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  • il y a 10 heures
Ce mardi soir, les représentants économiques de quatre candidats déclarés aux élections municipales de Nice répondront aux questions de Nice-Matin et Challenges, en live sur les plateformes de votre quotidien.

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00:00:14Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur nismatin.com et ici dans la salle de réception de l'hôtel
00:00:22West End sur la promenade des Anglais pour ce dernier débat des municipales avant le premier tour.
00:00:28Il y en aura bien sûr entre les deux tours mais nous avons choisi de consacrer ce dernier débat aux
00:00:36questions économiques dans la capitale azuréenne.
00:00:39Les représentants des quatre principales listes sont avec nous. Ils ont accepté de confronter leur vision de Nice demain, les
00:00:47projets économiques mais aussi tout ce qui touche évidemment aux problématiques connexes.
00:00:52Le logement, le transport, j'imagine que ce sont des domaines que vous aborderez aussi de vous-même lorsqu'on
00:00:59parlera de l'avenir économique de la capitale azuréenne.
00:01:02Un débat en partenariat avec l'Union pour l'entreprise des Alpes-Maritimes, l'UPE06.
00:01:06Nous sommes très heureux d'accueillir par la présence notamment de son président Franck Kanata qui est ici au premier
00:01:12rang et que vous entendrez dans cette émission.
00:01:14Il viendra poser à mi-émission une question au candidat très précis sur un sujet très important.
00:01:22On vous réserve évidemment la surprise mais vous verrez que c'est un sujet très structurant.
00:01:26Et puis l'autre partenaire de ce débat c'est le magazine Challenge. Je vais céder la parole dans quelques
00:01:32secondes à Thierry Fabre, son rédacteur en chef qui est à mes côtés pour questionner les candidats.
00:01:37Mais si vous êtes habitués de nos débats, sachez que j'introduis toujours ces grands moments de démocratie par un
00:01:44mot au nom du groupe Nice Matin représenté par son directeur général Simon Perrault qui est avec nous ce soir.
00:01:49et le directeur de la rédaction Baptiste Bise. C'est un moment capital pour la presse locale, pour Nice Matin,
00:01:56Var Matin de pouvoir vous faire vivre ces élections, vous aider à choisir.
00:02:01C'est notre rôle de journaliste aussi de donner la parole aux candidats qui peuvent confronter leurs idées.
00:02:07Et ce soir nous vous garantissons un débat uniquement sur le fond, ce qui va nous faire du bien aussi
00:02:13après le climat de cette campagne.
00:02:15Pas qu'à Nice d'ailleurs mais surtout à Nice comme il faut le dire.
00:02:18Thierry Fabre, je vous laisse la parole pour introduire ce partenariat qui est important aussi pour le magazine Challenge.
00:02:23Exactement. Bonsoir à tous. Je suis ravi d'être ici puisqu'on s'a inauguré un peu le partenariat entre
00:02:29Challenge et Nice Matin.
00:02:32On est d'abord, on est ravis puisque les lecteurs de Nice Matin ont accès au magazine Challenge désormais sur
00:02:38le net et sur le print.
00:02:40Et pour nous, le fait de participer à ce débat, c'est très enrichissant.
00:02:44On est dans notre élément. Je sais que cette campagne à Nice est extrêmement animée pour ne pas dire plus.
00:02:51Et là, ce débat, on est sur le fond des projets économiques.
00:02:55Et on a fait un petit tour de France récemment dans un numéro spécial où on a vu en quoi
00:02:59les trajectoires des villes pouvaient différer
00:03:02selon l'action de la mairie ou de l'intercommunalité.
00:03:07Donc, je trouve que là, on est dans notre domaine et on est très heureux de pouvoir vous questionner sur
00:03:12les questions de fonds.
00:03:13Parce que, encore une fois, Nice peut prendre une trajectoire différente selon les options économiques qu'elle choisira.
00:03:19Donc, on est vraiment très heureux de participer à cela.
00:03:22Merci Thierry. On va rentrer dans le vif du sujet.
00:03:25Mais, bien sûr, je vais vous présenter les représentants de chaque liste qui sont les spécialistes des questions économiques.
00:03:31Avec d'abord Robert Ingé.
00:03:33Bonsoir. Vous êtes le représentant de la liste Unis, pas du tout, Nice Front Populaire, pardon, de Mireille Damiano.
00:03:40Ça commence bien.
00:03:41Donc, vous représentez Mireille Damiano ce soir.
00:03:43Pierre Hippolito pour la liste Le meilleur est à venir, liste d'Éric Ciotti.
00:03:49Philippe Pradal pour la liste Tous pour Nice, qui représente ce soir Christian Estrosi.
00:03:54Et Gilles Verrier, donc cette fois-ci pour la liste Unis pour Nice, qui représente Juliette Chesnel-Leroux.
00:04:00Merci à tous les quatre d'avoir accepté cette invitation.
00:04:04On va commencer avec une question assez ouverte sur votre rapport à l'entreprise.
00:04:09On se rapproche des 80 000 entreprises dans les Alpes-Maritimes.
00:04:13Quel est votre rapport chacun à l'entreprise ?
00:04:15Et finalement, votre philosophie générale sur les six ans qui arrivent, ce que vous avez envie de faire de Nice
00:04:22dans ce mandat ?
00:04:23On va commencer avec vous, Robert Ingé.
00:04:24On va partir sur un premier tour de table par ordre alphabétique.
00:04:28Oui, ce qu'on a envie de faire, nous, pour Nice dans les six années à venir, c'est d
00:04:32'abord une ville solidaire où tout le monde puisse vivre et travailler et étudier.
00:04:36C'est une ville désirable où chacun a envie de rester dans sa ville et puisse y rester.
00:04:41C'est une ville apaisée.
00:04:42Et le débat des municipales a montré qu'il y avait besoin que la ville soit apaisée.
00:04:47Et quand on parle de ville apaisée, c'est les questions de la tranquillité publique.
00:04:51Et en fin de compte, c'est une ville conviviale où il faut bon vivre et une ville qui soit
00:04:56pratique à vivre.
00:04:57Et dans cette ville-là, bien évidemment, les entreprises ont un rôle important, particulier, d'une part parce que c
00:05:03'est le travail, c'est des dizaines de milliers de salariés,
00:05:08mais aussi parce que ça donne une dynamique sur la ville, une dynamique sur la ville qui est aussi impulsée
00:05:14par les choix politiques qui sont faits
00:05:16et la vision de la ville qu'on peut avoir à l'horizon moyen terme et long terme.
00:05:21On sait que pour peser sur les choix économiques et sur une trajectoire économique d'une ville, ça ne se
00:05:27fait pas en quelques années,
00:05:28mais ça se travaille bien en amont et ça se travaille en partenariat avec tous les acteurs de la vie
00:05:34économique et sociale
00:05:35de manière à définir, et c'est notre ambition à nous, de définir le cap que doit prendre la ville
00:05:39de Nice parce qu'on a des enjeux,
00:05:41et on y reviendra, on a des enjeux qui sont importants pour la ville de Nice, des enjeux économiques, sociaux,
00:05:48environnementaux et climatiques.
00:05:50Pierre Ippolito, pour introduire ce débat, votre vision et votre rapport à l'entreprise, je précise que vous avez présidé
00:05:57l'UPE 06 et que vous êtes chef d'entreprise.
00:06:02Bonjour à toutes et à tous, je voudrais d'abord remercier le groupe Nice Massin, Challenge et puis l'UPE
00:06:0706 pour l'organisation de ce débat économique.
00:06:09C'est déjà une première succès qu'on parle d'économie dans une campagne électorale parce que ce n'est
00:06:12pas toujours le cas, donc merci à tous les trois.
00:06:16Nous on voit l'économie et l'entreprise comme la clé de voûte, c'est là où on crée de
00:06:20la valeur, qu'après on peut se distribuer dans notre modèle social,
00:06:23qui nous est cher à tous, mais l'important c'est qu'on puisse mettre un terreau fertile, un environnement
00:06:30qui soit favorable aux entreprises,
00:06:31qu'on ait une fiscalité attractive, qu'on ait des emplois attractifs, qu'on ait des solutions pour loger nos
00:06:37actifs,
00:06:37qu'on ait des solutions pour mouvoir nos actifs dans ce territoire où le foncier est complexe,
00:06:43où l'attractivité est globale et n'est pas liée qu'au tourisme.
00:06:47Et donc c'est important qu'on puisse mettre tout cet environnement économique pour les entreprises,
00:06:51afin qu'elles puissent se développer et créer plus de valeur.
00:06:54Même question pour vous Philippe Pradal, pour introduire la philosophie de votre liste, c'est important.
00:07:01autour de cette question économique et du rapport à l'entreprise.
00:07:06Généralement, l'objectif d'une ville plus facile, plus facile à vivre pour ses habitants.
00:07:10Et merci pour cette invitation, parce que parler d'économie, ça va très probablement permettre de constater
00:07:15qu'il y a assez peu de sujets strictement économiques,
00:07:18et que les thématiques que nous allons aborder sont des thématiques générales.
00:07:22Ensuite, dire, parce qu'il ne faut pas se tromper, une collectivité est là pour aider,
00:07:27elle n'est pas là pour créer de la valeur, c'est bien les entreprises qui la créent, les salariés.
00:07:32Rechercher le serment d'Hippocrate, qui dit en son début, d'abord ne pas nuire.
00:07:36C'est-à-dire créer les conditions pour que les entreprises puissent se déployer, puissent se développer,
00:07:41et tout ceci ne pourra se faire qu'en concertation avec elles,
00:07:44donc une gouvernance partagée sur les choix fondamentaux économiques.
00:07:48Gilles Verrier, vous terminez ce premier tour de table.
00:07:52Est-ce que vous vous retrouvez dans ce qui a été dit ?
00:07:56Écoutez, bonsoir, merci de votre invitation.
00:08:00Après, là, vous me permettrez de regretter un point,
00:08:03qui est que les choix des listes aient conduit à un plateau exclusivement masculin.
00:08:07C'est à deux jours du 8 mars, c'est sans doute significatif du chemin qui reste à faire,
00:08:13aussi bien dans le monde politique que dans le monde de l'entreprise.
00:08:16Cela dit, sur ce domaine-là, il y a quand même deux femmes têtes de liste dans les 4 listes
00:08:22principales,
00:08:23et ce n'est pas partout le cas.
00:08:25On a fait beaucoup de débats avec Annie ce matin,
00:08:28et rares sont les villes où il y a beaucoup de femmes têtes de liste,
00:08:32donc on peut le signaler aussi.
00:08:34En tant que représentant de Julie Verrier.
00:08:35Mais vous faites bien de le préciser aussi pour ce soir.
00:08:38Sur le rapport à l'entreprise, alors d'abord le monde de l'entreprise,
00:08:42je travaille dans le monde de l'entreprise depuis près de 40 ans,
00:08:45donc a priori c'est un monde qui est le mien.
00:08:49Le débat qu'on va voir ce soir, j'aimerais qu'il porte à la fois sur le développement économique
00:08:54de Nice,
00:08:55mais aussi sur l'avenir économique des Niçois.
00:08:58Et à mon sens, ce sont deux choses différentes.
00:09:01Elles sont articulées,
00:09:02mais le choix du modèle économique pour notre ville, pour notre métropole,
00:09:07n'est pas sans conséquence sur ce que vivront les Niçois dans les années qui viennent,
00:09:11et notamment sur les questions du pouvoir d'achat et les questions du logement.
00:09:16Ce sont aujourd'hui les questions qui sont les premières questions qui nous sont posées
00:09:19dans les échanges que nous avons avec nos concitoyens dans cette campagne.
00:09:22Ça tombe très bien, ce sont des thèmes que nous allons aborder très précisément d'ailleurs.
00:09:26Le pouvoir d'achat et le logement qui sont des thématiques connexes,
00:09:29comme l'a dit Philippe Pradal en propos introductifs.
00:09:32Effectivement, les sujets strictement économiques existent peu,
00:09:36et ils débordent souvent sur ces questions-là.
00:09:39Thierry.
00:09:39Alors pour aller un peu plus dans le détail,
00:09:41j'aimerais bien qu'on commence à aborder le type d'économie que vous avez envie de développer à Nice.
00:09:47On connaît les forces actuelles, une ville touristique,
00:09:50avec un secteur du commerce, des services très développés,
00:09:53je ne vais pas les citer, mais en tout cas la base touristique elle est importante,
00:09:57mais la question c'est comment diversifier cette économie ?
00:10:01Est-ce que d'après vous il faut la diversifier ?
00:10:03Dans quel domaine ? Dans les activités technologiques, scientifiques ?
00:10:07Est-ce qu'on peut aller plus loin ?
00:10:09Qu'est-ce que vous avez comme mesure à suggérer pour vraiment diversifier réellement l'économie niçoise ?
00:10:16Et je vous propose qu'on parte dans le sens inverse,
00:10:18donc Gilles Verrier vous conservez la parole.
00:10:21Moi je crois que pour définir ce dont la ville et la métropole et leurs habitants ont besoin,
00:10:27il faut partir du diagnostic.
00:10:29Vous avez commencé à l'élaborer,
00:10:31mais il me semble que c'est important de poser le fait que le problème essentiel de l'activité économique
00:10:36à Nice,
00:10:37c'est la part écrasante du tourisme.
00:10:39En France on a 12% des emplois qui relèvent de l'industrie et de la R&D,
00:10:46à Nice on est à 5%.
00:10:47Et ce n'est pas en construisant des bureaux vides à la place des logements dans la plaine du Var
00:10:51qu'on règle le problème.
00:10:53A partir du moment où la municipalité sortante a fait le choix de concentrer en priorité les financements et le
00:10:59foncier sur le tourisme de luxe et le tourisme d'affaires,
00:11:03au détriment des autres secteurs, ça a des conséquences sur la vie des niçois.
00:11:07Très rapidement, il y a trois conséquences.
00:11:09Des conséquences en termes de pouvoir d'achat.
00:11:11Concrètement, on sait que le secteur du tourisme n'est pas le secteur qui rémunère le mieux,
00:11:16toutes les études le montrent.
00:11:17Ça conduit à ce que vous ayez un revenu médian à Nice inférieur de 8% au chiffre national.
00:11:23Ça a des conséquences en termes de logement.
00:11:25Entre 40 et 48% selon les études des lits à Nice sont des lits touristiques.
00:11:30Il ne faut pas s'étonner si nous avons des difficultés à loger, à la fois à ce que se
00:11:36logent les habitants et à ce que vous ayez des difficultés à loger vos salariés.
00:11:40Et puis, ça a d'autres conséquences que sans doute vous vivez tous autour de vous.
00:11:43C'est qu'on a une perte de compétence, tout simplement parce que quand on a fait ses études à
00:11:47Nice et que derrière, on recherche un emploi qui correspond à ses compétences,
00:11:50on ne trouve pas et on quitte la ville, sachant que même si on reste, on a des difficultés à
00:11:54se loger.
00:11:54Donc, une fois qu'on a posé ce diagnostic, on débouche sur ce qu'on peut proposer.
00:12:01Par rapport à ça, Julien Chesnel-Leroux et son équipe ont un projet de développement économique à Nice avec deux
00:12:09volets.
