a changé
00:24:13le staff de performance
00:24:15pour en baissière et partir.
00:24:16Oui,
00:24:17est-ce qu'on gardait
00:24:19la même méthodologie ?
00:24:21Je ne sais pas.
00:24:22Mais au bout d'un moment,
00:24:23dire à chaque fois
00:24:24on a la Guille,
00:24:24on a la Shkoboon,
00:24:25on a ci,
00:24:25on a ça,
00:24:27peut-être qu'il y a
00:24:27peut-être des raisons.
00:24:28Je ne sais pas.
00:24:29Et tu ne peux pas
00:24:29pas ça sur le compte
00:24:30de la pelouse
00:24:30parce qu'elle a été changée.
00:24:31Oui,
00:24:31mais celle de la pelouse
00:24:32du centre,
00:24:33je ne sais pas.
00:24:33Est-ce que la pelouse
00:24:34du centre est de bonne qualité ?
00:24:35Ça a été analysé en interne,
00:24:37évidemment.
00:24:37Oui, la pelouse du centre
00:24:38est de très bonne qualité.
00:24:38Bon,
00:24:39alors ce n'est pas ça.
00:24:39Ce n'est pas la pelouse.
00:24:40On a eu des paires de pelouse
00:24:42compliquées,
00:24:42mais elles ne sont plus là.
00:24:44Ça a été analysé en interne,
00:24:45évidemment.
00:24:45Tout est analysé,
00:24:47tout est regardé.
00:24:48Enfin,
00:24:48on a modifié beaucoup de choses
00:24:49dans le stade de la performance,
00:24:50au niveau médical aussi.
00:24:52Bon,
00:24:53effectivement,
00:24:54il y a peut-être du travail
00:24:55encore à faire
00:24:55pour améliorer les choses
00:24:56parce que c'est vrai
00:24:57qu'à un moment,
00:24:58voilà,
00:24:58la malchance,
00:24:59ça a ses limites.
00:25:02Bon,
00:25:03après l'année dernière,
00:25:05les deux croisés,
00:25:06ça,
00:25:06c'est la malchance,
00:25:08franchement.
00:25:09Non,
00:25:09mais bien sûr.
00:25:09On a une défense.
00:25:11Si demain,
00:25:11vous avez Youssouf,
00:25:12Bombito,
00:25:12Alben Domen,
00:25:13Dante,
00:25:15Jouma,
00:25:16le nouveau qui est arrivé,
00:25:17vous avez de quoi jouer.
00:25:18Là,
00:25:19on a fait qu'un mec.
00:25:21Mais encore...
00:25:21Une défense située
00:25:22à la fin de saison,
00:25:22vous ne l'avez plus.
00:25:23Mais encore une fois,
00:25:24cet été,
00:25:25tout le monde est au courant
00:25:26qu'il n'y aura pas Abdelmonem,
00:25:27qu'il n'y aura pas Youssouf,
00:25:28qu'il n'y aura pas...
00:25:28C'est pour ça qu'il y a eu
00:25:29des recrutements.
00:25:30Bombito,
00:25:31on le sait,
00:25:31à la reprise aussi.
00:25:33Bombito,
00:25:34on l'a su à la reprise.
00:25:35Dante,
00:25:35tu sais qu'il a 42 ans aussi,
00:25:37qu'il n'a pas joué 30 matchs.
00:25:38Tu le sais,
00:25:38ça aussi.
00:25:39Alors,
00:25:39ça a l'air moins...
00:25:40À l'heure où on enregistre
00:25:41cette émission,
00:25:41on n'a pas d'informations
00:25:42sur la gravité,
00:25:44la durée d'indisponibilité
00:25:45des blessures.
00:25:45Peut-être que vous l'aurez
00:25:46au moment où vous voyez
00:25:48cette émission.
00:25:48Ça peut tomber ce soir.
00:25:49Les examens ont été pratiqués
00:25:51cet après-midi.
00:25:53Pour Samson,
00:25:53on est quand même
00:25:53un petit peu plus inquiet
00:25:54que pour Dante
00:25:55parce que les ischios,
00:25:56suivant le grade,
00:25:57ça peut être assez long.
00:25:58C'est ça.
00:25:59A priori,
00:25:59pour Dante,
00:26:00ça serait moins grave
00:26:01que...
00:26:02Voilà.
00:26:03Pas très grave.
00:26:04Mais bon,
00:26:04quoi qu'il arrive,
00:26:04les examens vont parler.
00:26:06Pour Morgane Samson,
00:26:08les ischios,
00:26:09on a vu qu'il a mis le tigeon.
00:26:11Il était touché mentalement,
00:26:13touché physiquement.
00:26:13Enfin,
00:26:14c'était pas facile à vivre.
00:26:15Même pour nous,
00:26:16on était déçus
00:26:16parce que c'est un joueur,
00:26:17quand il est là,
00:26:18il apporte tellement.
00:26:19Et puis Dante,
00:26:20Samson,
00:26:21c'est les joueurs de Nice
00:26:22qui ont le plus de matchs
00:26:23de Ligue 1
00:26:23à leur actif.
00:26:25Donc,
00:26:26c'est vraiment une expérience.
00:26:27qu'il y a exactement des cadres.
00:26:28Moi, je suis plus inquiet
00:26:29pour Dante.
00:26:30Parce que ça fait
00:26:31depuis la saison dernière
00:26:32qu'il commence à rater les matchs.
00:26:33La saison dernière.
00:26:34Mais là,
00:26:34c'est pas le même genou.
00:26:36Ah ouais,
00:26:36ça commence à m'inquiéter
00:26:38au bout d'un moment.
00:26:39Mais c'est normal.
00:26:39Après,
00:26:40c'est l'âge aussi.
00:26:41Mais c'est vous âge,
00:26:41je dis ça.
00:26:42Tu le savais pas
00:26:43qu'il avait 42 ans
00:26:44Dante
00:26:44et qu'il commence
00:26:45à siffler un peu partout.
00:26:46Tu as raison,
00:26:47il y a les cotons de blessés.
00:26:48Mercato,
00:26:49Mercato,
00:26:49c'est toujours compliqué.
00:26:50Il y a la Coupe du Monde
00:26:50des clubs au milieu.
00:26:52Ça s'est arrêté.
00:26:53Moi,
00:26:53je veux bien tout entendre
00:26:54mais je ne vois pas
00:26:55quelque chose de concret.
00:26:57Moi,
00:26:57quand je vois l'équipe
00:26:58qui attaque hier
00:26:58la Ligue des Champions,
00:27:00le Premier de Ligue des Champions.
00:27:03Antoine,
00:27:03il faut espérer évidemment
00:27:04que cette
00:27:05malchance
00:27:06ou cette série
00:27:07s'arrête des blessés
00:27:08parce qu'on ne va pas
00:27:09redonner à Franck Aise
00:27:10une équipe amputée
00:27:11de 12 ou 13 joueurs
00:27:12quand on va attaquer
00:27:12l'Europa League.
00:27:13Il ne se qualifie pas.
00:27:15Et moi,
00:27:15ce qui m'inquiète,
00:27:15c'est qu'en fait,
00:27:16dès que là,
00:27:16le niveau s'est élevé
00:27:17contre Benfica,
00:27:19tu as deux blessés.
00:27:21Dante,
00:27:21en plus,
00:27:21j'ai l'impression
00:27:21qu'il se fait ça
00:27:22en tout début de match.
00:27:25Sur un appui.
00:27:27Non,
00:27:27mais moi,
00:27:27j'ai vu qu'en début de match,
00:27:30il a eu un faux appui.
00:27:31Il a grimacé
00:27:31à un moment donné
00:27:32quand il défend
00:27:33sur un corner.
00:27:34T'avais eu, toi.
00:27:35J'ai eu l'œil.
00:27:36J'ai payé 7,95€
00:27:37pour avoir l'air.
00:27:41Non,
00:27:41mais j'ai eu cette impression.
00:27:43Donc,
00:27:43je me dis,
00:27:43le niveau s'est élevé,
00:27:44pareil,
00:27:45Samson,
00:27:45il a fait quand même
00:27:46une bonne préparation.
00:27:46Il a joué les matchs,
00:27:47etc.
00:27:47Et puis là,
00:27:48dès que le niveau s'élève un peu,
00:27:49il accélère et il se pète.
00:27:50Après,
00:27:51en plus,
00:27:51il revient d'une omblée sûre aussi.
00:27:53Donc,
00:27:54c'est pas...
00:27:55Voilà,
00:27:56pour l'avenir,
00:27:57c'est un peu inquiétant.
00:27:59Bon,
00:27:59on fera le point,
00:28:00évidemment,
00:28:00sur tous ces blessés
00:28:02un peu plus tard.
00:28:03Alors,
00:28:03devant l'optimisme ambiant,
00:28:04on a décidé de faire
00:28:05un pour-contre très optimiste.
00:28:07Doit-on croire au miracle ?
00:28:09On y va,
00:28:09Paul Pour-Contre.
00:28:10Un pour-Contre qui concerne donc,
00:28:18eh bien,
00:28:18ce petit miracle,
00:28:19peut-être,
00:28:20à venir du côté du Stadion de la Lousse.
00:28:22Faut y croire,
00:28:22bien sûr,
00:28:23à 2-0 contre l'OGC Nice,
00:28:25c'est mal embarqué,
00:28:26mais Léandra,
00:28:27elle a trouvé les arguments qui tuent.
00:28:29Moi,
00:28:29je suis comme le président.
00:28:30Je suis comme Jean-Pierre.
00:28:32On est obligé d'y croire.
00:28:33Tant qu'il y a de la vie,
00:28:34il y a de l'espoir.
00:28:36Miracle,
00:28:36tu l'as dit,
00:28:37Mika,
00:28:37un miracle,
00:28:38c'est une chose extraordinaire
00:28:39qui se passe,
00:28:39avec peut-être une intervention divine.
00:28:41Le dieu du football
00:28:42qui va marcher avec le GC Nice,
00:28:44on ne sait pas.
00:28:45Voilà,
00:28:45comme on l'a dit,
00:28:46un but en début de match,
00:28:47un carton rouge,
00:28:48ça peut aller très vite.
00:28:50Moi,
00:28:51de toute façon,
00:28:51ce que je veux,
00:28:51c'est une équipe
00:28:52qui n'y va pas tête baissée.
00:28:54Je veux une équipe
00:28:55qui prend le match
00:28:55à bras-le-corps
00:28:56et qui tente des choses
00:28:57parce que peut-être
00:28:59que Benfica va se dire
00:28:59que le match a gagné
00:29:00quoi qu'il arrive.
00:29:01Il ne faut pas oublier
00:29:01que c'est une équipe
00:29:02qui n'a pas été bousculée du tout.
00:29:03Peut-être qu'ils se disent
00:29:04que c'est fait.
00:29:06Nice va venir
00:29:07avec d'autres armes
00:29:08peut-être bousculer
00:29:09un peu plus cette équipe,
00:29:10tenter des choses
00:29:11et après,
00:29:11on verra.
00:29:12L'important,
00:29:13c'est qu'ils sortent
00:29:14de cette double confrontation
00:29:15sans regret
00:29:15et là,
00:29:16c'est quand même mal parti.
00:29:17Ils ont aussi des choses
00:29:18à prouver,
00:29:19ces joueurs niçois,
00:29:19avec leurs armes
00:29:20qui sont très limitées
00:29:22qui profitent de ce moment
00:29:24dans un stade magnifique
00:29:25comme l'a dit Antoine.
00:29:27Il y a notre confrère
00:29:27brillant de l'équipe
00:29:28Régis Testelin
00:29:29qui parlait aussi
00:29:30de l'exploit de Metz
00:29:31à UFC Barcelone.
00:29:33La France l'a fait,
00:29:34pourquoi pas ?
00:29:35De toute façon,
00:29:35on est obligé d'y croire.
00:29:36Et pour rajouter à toi,
00:29:37il y a aussi l'exploit
00:29:37de battre le Paris Saint-Germain
00:29:39la saison dernière
00:29:39au Parc des Princes
00:29:403 buts à 1
00:29:41et ça,
00:29:41c'était un exploit
00:29:42face au futur champion d'Europe.
00:29:45Tu interviendras juste après,
00:29:46Will.
00:29:46Juste te dire que
00:29:47t'es enchaîné que si tu gagnes 3,
00:29:48tu es qualifié.
00:29:49Exactement.
00:29:50Non, t'es pas avec le but
00:29:51et t'es au tir au but.
00:29:52Enfin, t'es en prolongation.
00:29:53Will ?
00:29:54Je l'attendais hier,
00:29:55le miracle en fait.
00:29:57Parce que pour moi,
00:29:57ça aurait été déjà un miracle
00:29:58de faire un résultat positif
00:30:00contre Benfica
00:30:01avec cet effectif-là,
00:30:03avec cette préparation-là.
00:30:05T'as quand même joué
00:30:05des matchs de préparation
00:30:06contre Aubagne, Nancy,
00:30:08chez Fields United.
00:30:10Donc voilà,
00:30:11en fait,
00:30:12on a eu le...
00:30:13Mais Fallon d'honneur aussi.
00:30:14Mais un seul match de cohérent.
00:30:15Et le meilleur en plus,
00:30:16c'est celui-là
00:30:17où ils auraient été le meilleur.
00:30:18Bon, mais un seul.
00:30:19Et voilà,
00:30:20donc hier,
00:30:21moi, je l'attendais,
00:30:22le miracle,
00:30:22parce que t'étais à domicile,
00:30:23parce que t'avais un public
00:30:24qui te poussait,
00:30:25qui a répondu présent.
00:30:26Tout le monde a joué le jeu.
00:30:27Et puis au final,
00:30:29face à un Benfica,
00:30:30franchement,
00:30:31de début de saison,
00:30:33t'as jamais rien vu.
00:30:34Donc moi,
00:30:34j'attendais le miracle hier.
00:30:35Je peux plus l'attendre
00:30:36encore une fois
00:30:37la semaine prochaine.
00:30:38Donc non,
00:30:39moi, malheureusement,
00:30:40je n'y crois plus du tout.
00:30:42Et je pense que c'est
00:30:43un bon match
00:30:43pour préparer
00:30:44la reprise de la Ligue 1
00:30:46la semaine suivante
00:30:47contre Toulouse,
00:30:48un adversaire
00:30:48qui sera un peu plus
00:30:49de ton niveau.
00:30:50Et il y a eu des difficultés
00:30:51aussi lors de sa préparation.
00:30:53Vous croyez au miracle,
00:30:53Président ?
00:30:54Bien sûr.
00:30:55Moi, j'y crains,
00:30:55il est impossible.
00:30:56Alors, évidemment,
00:30:57si on prend les stades,
00:30:58je ne les ai pas,
00:30:58mais peut-être 1% de chance
00:31:00de réussir.
00:31:01Mais moi,
00:31:01je pars du principe
00:31:02dans la vie
00:31:02que quand c'est impossible,
00:31:04on peut le rendre possible.
00:31:05Ça, c'est votre phrase.
00:31:06Oui, mais parce que c'est vrai.