00:12:09Un volet de pouvoir d'achat et puis un volet de développement économique.
00:12:13Développement économique avec, dans un premier temps, la volonté de soutenir en priorité des secteurs d'activité qui seront créateurs
00:12:21d'emplois durables.
00:12:22La R&D, le numérique, la production, la transition énergétique, mais aussi les entreprises de santé et de biotechnologie.
00:12:31Ça, c'est le premier axe.
00:12:32Le deuxième axe, il est sur le recrutement.
00:12:36Je pense que vous êtes nombreux ici à connaître des difficultés de recrutement, notamment du fait des problèmes de logement.
00:12:42Pas seulement, mais notamment.
00:12:44Et nous, nous voulons faciliter les recrutements en traitant le problème du logement et puis en renforçant les transports vers
00:12:51les zones d'activité.
00:12:51Ça, c'est le deuxième axe.
00:12:53Troisième axe, et je pense que c'est un point important quand on prétend gérer une ville.
00:12:59Dans les grands projets publics, nous intégrerons des clauses sociales favorisant l'emploi local.
00:13:04Et nous veillerons à ce que ces marchés publics soient accessibles aux TPE et aux PME locales, en pratiquant notamment
00:13:12l'allotissement.
00:13:14Quatrième axe, nous voulons aider les TPE et PME qui le souhaitent ou qui l'envisageraient à s'installer grâce
00:13:21à des terrains et à des locaux accessibles.
00:13:24Et puis, il y a tout un volet de notre projet qui porte sur l'aide au commerce local.
00:13:28Alors, on va y revenir.
00:13:30Évidemment, Philippe Pradal, vous pouvez répondre dans un premier temps sur la plaine du Var, puisque c'est ce que
00:13:36soulignait M. Verrier sur l'installation de bureaux.
00:13:41Et puis, développer aussi sur le type d'économie que vous souhaitez engendrer à Nice.
00:13:47Le tourisme pèse plusieurs milliards d'euros dans le chiffre d'affaires.
00:13:53Donc, est-ce qu'il faut dire stop ou encore, finalement ?
00:13:57Je ne m'associerai pas aux propos sur le tourisme bashing.
00:14:00Pourquoi ? Parce que d'abord, le tourisme est un élément extrêmement important et qui nous permet notamment d'offrir
00:14:06des emplois à des personnes qui sont en cours de formation.
00:14:09Et c'est important qu'un certain nombre d'emplois pour des jeunes puissent être proposés par le tourisme.
00:14:14Certes, au début, peu qualifiés, mais l'idée est d'aller vers la qualification accrue.
00:14:19En plus, le secteur du tourisme apporte beaucoup de chiffres d'affaires au BTP.
00:14:22Il y a beaucoup de secteurs qui vivent indirectement du tourisme.
00:14:25Donc, je ne m'associerai pas.
00:14:27Bien sûr qu'il faut faire autre chose que du tourisme.
00:14:30En entendant mon voisin de gauche, sans jeu de mots, je me disais que la Juliette Chénel-Leroux, ça ne
00:14:37me surprend pas,
00:14:38parce qu'elle est très attentive au conseil municipal et très attentive à ce que nous faisons.
00:14:42Puisqu'un certain nombre de mesures annoncées sont déjà des choses qui sont prévues, faites et lancées.
00:14:48Je ne peux pas souscrire à la définition des bureaux vides.
00:14:52Effectivement, nous avons voulu construire dans la plaine du Var une zone mixte qui comprend et des logements et des
00:15:00locaux tertiaires.
00:15:01Aujourd'hui, ces locaux tertiaires ont un taux de vacances de 3,3%, qui est un taux très inférieur à
00:15:06la moyenne nationale.
00:15:07Et les spécialistes nous disent que nous manquons de locaux.
00:15:08Donc, que faire ? Nous diversifier dans des secteurs, aujourd'hui, porteurs d'avenir.
00:15:14Je suis parfaitement d'accord.
00:15:15Je pense que le système économique autour de la santé peut être fait.
00:15:19Nous pouvons nous appuyer sur l'excellence de la recherche sur notre territoire, notamment grâce au CHU et à la
00:15:25Fondation Lanval.
00:15:25Aller aussi sur les secteurs de la tech, en général, en partenariat avec, bien sûr, Sofia Antipolis, qui est une
00:15:33pépite voisine avec laquelle les collaborations doivent être accrues.
00:15:36Mais également, en travaillant de façon transfrontalière avec l'Italie et même au-delà, parce que nous avons des opportunités
00:15:44de développer, bien sûr, travailler tout ce qui est l'intelligence artificielle.
00:15:48Et pour cela, le choix que nous avons réalisé pour développer tous ces secteurs, que ce soit la tech, que
00:15:53ce soit la santé, que ce soit tout ce qui est lié au développement durable et l'intelligence artificielle,
00:15:57le souhait d'implanter sur le territoire des établissements d'enseignement supérieur, de qualité, qui permettent de diversifier l'offre
00:16:05et de créer, demain, les pépites dont on souhaite qu'elles deviendront des licornes pour notre territoire.
00:16:11Alors, M. Hippolito, vous étiez responsable patronal il n'y a encore pas très longtemps, donc vous connaissez très bien
00:16:17le monde des entreprises.
00:16:18J'aimerais bien savoir ce qu'il manque d'après vous pour diversifier cette économie et en quoi la ville
00:16:25peut avoir un effet ? Parce qu'il y a bien d'autres acteurs qui soutiennent l'innovation et la
00:16:33diversification.
00:16:34Alors, je pense que quand on parle de dire qu'il faut réduire le tourisme, on dit qu'on fait
00:16:38du tourisme bashing quand on veut proposer d'autres choses.
00:16:41On n'est ni pro-tourisme ni anti-tourisme. Le tourisme, c'est notre ciment, c'est notre attractivité. Il
00:16:46ne faut pas le négliger, bien évidemment.
00:16:48Mais je tiens quand même à rappeler que le PIB de l'industrie, qui inclut le bâtiment, est bien supérieur
00:16:53au tourisme aujourd'hui.
00:16:54On va venir aussi sur ce terrain-là, évidemment.
00:16:57Elle est clairement là et je salue le président de la Fédération du bâtiment qui ne pourra que confirmer, mais
00:17:01dire.
00:17:02Au-delà, pour répondre à vos questions, notre sujet, il est aussi de spécialiser sur d'autres secteurs que le
00:17:09tourisme.
00:17:09On ne peut pas tout faire parce qu'il faut qu'on se spécialise, qu'on crée des écosystèmes.
00:17:12C'est important d'avoir un écosystème qui se nourrisse et qui nourrisse toute une chaîne de valeur.
00:17:16Donc nous, on va plutôt s'orienter sur la santé. Ça a déjà été évoqué puisqu'on a déjà un
00:17:20terreau très fertile là-dessus.
00:17:21On a déjà beaucoup d'entreprises. Il faut savoir que la région sud, c'est 40% du marché des
00:17:26complètes.
00:17:27On a des éléments alimentaires. On a des superboites comme Virbac, Arco Pharma, Horus Pharma dans la plaine du Var
00:17:32qui sont déjà sur la santé.
00:17:34Donc on a déjà un premier écosystème et puis des formations qui existent avec notre université.
00:17:38Au-delà de la santé, il y a l'intelligence artificielle aussi qui est un enjeu de demain, très important
00:17:43pour toutes nos entreprises.
00:17:43On a la chance d'avoir dans notre liste, aux côtés d'Éric Ciotti, le docteur Juliette Hachor, qui est
00:17:49chercheuse en IA, docteur, et qui va pouvoir nous avoir une compétence sur cette vision d'intelligence artificielle
00:17:56pour aussi en faire une spécialité sectorielle d'avenir pour notre plaine du Var.
00:18:01Mais au-delà de tout ça, il nous faut du foncier parce que quand on veut développer le secteur du
00:18:06primaire ou secondaire, il faut du foncier.
00:18:08Et il est important que la plaine du Var puisse être aussi réservée à ces activités-là.
00:18:13Au-delà des bureaux et du logement, il faut qu'on ait des zones d'activité dédiées pour nos entreprises
00:18:18locales et pour des entreprises de production.
00:18:20Même si on ne sera jamais une terre d'industrie comme le Nord, on doit pouvoir aussi produire et créer
00:18:26des choses sur la côte d'Azur.
00:18:28Donc du foncier, on va devoir en attribuer, en réserver pour ne pas crouler sous les bureaux et les logements
00:18:34qui, certes, sont nécessaires,
00:18:35mais qui ne sont pas indispensables au développement économique.
00:18:38Robert, j'ai sur cette question. Alors, il y a beaucoup de choses. Il y a l'avenir de la
00:18:42plaine du Var. On va y revenir juste après dans la question qui suit.
00:18:45Mais sur le type d'économie, le tourisme, est-ce qu'il faut faire différemment ? Et comment on se
00:18:52rapproche d'une vision plus durable, selon votre prisme ?
00:18:58Plus durable et équilibré. Le surtourisme va finir, et le tourisme de l'hyperlux, va finir par asphyxier Nice et
00:19:04la métropole.
00:19:06Aujourd'hui, on est au sommet en termes des loyers, en termes du prix au mètre carré. C'est 10
00:19:12000 euros pour certains studios, les toutes petites surfaces.
00:19:15On est une ville qui n'est plus attractive pour les salariés. On est un département qui est asphyxié. Le
00:19:21réseau autoroutier et routier est asphyxié plusieurs heures par jour.
00:19:25Le toujours plus, l'événementiel permanent est en train d'asphyxier notre ville, notre département, même si ça peut avoir
00:19:31des rentabilités conséquentes à court terme.
00:19:34Mais en termes de développement d'avenir, on est en train de se tirer une balle dans le pied.
00:19:39Et d'autant plus que, même si ce n'est pas tout, mais aujourd'hui, l'activité touristique, c'est
00:19:43quasiment 50% du PIB de la ville.
00:19:47Pas du tout.
00:19:49Vous dites combien, Thierry Polito ?
00:19:5240 à 50%.
00:19:54Vous dites 40-50% ?
00:19:55De PIB, on a moins de 20% sur le tourisme.
00:19:58D'accord. On vérifiera les chiffres.
00:20:02Et aujourd'hui, ça se traduit pour les salariés, parce que ça aussi, on va peut-être contredire le chiffre,
00:20:06mais aujourd'hui, près de 50% des contrats de travail sont des CDD à moins de 6 mois.
00:20:12Donc aujourd'hui, c'est ça la réalité, parce qu'on parle des entreprises, parlons aussi des salariés et de
00:20:16celles et ceux qui travaillent, qui ne peuvent plus vivre à Nice,
00:20:20ou qui consacrent parfois 30 à 40% de leur budget pour le logement.
00:20:23Alors, comment vous inversez la courbe ? Parce que ça veut dire aussi que Nice, vous le savez, est connectée
00:20:29dans un monde global.
00:20:33Donc, est-ce qu'on peut inverser un peu la courbe, alors qu'autour de nous, on part dans l
00:20:39'autre sens ?
00:20:40Non, on peut inverser la courbe en mettant, par exemple, des dispositifs pour freiner la spéculation immobilière, en particulier sur
00:20:46les petites surfaces, les studios et les une pièce.
00:20:50Aujourd'hui, c'est là où le prix du loyer explose le plus de 20% en quelques années.
00:20:55Il existe des dispositifs, je parle de l'encadrement des loyers, qui est appliqué par des villes, pas uniquement de
00:21:01gauche, mais aussi de droite.
00:21:02Et je pense, par exemple, à Biarritz, à l'intercommunalité de Biarritz, des dispositifs qui ont fait la preuve, des
00:21:08dispositifs qui sont sous le contrôle du préfet et non pas du maire.
00:21:11Donc, c'est des choses très encadrées par rapport au prix du marché et qui permettent de réduire la flambée
00:21:19des loyers.
00:21:20Donc, il y a des dispositifs qui existent, qui demandent à être mis en oeuvre pour au moins permettre, par
00:21:25exemple, que les salariés puissent se loger.
00:21:27C'est comme la construction de logements publics ou sociaux, selon l'expression qu'on veut employer.
00:21:31Aujourd'hui, on est à 14%. Là où la loi impose 20%, 25% et où d'autres métropoles sont
00:21:38à 20%.
00:21:39Nous, on est à 14%. On peine pour gagner 1% tous les 5 ou 6 ans.
00:21:43Donc, on va avoir un problème à terme d'attractivité de ce territoire.
00:21:47Et Nice ne doit pas se transformer en une réserve d'Indiens comme d'autres métropoles.
00:21:53Alors, ne dites pas tout sur le logement parce qu'on va y venir très précisément tout à l'heure.
00:21:57Mais on comprend que c'est un cadre de vie qui est au cœur aussi de votre programme pour redynamiser
00:22:05plus que par l'entreprise en elle-même.
00:22:07Il faut pouvoir accueillir les salariés.
00:22:10Après, diversifier.
00:22:11Et après, diversifier.
00:22:11Et sur la diversification...
00:22:12Ça, vous l'avez dit tout à l'heure.
00:22:13Alors là, on n'est plus sur des pistes. On parle de l'intelligence artificielle, tout ça.
00:22:16Ce qui m'étonne, par exemple, c'est qu'on a des pôles d'excellence, de recherche universitaire sur la
00:22:22mer.
00:22:23Avec en particulier des universités persiennes qui ont des antennes sur Nice.
00:22:26On a un observatoire qui est spécialisé dans l'imagerie spatiale et le traitement de l'imagerie spatiale.
00:22:32C'est assez surprenant qu'ils ne viennent à l'idée de personne d'essayer de développer quelque chose autour
00:22:37de l'économie de la mer
00:22:38ou autour des pôles scientifiques en lien avec l'espace.
00:22:42On a, et c'est un syndrome niçois d'ailleurs, parce que la conception de la mer que nous avons,
00:22:46elle est historique.
00:22:47C'est celle de l'Operanis, pour prendre un exemple.
00:22:49Il tourne le dos à la mer.
00:22:50On a une ville qui, longtemps, a tourné le dos à la mer, mis à part quelques pêcheurs et les
00:22:54plages.
00:22:54Or, aujourd'hui, l'avenir, ce sera en partie la question de la mer sur la question des énergies, sur
00:22:59toute une série de thématiques.
00:23:01Ça, c'est des pôles de recherche, développement qu'on peut inciter, susciter pour l'avenir,
00:23:07qui peuvent créer aussi des emplois qualifiés, parce que je ne sais plus qui l'a dit.
00:23:10Mais on a un problème, c'est que quand on a des jeunes qualifiés, ils quittent le département
00:23:14parce que leur ambition, ce n'est pas de finir excusés, mais en précarité avec des contrats à six mois.
00:23:18Alors, je vous promets qu'on va vite arriver sur les questions de pouvoir d'achat et de logement.
00:23:22Mais avant ça, un petit tour de table sur la plaine du Var.
00:23:25Alors, pas la peine d'y passer non plus tout le débat, mais c'est un lieu emblématique de Nice
00:23:30avec des visions différentes.
00:23:31Pierre Hippolito, votre liste a un peu défrayé la chronique avec cette proposition de zone franche pour les entreprises monégasques.