00:31:07Moi, toute ma vie
00:31:08a été conditionnée par ça.
00:31:09Chaque fois, je me disais
00:31:10j'ai une chance sur mille
00:31:11de réussir.
00:31:16sur 20 ou sur 30
00:31:17ou sur 40.
00:31:18Ça m'a toujours obligé
00:31:18pour me dire
00:31:19c'est pas possible.
00:31:20Eh bien, on va le rendre possible.
00:31:22Donc, pourquoi pas ?
00:31:23Alors, évidemment,
00:31:23je ne pars pas à Benfica
00:31:25en me disant
00:31:25« Oups, là, formidable,
00:31:26on va gagner, c'est formidable. »
00:31:28Non.
00:31:29Mais, voilà,
00:31:30à partir du moment
00:31:31où le sifflet
00:31:32n'a pas résonné
00:31:33une dernière fois,
00:31:35tant que ce n'est pas fini,
00:31:37c'est possible.
00:31:38On sait qu'il y a
00:31:39un écart important
00:31:39entre notre équipe actuelle,
00:31:41le Benfica.
00:31:43On le sait.
00:31:44Ça, c'est une évidence.
00:31:44Mais comment ça se passe
00:31:46en Coupe de France ?
00:31:48Pourquoi des petits,
00:31:49des fois,
00:31:49tapent des gros ?
00:31:51Ah, ils sont...
00:31:52C'est souvent sur un seul match.
00:31:53Là, c'est sur...
00:31:53C'est sur un seul match.
00:31:54Mais là, il nous reste un match.
00:31:55Alors, sûr,
00:31:56on part à la mi-temps.
00:31:57À la mi-temps,
00:31:57on a deux zéros contre nous
00:31:58si on résonne sur un seul match.
00:32:01C'est beaucoup.
00:32:02Et un but.
00:32:03Un but chanceux,
00:32:05par exemple.
00:32:06Tac.
00:32:06Et puis, dans votre tête,
00:32:06on se dit
00:32:07« Pourquoi pas ? »
00:32:09Vous savez,
00:32:09la tête,
00:32:09elle fait 50% du résultat pour moi.
00:32:11Justement,
00:32:12c'est dans le discours aussi
00:32:13qu'on fait 50%.
00:32:13Et ça, moi,
00:32:15à Benfica,
00:32:18bien sûr,
00:32:19la logique veut qu'on va perdre,
00:32:20on ne va pas passer.
00:32:21C'est une logique implacable.
00:32:23Mais,
00:32:25pourquoi pas ?
00:32:25Il faut savoir parier
00:32:26contre le casino,
00:32:27parfois,
00:32:28mon cher Antoine.
00:32:28Tout à fait.
00:32:29Moi, je dis un but de Klos
00:32:29en début de match,
00:32:30un but de Ngueni
00:32:31juste avant la mi-temps.
00:32:32On tient le couvre
00:32:32en prolongation,
00:32:33on gagne au tir au but.
00:32:34Donc Ngueni titulaire.
00:32:35Ngueni titulaire
00:32:35en place de Mofi.
00:32:36Tout simplement.
00:32:37Ça, c'est la grosse coach.
00:32:38Je croyais que tu savais
00:32:39que le Père Noël n'existait pas.
00:32:41Il faut toujours...
00:32:43Il existe, les jeunes qui nous regardent.
00:32:46Les jeunes enfants qui nous regardent.
00:32:47Il y a une stade, quand même,
00:32:48qui ne parle pas en notre faveur.
00:32:50C'est quand même que Benfica,
00:32:51je crois qu'aucun club français
00:32:52n'a gagné
00:32:52lors des 19 dernières réceptions
00:32:54de Benfica.
00:32:54Il n'a jamais perdu
00:32:55contre un club français
00:32:55dans le Sérieux de la Lousse.
00:32:56Toutes les séries ont une fin.
00:32:58Bon, à coup,
00:32:59ils ont cru,
00:33:00ils n'ont pas la série.
00:33:01Je ne veux pas être
00:33:01le béa optimiste ridicule
00:33:03sur le plateau.
00:33:04Ce n'est pas ça.
00:33:05Je suis très lucide.
00:33:07Je suis très lucide
00:33:08sur le sujet.
00:33:09Bien sûr que je suis très lucide.
00:33:11Mais il y a un match à jouer.
00:33:13Tout à fait.
00:33:13Qui vous dit que
00:33:14voilà, il y a un match,
00:33:16ça se passe,
00:33:16il y a un but à un moment.
00:33:18Vous savez, contre l'Ajax,
00:33:19je me souviens de ce match.
00:33:19Non, mais justement.
00:33:20Contre l'Ajax,
00:33:21alors je suis un très mauvais
00:33:22pour le sticker.
00:33:24Vraiment.
00:33:24Mais je n'en fais pas
00:33:25parce que je ne suis pas bon.
00:33:26Mais contre l'Ajax,
00:33:27à 30 minutes de la fin,
00:33:28j'avais Julien qui était à côté de moi
00:33:30et j'avais mon fils qui était là.
00:33:31Putain, putain, putain.
00:33:32Je ne vous inquiétais pas.
00:33:34Je vous le dis,
00:33:35on va égaliser
00:33:36et on va passer.
00:33:38Mais on ne va pas égaliser
00:33:39tout de suite
00:33:40parce que sinon,
00:33:40on va avoir une pression
00:33:41qu'on n'y arrivera pas à tenir.
00:33:43On va égaliser
00:33:44à un quart d'heure de la fin.
00:33:46J'avais une sensation.
00:33:47Je vous dirais
00:33:47quand je suis au stade là-bas,
00:33:49j'ai une sensation.
00:33:50Là, je ne l'ai pas.
00:33:52Il y a une réalité aussi,
00:33:54c'était le match à l'Ajax.
00:33:55À l'OGC Nice
00:33:56contre Amsterdam
00:33:57au match à l'Ajax.
00:33:58On avait fait un vrai match.
00:34:00Donc, vous y allez
00:34:01en vous disant
00:34:02à l'Ajax,
00:34:03on est rentré
00:34:03un petit peu dans leur tête.
00:34:04Donc, peut-être
00:34:05que les événements
00:34:06sont repartis en s'y flottant.
00:34:09Oui, je suis d'accord.
00:34:10Écoutez,
00:34:11moi, je suis d'accord avec vous.
00:34:12Il y a une chance
00:34:12sur je ne sais combien
00:34:13de gagner ce match.
00:34:14Retour.
00:34:15Mais on ne joue pas
00:34:18toujours ces matchs-là.
00:34:19Dans ces stades-là,
00:34:20c'est un stade mythique.
00:34:22Moi, je suis joueur.
00:34:24Je me dis
00:34:24que je n'ai rien à perdre.
00:34:26On prend une des culottés,
00:34:27on prend 3-4 buts.
00:34:28OK, mais allons-y.
00:34:29Bien sûr qu'il faut sécuriser les choses.
00:34:30Il ne faut pas y aller
00:34:31à fleur au fusil.
00:34:31On va jouer à marquer des buts.
00:34:32Mais ça se joue.
00:34:34Un match, ça se joue.
00:34:35Mais hier,
00:34:35c'était déjà dans cet état d'esprit-là.
00:34:37Ça n'a pas été là.
00:34:38Il faut au match retour
00:34:39avoir cet esprit-là
00:34:40et se dire,
00:34:40on tente.
00:34:41Mais le danger
00:34:42d'être ridicule président
00:34:43comme l'année dernière
00:34:44en Ligue Europa
00:34:45où la 35e place sur 36
00:34:46a quand même fait
00:34:47beaucoup parler en France
00:34:48à tous les Français.
00:34:49Mais vous croyez que moi
00:34:50ça m'a donné une satisfaction.
00:34:52Franchement,
00:34:53j'ai comme vous
00:34:54le même sentiment de honte.
00:34:55Mais tu es sur la même dynamique
00:34:57malheureusement.
00:34:57T'imagines,
00:34:58c'est quand le dernier match
00:34:59européen que tu as gagné ?
00:35:00Mars 2023.
00:35:01Elle a un but de Diop.
00:35:02Ça fait 11 matchs européens
00:35:04que Loges et Sinis
00:35:04ne gagne pas.
00:35:0611 matchs européens.
00:35:08À se demander
00:35:08ce que tu fais
00:35:09en Coupe d'Europe
00:35:09à ce moment-là.
00:35:10Non, mais franchement,
00:35:11c'est ça qui est triste.
00:35:12Et puis encore une fois,
00:35:13c'est...
00:35:13Nous, on est passionnés,
00:35:14mais ceux qui voient ça
00:35:14d'un lieu d'extérieur
00:35:15perd contre Benfica,
00:35:16c'était joué.
00:35:17Il n'y a pas de souci.
00:35:18Non, mais je vous cache pas
00:35:19que moi, le premier,
00:35:21je suis très contraire
00:35:21de notre parcours
00:35:22en Coupe d'Europe
00:35:22depuis de longues années.
00:35:25On a l'impression
00:35:25que cette Coupe d'Europe
00:35:26elle brûle les pieds.
00:35:27Alors que sincèrement,
00:35:28quand vous vous battez
00:35:29toute une saison
00:35:30pour jouer une Coupe d'Europe,
00:35:31c'est surtout pas
00:35:32pour la lâcher
00:35:33quand vous êtes dedans, quoi.
00:35:35Ça, c'est une évidence.
00:35:37Mais bon,
00:35:37l'année dernière,
00:35:38on va l'effacer.
00:35:39Enfin, on a eu une casque...
00:35:40Moi, je suis persuadé
00:35:41que si on n'a pas
00:35:42cette cascade de blessés
00:35:43l'année dernière,
00:35:44la Coupe d'Europe,
00:35:44on passe.
00:35:45Mais tranquille.
00:35:47Mais même avec les blessés,
00:35:48je me souviens du match
00:35:48à Ferengvaros,
00:35:49du match à Hefsborg.
00:35:51C'est des matchs
00:35:51qu'on doit gagner.
00:35:52Oui, je suis d'accord avec vous.
00:35:53Bon, il n'y a pas gagné.
00:35:54Bon, on ne peut pas revenir
00:35:55à l'arrière.
00:35:55Non, mais ça montre
00:35:57que quelque part,
00:35:58moi, je ne sens plus
00:35:59le discours de dire
00:36:00oui, on y croit.
00:36:01Et ça, moi,
00:36:02je ne le vois plus
00:36:02dans ce club.
00:36:03Je ne le vois plus.
00:36:04En 2017, je l'ai vu.
00:36:06Ils ont été éliminés
00:36:07l'Ajax
00:36:07avec détermination
00:36:09alors que l'équipe,
00:36:10franchement,
00:36:11tu regardes sur le papier 2017,
00:36:12tu regardes l'équipe d'aujourd'hui,
00:36:14je prends celle d'aujourd'hui.
00:36:15Eh bien, pourtant,
00:36:16en 2017,
00:36:17la détermination,
00:36:18l'envie
00:36:19sont rentrés
00:36:19dans la tête
00:36:20de l'Ajax
00:36:23rien, rien, rien, rien, rien.
00:36:25Bon, on finit là-dessus
00:36:27sur ce Nice Benfica.
00:36:29Évidemment, on parlera.
00:36:31Attendez, moi,
00:36:32je suis obligé de croire
00:36:33jusqu'à vous.
00:36:33Non, non, non, mais c'est pas
00:36:33contre vous, hein,
00:36:34je suis obligé.
00:36:35Je ne sais pas, c'est l'opinion
00:36:35d'Ouil, évidemment,
00:36:36elle lui appartient.
00:36:38Voilà, et on espère,
00:36:39peut-être,
00:36:40que Will
00:36:40aura un grand sourire
00:36:42la semaine prochaine
00:36:42quand on débriefera
00:36:43ce Benfica.
00:36:45On lui repassera les images.
00:36:47On lui repassera.
00:36:47Allez, on gagne
00:36:48et court tout du solterre.
00:36:50Même un zéro,
00:36:51gagner un zéro
00:36:51et de ne pas se qualifier,
00:36:52c'est déjà gagné.
00:36:53Non, c'est pas gagné, ça.
00:36:55Ben, ce serait gagné
00:36:55déjà un match européen.
00:36:57Ça serait mettre fin
00:36:58à une série.
00:36:58Voilà.
00:36:58T'as entendu,
00:36:59le président court tout nu
00:37:00sur le terrain.
00:37:01Moi, je ne lui ferai pas ça.
00:37:03Je ne lui ferai pas ça.
00:37:04Je ne lui ferai pas ça.
00:37:05Quelle horreur pour les gens.
00:37:07Je suis d'accord avec toi.
00:37:09On va parler du Mercato.
00:37:10Maintenant,
00:37:11regardons le tableau
00:37:12des départs
00:37:12et des arrivées
00:37:13de ce Mercato
00:37:14de l'OGC Nice
00:37:16où le président River
00:37:17n'a plus à mentir
00:37:17maintenant aux journalistes
00:37:19quand ils parlent
00:37:20de Mercato.
00:37:20C'était sa spécialité.
00:37:22Moi, je ne fais plus
00:37:23le Mercato.
00:37:25Vous avez plus à nous mentir
00:37:27là-dessus.
00:37:28Ah non, c'était un jeu sympa.
00:37:30Franchement,
00:37:30c'est bien marré.
00:37:31Moi, j'ai pris
00:37:32beaucoup de plaisir.
00:37:32Franchement.
00:37:33Bon, on va revoir
00:37:34le tableau.
00:37:34Nous aussi,
00:37:35on a pris du plaisir
00:37:36avec vous, président.
00:37:37Isaac Johnson
00:37:38est arrivé.
00:37:38Yévan Diouf,
00:37:39Kojo,
00:37:40Pépraopon,
00:37:40Gabin,
00:37:41Bernardo et Jumaba.
00:37:42Ce sont les arrivées,
00:37:43les départs.
00:37:44Marcine Boulkag
00:37:45a été à la borde.
00:37:45Yévan Gesson,
00:37:46on a encore mis
00:37:46un point d'interrogation
00:37:47parce que ce n'est pas
00:37:48encore officiel,
00:37:48mais ça devrait l'être.
00:37:49Youssouf Amon Coco
00:37:50en retour de près.
00:37:51Baptiste Santamaria,
00:37:52tiens,
00:37:52qu'on n'a pas voulu garder ici
00:37:54qui va aller du côté
00:37:55du Valence.
00:37:56FC Victor,
00:37:58Orakpo
00:37:58et Aliou,
00:37:59Baldé,
00:37:59ce sont deux joueurs
00:38:00qui jouaient moins.
00:38:01Voilà,
00:38:01donc dans la balance
00:38:02des départs y arrivaient,
00:38:03on voit que déjà
00:38:04la balance
00:38:04est déséquilibrée.
00:38:06Premièrement,
00:38:06il y a plus de départs
00:38:07que d'arriver
00:38:09et il manque encore
00:38:10certains postes.
00:38:11Et moi,
00:38:11je vois des joueurs
00:38:12qui auraient pu
00:38:12de servir aussi.