00:23:39Vous soutenez toujours ce scénario et est-ce que vous pouvez l'expliquer au-delà du cliché et des traitements
00:23:49qui ont pu être faits un peu par-dessus l'épaule ?
00:23:51Alors, ce n'est pas forcément la plaine du Var le sujet de Monaco, mais pour répondre à votre question,
00:23:57on est parti des problématiques de mobilité entre les travailleurs monégasques qui habitent à Nice,
00:24:03qui tous les jours font des allers-retours, qui saturent complètement notre réseau autoroutier et notre réseau ferroviaire.
00:24:09Donc, l'idée, c'était de dire, comme on ne peut pas déplacer le piano, Eric Ciotti aime le dire,
00:24:13on doit déplacer le tabouret.
00:24:16On ne réglera pas tous les problèmes de mobilité par ce biais-là, mais en tout cas, peut-être 2
00:24:19000, 3 000, 4 000 emplois non concurrents des entreprises locales,
00:24:23parce que l'idée, ce n'est pas de faire de la concurrence aux entrepreneurs locaux.
00:24:26Notamment dans le bâtiment ou dans le transport.
00:24:28Mais il est clair qu'il y a des entreprises qui sont sur d'autres secteurs d'activité qui ne
00:24:31seront jamais en France
00:24:32parce qu'on n'a pas la fiscalité pour pouvoir exporter ce savoir-faire à l'international.
00:24:37Ça peut être intéressant de réfléchir à une zone qui pourrait être financée par les monégasques sur le territoire métropolitain.
00:24:43En toute franchise, quand vous étiez président de l'UPE, vous auriez soutenu cette proposition,
00:24:49au détriment peut-être d'y installer des entreprises françaises ?
00:24:53Je n'aurais pas opposé les entreprises françaises aux entreprises monégasques.
00:24:57Je pense qu'en développant l'activité économique de Monaco, on développe l'activité économique maralpine.
00:25:03Donc, comme on développe Sofia, ça développe Nice.
00:25:04Quand on développe Monaco, ça développe Nice.
00:25:06Ça ruisselle l'économie.
00:25:08Il n'y a pas des frontières comme des frontières administratives, pour mes sujets.
00:25:11Après, le vrai point de vigilance, c'est que ça ne crée pas de la concurrence déloyale auprès des entrepreneurs
00:25:17locaux.
00:25:18Et donc, j'aurais été très vigilant à ça.
00:25:20Et d'ailleurs, on a pu rassurer certaines fédérations sur le fait que si on devait arriver avec des traités
00:25:25et une législation qui est très lourde à mettre en place,
00:25:27donc ça ne va pas prendre trois mois à le mettre en place, cette zone franche,
00:25:30c'est de surtout cadrer les secteurs d'activité qui ne viendraient pas en concurrence des entreprises locales.
00:25:37Philippe Pradal, La Plaine du Var, est-ce que, sur cette question, le bilan de la création extrosive vous satisfait
00:25:41?
00:25:42Et qu'est-ce qu'on en fait pour les six ans à venir ? Qu'est-ce qu'on
00:25:45doit y développer ?
00:25:46Alors, avant de parler des six ans à venir, parlons de 20 ans en arrière.
00:25:49Qu'est-ce que c'était La Plaine du Var ?
00:25:52Est-ce que c'était un lieu dont les Niçois étaient fiers ?
00:25:54Est-ce que c'était un lieu où les Niçois habitaient ?
00:25:56Est-ce que c'était un lieu où des activités économiques existaient ?
00:25:59Non.
00:26:00Donc, l'idée, ça a été de redonner le pouvoir aux Niçois
00:26:03et de faire de ce lieu un lieu pour qu'ils puissent construire leur avenir.
00:26:07Et effectivement, il y a eu la volonté de supprimer des activités qui n'avaient rien à faire là,
00:26:13de construire des logements, de construire des bâtiments à vocation économique
00:26:17et de préserver la naturalité des sols.
00:26:21Parce que ça a été aussi ça.
00:26:22On oublie de dire que l'EPA, c'est aussi le moyen,
00:26:25l'opération d'intérêt national, c'est aussi le moyen d'avoir aujourd'hui
00:26:28moins de terres artificialisées qu'il n'y en avait auparavant.
00:26:33Et il y a la vraie rareté du foncier.
00:26:35Je suis parfaitement d'accord qu'une des données importantes qu'il faut avoir en tête
00:26:39si on veut faire du développement économique, c'est libérer du foncier.
00:26:41C'est pour ça que je vois, au-delà de l'immense difficulté qu'il y aurait à interdire
00:26:45à des entreprises installées dans une zone franche,
00:26:48confiées à la principauté de Monaco, leur dire
00:26:50« vous n'avez pas le droit de sortir pour faire du chiffre d'affaires en dehors de la zone
00:26:53»,
00:26:54on va consommer du foncier.
00:26:56Or, je n'ai pas le sentiment que nous ayons du foncier excédentaire à confier à d'autres.
00:27:00Moi, je préfère qu'on puisse libérer du foncier et continuer à aménager la plaine du Var
00:27:04pour pouvoir travailler le foncier avec les entreprises qui souhaitent s'y installer.
00:27:08Ça me paraît être un argument fort à l'encontre de ceux qui veulent, entre guillemets,
00:27:12démembrer notre territoire au profit d'autres entreprises qui ne sont pas installées.
00:27:17Monsieur Verrier, sur cette question de la plaine du Var.
00:27:20Alors, le projet Monaco, pour moi, il me paraît stratosphérique,
00:27:25complètement décalé des enjeux aujourd'hui de l'économie locale.
00:27:29Ça me permet de ne pas seulement réagir aux propos de M. Pradal,
00:27:34parce que la plaine du Var, lieu sinistré, etc., etc.,
00:27:37il y a quand même une agriculture niçoise.
00:27:39Moi, enfant, les fleurs, tout ce qui était produit dans la plaine du Var,
00:27:43c'était quelque chose qui était un des marqueurs de Nice.
00:27:44Donc ça, j'ai envie de dire, le fait que les agriculteurs n'aient pas eu d'autre choix
00:27:50que de revendre leur terrain ensuite,
00:27:53pour moi, c'est un élément de l'identité niçoise qui a disparu.
00:27:59Je réagis aussi quand vous me parlez de tourisme bashing.
00:28:02Moi, je ne suis pas en train de dire que le fait qu'on ait développé le tourisme à Nice,
00:28:05c'est une mauvaise chose.
00:28:06Je suis en train de dire que ce qui est regrettable,
00:28:09c'est qu'il ait pris une telle place
00:28:12et que dans le système économique global niçois,
00:28:15on en arrive à un tel déséquilibre.
00:28:18Et donc, l'enjeu, ce n'est pas de démanteler le secteur du tourisme,
00:28:22ce n'est pas de faire du tourisme bashing,
00:28:24c'est de faire en sorte que,
00:28:26notamment pour ce qui relève de la politique municipale,
00:28:29les moyens ne soient plus seulement concentrés sur le support à ce secteur,
00:28:34mais soient réorientés vers le développement d'autres secteurs.
00:28:37Quant à ce que nous dit, là aussi, M. Pradal,
00:28:40désolé, je ne vous cible pas,
00:28:42mais je réagis à vos propos.
00:28:43En matière de diversification,
00:28:46j'ai l'impression,
00:28:48est-ce que vous êtes au courant que Christian Estrosi est maire de Nice depuis 18 ans ?
00:28:52Pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait avant ?
00:28:55Promettre la diversification
00:28:57par rapport à ce soutien inconditionnel à un seul secteur
00:29:03au détriment des autres,
00:29:04le problème, il est bien là.
00:29:07C'est ça le problème aujourd'hui.
00:29:09Demain, il faut qu'on arrive à autre chose.
00:29:11Philippe Pradal, vous pouvez répondre,
00:29:12et puis après Robert Rangé sur la plaine du Var.
00:29:14C'est ce qu'a fait Christian Estrosi,
00:29:17uniquement soutenir le tourisme ?
00:29:18Alors, il n'y a pas de soutien spécifique au secteur du tourisme.
00:29:22Le secteur du tourisme,
00:29:23et c'est l'hommage que nous devons rendre à ces acteurs,
00:29:26se développe par lui-même.
00:29:27Nous créons des conditions,
00:29:28et j'y reviens,
00:29:29ne pas nuire.
00:29:30Nous créons les conditions
00:29:30pour que les professionnels du tourisme
00:29:32puissent bien exercer leur activité,
00:29:34et ils le font très bien
00:29:35grâce à la compétence de leurs salariés,
00:29:37grâce à notre lycée hôtelier,
00:29:39grâce à tout cela.
00:29:40Quant à la diversification,
00:29:42je suis désolé,
00:29:42mais elle est en cours.
00:29:44Elle n'est pas bien sûr
00:29:45que nous sommes partis à l'arrêt,
00:29:47et c'était un peu difficile il y a 20 ans,
00:29:50quand effectivement le secteur industriel,
00:29:52même s'il a toujours été présent et fort
00:29:54dans notre département,
00:29:56il n'avait peut-être pas autant de dynamisme
00:29:59parce qu'il manquait, peut-être,
00:30:01et j'y reviens,
00:30:02de gens formés sur le territoire
00:30:03pour y travailler,
00:30:04de foncier disponible,
00:30:06d'une vraie politique de mobilité,
00:30:07d'un outil d'aménagement
00:30:09dans la plaine du Var.
00:30:10Donc tout ceci est en cours et avance,
00:30:13et je vous invite à visiter
00:30:15ce que vous qualifiez de bureau vide
00:30:17dans la plaine du Var
00:30:18pour vous rendre compte
00:30:19qu'il y a beaucoup d'entreprises
00:30:20et beaucoup d'entreprises dynamiques
00:30:22et qui sont, je l'espère,
00:30:23déjà des pépites,
00:30:24mais en tout cas des licornes demain.
00:30:26Juste deux petits points.
00:30:30Premier élément,
00:30:31les gens formés,
00:30:32désormais on les a.
00:30:33Les écoles,
00:30:33les universités niçoises,
00:30:35elles fournissent aujourd'hui
00:30:36des profils qualifiés
00:30:38et encore une fois,
00:30:39ils quittent Nice,
00:30:39faute d'emploi qualifié.
00:30:41Quant à ce soutien au tourisme,
00:30:43moi je vais partir
00:30:44pour illustrer mon propos
00:30:46juste d'une illustration.
00:30:48J'habite à 200 mètres du commissariat Foch.
00:30:51Le commissariat Foch,
00:30:52il va être désaffecté
00:30:53puisque l'ensemble des personnels
00:30:54vont être transférés
00:30:55au futur hôtel des polices.
00:30:58Aussitôt que le sujet est venu
00:31:00sur la table
00:31:01de ce qu'était l'avenir de ce site,
00:31:03Christian Estrosi s'est mobilisé
00:31:04en annonçant qu'il fallait
00:31:05que l'État crée les conditions
00:31:07pour qu'un hôtel 5 étoiles
00:31:09s'implante.
00:31:10Moi, quand je parle
00:31:11de soutien inconditionnel du tourisme,
00:31:13ce sont ces décisions du quotidien
00:31:14qui, multipliées par 100,
00:31:16par 1 000, par 10 000,
00:31:17font qu'on sacrifie les Niçois.
00:31:19Alors que, dès le lendemain,
00:31:22Juliette Chienel-Leroux
00:31:23tenait une conférence de presse
00:31:24devant ce lieu,
00:31:25devant ce commissariat,
00:31:26en expliquant qu'on avait là
00:31:27l'occasion de construire
00:31:28des logements pour les Niçois
00:31:29et de tenir la promesse
00:31:31qui n'a pas été tenue
00:31:32par Christian Estrosi
00:31:33de reconstruire
00:31:34un EHPAD municipal.
00:31:36Vous voyez ?
00:31:36Ce qui est aussi un petit enjeu
00:31:37que de préserver...
00:31:38On va avancer là-dessus.
00:31:39Monsieur Agé, sur ce sujet.
00:31:41Monsieur Pradal,
00:31:42vous êtes un magicien des chiffres.
00:31:44Ça, c'est une qualité
00:31:45que je vous reconnais.
00:31:46Parce que 18 ans
00:31:46de mandat de Christian Estrosi,
00:31:4818 ans de bétonnage
00:31:49de la Plaine du Var,
00:31:50ça se traduit, pour vous,
00:31:52par moins de sols artificialisés.
00:31:54Là, je dois avouer,
00:31:56c'est audacieux quand même.
00:31:58C'est audacieux comme démonstration.
00:31:59Ceci dit,
00:32:00en termes de proposition
00:32:01de la Plaine du Var,
00:32:02oui, il y avait de l'activité économique
00:32:03avant l'arrivée
00:32:04de Christian Estrosi.
00:32:05Il y avait une activité,
00:32:05en particulier agricole,
00:32:06sur une des terres les plus riches,
00:32:08les plus productives de France.
00:32:09Et une des propositions
00:32:10que l'on fait,
00:32:12c'est de préserver
00:32:12au moins 500 hectares
00:32:13d'activité agricole
00:32:16de proximité
00:32:16parce qu'il y en a besoin
00:32:18pour la ville de Nice
00:32:19qui est aujourd'hui
00:32:20dépendante à 99%
00:32:21des apports extérieurs.
00:32:24Donc, je pense que
00:32:25sur la Plaine du Var,
00:32:26en plus,
00:32:26sur la Plaine du Var,
00:32:29on va rejoindre
00:32:31les problématiques climatiques
00:32:33parce qu'on est sur
00:32:34une rivière torrentielle.
00:32:36D'accord ?
00:32:37L'aménagement de la Plaine du Var,
00:32:38oui, pourquoi pas.
00:32:39Sauf que,
00:32:40est-ce qu'on mesure bien
00:32:41ce qu'on est en train de faire ?
00:32:42Quand vous prenez
00:32:42une photo aérienne
00:32:43de l'estuaire du Var,
00:32:45de l'embouchure du Var,
00:32:46et que vous voyez
00:32:47qu'il y a un bout de la piste
00:32:48qui est dans l'embouchure,
00:32:49qui est construite
00:32:49dans l'embouchure du Var,
00:32:51que les services de l'État
00:32:53sont obligés régulièrement
00:32:54tous les six mois
00:32:54de curer
00:32:57cet endroit-là
00:32:57parce qu'il y a
00:32:58tous les déchets,
00:32:59enfin,
00:32:59tous les graviers
00:33:01qui viennent s'accumuler là.
00:33:02On est,
00:33:02si on a une problématique
00:33:04du style tempête Alex,
00:33:05on est dans cette vallée
00:33:07où on peut être à nouveau
00:33:08dans cette vallée,
00:33:09surtout,
00:33:09c'est sur tous les bassins
00:33:10versants du Var,
00:33:11dans une situation
00:33:14encore plus catastrophique.
00:33:15Donc, pour vous,
00:33:15c'est compliqué d'y...
00:33:17Ce n'est pas compliqué,
00:33:18mais aujourd'hui,
00:33:18quand je vous voyais
00:33:19cette photo aérienne
00:33:20et cet aéroport
00:33:21qui déborde,
00:33:22vous demandez...
00:33:23Donc, ce n'est pas
00:33:23votre secteur principal
00:33:24pour développer
00:33:25une activité économique nouvelle
00:33:27ou la conserver dans son but ?
00:33:29Je ne dis pas que ce n'est pas
00:33:29le secteur,
00:33:30parce qu'on n'a pas
00:33:30beaucoup de plaines.
00:33:31Ce n'est pas le secteur.
00:33:32Ceci dit, je pense,
00:33:33et on pourrait y revenir
00:33:34sur la question du paillon,
00:33:35qu'on n'anticipe pas assez
00:33:37les incidences
00:33:38du réchauffement climatique
00:33:39et qu'on n'anticipe pas assez.
00:33:41Il ne s'agit pas
00:33:41de supprimer les risques,
00:33:43parce que ça,
00:33:43c'est impossible,
00:33:44au moins de les réduire
00:33:45au maximum.
00:33:46Et de ce point de vue-là,
00:33:48oui,
00:33:48au développement économique,
00:33:50oui,
00:33:50au développement...
00:33:51Parce que nous,
00:33:51par exemple,
00:33:52on a la proposition
00:33:52d'un pôle d'économie sociale
00:33:54et solidaire
00:33:55dans la plaine du Var,
00:33:56mais il faut tenir compte aussi
00:33:58de cette contrainte nouvelle
00:34:00qui n'existait pas
00:34:01il y a 20 ans,
00:34:01qui n'était même pas abordée
00:34:02dans 20 ans,
00:34:03sur les conséquences
00:34:04du réchauffement climatique.
00:34:05Alors,
00:34:05on va passer
00:34:06à un tout autre sujet.
00:34:08Peut-être juste
00:34:09si je peux juste répondre
00:34:10rapidement,
00:34:11très rapidement.
00:34:13Je vais essayer
00:34:14de répondre
00:34:14à tout le monde
00:34:15d'un coup.
00:34:17Juste pour M. Pradal,
00:34:18ne pas nuire,
00:34:19c'est aussi une question
00:34:19de fiscalité.
00:34:20Donc,
00:34:20si on augmente la fiscalité,
00:34:21ça nuit aux entreprises.
00:34:23Je pense à la taxe foncière
00:34:24qui a été augmentée
00:34:24de 19,2%
00:34:25et au versement
00:34:26en mobilité régionale
00:34:27qui a été soutenu
00:34:27par l'ensemble
00:34:28des conseils régionales
00:34:29de la majorité.
00:34:30Ça,
00:34:31ça nuit.
00:34:31Voilà,
00:34:32c'est clairement,
00:34:32ça nuit.
00:34:33Un autre sujet
00:34:34sur l'agricole,
00:34:35c'est bien beau
00:34:35d'avoir des terres agricoles
00:34:36mais il faut des agriculteurs.
00:34:38Parce qu'aujourd'hui,
00:34:38les terres agricoles
00:34:39qui sont déjà
00:34:39mises en zone d'activité
00:34:40protégée,
00:34:41notamment de l'autre côté
00:34:42du Var,
00:34:43ne sont pas pourvues
00:34:43parce qu'on manque
00:34:44d'agriculteurs.
00:34:45C'est un vrai sujet,
00:34:45c'est l'attractivité
00:34:46du métier agricole.
00:34:47Et un autre sujet,
00:34:48le PPRI,
00:34:50on est déjà dans
00:34:51les PPRI
00:34:51les plus complexes
00:34:52de France.
00:34:53Aujourd'hui,
00:34:53pour construire un bâtiment
00:34:54dans la zone du Var
00:34:55ou dans la zone de Carrosse,
00:34:56vous verrez les contraintes
00:34:57qu'on a.
00:34:58Je peux vous dire
00:34:58que l'ADREAL
00:34:59fait très bien son travail,
00:35:00que les services de l'État
00:35:01font très bien leur travail
00:35:02et que je pense
00:35:02qu'on pourrait avoir
00:35:04des cas de charge
00:35:04qui prennent en considération
00:35:06ces problématiques climatiques
00:35:07parce qu'il faut les prendre
00:35:08en considération.
00:35:09Et aujourd'hui,
00:35:09je peux vous dire
00:35:10qu'elles sont quand même
00:35:10globalement bien prises
00:35:11puisque les catastrophes
00:35:12qu'on a connues
00:35:13malheureusement
00:35:13ces dernières années
00:35:14n'ont pas nuit
00:35:15aux activités économiques
00:35:16de la plaine du Var
00:35:17comme quoi les choses
00:35:17ont été plutôt bien faites.
00:35:19Et puis le dernier point,
00:35:20c'est sur la zone d'activité
00:35:21pour les entreprises.
00:35:23La dernière,
00:35:24c'est la zone du Roguez,
00:35:25il me semble,
00:35:25qui a été avant
00:35:27les années 2010,
00:35:28je ne sais pas la date exacte,
00:35:29M. Pradalpont va me corriger.
00:35:30Depuis,
00:35:31on n'a pas de nouvelles zones
00:35:31d'activité
00:35:32qui ont été construites.
00:35:33Et ça,
00:35:33c'est un vrai sujet,
00:35:34c'est de créer
00:35:34une nouvelle zone d'activité
00:35:35pour les entreprises locales.
00:35:36Donc,
00:35:37plein du Var là,
00:35:37pour le coup.
00:35:39Très bien.
00:35:39Donc,
00:35:40autre sujet,
00:35:41celui des inégalités.
00:35:43Nice,
00:35:44quand on voit ça de loin,
00:35:45quand on voit ça de Paris,
00:35:46de Chalange,
00:35:46on considère
00:35:47que c'est une ville riche.
00:35:48D'abord,
00:35:48c'est une ville
00:35:49où il y a plutôt
00:35:50plus de gros patrimoines
00:35:51qu'ailleurs.
00:35:52Vous savez,
00:35:53à Chalange,
00:35:53on regarde les gros patrimoines
00:35:54de près
00:35:54avec notre classement
00:35:55des plus grandes fortunes.
00:35:57Mais c'est aussi
00:35:58une ville pauvre.
00:35:59Et ça,
00:35:59je l'ai appris
00:35:59en regardant un petit peu
00:36:00plus en détail
00:36:01ce qui se passe
00:36:02dans votre ville
00:36:03puisqu'il y a
00:36:04un taux de pauvreté
00:36:05supérieur
00:36:06à la moyenne nationale.
00:36:07Et donc,
00:36:08j'ai envie de vous demander
00:36:09à chacun
00:36:10comment vous comptez
00:36:12vous attaquer
00:36:12à cette fracture sociale
00:36:13et que peut faire la ville
00:36:15puisqu'évidemment,
00:36:16la ville
00:36:16n'est qu'un des acteurs
00:36:18pour s'y attaquer.
00:36:19Et donc,
00:36:19monsieur,
00:36:22Monsieur Pradal,
00:36:22en premier lieu,
00:36:23vous,
00:36:23vous avez un peu
00:36:24cet héritage
00:36:25à argumenter.
00:36:28Comment se fait-il
00:36:28que les inégalités
00:36:30se soient autant creusées
00:36:31et qu'est-ce que vous avez
00:36:32comme mesure
00:36:32pour y faire face ?
00:36:35Ni c'est une ville-centre,
00:36:37ni c'est une métropole.
00:36:39Une des caractéristiques
00:36:40des métropoles,
00:36:41c'est effectivement
00:36:42d'avoir des gens riches
00:36:43et d'avoir des gens pauvres.
00:36:44Et un des devoirs
00:36:45que nous avons
00:36:46en tant que responsables
00:36:48de l'exécutif,
00:36:48c'est d'accompagner
00:36:50cette situation
00:36:51sur laquelle
00:36:51nous ne pouvons pas
00:36:52verser un complément
00:36:53de salaire
00:36:54à tous les gens
00:36:54qui perçoivent
00:36:55un salaire insuffisant.
00:36:56C'est impossible.
00:36:57Ce n'est d'ailleurs
00:36:57pas notre rôle.
00:36:58En revanche,
00:36:59le rôle,
00:37:00c'est d'avoir
00:37:00avant tout,
00:37:01et je commencerai par ça,
00:37:03des services publics
00:37:04de qualité
00:37:05accessibles à tous
00:37:06à des tarifs bas.
00:37:07Prenons l'exemple
00:37:08de la mobilité.
00:37:09La mobilité à Nice
00:37:10qui a fait l'objet
00:37:11grâce aux travaux
00:37:12voulus par Christian Estrosi
00:37:14d'une très forte
00:37:15augmentation de l'offre
00:37:16avec des lignes de tramway,
00:37:18avec des lignes de bus
00:37:19qui respectent aujourd'hui
00:37:20par leur motorisation
00:37:21beaucoup plus
00:37:21l'environnement
00:37:22qu'elles ne le faisaient
00:37:23auparavant,
00:37:24mais en même temps,
00:37:24une tarification
00:37:25qui, par rapport
00:37:26au nombre de kilomètres
00:37:27offerts,
00:37:28est une des plus basses
00:37:29de France,
00:37:29avec des phénomènes
00:37:30de gratuité ciblés,
00:37:33ciblés pour les moins
00:37:33de 11 ans,
00:37:34parce que pour les familles,
00:37:36lorsqu'il y a 2, 3,
00:37:374 enfants,
00:37:37ça peut représenter
00:37:38un coût important
00:37:39de payer l'abonnement.
00:37:40Pour les retraités,
00:37:41dès le premier jour,
00:37:43là aussi,
00:37:43la gratuité,
00:37:44et ensuite,
00:37:45des tarifications sociales
00:37:46qui sont au rendez-vous.
00:37:47Le service public
00:37:48de qualité,
00:37:49aussi à moindre coût,
00:37:50c'est la cantine scolaire,
00:37:51c'est offrir,
00:37:52alors tout ceci
00:37:53peut paraître loin
00:37:53du développement économique,
00:37:54mais c'est le cœur
00:37:55du développement économique.
00:37:56Si je n'ai pas
00:37:57de place de crèche,
00:37:58où je peux mettre mes enfants,
00:37:59si je n'ai pas la garantie
00:38:00d'offrir une cantine scolaire
00:38:02à la fois de qualité
00:38:03et à tarifs accessibles,
00:38:06je vais rendre difficile
00:38:07la vie des salariés,
00:38:09et donc le développement
00:38:10des entreprises.
00:38:10Donc le devoir de la ville
00:38:12et c'est l'héritage,
00:38:13effectivement,
00:38:14que j'assume
00:38:15et dont je suis fier,
00:38:16c'est effectivement,
00:38:17depuis 18 ans,
00:38:18d'avoir conduit
00:38:18un développement
00:38:19de services publics
00:38:21de qualité,
00:38:22à tarifs maîtrisés,
00:38:23pour permettre
00:38:24de répondre à cette donnée.
00:38:25Et ensuite,
00:38:26pourquoi voulons-nous
00:38:27le développement économique
00:38:28du territoire ?
00:38:28Et pourquoi avons-nous
00:38:29cherché à attirer
00:38:31des établissements
00:38:31d'enseignement supérieur ?
00:38:33C'est pour que se créent
00:38:34les conditions
00:38:34pour que les entreprises
00:38:36puissent se développer
00:38:37et ainsi mieux rémunérer
00:38:38les salariés ?
00:38:39Enfin, il y a un point,
00:38:40puisque M. Hippolito
00:38:41a évoqué le sujet
00:38:42de la fiscalité,
00:38:44on ne met jamais en lien
00:38:45le sujet de la fiscalité
00:38:46avec le sujet
00:38:46de la commande publique.
00:38:48Oui, nous avons levé
00:38:49l'impôt
00:38:50et c'est sans fierté.
00:38:54En revanche,
00:38:55ce dont nous sommes fiers,
00:38:56c'est chaque année
00:38:57à peu près d'investir
00:38:58entre la ville,
00:38:59la métropole
00:38:59et ses satellites,
00:39:00près de 500 millions d'euros
00:39:01qui, à 70%,
00:39:03sont confiés
00:39:04à des entreprises
00:39:04dont les centres de décision
00:39:06sont dans les Alpes-Maritimes.
00:39:08Donner du travail
00:39:08aux entreprises du territoire,
00:39:10c'est aussi ça,
00:39:11permettre de garantir
00:39:12le pouvoir d'achat,
00:39:13de garantir l'emploi
00:39:14et même si l'emploi
00:39:15est précaire,
00:39:16je crois qu'il vaut mieux
00:39:16un emploi précaire
00:39:18que pas d'emploi du tout.
00:39:19Merci.
00:39:20M. Verrier,
00:39:21sur cette fracture sociale,
00:39:23au-delà du diagnostic
00:39:24qu'on a fait,
00:39:25les propositions concrètes
00:39:27pour y faire face ?
00:39:29Quand j'entends M. Pradal
00:39:30disant
00:39:31il y aura des riches,
00:39:32il y aura des pauvres,
00:39:33j'ai l'impression de...
00:39:34Enfin, ça me rappelle
00:39:34un humoriste
00:39:35qui nous a malheureusement
00:39:36quittés.
00:39:37À un moment donné,
00:39:39la situation économique
00:39:40de la ville,
00:39:40la situation économique
00:39:41que vue de l'Énissois,
00:39:42c'est le résultat
00:39:43d'une politique.
00:39:45Et ça,
00:39:47bien évidemment,
00:39:47vous en êtes comptable.
00:39:49Une fois qu'on a dit ça...
00:39:50Qui est quand même
00:39:51dépendante aussi
00:39:52de la politique régionale,
00:39:53nationale et de la conjoncture.
00:39:55Oui, oui.
00:39:55Pour être totalement honnête.
00:39:57Les plus du pétrole,
00:39:57par exemple,
00:39:58en ce moment,
00:39:59la ville n'y peut rien.
00:40:00Donc c'est juste pour
00:40:02recontextualiser quand même un peu.
00:40:03A priori,
00:40:04tous les Français
00:40:04le subissent de la même manière,
00:40:06cette dimension-là.
00:40:07Alors que le fait,
00:40:07par exemple,
00:40:08que le revenu médian à Nice,
00:40:09encore une fois,
00:40:10soit inférieur de 170 euros
00:40:12au chiffre national,
00:40:14170 euros,
00:40:15c'est la conséquence
00:40:16d'un certain nombre
00:40:16de déterminants locaux,
00:40:18dont la politique principale.
00:40:18Il y a des leviers,
00:40:19tout à fait,
00:40:19vous avez raison.
00:40:20Si vous ajoutez à ça
00:40:21des loyers
00:40:22qui sont beaucoup plus élevés,
00:40:24si vous ajoutez à ça
00:40:25un coût de la vie
00:40:26qui lui-même
00:40:27est supérieur de 6%,
00:40:28on arrive à ce delta.
00:40:30Alors très concrètement,
00:40:32je vous le disais tout à l'heure,
00:40:33le projet qui est porté
00:40:35par Juliette Chesnel-Leroux
00:40:37et la liste
00:40:38d'Union de la gauche
00:40:39à Nice,
00:40:40il vise
00:40:41à réinjecter
00:40:42du pouvoir d'achat
00:40:45dans la poche des niçois.