00:38:13Orakpo,
00:38:13prêté à Montpellier,
00:38:15il aurait pu peut-être
00:38:16servir hier.
00:38:17J'ai l'impression aussi
00:38:18qu'on est dans une belle optique
00:38:20de on agit
00:38:21et après on réfléchit.
00:38:22Il y a un deuxième exemple,
00:38:23Pablo Rosario.
00:38:25On n'en veut plus,
00:38:26il est en fin de contrat,
00:38:26il faut absolument
00:38:27qu'il soit vendu.
00:38:29On ne l'emmène pas
00:38:29en stage non plus
00:38:30parce qu'on n'en veut plus,
00:38:31il doit partir.
00:38:32Ah,
00:38:32d'un coup,
00:38:33on se retrouve embêté,
00:38:33on n'a plus trop de milieu.
00:38:34Alors Pablo,
00:38:35tu vas revenir
00:38:35et tu vas être dans le groupe.
00:38:36Mais moi,
00:38:37je suis Pablo Rosario,
00:38:39mais je marque des buts
00:38:39contre mon camp.
00:38:41Non,
00:38:41mais franchement,
00:38:42il n'a pas cet état d'esprit-là.
00:38:43Mais encore heureux,
00:38:44mais encore heureux.
00:38:45Il a des petits défauts,
00:38:46mais c'est encore une fois
00:38:46une qualité énorme
00:38:48de ce joueur.
00:38:48Merci Pablo,
00:38:49parce que franchement,
00:38:50la considération du club
00:38:51à son égard,
00:38:53zéro.
00:38:54C'est un professionnel,
00:38:54il a un salaire.
00:38:56Quelles sont les pistes,
00:38:58Léandrard,
00:38:58pour les postes
00:38:59en tous les cas ciblés ?
00:39:00Quelle chance.
00:39:01Il a dit l'heure,
00:39:02heureusement qu'il ne m'a pas demandé
00:39:03mais je n'ai pas plus raison.
00:39:04Vous pouvez m'aider dans l'oreille,
00:39:05non ?
00:39:05C'est pour ça que je suis ravi,
00:39:08je suis ravi,
00:39:09je vais ravi des choses,
00:39:10le Président.
00:39:12J'écoute avec lui,
00:39:13je vais interroger Léandrard.
00:39:14Vous savez des choses peut-être,
00:39:15je ne sais pas.
00:39:16Non, mais je vais lui dire.
00:39:16Bon, mieux que terrain,
00:39:17Baptista Mendy peut-être.
00:39:19Baptista Mendy,
00:39:20pas vraiment d'info,
00:39:21la seule que j'ai,
00:39:22c'est qu'on a parlé
00:39:23à un moment donné
00:39:23d'une sorte de Jérémie Boga
00:39:26qui partirait à Traves-en-Sport
00:39:28et Baptista Mendy
00:39:28qui arriverait à Nice
00:39:30dans un échange.
00:39:32Ce n'est pas du tout
00:39:32une possibilité.
00:39:34Non, parce que Boga,
00:39:35depuis le début du Mercato,
00:39:37dit non à la Turquie.
00:39:38Ça n'a jamais changé.
00:39:40Ça pareil, la gestion de Boga,
00:39:41il ne change pas de discours
00:39:42en cours de route.
00:39:43Elle est assez spéciale
00:39:44parce que, bon,
00:39:45c'était le joueur frisson
00:39:45que vous attendiez, Président.
00:39:47Il ne nous a pas donné
00:39:47beaucoup de frissons,
00:39:48Jérémie Boga,
00:39:49pour l'instant.
00:39:50C'est dommage.
00:39:51C'est dommage.
00:39:51Non, c'est un joueur
00:39:52qui a vraiment des qualités,
00:39:54qui a fait une saison
00:39:56un peu en demi-teint,
00:39:57à mon sens,
00:39:58mais qui a, en tout cas,
00:39:59la capacité, pour moi,
00:40:01de changer un match.
00:40:02C'est un joueur
00:40:02qui a la capacité,
00:40:03sur une action,
00:40:04de faire la différence.
00:40:06Ce n'est pas tous les jours
00:40:07qu'on a ce type de joueur.
00:40:10Hier soir,
00:40:12quand il est rentré,
00:40:12c'est un peu tard.
00:40:15C'est le genre de joueur
00:40:16qui peut vous faire basculer un match.
00:40:18Antoine Amiot-Terraman,
00:40:19ça s'est dit,
00:40:19à un attaquant,
00:40:20c'est obligatoire.
00:40:21Un attaquant obligatoire,
00:40:22mais un attaquant
00:40:23qui a un bon genou.
00:40:25Tant qu'à faire.
00:40:26Pour revenir là-dessus,
00:40:27quand vous avez une visite médicale
00:40:29où le doc vous dit
00:40:30que ce n'est pas bon,
00:40:31il ne faut pas y aller.
00:40:33Franchement.
00:40:34C'est arrivé pour Bambadienne aussi.
00:40:35Ça a frustré tout le monde
00:40:37parce qu'on attendait ce joueur,
00:40:38il était attendu pour ce match,
00:40:40donc les délais pour qu'il soit qualifié,
00:40:42tout était programmé.
00:40:44Mais quand vous avez le doc
00:40:46qui vous dit,
00:40:46écoutez,
00:40:46moi,
00:40:47je ne prendrai pas le risque,
00:40:48vous ne le prenez pas.
00:40:49C'est normal.
00:40:50Même si ça a un dégât
00:40:51sur le match,
00:40:53vous ne pouvez pas dire
00:40:53je prends un joueur
00:40:54parce qu'un joueur,
00:40:55c'est 3-4 ans de salaire
00:40:57pour un match.
00:40:58Mais c'est ce qui peut-être
00:40:59a été fait avec Mofi,
00:41:00en tout cas.
00:41:02Mofi,
00:41:02écoutez,
00:41:02ce transfert-là,
00:41:05il n'était pas dans nos mains.
00:41:07Voilà.
00:41:09Bon,
00:41:10on voulait le faire,
00:41:10ils ont fait,
00:41:11mais mon fils
00:41:12c'est un très bon joueur.
00:41:13Mais du coup,
00:41:13ça crée un antécédent.
00:41:14Il y avait un risque
00:41:15qui a été pris
00:41:16par les gens à l'époque
00:41:17qui ont voulu faire
00:41:18ce transfert
00:41:19et dans les conditions
00:41:20où ils l'ont fait.
00:41:20Alors,
00:41:21sois clair,
00:41:21c'est l'époque de Dave Braceward,
00:41:23de Bob Radcliffe
00:41:24qui avait...
00:41:25Mais il y a Florent Ghisolfi.
00:41:26Et Florent Ghisolfi aussi.
00:41:28Oui,
00:41:28il fait Youssouf
00:41:29et Mofi,
00:41:30même Mercato,
00:41:31en hivernal.
00:41:34Mais bon,
00:41:34c'est une leçon
00:41:34qui a été apprise,
00:41:35entre guillemets.
00:41:35C'est pour ça,
00:41:36ça a créé un précédent
00:41:37et je pense que
00:41:37t'as pas envie
00:41:38de te brûler deux fois.
00:41:39Et c'est dommage
00:41:39parce que c'était vraiment
00:41:40un énorme coup de cœur
00:41:41de Florent Maurice
00:41:42qui était persuadé
00:41:43d'avoir trouvé
00:41:43le candidat idéal
00:41:45pour identifier...
00:41:46Oui,
00:41:47il était très content.
00:41:49Bon,
00:41:50malheureusement.
00:41:50Mais après,
00:41:51on a vu depuis le début
00:41:52du Mercato
00:41:52que les pistes
00:41:53qui sont un peu évoquées
00:41:54comme ça
00:41:54dans les rumeurs
00:41:55de Mercato
00:41:56sont rarement
00:41:57celles qui se concrétisent.
00:41:58Donc on va faire confiance
00:41:59au Soumarin.
00:42:00Ça trouve qu'il travaille bien.
00:42:01Ça trouve qu'il travaille bien.
00:42:02Ça sort pas.
00:42:03Il y a Nélimopé
00:42:04qui ne veut plus...
00:42:06Marseille ne veut plus...
00:42:07Autant l'année dernière
00:42:08ça aurait été une bonne idée,
00:42:09autant cette année
00:42:09c'est trop tard.
00:42:10Alors là,
00:42:10oui,
00:42:10ça serait une très mauvaise idée.
00:42:11Mais pour lui,
00:42:12pour le club,
00:42:13c'est clair.
00:42:14Ça,
00:42:14c'est certain.
00:42:15Un petit indiscret quand même.
00:42:16on ne va pas déroger
00:42:17aux bonnes habitudes
00:42:18où il est en forme ce soir.
00:42:20On va lui donner la parole
00:42:21sur un petit indiscret.
00:42:22On y va.
00:42:28Petit indiscret Mercato,
00:42:29mon cher Will.
00:42:30Bah si Youssouf,
00:42:31il n'avait pas été blessé.
00:42:33Il était déjà vendu.
00:42:34Ah !
00:42:35Arabie Saoudite.
00:42:36D'accord,
00:42:36il le voulait.
00:42:37C'était le premier joueur
00:42:38qui aurait dû prendre
00:42:38la direction de l'Arabie Saoudite.
00:42:40C'était quasiment bouclé.
00:42:42Malheureusement,
00:42:43il se fait les croisés.
00:42:45Voilà.
00:42:45Néom lui aussi ou le club ?
00:42:48Non.
00:42:49Bon,
00:42:49on ne dira pas que le club.
00:42:51Non.
00:42:51Bon.
00:42:51Mais tu avais déjà
00:42:52une belle somme d'argent assurée
00:42:53qui tombait
00:42:55avant même que vraiment
00:42:56tomber le cas de con.
00:42:57Je vais voir
00:42:57quel montant.
00:43:00Donnez-moi la info.
00:43:03Non,
00:43:03mais les chiffres,
00:43:04je ne suis pas certain.
00:43:06Alors,
00:43:06vous ne me pas donner de chiffres
00:43:07quand on n'est pas certain.
00:43:08C'était plus dans les vins.
00:43:11C'est en train d'un peu
00:43:12tout bouleverser le marché,
00:43:13les Saoudiens avec
00:43:14avec des joueurs.
00:43:17Il ne prenne plus des joueurs
00:43:17en fin de course, quoi.
00:43:18Il prenne des jeunes joueurs.
00:43:19Moi, je vais vous dire,
00:43:20je peux comprendre une chose.
00:43:23Je serai un joueur de 23 ans.
00:43:26Comme les 22 ans, par exemple ?
00:43:28Non, je ne prends pas cet exemple-là.
00:43:29Non, mais
00:43:30vous avez 23 ans aujourd'hui
00:43:32ou 24 ans.
00:43:33vous êtes en progression.
00:43:37Vous avez un horizon,
00:43:38une perspective intéressante
00:43:40dans des clubs
00:43:41pas haut du panier,
00:43:44mais moyen plus
00:43:45dans des ambiances
00:43:47Angleterre,
00:43:48Allemagne,
00:43:48tout ça,
00:43:49qui sont des championnats
00:43:49assez attractifs
00:43:50pour certains joueurs.
00:43:53Et vous avez
00:43:53des offres qui vous arrivent
00:43:55d'effectivement
00:43:56dans la vie saoudite aujourd'hui
00:43:57où vous vous dites
00:43:58« Waouh ! »
00:44:01En trois ans,
00:44:03je mets toute ma vie de côté,
00:44:05celle de ma femme,
00:44:06de mes enfants.
00:44:08Et quand vous avez 27 ans,
00:44:09si vous avez continué
00:44:10à bien travailler là-bas,
00:44:12vous pouvez revenir en Europe
00:44:13et faire la carrière
00:44:15que vous auriez peut-être aimée.
00:44:16C'est un peu le pari
00:44:17qu'a fait Marcine Boulle,
00:44:18car on peut le dire.
00:44:19Peut-être,
00:44:19mais moi,
00:44:20je peux comprendre
00:44:21la carrière d'un joueur,
00:44:22elle est courte.
00:44:24Évidemment,
00:44:25ils jouent au foot
00:44:25pour jouer au foot.
00:44:26Les garçons,
00:44:26ils se sont battus
00:44:27pour être là où ils sont.
00:44:28Ce n'est pas facile
00:44:28d'être là où ils sont.
00:44:30C'est des gagnants,
00:44:31ceux qui sont là.
00:44:32Parce qu'il y a tellement de gens
00:44:33qui veulent être à leur place.
00:44:35Mais je peux comprendre
00:44:36qu'un joueur aujourd'hui,
00:44:38moi, l'argent n'a pas été
00:44:39ma motivation dans ma vie.
00:44:40Mais quand vous savez
00:44:42la fragilité de la carrière
00:44:43d'un joueur
00:44:43et que vous vous dites
00:44:44en trois ans,
00:44:45moi, les sommes
00:44:46qui sont distribuées
00:44:47aux joueurs aujourd'hui
00:44:48m'affolent un peu
00:44:49parce que je me dis
00:44:50« Mais dans la vraie vie,
00:44:53il faudra pris
00:44:53beaucoup de risques.
00:44:54énormément pour arriver
00:44:57à effleurer ces sommes-là. »
00:44:59Mais quand un joueur
00:45:00peut prendre
00:45:0020, 30 millions net
00:45:03en trois ans,
00:45:04wow, vous dites...
00:45:06Enfin, avec ça,
00:45:07s'il n'est pas idiot,
00:45:09s'il n'est pas idiot,
00:45:10il a sa vie entière
00:45:12qui est...
00:45:13S'il fait les bons placements,
00:45:14les bons investissements,
00:45:15s'il ne crame pas tout,
00:45:16il a une vie entière.
00:45:17Et pour ses enfants aussi.
00:45:18Non, mais pour ses enfants,
00:45:19tout ça.
00:45:19Donc, ce que je veux dire,
00:45:21c'est que je peux comprendre
00:45:22qu'il y ait des joueurs...
00:45:23Souvent, on critique
00:45:24des joueurs qui partent.
00:45:25Mais moi, je serais un...
00:45:27Il y a un joueur
00:45:28qui m'a dit
00:45:29« Vous auriez dû être
00:45:30un Jean Prez. »
00:45:31Mais...
00:45:32Ça ne vous aurait pu ?
00:45:33Non.
00:45:34Non, par contre...
00:45:35Vous avez trop de moralité ?
00:45:37Non, parce qu'on peut être
00:45:38agent et avoir de la moralité,
00:45:39mais je pense que
00:45:40conseiller la vie des gens,
00:45:42des jeunes,
00:45:43quand vous avez de l'expérience,
00:45:45je ne vais pas être
00:45:46agent de joueur,
00:45:46je vous rassure,
00:45:47mais oui,
00:45:48les guider,
00:45:49ou leur donner un peu
00:45:50le peu d'expérience
00:45:51que vous avez de la vie,
00:45:52franchement,
00:45:53je peux comprendre
00:45:53qu'il y ait des joueurs
00:45:54qui se posent la question
00:45:55et qui partent.
00:45:56Encore faut-il
00:45:56qu'ils vous écoutent,
00:45:57parce que la jeune génération,
00:45:58maintenant,
00:45:58c'est un peu plus compliqué
00:45:59pour écouter...
00:46:00Mais évidemment,
00:46:01de toute façon,
00:46:01je ne suis pas agent de joueur,
00:46:02je ne suis pas agent de joueur,
00:46:02mais je peux comprendre ça.
00:46:04Non, mais on peut comprendre
00:46:04et aussi,
00:46:05on peut comprendre
00:46:05qu'il n'y avait pas du tout
00:46:06envie d'y aller.
00:46:07Bien sûr.
00:46:08Évan Guessant, par exemple ?
00:46:09Oui, oui.
00:46:10Évan Guessant,
00:46:11il n'avait pas envie.
00:46:12Sportivement,
00:46:12ce n'est pas quelque chose
00:46:13qui le challengeait.
00:46:14Lui, c'était déjà projeté
00:46:15et l'histoire lui donne raison.
00:46:17Aston Villa,
00:46:18super club,
00:46:18super entraîneur,
00:46:20super transfert,
00:46:22bien vendu pour l'OGC Nice.
00:46:23Oui, oui.
00:46:24C'est bien vendu,
00:46:2535 avec les bonus.
00:46:26Ce n'est pas 35.
00:46:26Avec les bonus.
00:46:28Non, c'est moins que ça,
00:46:28mais c'est peu importe.
00:46:29Mais peu importe.
00:46:30Mais de toute façon,
00:46:31je pense qu'Evan...
00:46:31On est là...
00:46:32Non, non, non,
00:46:32je ne parle pas des transferts,
00:46:33mais c'est un peu moins.
00:46:34Mais Évan,
00:46:35je pense qu'il vaut plus que ça.
00:46:37Mais vous avez un joueur
00:46:39qui veut partir là.
00:46:40C'est un joueur
00:46:41qui est formé au club.
00:46:42C'est un joueur
00:46:43qui mérite
00:46:44qu'on le respecte.
00:46:45Et le club l'a respecté.
00:46:47Et a répondu
00:46:48à ses attentes.
00:46:49Mais je pense qu'Evan,
00:46:51c'est un garçon
00:46:52qui peut partir
00:46:52plus cher que ça.
00:46:54Mais si on me pose la question,
00:46:56à ce prix-là
00:46:57et à Aston Villa,
00:46:58je dis oui.
00:46:59Parce que c'est un joueur
00:47:01formé au club.
00:47:02Il a une opportunité
00:47:03à laquelle il a travaillé
00:47:05pour ça.
00:47:05Il mérite qu'on lui donne ça.
00:47:08On peut gratter
00:47:08quelques millions en plus,
00:47:09bien sûr,
00:47:10ailleurs, peut-être.
00:47:11Mais quand il y a ça,
00:47:13humainement parlant,
00:47:14enfin, moi,
00:47:15c'était ma position,
00:47:16c'est de dire non.
00:47:17Il part.
00:47:19Humainement parlant,
00:47:20quand vous avez un garçon
00:47:21que vous trouvez
00:47:21qui sait bien comporter le club,
00:47:23alors après,
00:47:24à la fin,
00:47:25les agents font que,
00:47:25bon, il y a des choses
00:47:26qui peuvent se passer,
00:47:27peu importe.
00:47:28Mais il faut respecter aussi
00:47:29un joueur
00:47:30qui a été formé chez vous.
00:47:32Mais toi,
00:47:32tu es en romantique
00:47:33du football ?
00:47:33Non, je ne suis pas
00:47:34en romantique.
00:47:35Moi, je vais dire une chose.
00:47:36Si je dis que je suis en deuil,
00:47:37je vais aller au bout
00:47:38de mon réseau.
00:47:38Si je dis que je suis en deuil,
00:47:40je le suis vraiment.
00:47:41Parce que je pense
00:47:41qu'aujourd'hui,
00:47:42à l'OGC Nice,
00:47:44humainement,
00:47:45il va avoir
00:47:46un très, très, très gros manque.
00:47:48Vraiment.
00:47:48Tu dis après le départ
00:47:49du président Rivière.
00:47:50Au départ du président Rivière.
00:47:52Mais je le dis moi.
00:47:53Je ne vous demande pas
00:47:54de confirmer,
00:47:55président Josset.
00:47:56Mais moi,
00:47:56je vous le dis
00:47:56parce que je suis niçois.
00:47:58Ça fait 14 ans
00:47:59que vous êtes là,
00:48:0014 ans que je croise
00:48:01des gens de tout horizon.
00:48:02Des gens qui travaillent
00:48:03chez vous,
00:48:03des gens qui vous ont
00:48:05croisés dans la rue.
00:48:06C'est toujours la même chose.
00:48:07Ah,
00:48:08monsieur Rivière,
00:48:09la grande classe.
00:48:10Avec tout le monde.
00:48:11Avec la chemise blanche.
00:48:12Avec la chemise blanche.
00:48:13Mais voilà.
00:48:14Mais même les petites mains
00:48:15qui travaillent chez vous,
00:48:17on sait que monsieur Rivière,
00:48:18vous avez une grande classe
00:48:19et un grand respect
00:48:20pour les gens.
00:48:21Vous êtes humain.
00:48:22Je pense qu'aujourd'hui,
00:48:24à l'OGC Nice,
00:48:25c'est une très grosse perte
00:48:26la dimension humaine
00:48:27de monsieur Rivière.
00:48:30Merci.
00:48:30C'est un joli compliment.
00:48:31C'est un joli compliment.
00:48:32Je suis touché.
00:48:34Je suis sincère
00:48:35et c'est pour ça
00:48:35que je suis en deuil.
00:48:36On va peut-être
00:48:36continuer d'en faire
00:48:37des compliments,
00:48:38évidemment.
00:48:38Vous le méritez,
00:48:39président Rivière,
00:48:39dans le Tacotac.
00:48:43Une petite précision,
00:48:48président.
00:48:48Une précision.
00:48:49C'est très gentil,
00:48:50vous le mércie.
00:48:51Et c'est vrai que
00:48:51depuis 14 ans,
00:48:52on a eu des moments difficiles.
00:48:54Mais moi,
00:48:54je retiens que les bons moments
00:48:55et je voulais donner
00:48:57un grand merci
00:48:57à tous les gens
00:48:58que j'ai croisés.
00:48:58Comme vous dites,
00:48:59dans la rue,
00:49:00j'ai croisé tellement
00:49:01plein de gens
00:49:01qui ont toujours un mot
00:49:02gentil ou une bienveillance.
00:49:04Mais ce qu'il faut savoir,
00:49:05et donc je les remercie tous,
00:49:06même le type anonyme
00:49:07qui me serre la main
00:49:07ou que je ne connais pas,
00:49:09mais tout ça,
00:49:10ça s'est fait
00:49:10avec les gens
00:49:12qui sont autour de moi.
00:49:13Seul, on ne fait rien.
00:49:13Moi, j'ai fait des choses
00:49:16parce que j'avais des gens
00:49:17autour de moi
00:49:17qui m'ont aidé
00:49:18et qui m'ont permis
00:49:19de faire tout ça.
00:49:21Voilà,
00:49:21un chef d'entreprise,
00:49:22il donne une direction,
00:49:23il donne une stratégie,
00:49:24mais si vous n'avez pas
00:49:25les gens autour de vous...
00:49:26Moi, j'ai eu une chance
00:49:26dans ma vie,
00:49:27je le dis sincèrement,
00:49:28ce n'est pas la modestie.
00:49:29Je ne sais pas faire grand-chose.
00:49:31Il y a des choses
00:49:31que je sais bien faire,
00:49:32des choses que je ne sais pas
00:49:32très bien faire,
00:49:34mais j'ai trouvé la chance
00:49:34d'être très bien entouré.
00:49:36Mais vous savez vous entourer.
00:49:38Peut-être,
00:49:39mais je pense qu'un chef d'entreprise,
00:49:43qui ne sait pas jouer du piano,
00:49:44qui ne sait pas jouer de ça,
00:49:45mais qui va prendre
00:49:46les meilleurs dans chaque domaine.
00:49:48Et une entreprise,
00:49:48elle progresse comme ça.
00:49:49Et si vous mettez l'humain
00:49:50dans l'entreprise,
00:49:51alors les gens,
00:49:52ils montent aux arbres.
00:49:53Bon,
00:49:53une petite précision.
00:49:54Mais c'est grâce aux équipes.
00:49:56Ce n'est pas
00:49:57Jean-Pierre Hivert.
00:49:58Et souvent,
00:49:58on récompense
00:49:59le dirigeant,
00:50:01bravo,
00:50:02mais tout ça a été fait
00:50:03grâce à tous les gens
00:50:04qui m'ont entouré.
00:50:06Voilà,
00:50:06ce n'est pas mon travail,
00:50:07c'est le travail de tout le monde.
00:50:08Bon.
00:50:09Président,
00:50:10c'est l'heure
00:50:10de la petite surprise
00:50:11pour commencer
00:50:11ce petit tac au tac
00:50:14que j'aimerais rendre
00:50:15un petit hommage
00:50:15aux meilleurs
00:50:16des interviewers.
00:50:17Vous connaissez
00:50:18Thierry Ardisson
00:50:18qui nous a hélas quittés
00:50:20cet été.
00:50:22Donc,
00:50:22si vous le voulez bien,
00:50:23on va faire
00:50:24une interview river.
00:50:25C'est fini.
00:50:26Oui,
00:50:27c'est le nom de l'art
00:50:28de l'interview.
00:50:30Mais avant cela,
00:50:31je vais troquer
00:50:32la chemise blanche
00:50:33pour le t-shirt noir.
00:50:34Allez,
00:50:34on y va.
00:50:35Et voilà,
00:50:36c'est la magie
00:50:36de la télévision
00:50:37déjà changée
00:50:38en homme en noir.
00:50:39Président,
00:50:39on va attaquer
00:50:40donc cette petite
00:50:41interview river.
00:50:43Bonjour Thierry.
00:50:44Bonjour,
00:50:45Président River
00:50:46avec un point
00:50:46d'interrogation
00:50:47exprès
00:50:48et un point
00:50:48d'exclamation.
00:50:49On verra
00:50:50qu'est-ce qu'il en est
00:50:51réellement.
00:50:52Jean-Pierre River,
00:50:53vous êtes né
00:50:54le 2 septembre 1957
00:50:56à Condom
00:50:57dans le Gers
00:50:57qui,
00:50:58comme chacun le sait,
00:50:58est la capitale mondiale
00:51:00du préservatif.
00:51:01Est-ce que ça vous a appris
00:51:02très tôt
00:51:03à vous protéger
00:51:04dans le milieu
00:51:05du foot
00:51:05et des affaires ?
00:51:06Non,
00:51:06parce que quand j'étais petit,
00:51:07alors franchement,
00:51:07je n'avais pas la connexion
00:51:08avec le préservatif.
00:51:09D'abord,
00:51:10je ne suis pas resté
00:51:10très longtemps à Condom,
00:51:11je ne suis resté
00:51:12même pas une année.
00:51:13Après,
00:51:14j'ai circulé
00:51:14dans le sud-ouest
00:51:15et puis à 10 ans,
00:51:15je suis arrivé à Nice.
00:51:16Bon.
00:51:17Jean-Pierre River,
00:51:18si je vous dis le gym,
00:51:19vous me répondez quoi ?
00:51:20Amour,
00:51:21souffrance
00:51:21ou business ?
00:51:24Ah,
00:51:24pas business,
00:51:25pas de souffrance,
00:51:26plaisir.
00:51:28Amour ?
00:51:29Amour,
00:51:29plaisir,
00:51:30plaisir.
00:51:30Plus de plaisir
00:51:31que de l'amour,
00:51:32c'est quoi la différence ?
00:51:34L'amour,
00:51:34ça ne s'arrête pas.
00:51:36Le plaisir,
00:51:37c'est un moment
00:51:38où on passe
00:51:39de bons moments
00:51:40et puis à un moment,
00:51:40on s'arrête.
00:51:41L'amour,
00:51:42quand on a la chance
00:51:43de le croiser un jour,
00:51:44on essaie
00:51:44qu'il aille jusqu'au bout.
00:51:46Du plaisir,
00:51:46vous en avez donné
00:51:47à vos supporters ?
00:51:49Ça,
00:51:49je ne sais pas.
00:51:50Moi,
00:51:50j'en ai pris.
00:51:51j'ai plutôt tendance
00:51:52à retenir que les bonnes choses.
00:51:53J'ai pris du plaisir,
00:51:54oui.
00:51:54C'est une belle aventure
00:51:55que j'ai vécue.
00:51:56C'est une chance.
00:51:58Balotelli,
00:51:59Benarfa,
00:52:00Favre,
00:52:00Galtier,
00:52:01lequel vous a donné
00:52:02le plus de mots de tête ?
00:52:05Balotelli aucun,
00:52:08Benarfa aucun,
00:52:09Favre pas du tout,
00:52:11et Galtier non plus.
00:52:13Pas de mots de tête ?
00:52:14Non.
00:52:14Bon,
00:52:14et le plus de frissons ?
00:52:16Atem.
00:52:18Ça,
00:52:19c'est votre coup de maître ?
00:52:20Non,
00:52:20ce n'est pas mon coup de maître.
00:52:21C'est un travail collectif,
00:52:22encore une fois,
00:52:22mais Atem,
00:52:24moi,
00:52:25j'ai adoré ce joueur.
00:52:26J'allais au stade,
00:52:29une fois,
00:52:30je n'ai pas pu aller
00:52:30à l'extérieur,
00:52:31j'étais quelque part,
00:52:34et je me suis dit
00:52:35que je ne vais pas pouvoir
00:52:35voir le match.
00:52:37Coup de bol,
00:52:38j'ai vu le match,
00:52:40j'étais derrière la télé,
00:52:41je me suis régalé.
00:52:42C'était contre Rennes,
00:52:44à l'extérieur,
00:52:45à le plaisir.
00:52:47Vous êtes arrivé,
00:52:47vous étiez novice
00:52:48dans le football,
00:52:49est-ce que vous devez tout
00:52:50à Julien Fournier ?
00:52:52Beaucoup.
00:52:53Beaucoup,
00:52:54parce que quand j'arrive,
00:52:55je vous dis,
00:52:56j'avais rencontré Julien
00:52:57un mois avant,
00:52:59et on a vu un déjeuner
00:52:59où c'était très bizarre,
00:53:01on était d'accord sur tout,
00:53:02sur la vision des choses.
00:53:03Moi,
00:53:03je ne venais pas du football,
00:53:04lui venait du football,
00:53:06et on était en phase.
00:53:07Et quand je fais l'audit,
00:53:09en fin de soirée,
00:53:10j'appelle Julien,
00:53:11j'ai dit,
00:53:11Julien,
00:53:12on peut se revoir.
00:53:13Et donc,
00:53:14oui,
00:53:14Julien a été important.
00:53:16Pourquoi ?
00:53:16Parce que c'était un sachant.
00:53:17Vous savez,
00:53:18quand vous arrivez dans un métier
00:53:19que vous connaissez bien,
00:53:20vous faites des erreurs déjà.