00:40:46très concrètement,
00:40:50quand on regarde
00:40:51ce que sera
00:40:52la conséquence
00:40:54de la mise en oeuvre
00:40:55du projet
00:40:56de la liste
00:40:56unie pour Nice,
00:40:57au global,
00:40:59au bout des 6 ans
00:41:00du mandat,
00:41:01on aura réinjecté
00:41:03par rapport
00:41:04à la situation
00:41:05où on ne mettrait pas
00:41:06en oeuvre
00:41:06ces mesures,
00:41:07l'équivalent,
00:41:09et je l'ai matérialisé
00:41:11à travers
00:41:11ce qu'il y a
00:41:12dans cette enveloppe.
00:41:15Le coût de la lettre ?
00:41:16Le chèque.
00:41:17Ah, c'est de l'argent.
00:41:18Un payant liquide.
00:41:19L'équivalent,
00:41:20je récupère,
00:41:21derrière,
00:41:21je...
00:41:21Montrez, montrez,
00:41:22mettez-le devant votre...
00:41:23L'équivalent de 270 euros
00:41:26par mois
00:41:27par adulte
00:41:28vivant à Nice.
00:41:29Alors, rassurez-vous,
00:41:30je vais donner
00:41:31des éléments de preuve.
00:41:32Premier élément,
00:41:33encadrement des loyers,
00:41:34comme ça a été fait
00:41:35à Paris,
00:41:36à Bordeaux,
00:41:37à Lille,
00:41:38etc.,
00:41:39avec succès.
00:41:40Ça,
00:41:40si vous comparez
00:41:42l'évolution
00:41:43des loyers
00:41:43en prolongeant
00:41:44la courbe actuelle
00:41:45sur l'ensemble
00:41:46des 6 ans
00:41:46et, au contraire,
00:41:49ses évolutions
00:41:51à partir
00:41:51de l'encadrement
00:41:52des loyers,
00:41:53vous avez un delta
00:41:54à la fin
00:41:55des 6 ans
00:41:55de 155 euros
00:41:57par mois.
00:41:57Alors, j'entends
00:41:58que M. Estrosi,
00:42:00M. Ciotti
00:42:00nous expliquent
00:42:01qu'ils sont des libéraux
00:42:02et donc qu'il est hors
00:42:02de question de...
00:42:03Bon, moi,
00:42:05je pense à la population
00:42:06et il me semble
00:42:07que la responsabilité
00:42:08d'une équipe municipale,
00:42:09c'est concrètement
00:42:11de penser d'abord
00:42:12à la population.
00:42:13Donc, vous encadrez
00:42:14les loyers ?
00:42:15Encadrement des loyers,
00:42:16petit 1.
00:42:17Et puis, il y a
00:42:17les autres mesures
00:42:18qui permettent
00:42:19de réinjecter
00:42:20le delta.
00:42:21Encadrement des loyers,
00:42:21155 euros.
00:42:23Et puis, pour tous
00:42:23ceux d'entre vous
00:42:24qui ont l'habitude
00:42:24des chiffres,
00:42:25et je sais que c'est
00:42:26en partie votre métier,
00:42:27il manque 115 euros.
00:42:28115 euros,
00:42:29c'est à travers
00:42:29les autres mesures
00:42:30que nous proposons.
00:42:31On aura l'occasion,
00:42:32j'imagine,
00:42:33d'y revenir.
00:42:33la gratuité
00:42:34de transport urbain
00:42:35pour les Niçois
00:42:37et ceux qui travaillent
00:42:38à Nice,
00:42:39pas pour les touristes.
00:42:40Il ne s'agit pas
00:42:41de faire des cadeaux
00:42:42une fois de plus
00:42:42aux touristes
00:42:44avec ce qui aura été
00:42:45financé
00:42:46par notre collectivité.
00:42:49Et c'est un certain
00:42:50nombre d'autres mesures
00:42:51qui ont aussi
00:42:51des conséquences.
00:42:53Effectivement,
00:42:54la gratuité
00:42:54de la cantine
00:42:55pour les familles
00:42:55défavorisées,
00:42:56le passeport et culture
00:42:57que nous souhaitons
00:42:58développer,
00:42:59le fait de mettre
00:43:00en place
00:43:00dans chaque quartier
00:43:01de la ville,
00:43:01des maisons municipales
00:43:02de santé
00:43:03dans lesquelles
00:43:03les tarifs
00:43:04seront conventionnés.
00:43:06C'est quelque chose
00:43:07que nous réclamons
00:43:07depuis des années
00:43:09et concrètement,
00:43:10à partir du moment
00:43:11où vous avez accès
00:43:12à un médecin
00:43:12qui pratique
00:43:13des tarifs conventionnés,
00:43:13ça a un impact
00:43:14sur votre pouvoir d'achat.
00:43:15Je ne détaille pas
00:43:16l'ensemble des mesures,
00:43:17mais au bout du compte,
00:43:19270 euros.
00:43:20Petit choc de la demande
00:43:21à l'échelle de Nice.
00:43:23Pierre Hippolito,
00:43:24là-dessus,
00:43:25et peut-être
00:43:26pour aller un peu plus loin,
00:43:28sur la façon
00:43:29dont on peut pourvoir
00:43:30les emplois,
00:43:31il y en a beaucoup
00:43:32à Sofia,
00:43:33alors ce n'est pas à Nice,
00:43:34mais il y a beaucoup
00:43:34de Niçois
00:43:35qui vont travailler
00:43:35à Sofia,
00:43:36et puis il y a un secteur
00:43:37dont on a peu parlé,
00:43:39mais qui revient un peu
00:43:40à la question
00:43:41de la commande publique
00:43:42tout à l'heure,
00:43:42c'est celui du BTP
00:43:43qui est très important aussi.
00:43:45J'imagine que sur ce point-là,
00:43:47vous partagez
00:43:48le diagnostic
00:43:49de Philippe Pradal.
00:43:50Je partage en partie
00:43:51puisque je pense
00:43:52qu'à un moment,
00:43:52la commande publique
00:43:53ne doit pas être
00:43:54le seul relais économique
00:43:55des entreprises,
00:43:56ça peut être un matelas
00:43:57en temps de crise,
00:43:58ça peut être un accélérateur
00:43:59pour des TPE ou PME
00:44:00pour passer un cap,
00:44:01mais ça ne doit pas être
00:44:01le gros gâteau.
00:44:02Le gros gâteau doit venir
00:44:03du privé,
00:44:04de la commande privée
00:44:04pour le privé.
00:44:06On augmente le pouvoir d'achat
00:44:07par le travail.
00:44:09C'est notre vision,
00:44:10c'est une vision libérale,
00:44:12assumée,
00:44:12et donc pour que l'on sorte
00:44:14de ce niveau de pauvreté
00:44:16de nos habitants
00:44:17de la métropole
00:44:18de la ville de Nice,
00:44:18il faut pouvoir
00:44:19augmenter les salaires,
00:44:21augmenter la rémunération.
00:44:22Comment on augmente
00:44:22les salaires et la rémunération ?
00:44:24En permettant aux entreprises
00:44:25d'augmenter
00:44:26leur pouvoir d'achat.
00:44:27Parce qu'on parle beaucoup
00:44:27du pouvoir d'achat
00:44:29des travailleurs,
00:44:30mais avant de pouvoir
00:44:31augmenter le pouvoir d'achat
00:44:32des travailleurs,
00:44:32il faut augmenter
00:44:33le pouvoir d'achat
00:44:33des entreprises.
00:44:34Comment on l'augmente ?
00:44:35En mettant un terreau fertile,
00:44:37comme je le disais
00:44:37en préambule,
00:44:38avec une baisse de la fiscalité,
00:44:40qui a été annoncé
00:44:40par Eric Ciotti
00:44:41de 19,2% de la taxe foncière
00:44:43au mois d'avril,
00:44:44en mettant un environnement
00:44:46où l'entreprise
00:44:47va pouvoir développer
00:44:48son chiffre d'affaires
00:44:49à travers des nouvelles zones
00:44:49d'activité,
00:44:50et donc derrière,
00:44:51répartir la valeur
00:44:52qui aura été créée
00:44:53auprès des salariés.
00:44:54C'est important
00:44:55de passer par le travail
00:44:57parce que nous croyons
00:44:59économiques par le travail
00:45:00et uniquement par le travail.
00:45:02Et je vais rejoindre
00:45:02Philippe Pradal
00:45:03sur la question de la mobilité.
00:45:04On a déjà aujourd'hui
00:45:06des tarifs de mobilité
00:45:07qui sont très compétitifs.
00:45:09Il faut savoir en plus
00:45:10que les actifs,
00:45:11les entreprises
00:45:11prennent à leur charge
00:45:12au moins 50%
00:45:13de l'abonnement,
00:45:14ce qui fait un tarif mensuel
00:45:16de 15 euros
00:45:17pour un travailleur par mois.
00:45:18Je suis désolé,
00:45:19aujourd'hui,
00:45:20ce n'est pas en faisant
00:45:21économiser 15 euros
00:45:22à ces travailleurs-là
00:45:23qu'on réglera
00:45:24le problème du pouvoir d'achat.
00:45:25Par contre,
00:45:26si on permet à l'entreprise
00:45:27d'augmenter de 15 euros
00:45:28les salariés,
00:45:29ça serait gagnant-gagnant.
00:45:30Donc, tout à un coup,
00:45:31la gratuité n'existe pas.
00:45:33Quand on dit
00:45:34qu'on veut mettre
00:45:34les transports gratuits,
00:45:36ça veut dire
00:45:36qu'on fait payer
00:45:37d'autres personnes.
00:45:38Donc, la plupart du temps,
00:45:39c'est les entreprises
00:45:40et les travailleurs.
00:45:41C'est comme tous les choix politiques,
00:45:41finalement.
00:45:42Ça peut être un choix assumé.
00:45:43C'est un choix
00:45:44de faire payer
00:45:45l'ensemble des contribuables
00:45:46ou les actifs,
00:45:48la mobilité gratuite
00:45:49pour les autres.
00:45:50Voilà, c'est clair.
00:45:52Alors,
00:45:52Monsieur Angé,
00:45:53est-ce que là-dessus,
00:45:55vous pensez
00:45:55que pour réduire
00:45:56la fracture sociale,
00:45:57c'est uniquement
00:45:57du ressort
00:45:58de la collectivité
00:45:59et de l'État
00:46:00ou est-ce que vous partagez
00:46:00en partie le diagnostic
00:46:01qui est que c'est aussi
00:46:03les entreprises
00:46:03qui peuvent la réduire ?
00:46:05Juste une remarque
00:46:06par rapport à Monsieur Ippolito,
00:46:08l'usage des routes aussi
00:46:09n'est pas gratuit.
00:46:10Quand vous utilisez
00:46:11les routes,
00:46:12c'est les collectivités
00:46:12territoriales
00:46:13qui financent les routes,
00:46:14l'entretien des routes
00:46:15et la construction des routes.
00:46:16Et donc,
00:46:17là aussi,
00:46:18il n'y a rien
00:46:18qui est gratuit.
00:46:18Effectivement,
00:46:19c'est le collectif
00:46:20qui finance quelque part.
00:46:23Et sur le sujet,
00:46:26je dis ça parce que
00:46:29je reviens
00:46:30sur la gratuité.
00:46:31Ce n'est pas uniquement
00:46:32pour faire plaisir
00:46:32pour la gratuité
00:46:33pour la gratuité.
00:46:34Et Monsieur Pradal,
00:46:35parce qu'il faut aller
00:46:36au bout du raisonnement,
00:46:37les mesures que vous avez prises
00:46:38ont fait augmenter
00:46:39de 50%
00:46:39le tarif quasiment
00:46:41du transport
00:46:42à l'unité.
00:46:42Et ceux qui ont été
00:46:43les plus pénalisés,
00:46:44ce sont les foyers modestes
00:46:46qui utilisent le transport
00:46:47de temps en temps
00:46:47et qui n'ont pas
00:46:48les abonnements
00:46:48en entreprise.
00:46:49La disparition
00:46:50de la carte du ticket
00:46:5110 euros
00:46:5210 voyages
00:46:53a pénalisé
00:46:54les populations
00:46:55les plus précaires
00:46:57et ça a rapporté
00:46:58donc sur leur dos,
00:46:59c'est eux qui ont payé
00:46:5915 millions d'euros
00:47:01de plus à RLA.
00:47:02Voilà la réalité.
00:47:03Donc,
00:47:03les mesures que vous prenez
00:47:04à un moment donné,
00:47:05elles sont payées
00:47:05et elles sont payées
00:47:06par celles et ceux
00:47:07qui sont le plus en difficulté.
00:47:09Pareil,
00:47:09sur les verbalisations
00:47:10Nice,
00:47:11c'est un record
00:47:11sur les verbalisations
00:47:12parking.
00:47:1317 millions d'euros
00:47:14après Paris,
00:47:15on a le record de France.
00:47:17Donc,
00:47:17effectivement,
00:47:18vous avez cherché
00:47:19de l'argent
00:47:19un peu partout
00:47:20mais en particulier
00:47:21dans les poches
00:47:22de celles et ceux
00:47:23qui n'ont pas les moyens
00:47:24de s'acheter un parking,
00:47:25qui n'ont pas les moyens
00:47:26de ceux
00:47:26ou qui sont en difficulté
00:47:28n'ont pas les moyens
00:47:29de prendre un abonnement
00:47:29et c'est ceux-là
00:47:30qui financent.
00:47:31Alors,
00:47:32vos mesures,
00:47:33vos propositions.
00:47:34les mesures,
00:47:34la première,
00:47:36d'abord,
00:47:37la pauvreté,
00:47:37c'est une réalité
00:47:38des métropoles
00:47:38mais après,
00:47:39à Nice,
00:47:40la pauvreté est d'autant
00:47:41plus aggravée
00:47:41que le coût de la vie
00:47:42est plus élevé
00:47:43parce que c'est une ville
00:47:43touristique
00:47:44et une ville d'hyperlux.
00:47:46Et donc,
00:47:46effectivement,
00:47:46les tarifs ne sont pas
00:47:47des tarifs
00:47:48à 10 km d'écart,
00:47:49on n'a pas du tout
00:47:50les mêmes tarifs.
00:47:51Et donc,
00:47:51Nice,
00:47:52en particulier les seniors
00:47:53et tout
00:47:53qui font les courses
00:47:54dans leur quartier
00:47:55sont pénalisés
00:47:56parce que les tarifs
00:47:56sont prohibitifs
00:47:58dans certains commerces.
00:47:59Ça,
00:47:59c'est aussi une réalité.
00:48:00Allez faire vos courses,
00:48:01alors vous n'avez peut-être
00:48:02pas l'habitude
00:48:03de les faire
00:48:03mais dans les supérettes
00:48:04dans les quartiers
00:48:05proches du port,
00:48:06proches de la République
00:48:07ou proches du centre
00:48:08et vous allez voir
00:48:09que les tarifs
00:48:09sont parfois prohibitifs.
00:48:11Et donc,
00:48:12les mesures,
00:48:13je prends la gratuité,
00:48:15je vais rester
00:48:15sur la gratuité
00:48:16des transports.
00:48:17C'est une mesure
00:48:18qui vise à la fois,
00:48:19un,
00:48:19à sortir de la logique
00:48:21du tout bagnole.
00:48:23Une logique du tout bagnole
00:48:24qui encore dans notre département
00:48:25est un handicap.