00:53:20Bon,
00:53:21on en fait toujours,
00:53:22bien sûr.
00:53:23Quand vous arrivez dans un métier
00:53:24que vous ne connaissez pas,
00:53:25et que vous pensez
00:53:26que la personne qui est en phase de vous
00:53:27est en phase
00:53:28avec ce que vous voulez faire,
00:53:30parce que c'est important,
00:53:31il a dû savoir,
00:53:33il faut s'en servir.
00:53:34Et Julien,
00:53:36ça a été,
00:53:37franchement,
00:53:37on a passé les neuf premières années,
00:53:39c'était un bon équilibre
00:53:41entre nous deux.
00:53:43Après,
00:53:43il est arrivé à Ineos,
00:53:44ça a été différent,
00:53:45parce que,
00:53:45ce qui est normal,
00:53:47le pouvoir n'était plus au même endroit,
00:53:48donc il y a eu,
00:53:50ça a été plus complexe.
00:53:51Voilà.
00:53:51Vous êtes fâché aujourd'hui ?
00:53:52Pas du tout.
00:53:53J'ai eu Julien,
00:53:54il y a trois jours,
00:53:55je l'ai appelé
00:53:55pour qu'il vienne sur Benfica,
00:53:57parce que son épouse
00:53:58était présente
00:53:59dans le cadre du Point Rose.
00:54:01Il m'a dit,
00:54:01je ne viens pas au stade,
00:54:02mais on se voit
00:54:03avec grand plaisir en septembre.
00:54:05Pour parler des personnes
00:54:06avec qui vous avez été
00:54:06un peu fâchées,
00:54:07Eric Roy,
00:54:08vous regrettez
00:54:08que vous êtes fâché
00:54:09avec Eric Roy ?
00:54:10Alors,
00:54:10Eric,
00:54:11c'est un garçon
00:54:12que j'aimais bien.
00:54:13Il se trouve que
00:54:13quand je le croise
00:54:16avec Olivier Chouefny,
00:54:17une fois,
00:54:17il me dit,
00:54:17tu devrais reprendre le club
00:54:18et tout.
00:54:19Bon,
00:54:22et Eric,
00:54:26bon,
00:54:27quand j'arrive,
00:54:29il est entraîneur.
00:54:31Je lui fais confiance.
00:54:31On fait quand même
00:54:32des investissements
00:54:33importants à l'époque
00:54:33puisque on passe
00:54:34pratiquement tout l'investissement.
00:54:38Et puis,
00:54:38ça ne se passe pas
00:54:40très très bien
00:54:40sur le terrain.
00:54:42Et puis,
00:54:43je vois des gens
00:54:44que je ne citerai pas,
00:54:45mais notamment
00:54:47qui nous a quittés,
00:54:48celui-là,
00:54:48je peux le citer,
00:54:49il nous a quittés,
00:54:50qui me disent,
00:54:50presse,
00:54:50on va dans le mur.
00:54:52Et là,
00:54:54j'ai une décision
00:54:55importante à prendre
00:54:56qui n'est pas simple,
00:54:58surtout que je n'ai pas
00:54:59tous les codes du football.
00:55:00Et je prends la décision,
00:55:01c'est de ne pas garder
00:55:02Eric entraîneur.
00:55:03Et vous en avez
00:55:04beaucoup voulu.
00:55:06Je ne pense pas
00:55:06que ce soit que ça.
00:55:07Il s'est passé des choses,
00:55:09on va dire,
00:55:09la façon dont ça s'est fait,
00:55:11qui était...
00:55:13Voilà,
00:55:13ça ne s'est pas bien passé
00:55:14sur la méthodologie,
00:55:16entre guillemets.
00:55:16Vous le regrettez ?
00:55:19Je regrette
00:55:19quand j'ai des gens
00:55:20que j'aime bien,
00:55:21parce que j'aime bien Eric,
00:55:21que je n'ai rien contre lui,
00:55:22c'est un gentil garçon
00:55:23et qui, aujourd'hui,
00:55:24fait des miracles à Brest.
00:55:27Je ne regrette pas
00:55:27d'avoir pris cette décision
00:55:28à l'époque,
00:55:29parce que je pense
00:55:29que c'était la bonne décision,
00:55:31parce que ça nous a amenés
00:55:32à prendre René,
00:55:33après Claude Puel,
00:55:34et ainsi de suite.
00:55:35Donc je pense que c'était
00:55:35la bonne décision.
00:55:37Mais humainement parlant,
00:55:38oui, moi,
00:55:38je n'ai rien contre Eric,
00:55:39c'est un garçon que j'apprécie.
00:55:41On a tous nos qualités,
00:55:42nos défauts.
00:55:43Je regrette la méthodologie
00:55:44qui a été employée à l'époque,
00:55:45qui n'étaient peut-être pas
00:55:48celles que j'aurais pratiquées,
00:55:50mais il fallait peut-être
00:55:52faire comme on a fait
00:55:52pour que ça se passe comme ça.
00:55:54Bon, voilà.
00:55:55On sait que le niçois,
00:55:56Jean-Pierre Hiver,
00:55:56est exigeant,
00:55:57râleur, passionné.
00:55:59Est-ce que vous vous êtes
00:55:59parfois dit,
00:56:00mais pourquoi je me suis
00:56:02embarqué là-dedans ?
00:56:03Les seules fois où je me suis dit ça,
00:56:05c'est chaque fois
00:56:06qu'il y a eu des incidents au stade.
00:56:09Notamment la première fois,
00:56:10le Ni-Saint-Étienne,
00:56:12vous voyez un type
00:56:14qui est suspendu à la tribune,
00:56:16vous vous dites,
00:56:16mais qu'est-ce que je fais là ?
00:56:18Je ne suis pas venu pour ça,
00:56:20je suis venu pour construire
00:56:20quelque chose,
00:56:21pour bâtir quelque chose,
00:56:23et d'un coup,
00:56:23vous avez l'impression
00:56:24que l'immeuble s'effondre
00:56:25et que vous dites,
00:56:25il faut repartir à zéro.
00:56:27Ça, c'est dur.
00:56:29C'est les seules fois...
00:56:31Après, je n'ai pas peur du combat.
00:56:32La faire paillette ?
00:56:33Oui, ça, c'est particulier.
00:56:35Ça, c'est un truc...
00:56:37Je me suis exprimé...
00:56:39Vous n'avez pas envie d'être là,
00:56:40oui, mais vous n'avez pas
00:56:40envie d'être là, quoi.
00:56:42Non, parce que...
00:56:43Mais, enfin, franchement,
00:56:44et puis en plus,
00:56:45ce qui se passe après,
00:56:45la conf de presse,
00:56:46c'est tout sauf moi, ça.
00:56:48Et ça, j'ai regretté,
00:56:49franchement.
00:56:51Mais, voilà,
00:56:52dans le football,
00:56:52vous ne pouvez pas toujours dire
00:56:53tout ce que vous pensez,
00:56:54mais, voilà,
00:56:56c'est les seuls moments
00:56:57où j'ai regretté
00:56:57d'avoir pris ça.
00:56:58Ça vous intéresse de la bouteille ?
00:57:00Quand vous faites exfiltrer...
00:57:01Mais on ne se fait pas exfiltrer.
00:57:03Vous partez à la mi-temps ?
00:57:04Non, non, ce n'est pas ça.
00:57:05À la mi-temps,
00:57:06je suis avec Julien
00:57:07dans le vestiaire,
00:57:08il y a quelqu'un,
00:57:08la police qui arrive,
00:57:09il me dit,
00:57:09M. Rivère,
00:57:10il faut qu'on vous protège.
00:57:11Écoutez, moi,
00:57:11je n'ai pas besoin
00:57:11de protéger, sincèrement.
00:57:13Mais, tranquillement,
00:57:14on est peinard.
00:57:16J'ai à Julien,
00:57:16écoute,
00:57:17j'en ai marre
00:57:17à ces histoires.
00:57:19Bon,
00:57:19il s'est passé six mois
00:57:20compliqués,
00:57:21très compliqués,
00:57:22depuis cette histoire
00:57:23de Lisbastia.
00:57:24et qu'il y avait
00:57:27des choses nominatives.
00:57:29Bon,
00:57:30je les assumais,
00:57:30parce que...
00:57:31Des plaintes nominatives
00:57:32contre les sujets.
00:57:32Oui,
00:57:32j'étais pas au courant.
00:57:33Je les ai appris.
00:57:34OK,
00:57:35j'ai assumé.
00:57:36Il faut assumer.
00:57:36Quand on est le patron,
00:57:37on assume ce qui se passe.
00:57:38Vous n'étiez pas au courant
00:57:39que vous avez porté
00:57:40des plaintes
00:57:40contre ses supporters ?
00:57:41Je ne savais pas
00:57:42que c'était nominatif.
00:57:42Bon,
00:57:43peu importe,
00:57:43c'est nominatif,
00:57:44on assume,
00:57:45on prend les choses.
00:57:45Et on a passé six mois
00:57:46compliqués.
00:57:48Et à cette mi-temps-là,
00:57:49on est avec Julien,
00:57:50il me dit,
00:57:51moi,
00:57:51je rentre.
00:57:52Je dis,
00:57:52je rentre aussi.
00:57:54On sort,
00:57:55on parle un quart d'heure
00:57:56sur le parvis,
00:57:57il n'y avait personne,
00:57:58il n'y a pas de policiers,
00:57:59il n'y avait rien du tout,
00:58:00on était tranquillis
00:58:00à discuter.
00:58:01Je dis,
00:58:02écoute,
00:58:02le match va reprendre,
00:58:03je prends la route,
00:58:04je l'écoute à la radio,
00:58:05il me dit,
00:58:05moi aussi,
00:58:06je suis rentré chez moi,
00:58:07le lendemain,
00:58:07ma mère m'appelle
00:58:08à 8h du matin,
00:58:09il me dit,
00:58:09qu'est-ce qui s'est passé ?
00:58:09Je dis,
00:58:10mais ça n'est pas passé,
00:58:10tout va bien,
00:58:11pourquoi,
00:58:11qu'est-ce qu'il y a ?
00:58:12Et j'apprends,
00:58:13ni ce matin,
00:58:14qu'on a été exfiltré,
00:58:15il n'y a pas eu d'exfiltré.
00:58:16Le mot était trop fort.
00:58:17Ah, pas du tout,
00:58:17ça ne s'est pas passé comme ça.
00:58:20Dans votre carrière,
00:58:20quelle est la plus belle passe décisive
00:58:22que vous ayez faite ?
00:58:23La plus belle passe décisive ?
00:58:33Je n'ai aucune idée.
00:58:35Sur le foot ?
00:58:37Ou dans les affaires ?
00:58:38Ah !
00:58:40Quand je vends les affaires ?
00:58:42Au berger ?
00:58:43Vous avez fait une belle passe décisive,
00:58:44le berger corse ?
00:58:46Ah, ça,
00:58:46c'est humainement oui.
00:58:48Ça,
00:58:48c'est une histoire qui m'a...
00:58:51Pareil,
00:58:51c'était impossible,
00:58:52c'est pas possible
00:58:53de faire ce jeu,
00:58:54on n'avait pas le droit
00:58:54de faire une loterie,
00:58:55c'est pas possible,
00:58:57mais on va le faire quand même.
00:58:57On fait un concours,
00:58:58tout le monde ne connaît pas l'histoire,
00:59:00mais bon.
00:59:01Vous racontez-la ?
00:59:03Moi,
00:59:04quand j'étais gamin,
00:59:05je n'avais pas d'argent,
00:59:06je vivais dans une famille
00:59:08très sympathique
00:59:09où tout le monde était à moi,
00:59:10mais on n'avait pas
00:59:10beaucoup de moyens.
00:59:12Et un jour,
00:59:12je suis tombé sur un fascicule
00:59:14d'une Ferrari
00:59:14et ça m'a fait rêver.
00:59:15Je me suis dit,
00:59:15un jour,
00:59:15j'en aurai une.
00:59:16J'ai eu cette chance,
00:59:17passé une chance,
00:59:19j'ai eu cette chance
00:59:19pour un jour m'en payer une
00:59:20et puis j'en ai une deuxième
00:59:22et puis un jour,
00:59:23je vais chez le concessionnaire
00:59:24et je lui demande
00:59:25combien vont me reprendre la voiture.
00:59:27Et je dis,
00:59:27non, c'est pas assez,
00:59:28donc je m'en vais.
00:59:29Et dans la voiture,
00:59:29je ne sais pas ce qui se passe,
00:59:30je suis sur la route
00:59:31de retour chez moi,
00:59:32je me dis,
00:59:33mais moi,
00:59:33j'ai eu cette chance,
00:59:34pourquoi je n'en aurais pas
00:59:34cette chance à quelqu'un ?
00:59:36De gagner une Ferrari,
00:59:38pas l'acheter,
00:59:39pas...
00:59:39Et je pars sur cette idée
00:59:41d'une loterie,
00:59:41bon,
00:59:42la loterie,
00:59:42c'est le privilège
00:59:43de la Française des Jeux,
00:59:44le hasard,
00:59:44vous ne pouvez pas,
00:59:45c'est la Française des Jeux.
00:59:47Et donc,
00:59:47j'avais tout monté mon plan
00:59:48avec ça
00:59:48et j'étais déçu
00:59:49de ne pas pouvoir le faire
00:59:50et puis je creuse plus loin
00:59:51en me disant,
00:59:51on va le rendre possible quand même
00:59:52et je trouve l'idée du concours.
00:59:54Et je fais un concours,
00:59:56peu importe,
00:59:56bon,
00:59:56je n'avais pas beaucoup de moyens
00:59:57à l'époque,
00:59:57je fais une petite page
00:59:58dans Sport Auto,
00:59:59je n'ai pas le temps que j'ai
01:00:00parce que je vais être trop long.
01:00:01Bon, bref,
01:00:02toujours raccourci
01:00:03et en fin de compte,
01:00:05je me bagarre pendant deux mois et demi
01:00:06parce que le concours
01:00:07est deux mois et demi de vie
01:00:07et la presse,
01:00:10ça s'accélère à la fin
01:00:12parce que la presse
01:00:13a eu connaissance de ça
01:00:13à travers Canal+, d'ailleurs
01:00:15et la presse,
01:00:17la moitié de la presse
01:00:18pense que je suis un escroc,
01:00:19l'autre moitié dit
01:00:19bon, on verra
01:00:20et ça m'a encore plus motivé
01:00:22d'y arriver
01:00:22et j'ai eu une chance extraordinaire
01:00:23c'est que le gagnant
01:00:25de ce concours
01:00:25et je n'étais pas dans le jury,
01:00:27c'est un Corse
01:00:28qui a 24 ans,
01:00:29qui a le permis
01:00:29parce qu'il fallait avoir le permis
01:00:30et qui est berger en Corse.
01:00:33Et là, j'ai un berger
01:00:34qui a fait toutes les télés,
01:00:36on l'a fait tous les 20 heures
01:00:36à l'époque
01:00:37et qui a fait pendant un an
01:00:38et demi toutes les télés
01:00:39avec ses moutons,
01:00:40sa Ferrari
01:00:40et après il a eu un capital
01:00:42pour la vendre.
01:00:42Il fallait mettre combien
01:00:43pour participer au concours ?
01:00:44A l'époque,
01:00:45c'était 199 francs
01:00:46donc ça fait...
01:00:47200 francs.
01:00:48200 francs,
01:00:4830 euros la Ferrari.
01:00:50Et il a gagné une Ferrari.
01:00:51C'est une belle passe dé.
01:00:53Et moi,
01:00:53ça a été la plus belle récompense.
01:00:55Et la plus grosse boulette alors ?
01:00:57La plus grosse boulette ?
01:00:58Conférence de presse Marseille.
01:01:00Pas le retour de Lucien Favre ?
01:01:02Pas du tout.
01:01:03Je pense que Lucien,
01:01:04on ne vient pas
01:01:05d'un mauvais entraîneur.
01:01:06Je pense que Lucien
01:01:07était mal accompagné.
01:01:10Je suis allé lui dire
01:01:10mais humainement,
01:01:12c'était un type bien,
01:01:13très bien,
01:01:14qui a dit
01:01:14moi je ne peux pas
01:01:14faire partir ces gens-là.
01:01:16Donc je suis allé voir d'autres gens
01:01:17pour dire
01:01:18si vous ne faites pas ça,
01:01:18on va dans le mur.
01:01:20On m'a dit
01:01:20non, non,
01:01:21nous on ne prend pas l'édition,
01:01:21c'est le coach à l'apprendre.
01:01:22Le coach ne l'apprendra pas.
01:01:24Et Lucien s'arrête
01:01:25un très grand entraîneur.
01:01:26J'ai beaucoup de respect pour Lucien
01:01:27et le jour où je vais le voir
01:01:29pour lui dire
01:01:29Lucien,
01:01:29ça s'arrête
01:01:30parce que je suis allé lui dire moins,
01:01:31j'ai été humainement très touché.
01:01:35C'est quelqu'un que je respecte énormément.
01:01:37Dites-moi Président,
01:01:38entre Ineos et vous,
01:01:39qui a le plus changé ?
01:01:42Ben Ineos,
01:01:43ils sont constants.
01:01:47Vous ne regrettez pas aujourd'hui
01:01:48de leur avoir vendu le club
01:01:49plutôt qu'aux Saoudiens du PIF
01:01:51à qui vous avez été intéressés ?
01:01:53Alors,
01:01:54les Saoudiens du PIF,
01:01:55je rencontre le même jour
01:01:56qu'Ineos,
01:01:57donc le matin,
01:01:58il y a le PIF
01:01:58et l'après-midi Ineos.
01:01:59Ineos,
01:02:00c'est des gens,
01:02:01d'abord,
01:02:02trois associés,
01:02:03moi je trouve des gens très humbles,
01:02:05très respectueux,
01:02:06ils ne sont pas là,
01:02:08n'oubliez pas qu'on a le Covid,
01:02:10n'oubliez pas qu'on a Mediapro,
01:02:12il s'est passé beaucoup de choses,
01:02:13ils ne sont pas là,
01:02:15sincèrement,
01:02:15je pense que le club,
01:02:16il n'est pas dans l'état où il est aujourd'hui.
01:02:17Les Saoudiens auraient pu être là aussi.
01:02:18Pardon ?
01:02:18Les Saoudiens auraient pu être là aussi.
01:02:21Oui,
01:02:22mais à l'époque,
01:02:22je rencontre des gens
01:02:23qui ne savent pas trop,
01:02:25et je leur explique
01:02:27que ce qu'ils veulent faire,
01:02:28c'est compliqué,
01:02:29donc franchement,
01:02:31les Anglais m'ont rassuré
01:02:32et un grand merci à eux
01:02:33d'avoir été là.
01:02:34Même quand ils vous ont empêché
01:02:35de prendre Cavani
01:02:36pour un million de primes ?
01:02:38Ça,
01:02:38ce n'est même pas remonté en haut,
01:02:40ça s'est arrêté à un certain niveau.
01:02:42Voilà.
01:02:43Vous revenez quand
01:02:43avec les Saoudiens ?
01:02:44Non,
01:02:45moi je ne reviens plus.
01:02:46C'est un faux départ,
01:02:47président,
01:02:47encore une fois ?
01:02:48Non,
01:02:48non,
01:02:48non,
01:02:48non,
01:02:48non,
01:02:49pas encore une fois.
01:02:50Quand je pars pour les Chinois,
01:02:52je n'ai pas l'intention de revenir.
01:02:53Simplement,
01:02:54quand Ineos dit
01:02:55on y va,
01:02:56on y va
01:02:57si vous restez avec Julien,
01:02:58sinon on ne prend pas.
01:03:00Jean-Pierre,
01:03:01qui dirige le foot français aujourd'hui ?
01:03:02Vincent Labrune
01:03:03ou Nasser El Khalaifi ?
01:03:05Alors,
01:03:06vous savez,
01:03:07Vincent,
01:03:08c'est quelqu'un
01:03:08que je côtoie depuis un moment
01:03:09qui a été beaucoup critiqué.
01:03:11Il a fait des erreurs,
01:03:12il le sait,
01:03:13mais il a fait des bonnes choses aussi.
01:03:15Et il n'a pas
01:03:16une si mauvaise vision que ça.
01:03:19Nasser est quelqu'un
01:03:20d'influents dans le football français,
01:03:21mais ce n'est pas lui
01:03:22qui dirige.
01:03:23Et contrairement à ce que vous pensez,
01:03:24il est très respectueux
01:03:25des petits ou moyens clubs.
01:03:27Jean-Pierre,
01:03:27entre nous,
01:03:28vous partez parce que
01:03:29ça sera un peu le sapin,
01:03:30non ?
01:03:30Allô,
01:03:30j'ai mis.
01:03:31Pas du tout.
01:03:32Je pars parce que
01:03:33ça fait 14 ans que je suis là.
01:03:35J'ai toujours dit,
01:03:36si vous reprenez mes interviews
01:03:38depuis 14 ans,
01:03:39quand la notion de plaisir
01:03:40n'est plus là,
01:03:41je partirai.
01:03:42Alors,
01:03:42ce n'est pas un événement,
01:03:44mais c'est une succession
01:03:45d'événements
01:03:45qui font qu'aujourd'hui,
01:03:47je ne suis pas moi-même
01:03:48tel que j'aime l'être
01:03:50depuis quelques années.
01:03:51je suis resté
01:03:54parce que j'ai un devoir moral
01:03:55vis-à-vis des actionnaires
01:03:56qui sont des gens remarquables.
01:03:57Vraiment,
01:03:58je le pense sincèrement.
01:04:01On ne peut pas critiquer
01:04:02Jim Ratcliffe
01:04:03d'acheter Manchester.
01:04:04C'est son club de cœur.
01:04:05Je suis à sa place.
01:04:07J'ai les moyens.
01:04:07J'ai mon club de cœur
01:04:08qui a à vendre.
01:04:09Je l'achète.
01:04:10Ils respectent Nice.
01:04:12Ils sont toujours là.
01:04:13Ils mettent les investissements
01:04:13qu'il faut faire.
01:04:14Moins qu'ils n'auraient pu le faire.
01:04:17Je me souviens plus d'autres questions.
01:04:23Ça sent le sapin.
01:04:25Est-ce que ça sent le sapin ?
01:04:26Non, ça ne sent pas le sapin.
01:04:27Vous partez tête haute en tous les cas.
01:04:28Vous ne regrettez rien.
01:04:29Écoutez, moi je pars
01:04:30parce que justement
01:04:31je pense que les choses
01:04:32sont sur le rail.
01:04:33On a un super coach.
01:04:34On a un bon directeur sportif.
01:04:37Et puis on a une continuité
01:04:38qui va être là.
01:04:39Fabrice prend la suite.
01:04:40Il connaît le club.
01:04:41Il est là depuis trois ans.
01:04:42Donc c'est bien.
01:04:44Dernière question, Jean-Pierre.
01:04:45Est-ce que la nuit
01:04:47vous dormez aussi
01:04:48avec votre chemise blanche ?
01:04:51Mais en dehors du foot
01:04:52je ne mets pas tout le temps
01:04:53des chemises blanches.
01:04:55Vous seriez même surpris.
01:04:56Je plaisante.
01:04:58Le truc en clé.
01:05:00Non, mais Marcel, non.
01:05:02Non, mais je veux dire
01:05:02je ne suis pas...
01:05:04La chemise blanche
01:05:04je vous dis
01:05:04c'est plus le club
01:05:05c'est le code du club.
01:05:07Et déjà
01:05:07je ne porte pas toujours
01:05:08les fringues
01:05:09qui sont nécessaires
01:05:10pour le code du club.
01:05:10Je mets au moins les couleurs
01:05:11qui sont nécessaires
01:05:12pour le code du club.
01:05:13On va arrêter
01:05:14cette interview style
01:05:15Ardisson.
01:05:16J'espère que je save ça.
01:05:17Ça a été.
01:05:18C'est parfait.
01:05:18Mais vous n'avez jamais été agressif
01:05:20ou méchant avec moi.
01:05:21Toujours bienveillant.
01:05:22On parlait tout à l'heure
01:05:23de l'augmentation de capital.
01:05:26Président, ça veut dire quoi ?
01:05:26Non, mais ça c'est technique.
01:05:28Expliquez-nous
01:05:28parce que les supporteurs
01:05:29ne sont pas trop ça.
01:05:30Non, mais c'est pas grave.
01:05:30L'augmentation de capital
01:05:31c'est que chaque fois
01:05:32que la DNCG vous demande
01:05:33de compenser les pertes
01:05:35vous mettez des pertes
01:05:36et on vous demande
01:05:36de faire une augmentation de capital
01:05:38parce que c'est plus sécurisant.
01:05:39Je passe là-dessus
01:05:40parce que c'est un truc
01:05:41très technique.
01:05:41Donc ils l'ont fait
01:05:42tous les ans quasiment.
01:05:43Ah pas tous les ans.
01:05:43Ils ne mettent pas 60 millions
01:05:44tous les ans.
01:05:45Non, mais mettre de l'argent
01:05:46en capital.
01:05:47Des fois on fait monter le capital.
01:05:49L'avenir fait le cinéma,
01:05:50c'est ça que vous avez dit ?
01:05:52Oh, il y a plein de choses.
01:05:54Effectivement,
01:05:55j'ai un projet d'un film,
01:05:58de deux maintenant
01:05:58parce que ma compagne
01:05:59a aussi écrit un scénario.
01:06:00On l'a écrit le premier ensemble,
01:06:01on l'a écrit un deuxième.
01:06:02On va essayer.
01:06:03Mais déjà,
01:06:04beaucoup d'humilité.
01:06:05On ne connaît pas,
01:06:05donc c'est un métier
01:06:06qui est compliqué certainement,
01:06:07mais qui est intéressant.
01:06:08Ça se passe sur le football ?
01:06:10Pas du tout.
01:06:11Alors il n'y a aucun mot
01:06:12de football là-dedans.
01:06:14Sinon, nous,
01:06:14on pouvait se proposer
01:06:15comme acteur.
01:06:16Oui, oui,
01:06:16bon, regarde-moi,
01:06:17on fera une conférence journaliste.
01:06:19Non, mais si vous voulez,
01:06:20c'est l'envie
01:06:21de découvrir d'autres horizons,
01:06:22d'apprendre peut-être
01:06:24un métier ou je ne sais pas.
01:06:26Je trouve que c'est intéressant
01:06:27d'avoir moins de contraintes,
01:06:29de rythme de contraintes
01:06:31et de pouvoir découvrir
01:06:32d'autres horizons
01:06:32avec beaucoup d'humilité
01:06:34encore une fois.
01:06:34Je n'ai pas l'impression
01:06:35de faire un grand film,
01:06:36mais si on peut réaliser
01:06:37ces films qu'on a en tête,
01:06:39c'est sympa,
01:06:40c'est de belles aventures
01:06:40à vivre et la notion
01:06:42de plaisir revient encore.
01:06:43C'est important.
01:06:44Sans parler du fonds de dotation
01:06:46auquel vous allez...
01:06:46Ça, le fonds de dotation,
01:06:47c'est autre chose.
01:06:48Je suis très attaché à ça
01:06:48parce que c'est la première chose
01:06:50que je crois que j'ai demandé
01:06:51à faire à l'époque à Virginie
01:06:52et à ses équipes.
01:06:53Virginie Rossetti,
01:06:54la directrice de la communication
01:06:55et de la marque.
01:06:55Pardon, excusez-moi
01:06:56pour ceux qui ne connaissent pas Virginie,
01:06:57mais je crois que tout le monde
01:06:58connaît Virginie.
01:06:58Et c'est vrai que c'était
01:07:00l'idée de se dire
01:07:01un club de football,
01:07:02c'est fort,
01:07:02c'est un patrimoine
01:07:03dans une région
01:07:04et cette marque-là,
01:07:05elle doit servir
01:07:06à un peu de temps de la main
01:07:07à ceux qui en ont besoin.
01:07:08Que ce soit les associations,
01:07:10les enfants,
01:07:10enfin tout ce que...
01:07:11Ils ont fait un travail.
01:07:12Je suis admiratif
01:07:13de leur travail.
01:07:14Donc là,
01:07:15il y a 15 jours,
01:07:16Virginie,
01:07:17avant que je lui annonce
01:07:18que je parte,
01:07:19il dit président,
01:07:20on n'a pas un gros budget,
01:07:21on équilibre,
01:07:22c'est pas terrible.
01:07:23Qu'est-ce qu'on peut faire ?
01:07:24Je dis,
01:07:24écoutez,
01:07:25je savais que j'allais partir
01:07:26dans ma tête.
01:07:27J'ai écouté,
01:07:28je vais m'occuper de ça
01:07:28avec vous.
01:07:29Et on va essayer
01:07:30de mobiliser
01:07:31tous les partenaires,
01:07:32tout le monde,
01:07:34parce que les plus belles histoires
01:07:35pour moi,
01:07:35elles sont là-dedans.
01:07:36Oui,
01:07:36vous avez reçu des prix,
01:07:37d'ailleurs,
01:07:37par rapport à ça.
01:07:38L'équipe a reçu des prix,
01:07:39enfin l'équipe,
01:07:40notre équipe à nous
01:07:41a reçu des prix
01:07:42à l'Assemblée
01:07:43plusieurs fois.
01:07:44On a été honorés
01:07:45à ce titre-là
01:07:45sur le plan national
01:07:46et je trouve que...
01:07:48Voilà,
01:07:49aider les autres,
01:07:49c'est bien.
01:07:51Vous allez continuer
01:07:51à venir au stade,
01:07:52président ?
01:07:52Même après...
01:07:53Alors,
01:07:53de temps en temps,
01:07:55et puis je pense
01:07:56qu'il faut que je ne sois pas...
01:07:58Vous savez,
01:07:58quand vous avez quelqu'un
01:07:59qui prend votre place,
01:08:00ce qui est important,
01:08:02c'est lui laisser la place
01:08:03et surtout pas être là.