00:48:26Quand au début,
00:48:27tout à l'heure,
00:48:27je disais que le réseau routier
00:48:29est saturé
00:48:29plusieurs heures par jour,
00:48:31ça fait combien
00:48:31de millions d'heures
00:48:32de travail
00:48:33perdues chaque année
00:48:34dans les embouteillages
00:48:35à longueur de journée,
00:48:37à longueur d'année ?
00:48:39Combien ?
00:48:39Quel est le coût social
00:48:41de cette situation-là ?
00:48:45Donc,
00:48:45avec l'histoire
00:48:45de la gratuité
00:48:46des transports,
00:48:47c'est redonner un peu
00:48:47un pouvoir d'achat,
00:48:49redonner la liberté
00:48:50de circuler,
00:48:50mais aussi
00:48:51d'essayer de faire
00:48:52une bascule
00:48:53de l'usage de la voiture
00:48:54vers l'usage
00:48:55des transports en commun.
00:48:55L'usage des transports
00:48:57en commun aujourd'hui
00:48:57ne représente
00:48:58que 12% des déplacements.
00:49:00C'est ça la réalité.
00:49:0212% des déplacements.
00:49:03Or,
00:49:04on doit relever
00:49:04des défis
00:49:06environnementaux,
00:49:06on est à 12%
00:49:08des déplacements
00:49:09malgré la mise en place
00:49:10de la ligne 1,
00:49:10de la ligne 2,
00:49:11de la ligne 3
00:49:11et certaines choses,
00:49:13on n'est qu'à 12%.
00:49:14En dehors de la gratuité
00:49:16des transports,
00:49:16vous avez d'autres
00:49:17mesures prévues ?
00:49:19Je reviens tout à l'heure
00:49:20sur l'encadrement
00:49:21que M. Véry
00:49:23a développé,
00:49:24mais par exemple
00:49:24l'encadrement des loyers
00:49:25c'est une mesure
00:49:26qui va permettre
00:49:28aux gens
00:49:29de survivre un peu mieux.
00:49:30Et c'est des mesures,
00:49:31alors je le redis
00:49:33parce que
00:49:33Christian Estrosi
00:49:34dans un moment de lucidité
00:49:35avait envisagé
00:49:37la situation
00:49:37puis après
00:49:38une rencontre
00:49:39avec les professionnels
00:49:40de l'immobilier
00:49:41il a dit
00:49:41c'est pas possible.
00:49:42C'est le genre de mesure
00:49:43qui est vital
00:49:44pour les familles
00:49:44dans cette ville.
00:49:45Et la ville
00:49:46elle ne peut pas tout faire,
00:49:47elle peut faire quelque chose,
00:49:48elle ne peut pas augmenter
00:49:49les salaires,
00:49:49ça je vous l'accorde,
00:49:50mais elle peut faire
00:49:50quelques dispositifs
00:49:52qui permettent
00:49:53d'améliorer
00:49:53la situation des familles.
00:49:55Alors on l'a promis
00:49:55depuis le début de ce débat
00:49:57on va parler logement
00:49:57et c'est le moment
00:49:59pour nous
00:50:00de céder la parole
00:50:01à notre partenaire
00:50:02sur ce débat
00:50:03l'Union pour l'entreprise
00:50:04dans les Alpes-Maritimes
00:50:06représentée par son président
00:50:08Franck Kanata
00:50:09qui va vous poser
00:50:10une question
00:50:11la même pour tous les quatre
00:50:12et vous l'aurez compris
00:50:13elle concerne donc
00:50:14le logement.
00:50:17Merci,
00:50:18merci de me donner la parole.
00:50:19Effectivement
00:50:19le logement
00:50:20un sujet qui a été abordé
00:50:22quelques fois déjà
00:50:23mais un sujet
00:50:23qui concerne
00:50:24toutes les entreprises
00:50:25de notre territoire
00:50:25et notre territoire
00:50:26en particulier.
00:50:27Notre département
00:50:28connaît un déficit structurel
00:50:29de l'offre de logement
00:50:30tout le monde le sait.
00:50:32Pour la majorité
00:50:33des actifs
00:50:33et j'insiste bien
00:50:34sur les actifs
00:50:35le coût du logement
00:50:36est le premier poste budgétaire
00:50:37avec une hausse du prix
00:50:39de l'immobilier
00:50:40et un recul constant
00:50:41de la construction
00:50:42du logement.
00:50:42Aujourd'hui
00:50:43lorsqu'on est dans les entreprises
00:50:44et qu'on les questionne
00:50:45on s'aperçoit
00:50:46que près de neuf entreprises
00:50:4710 sur 10
00:50:48remontent cette problématique
00:50:49de loger
00:50:50ses collaborateurs
00:50:51sur les Alpes-Maritimes.
00:50:5277% des employeurs
00:50:54déclarent
00:50:55qu'un candidat
00:50:56a renoncé
00:50:57à un poste
00:50:58qui était pourvu
00:50:59faute de trouver
00:51:00un logement.
00:51:01Aujourd'hui
00:51:02je pense qu'il est vraiment
00:51:02une priorité
00:51:04que de pouvoir
00:51:04vous questionner
00:51:05vous interroger
00:51:06sur des solutions concrètes
00:51:07pas simplement dire
00:51:08il faut résoudre
00:51:09la problématique de logement
00:51:10ça je pense que
00:51:10tout le monde sera d'accord
00:51:11mais par quel moyen
00:51:13quelle est la solution
00:51:14que vous pouvez proposer
00:51:15au tissu économique
00:51:16territorial
00:51:16pour garantir
00:51:18du logement
00:51:19pour nos actifs
00:51:20réservés aux actifs
00:51:22pour permettre
00:51:23le rayonnement économique
00:51:24que l'on attend tous
00:51:24de notre territoire.
00:51:26Merci.
00:51:26Alors pour démarrer
00:51:27monsieur Hippolito
00:51:28à vous le tour
00:51:29c'est vrai que dans cette campagne
00:51:31ce qui est intéressant
00:51:32c'est qu'il y a beaucoup
00:51:33de mesures
00:51:33beaucoup de propositions
00:51:34sur le logement
00:51:35on sent que c'est le sujet
00:51:37niçois
00:51:38et donc pour votre liste
00:51:40qu'est-ce que vous proposez
00:51:41très concrètement ?
00:51:43Alors tout d'abord
00:51:44il faut des moyens
00:51:45pour construire
00:51:45donc nous on fait le choix
00:51:47de céder
00:51:51les biens de Côte d'Azur
00:51:52Habitat
00:51:52ne dépendant pas
00:51:53de la métropole de Nice
00:51:54pour près de 7000 logements
00:51:56donc ça fera entre
00:51:57400 et 500 millions
00:51:58d'euros de revenus
00:51:59complémentaires
00:51:59qui doivent nous permettre
00:52:00d'avoir les moyens financiers
00:52:01de produire plus de logements
00:52:03notamment du logement LLI
00:52:05donc location intermédiaire
00:52:07pour les actifs
00:52:08et puis du social
00:52:09bien évidemment
00:52:10parce qu'il en faut aussi
00:52:11et puis de rénover aussi
00:52:12le parc existant
00:52:13pour qu'on puisse
00:52:15décemment habiter
00:52:15dans nos appartements
00:52:18et c'est toujours
00:52:18de plus en plus cher
00:52:19à rénover
00:52:20et je rebondis juste
00:52:21sur le coût des choses
00:52:22à Nice
00:52:22ça coûte plus cher qu'ailleurs
00:52:23parce qu'il y a un coût
00:52:23logistique plus important
00:52:26pour transporter
00:52:26les matériels
00:52:27pour venir faire
00:52:28de la rénovation
00:52:28pour faire venir
00:52:29des colis
00:52:30pour faire venir
00:52:31de l'alimentaire
00:52:31ça coûte plus cher
00:52:32quand on est à Nice
00:52:32que quand on est à Marseille
00:52:33parce qu'il n'y a pas
00:52:33de flux logistique économique
00:52:35donc ça coûtera toujours
00:52:36plus cher de vivre à Nice
00:52:37parce que ça coûte plus cher
00:52:39de transporter
00:52:39pour faire venir
00:52:40nos biens ici
00:52:42au-delà de cette capacité financière
00:52:44il faut aussi travailler
00:52:45sur de la hauteur
00:52:48donc ça a été déjà
00:52:48il y a la surélévation
00:52:50le plan de surélévation
00:52:50qui ne réglera pas
00:52:51tous les problèmes
00:52:52mais qui est un sujet majeur
00:52:53et il faut densifier
00:52:54là où on a déjà densifié
00:52:56ça, ça paraît important
00:52:57parce qu'il y a
00:52:58des sujets écologiques
00:52:59l'imperméabilité des sols
00:53:00le zéro artificiation net
00:53:01qui sont des contraintes
00:53:02d'urbanisme
00:53:03beaucoup plus important
00:53:04et donc il va falloir
00:53:05travailler la hauteur
00:53:06au-delà de travailler la hauteur
00:53:07c'est aussi mettre un cadre
00:53:09et un PLU
00:53:10qui soit le plus simple
00:53:11et objectif possible
00:53:13il y a beaucoup de permis
00:53:14de construire aujourd'hui
00:53:15qui ne sont pas validés
00:53:16parce qu'il y a un problème
00:53:17d'acceptabilité
00:53:19et puis il y a aussi
00:53:19un problème
00:53:20de politique
00:53:21d'urbanisme
00:53:22où aujourd'hui
00:53:23c'était contraignant
00:53:24de construire
00:53:25parce qu'il y a
00:53:25beaucoup trop de normes
00:53:26beaucoup trop de chartes
00:53:27qui surexposent
00:53:28la réglementation française
00:53:29qui est déjà parmi
00:53:30les plus élevées en France
00:53:31donc il y a vraiment
00:53:31une logique de simplification
00:53:33pour que les architectes
00:53:34puissent travailler
00:53:34de façon plus facile
00:53:36afin d'augmenter
00:53:37la production de logements
00:53:38y compris par le privé
00:53:39parce que ça ne sera pas
00:53:40que le public
00:53:40qui peut régler le problème
00:53:41les bailleurs privés
00:53:42les promoteurs
00:53:43sont partie prenante
00:53:44aujourd'hui on ne produit
00:53:45que 50% de ce qu'on devrait
00:53:47produire en termes
00:53:47de logements neufs
00:53:48pour pouvoir subvenir
00:53:49à nos besoins
00:53:50une petite parenthèse
00:53:51je vous laisse la parole
00:53:51mais est-ce qu'à un moment donné
00:53:52il ne faut pas quand même
00:53:53intervenir sur les loyers
00:53:54alors je sais que c'est
00:53:55un peu l'arlésienne
00:53:56en France
00:53:57on ne le décrète pas
00:53:58évidemment
00:53:59il y a des propositions à gauche
00:54:00avec l'encadrement des loyers
00:54:02ils développeront
00:54:03mais comment on peut
00:54:04combattre ça
00:54:05quand on paye 1200
00:54:061300 euros pour un F3
00:54:09c'est compliqué
00:54:10on n'a peut-être plus
00:54:12vraiment envie de venir
00:54:13sur la côte d'Azur
00:54:14il faut aussi penser
00:54:16à nos citoyens propriétaires
00:54:17parce qu'on n'a pas
00:54:18que des citoyens locataires
00:54:19des fois c'est leur seule retraite
00:54:21c'est le loyer qui rentre
00:54:22pour pouvoir couvrir leurs frais
00:54:23donc il ne faut pas généraliser
00:54:24envers les méchants riches propriétaires
00:54:26c'est parce que j'ai dit
00:54:27je préfère le préciser
00:54:28on a aussi des propriétaires pauvres
00:54:30c'est aussi une réalité
00:54:31l'encadrement des loyers
00:54:33n'a pas réglé les sujets
00:54:34dans les autres métropoles
00:54:36qui l'ont mis en place
00:54:36je laisserai Philippe Pradal
00:54:38en témoigner
00:54:38puisque sur ce sujet là
00:54:39nos deux équipes
00:54:40sont alignées
00:54:41sur un refus
00:54:41de l'encadrement des loyers
00:54:44il y a une solution
00:54:45qu'on n'envisage pas
00:54:46parce qu'on parle des loyers très chers
00:54:47et les 10 000 euros le mètre carré
00:54:48c'est dans les zones touristiques
00:54:49on a la chance
00:54:50d'avoir un moyen pays
00:54:52qui a des loyers
00:54:53encore acceptables
00:54:54et il faut peut-être
00:54:55créer une mobilité
00:54:55qui permette
00:54:56de travailler
00:54:57pour que les actifs
00:54:58puissent se loger
00:54:59un peu plus loin
00:55:00de ces zones touristiques
00:55:01et du littoral
00:55:02et aussi travailler
00:55:03pour qu'il y ait
00:55:04des environnements
00:55:04plus favorables
00:55:06à avoir des banlieues
00:55:07aujourd'hui
00:55:08on est pauvre à Nice
00:55:09parce qu'on n'a pas de banlieue
00:55:10comme à Paris
00:55:11une banlieue
00:55:12au sens noble du terme
00:55:13c'est-à-dire
00:55:14à proximité
00:55:14des zones d'activité
00:55:15mais qui n'est pas
00:55:17dans le centre-ville
00:55:18alors monsieur Pradal
00:55:19est-ce que là-dessus
00:55:21on a
00:55:21j'ai vu qu'il y a
00:55:23une proposition
00:55:23assez choc
00:55:25du maire sortant
00:55:26de construire
00:55:26ces 10 000 logements
00:55:27donc ma question est
00:55:28est-ce que vous comptez
00:55:30résoudre le problème
00:55:31du logement
00:55:32uniquement par l'offre
00:55:33et par la construction
00:55:34est-ce que pour vous
00:55:34c'est le seul moyen
00:55:36de vraiment y arriver ?