01:08:06Donc,
01:08:06si je viens au stade,
01:08:07je me mettrais un peu
01:08:08dans un coin,
01:08:09tranquille.
01:08:09De temps en temps,
01:08:10dans une tonique,
01:08:10quand même.
01:08:11Avec plaisir.
01:08:12Ah bon ?
01:08:13Avec plaisir.
01:08:13Mais voilà,
01:08:14je vais essayer de rester
01:08:15là où il faut que je sois.
01:08:17Maintenant,
01:08:17je suis derrière le rideau,
01:08:18je me mettrais vers le rideau.
01:08:20Président,
01:08:20donc là,
01:08:20vous allez prendre du recul
01:08:21avec le milieu du foot.
01:08:22Donc,
01:08:23qu'est-ce qui vous manquera
01:08:23le plus
01:08:24et qu'est-ce qui ne vous manquera
01:08:25pas du tout ?
01:08:26Ni ce matin.
01:08:28Les deux.
01:08:29Alors,
01:08:31encore une fois,
01:08:32quand je prends la décision
01:08:33de m'arrêter,
01:08:34je l'apprends avec beaucoup de...
01:08:35J'ai pris le temps
01:08:37de la réflexion
01:08:38et je dirais que
01:08:40quand je tourne la page,
01:08:43rien ne va me manquer.
01:08:46Parce que je tourne la page.
01:08:47Après,
01:08:48j'ai toujours un regard bienveillant
01:08:49sur le GC Nice,
01:08:50bien évidemment,
01:08:51et je n'ai qu'un espoir,
01:08:54c'est que le GC Nice
01:08:54soit bien plus fort
01:08:55après moi
01:08:56qu'avant,
01:08:57pendant ma période.
01:08:58Moi,
01:08:58j'avais donné des objectifs,
01:09:01on en aurait pu mieux faire,
01:09:02bien sûr,
01:09:02mais on les a globalement...
01:09:03Moi,
01:09:03j'ai dit ce que j'avais...
01:09:04Enfin,
01:09:05j'avais dit
01:09:05que j'allais faire ça,
01:09:06je l'ai fait.
01:09:07On aurait pu mieux réussir,
01:09:08bien sûr,
01:09:09mais après,
01:09:11je vais avoir un regard
01:09:12et je serais heureux
01:09:13si le GC Nice grandit
01:09:14après moi.
01:09:15Mais l'adrénaline
01:09:15de faire un Ben Arfa,
01:09:16de faire un Balotelli
01:09:17comme vous l'adoriez,
01:09:18ça, ça...
01:09:19Oui,
01:09:19mais ça,
01:09:19je l'ai perdu depuis longtemps.
01:09:21Donc,
01:09:21elle ne me manque plus.
01:09:23Parce que j'ai vécu
01:09:24une période
01:09:24où franchement,
01:09:27moi,
01:09:27enfin,
01:09:27c'est excitant
01:09:30de dire
01:09:31ce gars-là,
01:09:31ce n'est pas possible
01:09:32pour nous,
01:09:33on n'a pas les moyens,
01:09:33on n'a pas le budget,
01:09:35on n'a pas le club pour,
01:09:37eh bien,
01:09:37on va le faire.
01:09:39Ça,
01:09:39c'est excitant.
01:09:41Après,
01:09:41depuis
01:09:413,
01:09:424,
01:09:425 ans,
01:09:43je...
01:09:44Je...
01:09:45Non,
01:09:48mais...
01:09:49Vous êtes
01:09:51en représentation,
01:09:52c'est ça,
01:09:53depuis 4,
01:09:535 ans ?
01:09:53Non,
01:09:53après,
01:09:54j'ai pris beaucoup de plaisir
01:09:54durant ces années-là
01:09:55dans les instances.
01:09:56Voilà.
01:09:57Mais là aussi,
01:09:58je suis arrivé au bout.
01:10:00Parce que,
01:10:00de ce moment-là,
01:10:01ces derniers mois,
01:10:02j'ai passé beaucoup de temps.
01:10:03Avec les droits de télé.
01:10:04Oui.
01:10:06J'ai été fier d'une chose,
01:10:07c'est que,
01:10:08par exemple,
01:10:08au GC Nice,
01:10:09on était...
01:10:09Quand il y a eu
01:10:10la répartition de CVC,
01:10:11je peux le dire,
01:10:13mais c'est une petite fierté quand même.
01:10:14Mais le GC Nice doit avoir 33 millions.
01:10:18Beaucoup de clubs en ont voulu.
01:10:19Et je me prends encore dans la gueule aujourd'hui,
01:10:21dans les réunions où on me fait savoir.
01:10:23Mais je me suis battu pour que le GC Nice,
01:10:24c'était pas 33,
01:10:26mais 80.
01:10:27Leur vendre qu'on était un club européen.
01:10:28Bon,
01:10:29je reconnais que
01:10:30ce n'est pas simple.
01:10:32Mais,
01:10:32et le fait d'avoir obtenu 80 millions,
01:10:36ces 50 millions,
01:10:37je me dis,
01:10:37j'ai servi à quelque chose.
01:10:39Donc,
01:10:39j'ai passé beaucoup de temps dans les instances,
01:10:41et j'ai pris du plaisir,
01:10:43là,
01:10:44mais mon plaisir s'est arrêté un peu.
01:10:46notamment dans cette renégociation des droits télé
01:10:48sur lequel je me suis beaucoup impliqué.
01:10:50Ce n'est pas la direction que je souhaitais que l'on prenne.
01:10:53Vous vouliez canal plus,
01:10:54disons-le.
01:10:55Bile canal.
01:10:56Voilà,
01:10:56pour moi,
01:10:57c'était l'idéal.
01:10:57C'était ça,
01:10:59avec,
01:10:59voilà,
01:11:00un prix décent,
01:11:03une seule,
01:11:04tous les matchs sur la même chaîne.
01:11:06Et puis,
01:11:07bon,
01:11:07on a tous été bercés par canal.
01:11:09Aujourd'hui,
01:11:10il y a une chaîne.
01:11:11Je soutiens la chaîne,
01:11:11bien évidemment,
01:11:13comme tout le monde,
01:11:14mais c'était,
01:11:15j'ai passé beaucoup de temps,
01:11:16et je regrette,
01:11:17voilà.
01:11:17Tu n'es pas de l'énergie,
01:11:18un peu.
01:11:19Pas d'énergie,
01:11:20mais je fais le tour.
01:11:21Voilà.
01:11:22Mais j'ai pris beaucoup,
01:11:23parce que j'ai aussi beaucoup appris.
01:11:24C'était très intéressant.
01:11:25J'ai découvert plein de métiers,
01:11:26en fin de compte,
01:11:26dans le football.
01:11:27Mais d'ailleurs,
01:11:27certaines personnes auraient aimé
01:11:28que vous continuiez dans les instances,
01:11:30que vous preniez même d'autres rôles.
01:11:32Oui,
01:11:33mais ça,
01:11:34j'étais très clair,
01:11:35je suis tellement heureux de vivre dans cette région
01:11:37que je n'ai absolument pas envie
01:11:38de vivre même 3-4 jours par semaine à Paris.
01:11:40Donc,
01:11:40j'ai décliné certaines choses.
01:11:42Vous voulez président de la Ligue ?
01:11:44Non.
01:11:45Voilà.
01:11:46Je n'en dis pas plus.
01:11:47Mais j'ai précisé que vivre 3-4 jours à Paris,
01:11:50ce n'était pas ma vie.
01:11:51Pas maintenant,
01:11:52pas à mon âge.
01:11:53Surtout,
01:11:53quand on est devenu niçois de cœur,
01:11:55que vous n'étiez pas de base.
01:11:56Je suis un niçois de cœur.
01:11:57Enfin,
01:11:58de la région.
01:11:58Maintenant,
01:11:59je vis à Villefranche,
01:12:01mais c'est tout comme Nice.
01:12:01Non,
01:12:01c'est la comté.
01:12:02Villefranche,
01:12:03et nous,
01:12:03via Franck.
01:12:04Et président,
01:12:04qu'est-ce que vous avez envie de dire aux supporters
01:12:06qui sont peut-être un peu inquiets
01:12:09de vous voir partir,
01:12:10de la tournure des événements aussi ?
01:12:11Alors,
01:12:12déjà,
01:12:12une chose,
01:12:12ce n'est pas une personne qui fait un club.
01:12:15Ce n'est pas...
01:12:16Tout le monde est remplaçable.
01:12:19Il y a aujourd'hui,
01:12:20le club est structuré financièrement.
01:12:22Il est bien installé,
01:12:24bien ancré.
01:12:26Le club est aujourd'hui quand même parmi...
01:12:28On est dans l'eau du tableau,
01:12:30même si je souhaiterais
01:12:31qu'on soit un peu plus performant
01:12:32qu'on a en Coupe d'Europe.
01:12:32Mais je pars serein,
01:12:34je sais que le club,
01:12:35il est sur de bons rails.
01:12:37Voilà.
01:12:38Continuez à supporter l'OGC Nice.
01:12:40Mais ce n'est pas parce que...
01:12:42Je vous dis,
01:12:42moi,
01:12:42je serais fier de quelque chose,
01:12:45c'est qu'après moi,
01:12:46ce soit mieux que moi.
01:12:47Et ce n'est pas de la langue de bois,
01:12:48ça, président ?
01:12:49Je le pense sincèrement.
01:12:50Ah, mais vraiment ?
01:12:50Parce que vous l'avez fait,
01:12:51vous l'avez pratiqué,
01:12:52la langue de bois.
01:12:52Oui,
01:12:53c'est normal,
01:12:54on est obligés.
01:12:56Ça m'arrive encore
01:12:57de ne pas dire tout ce que je pense.
01:12:59C'est ce que je pense.
01:13:01Aujourd'hui,
01:13:01vous...
01:13:02Peut-être que dans 3-4 ans,
01:13:04je dirai des choses,
01:13:05mais là,
01:13:05non,
01:13:06je ne peux pas.
01:13:06Mais non,
01:13:07mais sincèrement,
01:13:08moi,
01:13:08je serais fier de me dire,
01:13:09vous savez,
01:13:09quand vous prenez un patrimoine
01:13:11comme GC Nice,
01:13:11vous vous dites,
01:13:12bon,
01:13:12c'était une maison
01:13:13qui était un peu à l'abandon,
01:13:14on va dire.
01:13:14Aujourd'hui,
01:13:15elle est quand même bien,
01:13:16elle est bien,
01:13:16elle est propre,
01:13:17elle est bien.
01:13:18Et si demain,
01:13:18on en fait un palais,
01:13:19je serai le plus heureux des hommes.
01:13:21Ça veut dire que
01:13:21les gens,
01:13:23après,
01:13:24ont fait mieux que vous.
01:13:25C'est pas...
01:13:27Moi,
01:13:27je n'ai pas envie de me dire
01:13:28un GC Nice après moi,
01:13:28il n'y a plus rien.
01:13:29Au contraire,
01:13:30je serai triste.
01:13:31Ça veut dire qu'on n'a pas fait
01:13:32les bons choix.
01:13:33Donc,
01:13:34aujourd'hui,
01:13:34j'espère que le gym,
01:13:36par des événements qui peuvent arriver,
01:13:38divers et variés,
01:13:39qui font que le GC Nice soit encore plus haut.
01:13:41Ça veut dire qu'on a été une marche
01:13:43parmi d'autres marches.
01:13:44C'est ça.
01:13:45Et INEOS,
01:13:45c'est le bon propriétaire pour ça ?
01:13:47Alors,
01:13:47c'est le bon propriétaire.
01:13:49Après,
01:13:49est-ce qu'INEOS,
01:13:50un jour,
01:13:50vendra le GC Nice ?
01:13:51Peut-être.
01:13:52Aujourd'hui,
01:13:52ce n'est pas leur intention.
01:13:53Peut-être qu'un jour,
01:13:54il y aura un investisseur qui dira
01:13:55« Ben moi,
01:13:56je vais mettre plus d'argent
01:13:57dans le GC Nice que vous ».
01:13:58Peut-être qu'ils diront
01:13:58« Ben tiens,
01:13:59pourquoi pas ?
01:13:59Je ne connais pas l'avenir ».
01:14:01Mais,
01:14:02voilà,
01:14:03j'ai un souhait,
01:14:04c'est qu'après moi,
01:14:04ce soit encore mieux.
01:14:06Parce qu'il n'y a pas de titre,
01:14:07il n'y a pas de bon parcours
01:14:10en Coupe d'Europe
01:14:10et j'aimerais que ce club,
01:14:12et je serai au stade
01:14:13à ces moments-là
01:14:14pour suivre l'évolution,
01:14:15mais,
01:14:15voilà,
01:14:16c'est ce que je souhaite sincèrement.
01:14:17Et là,
01:14:17je ne fais pas la langue de bois,
01:14:18je ne fais pas le discours
01:14:19« Ouh ! »
01:14:20Non,
01:14:21je fais un discours sincère.
01:14:22Et Maurice Cohen nous disait
01:14:23« Il faut que le centre d'entraînement
01:14:24s'appelle Jean-Pierre Rivère ».
01:14:27Alors,
01:14:27Maurice,
01:14:27je ne le connaissais pas
01:14:28quand je suis arrivé,
01:14:29mais après,
01:14:29c'est devenu un ami aujourd'hui.
01:14:31Et je l'ai remercié
01:14:32parce qu'il a toujours
01:14:34de la bienveillance
01:14:34à mon égard.
01:14:36Toujours de gentils mots,
01:14:37mais là,
01:14:38ce n'est pas la peine
01:14:38d'aller plus loin.
01:14:40Le centre,
01:14:40il est comme il est.
01:14:41On va reparler encore
01:14:42avec vous,
01:14:42Président Rivère.
01:14:43Vous allez nous donner
01:14:43deux,
01:14:43trois petites anecdotes
01:14:44que vous n'avez jamais racontées
01:14:45dans Le Souviens-toi.
01:14:47Avant cela,
01:14:47oui,
01:14:48on va faire très vite.
01:14:48Je suis un peu long,
01:14:49moi,
01:14:49c'est pour vous.
01:14:49Non,
01:14:49on va faire...
01:14:50Ne vous inquiétez pas,
01:14:51on a tout le temps,
01:14:51nous,
01:14:51on est bien avec vous.
01:14:52Vous faites une mission spéciale
01:14:53sur trois semaines.
01:14:54On en profite.
01:14:54Ah !
01:14:55Je reviens alors.
01:14:57Tous les ludiques,
01:14:58il faut revenir alors.
01:14:58Tant que vous n'êtes pas
01:14:59en profite,
01:14:59Président.
01:15:00Mais moi,
01:15:00je m'éclate avec vous.
01:15:02Allez,
01:15:02rapidement,
01:15:02le cadre de la semaine.
01:15:03Je vais postuler
01:15:03comme consultant.
01:15:04C'est embauché,
01:15:05il n'y a pas besoin de postuler.
01:15:06C'est bon.
01:15:06C'est signé.
01:15:07Je m'ai rêvé.
01:15:08C'est signé.
01:15:08Allez,
01:15:09le cadre de la semaine,
01:15:10on y va,
01:15:10c'est rapide.
01:15:17Allez,
01:15:17le Président.
01:15:19Le Président qui disait
01:15:20qu'il se marre avec nous.
01:15:21Nous aussi,
01:15:21on se marre bien
01:15:22avec vous,
01:15:23Président.
01:15:23Deux places à gagner
01:15:24pour Nice-Toulouse.
01:15:25Le premier match
01:15:25de la saison de Ligue 1,
01:15:26il faut pronostiquer
01:15:27le score entre Benfica
01:15:29et l'OGC Nice.
01:15:29On va voir s'il y en a
01:15:30qui croient au miracle
01:15:31et qui pronostiqueront
01:15:32un score en faveur
01:15:33des Niçois
01:15:35ou être plutôt réaliste
01:15:36et un score en faveur
01:15:37du Benfica.
01:15:38Nous verrons cela
01:15:39sur les réseaux
01:15:40de l'OGC Nice
01:15:41avec le hashtag
01:15:42Gymtonic
01:15:42et donc le pronostic
01:15:44avec le nom de buteur
01:15:45s'il y en a
01:15:46du Benfica Nice.
01:15:47Deux places
01:15:47pour Nice-Toulouse.
01:15:48Le souviens-toi.
01:15:53Ce que vous n'avez jamais dit,
01:15:56Président,
01:15:57publiquement en tous les cas,
01:15:58ce que vous n'avez jamais raconté,
01:15:59on a préparé un petit peu cela
01:16:01et il y a une première information.
01:16:04Il y a beaucoup de choses.
01:16:05Il y a beaucoup de choses,
01:16:06j'imagine.
01:16:06J'espère qu'un jour
01:16:07vous écrirez un bouquin.
01:16:08Non.
01:16:08Pourquoi pas par rapport
01:16:10à tout cela.
01:16:11Mais vous vouliez nous raconter
01:16:12par exemple
01:16:13le transfert avorté
01:16:14de Mikasieri à Barcelone.
01:16:16Oui, ça,
01:16:17c'était un coup dur.
01:16:18Alors, un coup dur
01:16:19à plusieurs titres.
01:16:20Humainement parlant
01:16:20pour le joueur
01:16:21parce que je me souviens
01:16:22on est dans le vestiaire
01:16:23pour Naples.
01:16:26Mikas,
01:16:26il est dans son match
01:16:27bien sûr
01:16:28mais il a sa tête
01:16:29à Barcelone.
01:16:31Il a le contrat
01:16:31qui est signé,
01:16:32enfin qui est prêt.
01:16:35On s'est mis d'accord
01:16:35avec Barcelone
01:16:36sur un montant
01:16:37qui nous,
01:16:38nous va très très bien.
01:16:39C'est un très bon montant.
01:16:40Vous pouvez le dire maintenant.
01:16:41Ah oui,
01:16:42on est frôlé les 40.
01:16:44Ah ouais.
01:16:45Pour un joueur
01:16:45qu'on a acheté
01:16:452 millions et demi.
01:16:46Oui.
01:16:46Et puis,
01:16:50le match passe.
01:16:52Le lendemain matin,
01:16:52j'ai un coup
01:16:53de juillet
01:16:53et il me dit
01:16:53Jean-Pierre,
01:16:54il y a un problème.
01:16:55Je lui dis lequel
01:16:56ils ne veulent pas conclure.
01:16:58Je lui dis
01:16:58comment ça
01:16:59ils ne veulent pas conclure.
01:17:00Et le joueur
01:17:01il est dans sa tête.
01:17:02Il est au Barça.
01:17:04Il est au courant
01:17:04qu'il est à l'aéroport
01:17:05le matin
01:17:05pour prendre l'avion.
01:17:07Oui,
01:17:07mais c'est là,
01:17:09on en est là.
01:17:10Et j'essaye
01:17:11de joindre le président
01:17:11que je connaissais
01:17:12de Barcelone.
01:17:14Il ne me répond pas.
01:17:14bizarre,
01:17:15c'est bizarre qu'il ne me rappelle pas.
01:17:17Il m'appelle à 17h.
01:17:19Il me dit
01:17:19Jean-Pierre,
01:17:20c'est la première fois
01:17:20que ça nous arrive.
01:17:22Parce que je lui dis
01:17:23attends,
01:17:23là j'ai un joueur
01:17:24qui a la tête à l'envers
01:17:25qui pense que nous
01:17:26on a voulu
01:17:27surenchir sur le contrat
01:17:28et que c'est ce qui a fait
01:17:29capoter le deal et tout.
01:17:31Alors que ce n'est pas le cas.
01:17:33Je lui dis
01:17:33qu'est-ce qui se passe ?
01:17:34Il me dit
01:17:34c'est la première fois
01:17:35que ça nous arrive.
01:17:36Le coach ne veut plus de joueur.
01:17:39Il y a temps.
01:17:40Vous avez préparé un contrat
01:17:42pour le joueur.
01:17:42On a négocié des choses.
01:17:43le joueur il est déjà chez vous.
01:17:45Vous m'avez tué le joueur.
01:17:47C'est qui le coach de Barça à l'époque ?
01:17:49Je ne sais même plus.
01:17:52Émilie Jean-Pierre,
01:17:52je suis désolé.
01:17:53Je suis désolé.
01:17:54C'est la première fois
01:17:55le deal se fera pas.
01:17:59Coup de jour pour vous ?
01:18:00Pour le club ?
01:18:01Pour le joueur ?
01:18:02Mettez-vous à la place du joueur.
01:18:04Je le vois encore
01:18:04son visage dans le vestiaire.
01:18:05C'est d'un coup de garder
01:18:06le coach de Barça à l'époque
01:18:07me dit tant de l'oreille.
01:18:08Quand je vois le joueur
01:18:09dans le vestiaire
01:18:10il va au Barça.
01:18:12C'est son rêve.
01:18:13C'est un rêve absolu pour lui.
01:18:16Humainement c'est terrible.
01:18:17Bon.
01:18:18Voilà.
01:18:18Un passage devant la DNC
01:18:19qui a été un moment
01:18:20peut-être un peu sympa.
01:18:22Le premier ?
01:18:23Le premier,
01:18:24je me présente,
01:18:25je fais le discours.
01:18:26A la fin le président me dit
01:18:27bon monsieur Rivère,
01:18:28d'accord,
01:18:28bon ce discours
01:18:29on l'a entendu.
01:18:29chaque fois qu'un candidat arrive
01:18:33on entend le même discours.
01:18:34Très bien.
01:18:35Bon,
01:18:35je lui dis
01:18:35écoutez,
01:18:36oui je suis désolé
01:18:36mais moi c'est le mien en tout cas.
01:18:38Je lui dis bon.
01:18:39Il me dit bon,
01:18:39ça se passe mal.
01:18:41Combien vous remettez ?
01:18:43Ah,
01:18:43j'ai mis jamais rien moi.
01:18:44Zéro.
01:18:45Moi zéro.
01:18:46Je rajouterai jamais un euro dans le club.
01:18:48Il me dit vous pouvez pas me dire ça.
01:18:49Vous n'avez pas le droit.
01:18:49J'ai une entreprise,
01:18:52je la prends
01:18:52et je mettrai zéro.
01:18:55Ça va pas bien se passer avec vous.
01:18:57Écoutez,
01:18:58je vous le dis,
01:18:59je changerai pas d'avis,
01:19:00je mettrai zéro.
01:19:01J'ai mis une somme,
01:19:03je mettrai rien de plus.
01:19:05C'était 12 millions à l'époque ?
01:19:06C'était 12 millions.
01:19:07Moi je vais pas faire ça.
01:19:09Il y en a trop qui l'ont fait dans le football.
01:19:11Et chaque année,
01:19:12pendant 2-3 ans,
01:19:12je me disais
01:19:13combien vous remettez ?
01:19:13J'ai pas besoin.
01:19:14Regardez les comptes,
01:19:16zéro.
01:19:17Ça a été un petit joke
01:19:18qu'on se faisait chaque année.
01:19:19Voilà,
01:19:20mais bon,
01:19:20après ça s'est...
01:19:21Et vous n'avez jamais remis ?
01:19:22Jamais remis,
01:19:23bien sûr.
01:19:24Et vous avez même gagné de l'argent
01:19:24dans le football,
01:19:25un des rares présidents
01:19:26avant gagner de l'argent.
01:19:26Je suis pas venu pour ça.
01:19:27Non,
01:19:27mais bon.
01:19:28Je m'étais fait un objectif impossible
01:19:29dans le football,
01:19:30c'était de ne pas perdre d'argent.
01:19:31Donc ça,
01:19:32ça a été fait.
01:19:34Et puis après,
01:19:34la chance a fait que bon,
01:19:35ça c'est bien.
01:19:36Vous prenez une entreprise
01:19:37qui n'est pas en forme,
01:19:38vous la mettez en forme,
01:19:39elle vaut plus d'argent.
01:19:40Sans pénaliser le club.
01:19:41C'est le risque d'un entrepreneur.
01:19:43Voilà.
01:19:43Sans pénaliser le club,
01:19:44il y a plus d'argent.
01:19:45Un dernier mot peut-être
01:19:46sur nos amis de Lorient
01:19:48qui nous ont fait
01:19:49un mauvais coup une fois ?
01:19:51Alors,
01:19:51je ne sais pas si c'est eux.
01:19:54On m'a dit qu'eux.
01:19:55Mais sur Ben Arfa,
01:19:56il arrive en janvier
01:19:57et puis il y a quelqu'un
01:19:58qui a appelé la Ligue
01:19:59pour dire
01:19:59hop, hop, hop, hop.
01:20:01Ben Arfa,
01:20:02il a joué un match
01:20:02avec les jeunes de moins de 18.
01:20:05Donc trois clubs,
01:20:05pas possible.
01:20:06Et là,
01:20:07franchement,
01:20:08c'est la douche froide.
01:20:09Et Athème,
01:20:10bravo à lui.
01:20:11Je l'en remercie.
01:20:12Il m'a dit,
01:20:12on avait sympathisé
01:20:13avec Athème
01:20:14sur ce truc-là.
01:20:16Je lui ai dit,
01:20:16moi,
01:20:17il faut que tu reviennes en juin.
01:20:18Et tu fais le début de saison.
01:20:20Tu viens avec nous.
01:20:22Je me suis dit,
01:20:22il va y avoir plein de propositions.
01:20:23En six mois,
01:20:23si Nice a pu faire Athème,
01:20:25ça veut dire
01:20:25que ça a donné des idées
01:20:25à tout le monde,
01:20:26certainement.
01:20:27Quoique à l'époque,
01:20:29bon,
01:20:30on était toujours
01:20:31pari un pari risqué.
01:20:33Et puis,
01:20:33il a tenu sa parole.
01:20:34Il était là au mois de juin
01:20:35et on a pu faire Athème
01:20:36et j'étais très content de ça.
01:20:38Si c'est Lorient,
01:20:38c'est Loïc Ferry,
01:20:39donc.
01:20:40Non,
01:20:40je ne sais pas si c'est Lorient.
01:20:41Franchement,
01:20:41il y a des bruits qui courent.
01:20:43Président, maintenant.
01:20:44Non,
01:20:44il y a des bruits qui courent.
01:20:45Mais bon,
01:20:46vrai ou pas,
01:20:48voilà.
01:20:50Bon.
01:20:50Vous en direz d'autres,
01:20:52un jour ?
01:20:52Oh,
01:20:53il y a un stock.
01:20:54Bon,
01:20:55il y a un gros stock.
01:20:56C'est une fois que vous venez,
01:20:57président Rivière.
01:20:58Merci beaucoup,
01:20:58en tous les cas,
01:20:59de me faire.
01:20:59Merci à vous.
01:20:59Et encore une fois,
01:21:01j'ai pris beaucoup de plaisir
01:21:02dans le football
01:21:02et chaque fois qu'on a fait
01:21:04des trucs comme ça,
01:21:05c'était toujours très amical
01:21:06et très sympa
01:21:07et j'ai pris beaucoup de plaisir.
01:21:08Et un grand merci
01:21:09à tous ceux qui nous écoutent
01:21:10parce que,
01:21:10voilà,
01:21:12c'est aussi grâce à eux
01:21:13qu'on est là,
01:21:14que j'ai été là
01:21:15et c'est bien
01:21:17d'avoir été président d'un club.
01:21:18C'est une vraie chance
01:21:18dans la vie d'un homme,
01:21:19je trouve.
01:21:19Et je pense qu'en leur nom,
01:21:20on peut vous remercier
01:21:21pour ces 14 années de présidence.
01:21:22Complètement.
01:21:23Vraiment,
01:21:23Jean-Pierre Hévère,
01:21:24on peut applaudir.
01:21:25On peut applaudir.
01:21:26Merci.
01:21:26Merci.
01:21:27Je vous applaudis, vous.
01:21:29Je pense que c'est difficile
01:21:30d'avoir un président
01:21:31un jour dans un club
01:21:32qui arrive à dire
01:21:33ce qu'il va faire
01:21:34et faire ce qu'il a dit.
01:21:35Et c'est ce que vous avez fait.
01:21:36Une statue pour le JPR.
01:21:38Pardon ?
01:21:39Une statue pour JPR.
01:21:40Ah non,
01:21:40le monde du sang d'entraînement,
01:21:41comme l'avait proposé Maurice Cohen.
01:21:43Statue,
01:21:43c'est ce que j'avais dit
01:21:44à Ben Arfa.
01:21:44Je dis,
01:21:45tu sais quoi,
01:21:45tu restes une année.
01:21:46Si tu fais une deuxième,
01:21:47tu as une statue
01:21:48sur la place Mascénat à toi.
01:21:50À la place de l'Apollon.
01:21:51Non, il n'y a pas la place de l'Apollon.
01:21:53Pas nu.
01:21:54On aurait trouvé une place.
01:21:55On aurait trouvé une place.
01:21:57Léandra,
01:21:58Will,
01:21:58Antoine,
01:21:59merci beaucoup.
01:21:59Merci.
01:22:00Merci Mika.
01:22:00Pour cette première,
01:22:01c'était top.
01:22:02On va se retrouver,
01:22:02évidemment,
01:22:03la semaine prochaine
01:22:04pour débriefer ce match
01:22:05entre Benfica et Nice
01:22:06et pour parler
01:22:07des débuts de la Ligue 1
01:22:08Nice-Toulouse.
01:22:10Ce sera samedi soir,
01:22:1121h du côté
01:22:12de l'Alliance Riviera.
01:22:13Merci à Sophie Dancée,
01:22:14Philippe Bertigny,
01:22:15Nicolas Loucouturier
01:22:16pour avoir préparé
01:22:17et réalisé
01:22:18cette émission.
01:22:19On se retrouve
01:22:20la semaine prochaine.
01:22:21D'ici là,
01:22:22passez un bon week-end.
01:22:23Bonne semaine.
01:22:23Bye bye.
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