00:55:38Le seul moyen
00:55:39peut-être pas
00:55:40élément essentiel
00:55:41construire
00:55:42parce qu'effectivement
00:55:43il faut construire
00:55:44aussi pour pouvoir
00:55:44créer du parcours
00:55:45résidentiel
00:55:46aujourd'hui un certain
00:55:46nombre de personnes
00:55:47ne peuvent pas quitter
00:55:48le logement qu'elles occupent
00:55:49même si elles n'en sont
00:55:49pas pleinement satisfaites
00:55:50parce qu'elles savent
00:55:51qu'elles risquent
00:55:52de ne pas retrouver un logement
00:55:53créer du logement
00:55:54c'est aussi créer
00:55:54ce parcours résidentiel
00:55:56rénover
00:55:56parce qu'il y a
00:55:58aujourd'hui
00:55:58ce qu'on appelle communément
00:55:59des passoires thermiques
00:56:00qui coûte
00:56:01qui coûte
00:56:02en matière
00:56:03de coûts de fluide
00:56:04pour les occupants
00:56:05et c'est pas acceptable
00:56:06donc effectivement
00:56:07la construction
00:56:08de 10 000 logements
00:56:08y aidera
00:56:09explorer
00:56:10toutes les possibilités
00:56:12pour sortir
00:56:13du modèle
00:56:14assez typiquement français
00:56:15d'être propriétaire
00:56:16de tout
00:56:17et du terrain
00:56:18et du bâti
00:56:19le bail réel solidaire
00:56:20l'usufruit locatif
00:56:22employeur
00:56:23avec lequel
00:56:24j'avais pu échanger
00:56:24avec Pierre Hippolito
00:56:25lorsque j'étais député
00:56:26le statut
00:56:27d'un bailleur privé
00:56:29qui serait à la fois
00:56:30plus protecteur
00:56:31et qui permettrait
00:56:32d'éviter un certain
00:56:33nombre de dérives
00:56:34qui est porté
00:56:34par Dominique Estrosi-Sasson
00:56:35et franchement
00:56:36quand on doit porter
00:56:37les sujets logements
00:56:38avoir la sénateur
00:56:39Dominique Estrosi-Sasson
00:56:40dans son équipe
00:56:40c'est un vrai confort
00:56:41et ensuite éviter
00:56:43que des logements
00:56:43soient détruits
00:56:44par le Airbnb
00:56:45il faut dire les choses
00:56:47franchement
00:56:47aujourd'hui
00:56:48on a des investisseurs
00:56:50purs
00:56:50qui vont faire
00:56:51du Airbnb
00:56:51et ce qui interdit
00:56:53le logement
00:56:54d'actifs
00:56:56notamment
00:56:56dans l'hypercentre
00:56:57donc à ce niveau-là
00:56:58notre lutte
00:56:59contre le Airbnb
00:57:00sera résolue
00:57:01elle ira loin
00:57:02et enfin dire
00:57:03et je rejoins
00:57:05en partie
00:57:05monsieur Hippolito
00:57:06sur ce point
00:57:07la moitié
00:57:08des 270 euros
00:57:09par mois
00:57:09que souhaite
00:57:11restituer la liste
00:57:12de madame Chesnel-Leroux
00:57:13c'est
00:57:13même plus de la moitié
00:57:14c'est le logement
00:57:15enlever 150 euros
00:57:16de loyer
00:57:16c'est parfait
00:57:17sauf qu'il faut
00:57:18s'interroger aussi
00:57:19sur qui perçoit
00:57:20le loyer
00:57:20parce que c'est aussi
00:57:21enlever 150 euros
00:57:22de revenus mensuels
00:57:24à une personne
00:57:24qui a effectivement
00:57:25peut-être travaillé
00:57:26toute sa vie
00:57:26et sur lequel
00:57:27le complément de retraite
00:57:28je pense notamment
00:57:28aux chefs d'entreprise
00:57:30aux commerçants
00:57:31qui ont pendant longtemps
00:57:32cotisé sur des bases faibles
00:57:34et qui ont investi
00:57:35pour avoir ce complément
00:57:36de retraite nécessaire
00:57:37pour vivre normalement
00:57:39leur retraite
00:57:39alors qu'ils n'ont plus
00:57:40possibilité d'action
00:57:41sur l'augmentation
00:57:42de leur revenu
00:57:42Juste un point
00:57:43c'est 10 000 logements
00:57:45c'est un chiffre
00:57:46qui parle au grand public
00:57:47vous l'avez calculé
00:57:47comment ?
00:57:48Pourquoi 10 000 ?
00:57:50Pourquoi ?
00:57:50Pourquoi 10 000 ?
00:57:51Parce que ça nous paraît
00:57:52à ce stade cohérent
00:57:53avec ce qu'on a prévu
00:57:54dans le PLH4
00:57:55c'est-à-dire le quatrième
00:57:56plan local de l'habitat
00:57:57et c'est au moyen
00:57:58à la fois
00:57:59de surélévation
00:58:00parce qu'effectivement
00:58:01densifier
00:58:02là où on a déjà
00:58:03des immeubles
00:58:03construire de deux étages
00:58:05de plus
00:58:05ça ne crée pas de difficultés
00:58:06ça ne nécessite pas
00:58:07de services publics
00:58:08supplémentaires
00:58:08et c'est efficace
00:58:10et cette réflexion
00:58:11sur le fait
00:58:12d'augmenter les hauteurs
00:58:14nous la portons aussi
00:58:15sur le foncier économique
00:58:17nous pensons aujourd'hui
00:58:18que sur le
00:58:19par exemple
00:58:20la zone de Carros
00:58:21même si tout ceci
00:58:22devra se faire
00:58:23en coordination
00:58:24et en parfait accord
00:58:25avec le maire de Carros
00:58:26mais l'idée
00:58:27de pouvoir autoriser
00:58:28la surélévation
00:58:29de bâtiments
00:58:30en permettant
00:58:30la localisation
00:58:31des bureaux
00:58:31en étages plus élevés
00:58:32et récupérant des surfaces
00:58:34qu'elles soient
00:58:34logistiques
00:58:35de production
00:58:37de plein pied
00:58:38est probablement
00:58:39une piste
00:58:39qu'il faut voir
00:58:40voire autoriser
00:58:41la construction
00:58:42de logements
00:58:43à destination
00:58:44des salariés
00:58:44au-dessus
00:58:45du foncier économique
00:58:46Robert Ringer
00:58:47à vous
00:58:48sur cette question
00:58:49vous l'avez entendu
00:58:50la question
00:58:51de Franck Canata
00:58:51était assez précise
00:58:53et on sent
00:58:54forme d'urgence
00:58:55on en parle
00:58:56depuis des années
00:58:57de cette crise
00:58:58du logement
00:58:59et là-dessus
00:59:00même si
00:59:01vous n'avez pas
00:59:02le même rapport
00:59:03c'est pour loger
00:59:04les salariés
00:59:05les actifs
00:59:05qui sont éligibles
00:59:06aussi parfois
00:59:07au logement social
00:59:08on n'en a pas parlé
00:59:09mais Nice est carencé
00:59:10comme toutes les communes
00:59:12de la Côte d'Azur
00:59:13quasiment
00:59:13donc vos propositions
00:59:14là-dessus
00:59:15pour concrètement
00:59:16dans 6 ans
00:59:17on puisse se dire
00:59:18on a aidé
00:59:19à loger
00:59:20les Niceois
00:59:21qui travaillent
00:59:22et à commencer
00:59:23par éviter
00:59:23les fausses solutions
00:59:24vendre 7000 logements
00:59:25pour amener
00:59:26500 millions d'euros
00:59:27je trouve que c'est
00:59:28assez farfelu
00:59:28pourquoi expliquer
00:59:30parce que
00:59:31un c'est du logement social
00:59:32ce sont des hommes
00:59:33et des femmes
00:59:33qui souvent
00:59:33travaillent sur Nice
00:59:35parce que le bassin
00:59:36d'emploi de Nice
00:59:37dépasse largement
00:59:38le périmètre
00:59:39de la métropole
00:59:41et qui va acheter
00:59:427000 logements sociaux
00:59:43dans un état
00:59:44parfois
00:59:45dans l'état qu'il est
00:59:45ça veut dire
00:59:46mal entretenu
00:59:47d'autres bailleurs
00:59:47j'imagine que c'est ça
00:59:48je pense que d'autres bailleurs
00:59:50et les communes
00:59:50qui ont cédé gratuitement
00:59:51les terrains
00:59:52auront leur mot à dire
00:59:53à ce moment-là
00:59:54donc je pense que
00:59:55vous vous faites
00:59:55quelques illusions
00:59:56de récupérer
00:59:57un demi milliard
00:59:58d'euros
00:59:59dans cette opération
01:00:01ça c'est la première chose
01:00:02la deuxième
01:00:03votre proposition
01:00:04ils ont qu'à
01:00:05aller habiter plus loin
01:00:06ça existe déjà
01:00:07allez vous balader
01:00:08à Drape
01:00:09à la Trinité
01:00:10à Saint-Martin-du-Var
01:00:12jusqu'à très loin
01:00:13dans les vallées
01:00:14les gens
01:00:14ont d'ores et déjà
01:00:16habité déjà très loin
01:00:17par rapport au centre-ville
01:00:18par rapport au lieu d'activité
01:00:19et c'est pas la solution
01:00:20parce que si la solution
01:00:22que vous leur proposez
01:00:22c'est de perdre
01:00:23une heure
01:00:23deux heures par jour
01:00:24dans les transports
01:00:26mal desservis
01:00:26par les transports en commun
01:00:27ces zones-là
01:00:28par ailleurs
01:00:29avec le coût
01:00:33que cela entraîne
01:00:34c'est une fausse solution
01:00:35et ce qu'ils économisent
01:00:36et le constat qu'on fait
01:00:37aujourd'hui
01:00:37c'est que
01:00:38ce qu'ils économisent
01:00:39sur le loyer
01:00:40ils le perdent
01:00:41dans les déplacements
01:00:42dans les propositions
01:00:43vous faites comment
01:00:43concrètement
01:00:43parce que c'est vrai
01:00:44qu'on connait tout
01:00:45aujourd'hui
01:00:46il faut une politique
01:00:46offensive de la commune
01:00:48en termes de préemption
01:00:50de ce qui existe
01:00:51de ce qui est à l'abandon
01:00:52de préempter
01:00:53pour arriver à faire du logement
01:00:55je prendrai trois exemples
01:00:56trois bâtiments
01:00:59vous voyez l'arrêt
01:01:00tram
01:01:00gare centre
01:01:02il y a un bâtiment
01:01:03qui vide depuis 15 ans
01:01:04peut-être 20 ans
01:01:05vous prenez face
01:01:06à la tête au carré
01:01:07direction Poliani
01:01:08il y a un bâtiment
01:01:09qui fait l'angle
01:01:10qui vide depuis 10 ans
01:01:12vous prenez
01:01:12il avait déjà fait
01:01:13la une de l'actualité
01:01:14le 16 avenue
01:01:16Auguste-Rénaud
01:01:17qui est vide
01:01:17depuis des années
01:01:18dans cette ville
01:01:19il y a une multitude
01:01:20de bâtiments
01:01:21qui sont vides
01:01:21qui sont
01:01:22qui pourraient être utiles
01:01:24pour l'onger
01:01:24des actifs
01:01:25et des familles
01:01:26qui aujourd'hui
01:01:26ne le sont pas
01:01:27et donc il y a nécessité
01:01:28d'avoir une politique
01:01:29ambitieuse
01:01:30offensive
01:01:30de la ville
01:01:31de préemption
01:01:32quasiment systématique
01:01:34pour peser
01:01:34sur le prix du foncier
01:01:36et des réquisitions
01:01:37pour des logements
01:01:38qui sont vides
01:01:39depuis des décennies
01:01:40alors monsieur Verrier
01:01:41est-ce que
01:01:42peut-être partagez-vous
01:01:43cette approche
01:01:44il y a eu beaucoup
01:01:44de choses de dites
01:01:46réquisitions
01:01:46préemptions
01:01:47mais est-ce que
01:01:47ce sera suffisant
01:01:48est-ce que
01:01:49les propositions
01:01:50de vos camarades
01:01:50sur votre droite
01:01:51sont envisageables
01:01:53pour vous
01:01:53c'est-à-dire
01:01:54de relancer
01:01:54aussi l'offre privée
01:01:56par plus de construction
01:01:57alors vous me permettrez
01:01:59une remarque préalable
01:02:00on est sur le fond
01:02:01on est sur les enjeux
01:02:03du quotidien
01:02:04les enjeux des niçois
01:02:05et je remarque
01:02:06quand même
01:02:06qu'entre
01:02:07ce que propose
01:02:09le représentant
01:02:10de monsieur Ciotti
01:02:10et ce que propose
01:02:11le représentant
01:02:11de monsieur Estrosi
01:02:12il y a quand même
01:02:13une convergence
01:02:13extrêmement forte
01:02:14dès qu'on dépasse
01:02:16non
01:02:17l'un informe et l'autre
01:02:18mais dès qu'on dépasse
01:02:19des questions d'égo
01:02:21on se retrouve
01:02:22sur le même projet
01:02:23et demain
01:02:24très honnêtement
01:02:25le vote Estrosi
01:02:26le vote Ciotti
01:02:27c'est le même
01:02:27donc ça c'était
01:02:28pour quand même
01:02:29poser les éléments
01:02:30à partir du contenu
01:02:32je croyais que vous parliez
01:02:33uniquement de vision économique
01:02:34à partir du contenu
01:02:35mais là je réagis
01:02:36par rapport à du contenu
01:02:37ça c'était
01:02:37quand même
01:02:38une remarque
01:02:39sur beaucoup de sujets
01:02:41on peut vous faire
01:02:42exactement la même
01:02:42à gauche
01:02:43n'hésitez pas
01:02:47c'est un débat
01:02:47n'hésitez pas
01:02:48c'est un débat
01:02:50il y a une pensée de gauche
01:02:52et une pensée de droite
01:02:52je dirais quand même
01:02:53le climat gauche-droite
01:02:57existe à Nice
01:02:58je dirais quand même
01:02:59que
01:03:00j'ajouterais
01:03:01que la proposition
01:03:01de déporter
01:03:02des habitants
01:03:03en périphérie de la ville
01:03:04je trouve ça
01:03:04extrêmement choquant
01:03:05à un moment donné
01:03:06à Nice
01:03:06on a un véritable enjeu
01:03:07de mixité sociale
01:03:09arrêtons de créer
01:03:10des ghettos
01:03:12aux périphéries
01:03:13de la ville
01:03:13d'éloigner
01:03:14les habitants
01:03:15qui n'ont pas
01:03:16les moyens d'eux
01:03:17et puis de faire
01:03:18aussi des ghettos de riches
01:03:19si vous voulez
01:03:20moi je n'ai jamais
01:03:21été aussi heureux
01:03:23que quand j'ai fait
01:03:24mes études
01:03:24à Sciences Po Paris
01:03:25en habitant
01:03:25la pire cité de Saint-Denis
01:03:26parce que j'étais confronté
01:03:28à des réalités
01:03:28qui étaient des réalités
01:03:30complémentaires
01:03:30alors maintenant
01:03:31j'en arrive
01:03:31au logement
01:03:33puisque effectivement
01:03:34c'est le premier sujet
01:03:35dont nous parlent
01:03:36nos concitoyens
01:03:36c'est vraiment
01:03:37le premier sujet
01:03:37avant
01:03:38y compris la sécurité
01:03:40alors que c'est un enjeu majeur
01:03:41avant même
01:03:42les questions
01:03:42de pouvoir d'achat
01:03:43le logement
01:03:44puisqu'on sait
01:03:45que Nice
01:03:46est la ville de France
01:03:47de plus de 100 000 habitants
01:03:48après Paris
01:03:49où les loyers
01:03:49sont les plus chers
01:03:50je ne parle même pas
01:03:51des coûts d'acquisition
01:03:52ça a encore augmenté
01:03:52au second semestre
01:03:532025
01:03:54de près de 5%
01:03:55nous
01:03:56on veut travailler
01:03:57dans trois directions
01:03:58une première
01:03:58que j'ai déjà évoquée
01:03:59l'encadrement des loyers
01:04:00j'y reviens pas
01:04:01mais à partir du moment
01:04:01où les loyers
01:04:02sont contenus
01:04:04déjà
01:04:05vous faciliter
01:04:06une partie
01:04:07de l'accès
01:04:08à l'offre existante
01:04:09maintenant
01:04:09cette offre
01:04:10comment est-ce qu'on l'étend ?
01:04:12concrètement
01:04:12on ne peut pas être sur
01:04:13de la construction
01:04:15à outrance
01:04:15parce qu'on a un enjeu
01:04:17de bétonisation
01:04:17des sols à Nice
01:04:18et que si on avait
01:04:19dans 5 ans
01:04:20dans 10 ans
01:04:21dans 20 ans
01:04:21les mêmes intempéries
01:04:23que ce qu'il y a eu
01:04:24à Valence
01:04:24à Nice
01:04:25ce serait catastrophique
01:04:26je ne vais pas citer
01:04:27des chiffres
01:04:28mais il y a eu
01:04:28des projections
01:04:29qui ont été réalisées
01:04:30qui montraient
01:04:30que si on allait
01:04:31dans cette logique-là
01:04:32c'était catastrophique
01:04:33donc
01:04:34il y a deux axes
01:04:36à travailler
01:04:37le premier
01:04:38c'est de travailler
01:04:38à réduire
01:04:40les détournements
01:04:40d'usage
01:04:41je le disais
01:04:4248%
01:04:44des lits à Nice
01:04:45entre 40 et 48%
01:04:46selon les estimations
01:04:47sont des lits touristiques
01:04:49concrètement
01:04:50le Airbnb
01:04:51c'est pas
01:04:52alors
01:04:53Christian Estrosi
01:04:54est familier
01:04:56de la tactique
01:04:57de triangulation
01:04:58c'est-à-dire
01:04:58en gros
01:04:58il prend une proposition
01:04:59de ses adversaires
01:05:02et puis
01:05:02il la détourne
01:05:03nous
01:05:04nous ne proposons pas
01:05:05des mesurettes
01:05:07sur le Airbnb
01:05:08qui en plus
01:05:09sont invalidées
01:05:10parce que mal goupillées
01:05:11désolé
01:05:12nous proposons
01:05:12l'application
01:05:13intégrale
01:05:14de la loi Lemaire
01:05:15la loi Lemaire
01:05:16elle a été votée
01:05:17il y a quelques mois
01:05:18elle n'est pas si vieille
01:05:19que ça
01:05:19si demain
01:05:20la loi Lemaire
01:05:21était appliquée
01:05:22c'est 60%
01:05:23des logements
01:05:24aujourd'hui
01:05:24utilisés
01:05:25pour faire du Airbnb
01:05:26qui seraient remis
01:05:28dans de la location
01:05:29longue durée
01:05:29et rassurez-vous
01:05:31les propriétaires
01:05:31on y pense aussi
01:05:32on veut mettre en place
01:05:33une garantie municipale
01:05:35de loyer à payer
01:05:37donc ça
01:05:38ça permettrait déjà
01:05:40aujourd'hui
01:05:41vous avez
01:05:4112 000 logements
01:05:42Airbnb
01:05:43à peu près
01:05:43à Nice
01:05:44derrière 60%
01:05:46ça permet
01:05:46à 3 habitants
01:05:47par appartement
01:05:49de reloger
01:05:50plus de 20 000
01:05:51niçois
01:05:52deuxième élément
01:05:54les logements
01:05:55vacants
01:05:55les logements
01:05:56vacants
01:05:56à Nice
01:05:56c'est un vrai sujet
01:05:59c'est un gros sujet
01:06:01on a un pourcentage
01:06:02de logements vacants
01:06:03à Nice
01:06:03qui est 3 fois
01:06:04celui de la moyenne nationale
01:06:06les projets d'hôtels
01:06:07est-ce qu'on continue
01:06:07à construire des hôtels
01:06:08ou est-ce qu'à un moment donné
01:06:09on privilégie le logement
01:06:11et bien évidemment
01:06:12avec une politique municipale
01:06:14qui permettra
01:06:14de développer
01:06:15le logement social
01:06:16alors là
01:06:16je pense que
01:06:17je vais surprendre
01:06:18plus d'une personne
01:06:19dans la salle
01:06:20mais est-ce que vous savez
01:06:21quel est le pourcentage
01:06:23des niçois
01:06:24qui sont éligibles
01:06:25au logement social
01:06:26à une des catégories
01:06:28du logement social
01:06:29je fais les questions
01:06:30et les réponses
01:06:30c'est 70%
01:06:31des habitants
01:06:32qui peuvent prétendre
01:06:33à un logement social
01:06:34le logement social
01:06:35c'est pas seulement
01:06:36le logement
01:06:37qu'on va aller mettre
01:06:38au Moulin
01:06:38ou à l'Ariane
01:06:39mais là on est sur
01:06:40la même problématique
01:06:41on les met où
01:06:41en fait
01:06:42c'est le fait
01:06:43à un moment donné
01:06:43effectivement
01:06:44d'utiliser la politique
01:06:45de préemption
01:06:45c'est de faire
01:06:46de la mixité sociale
01:06:47moi j'ai du mal
01:06:48à croire que
01:06:49sans construire
01:06:51on va combler
01:06:52les 10%
01:06:53voire plus
01:06:54de logements sociaux
01:06:55qui manquent à Nice
01:06:56en préemptant
01:06:58en rénovant
01:06:59on va certainement
01:07:02en pouvoir une partie
01:07:03mais il va quand même
01:07:04rester
01:07:05beaucoup beaucoup
01:07:06de gens sur le carreau
01:07:06quand même
01:07:07aujourd'hui
01:07:08je vais encore citer
01:07:09un chiffre
01:07:10désolé
01:07:10mais
01:07:12aujourd'hui
01:07:13à Nice
01:07:14c'est 73%
01:07:15des logements
01:07:16qui sont utilisés
01:07:16pour de la résidence principale
01:07:17au niveau national
01:07:18c'est 83%
01:07:19ce delta de 10%
01:07:21vous voyez
01:07:22l'importance
01:07:23qu'il a
01:07:24le nombre de logements
01:07:25que ça permet
01:07:26de réaffecter
01:07:27et à un moment donné
01:07:28oui
01:07:28soyons sur du logement social
01:07:30soyons sur la politique
01:07:31de préemption
01:07:32soyons sur l'ensemble
01:07:34des mesures
01:07:34qui vont permettre
01:07:35tout simplement
01:07:36au Niçois
01:07:36d'avoir le droit
01:07:37de se loger
01:07:38c'est un droit élémentaire
01:07:39c'est un droit basique
01:07:40alors justement
01:07:41j'aimerais bien faire
01:07:42un tour de table rapide
01:07:43sur ce sujet
01:07:43logement social
01:07:44notamment monsieur Pradal
01:07:45vous êtes
01:07:46on est à 14%
01:07:48je crois
01:07:48en logement social
01:07:50la loi
01:07:50dit 25
01:07:52Paris
01:07:52par exemple
01:07:53est à 25
01:07:53alors
01:07:54pourquoi ne pas
01:07:55pourquoi vous n'êtes pas allé
01:07:56jusqu'à 25
01:07:57est-ce que c'est pas possible
01:07:58ou est-ce que c'est un choix
01:07:59délibéré
01:08:01c'est une dynamique
01:08:02et effectivement
01:08:03a été évoqué
01:08:05le carrossement
01:08:05de la ville de Nice
01:08:06pendant longtemps
01:08:06les préfets
01:08:07des Alpes-Maritimes
01:08:08ont examiné
01:08:09la dynamique
01:08:10de construction
01:08:11sur la ville de Nice
01:08:12qui est une dynamique
01:08:12très positive
01:08:13en revanche
01:08:14on partait très bas
01:08:15et donc c'est difficile
01:08:16et puis aussi
01:08:17lorsqu'on construit
01:08:18parce qu'on peut considérer
01:08:20que la baguette magique
01:08:22dans le bureau du maire
01:08:24permet de résoudre
01:08:24tous les problèmes
01:08:25mais nous souhaitons
01:08:26aussi construire
01:08:26là où c'est pertinent
01:08:28par rapport au bassin d'emploi
01:08:30et à la desserte
01:08:30de services publics
01:08:31là où c'est pertinent
01:08:32par rapport à l'offre
01:08:33de mobilité
01:08:34parce qu'effectivement
01:08:35vous avez raison
01:08:35monsieur Inger
01:08:37la mobilité
01:08:38est un sujet important
01:08:39et construire
01:08:39du logement social
01:08:40éloigné des services publics
01:08:41et de la mobilité
01:08:42c'est juste se moquer du monde
01:08:45donc il y a aussi
01:08:46le respect du souhait
01:08:47de ne pas artificialiser
01:08:49les soldes
01:08:49donc tout ceci
01:08:50prend du temps
01:08:50et puis il faut convaincre
01:08:52vous savez
01:08:52et d'ailleurs parfois
01:08:53des gens qui ont été présents
01:08:55qui ont été des compagnons
01:08:56de route
01:08:56de madame Chanel-le-Roux
01:08:57dès qu'il y a un projet
01:08:58de construction
01:08:59il y a 25 recours
01:09:01pour à minima retarder
01:09:03parce que la plupart du temps
01:09:04le projet sort
01:09:04il finit
01:09:05mais est-ce que c'est vraiment
01:09:06l'objectif
01:09:06il n'y a pas de volons
01:09:07il y a des communes
01:09:09qui a su même
01:09:09payer les amendes
01:09:10mais bien sûr
01:09:11que c'est l'objectif
01:09:12il faut sortir
01:09:14du logement social
01:09:16de la caricature
01:09:16du logement social
01:09:17le logement social
01:09:18il doit s'inscrire
01:09:19dans un parcours
01:09:20résidentiel
01:09:21or aujourd'hui
01:09:22le fait qu'il y ait
01:09:23une vraie crise
01:09:24du logement
01:09:25fait que les gens
01:09:25lorsqu'ils rentrent
01:09:26dans un logement
01:09:27il demeure
01:09:28même quand il n'est plus
01:09:29forcément adapté
01:09:30donc l'idée
01:09:31est que le logement social
01:09:32soit peut-être
01:09:32à un moment donné
01:09:33le logement de quelqu'un
01:09:34mais que la famille
01:09:36qu'il a occupé
01:09:37puisse le quitter
01:09:38aller se loger ailleurs
01:09:40éventuellement y revenir
01:09:41qui est une forme
01:09:41de dynamisme
01:09:43du logement
01:09:43mais oui
01:09:43l'objectif
01:09:44est d'avoir plus
01:09:45de logements
01:09:45en général
01:09:46et plus de logements
01:09:47sociaux en particulier
01:09:48Robert Angé
01:09:51j'allais venir vers vous
01:09:52mais on peut commencer par vous
01:09:53juste une phrase
01:09:53par rapport à ce qui
01:09:54vient d'être dit
01:09:54je veux bien
01:09:55mais la mairie
01:09:57a tellement
01:09:58mis en oeuvre
01:09:59et mis en place
01:10:00cette politique
01:10:00qu'au bout du compte
01:10:01elle a perdu
01:10:02le droit de préemption
01:10:03au bénéfice de la préfecture
01:10:04depuis deux ans
01:10:05c'est vous dire
01:10:06combien
01:10:07à un moment donné
01:10:08le taf
01:10:08il n'a pas été fait
01:10:09Robert Angé
01:10:10sur les logements sociaux
01:10:13on peut atteindre
01:10:14l'objectif ?
01:10:15Tout est question
01:10:16de volonté politique
01:10:17vous prenez les quartiers
01:10:19vous prenez les quartiers
01:10:22est de la ville
01:10:23vous voyez le nombre
01:10:24en cinq ans
01:10:24de construction
01:10:25d'immeubles
01:10:25qui se sont construits
01:10:26il n'y en a quasiment aucun
01:10:28de Côte d'Azur Habitat
01:10:29Côte d'Azur Habitat
01:10:30les projections de construction
01:10:32pour l'année 2025
01:10:33ou 2026
01:10:34c'est de l'ordre
01:10:35de 150
01:10:36160 logements
01:10:38alors qu'on est
01:10:38en situation de crise
01:10:40donc l'ambition
01:10:42du principal
01:10:42bailleur social
01:10:43est quasiment
01:10:46zéro
01:10:46parce qu'entre
01:10:47ce qu'ils construisent
01:10:48et ce qu'ils vendent
01:10:48parce qu'ils en vendent
01:10:49quelques-uns
01:10:49c'est ridicule
01:10:51donc aujourd'hui
01:10:51ce qui manque
01:10:52c'est pas le foncier
01:10:53paradoxalement
01:10:54c'est la volonté politique
01:10:55de le faire
01:10:56parce que des immeubles
01:10:57sur Nice
01:10:57ils sont construits
01:10:58dans les quartiers Est
01:10:59toutes les anciennes
01:11:00emprises industrielles
01:11:01ou d'activités commerciales
01:11:03maintenant on voit s'ériger
01:11:05des immeubles
01:11:06là on va
01:11:06tiens
01:11:07Russe Molette
01:11:08je prends un exemple
01:11:09il y avait un théâtre
01:11:10un petit théâtre
01:11:10Russe Molette
01:11:11il est détruit
01:11:12il va se construire un immeuble
01:11:13c'est encore
01:11:14une opération privée
01:11:15une opération je pense
01:11:17pour du secondaire
01:11:18ou je sais pas quoi
01:11:19mais c'est pas du logement social
01:11:20or là nous sommes
01:11:21dans un quartier
01:11:22historique populaire
01:11:22de la ville de Nice
01:11:24et des exemples comme ça
01:11:25il y en a tout au long
01:11:26de notre ville
01:11:28et ce qui manque
01:11:29en fin de compte
01:11:29c'est la volonté politique
01:11:31de faire
01:11:31ah par contre
01:11:32il y a la volonté politique
01:11:33de faire de l'événementiel
01:11:34et on voit que
01:11:35là ça tourne
01:11:36mais là
01:11:37de répondre à la crise du logement
01:11:38la volonté n'existe
01:11:39c'est des emplois aussi
01:11:40l'événementiel
01:11:41oui
01:11:42mais la construction
01:11:43de logements sociaux aussi
01:11:44non non mais bien sûr
01:11:44Pierre Hippolito
01:11:45et ça permet de loger
01:11:47les actifs
01:11:48alors
01:11:49j'aime beaucoup
01:11:50nos amis
01:11:51socialistes
01:11:52et l'événementiel
01:11:52parce qu'il y a beaucoup
01:11:53d'idées pour les dépenses
01:11:54mais j'ai toujours pas vu
01:11:55les recettes en face
01:11:56tant que
01:11:57peut-être que
01:11:58Côte d'Azir Habitat
01:11:58n'a pas l'argent
01:11:58donc moi
01:12:00nous on est là pour vendre
01:12:01pour faire des recettes
01:12:02mais a priori
01:12:03ça ne marche pas
01:12:04mais dans le privé
01:12:04ça fonctionne très bien
01:12:05de vendre
01:12:05quand on n'a pas d'argent
01:12:07un autre sujet
01:12:08qui me paraît important
01:12:09donc que vous avez abordé
01:12:11les logements sociaux
01:12:12forcément
01:12:13on est pour
01:12:13pour cette dynamique
01:12:14après
01:12:14la loi SRU
01:12:15est complètement dépassée
01:12:17donc aujourd'hui
01:12:18on se rentrer
01:12:20dans un objectif
01:12:20qui est un objectif
01:12:21législatif
01:12:22pas de soucis
01:12:22mais la loi
01:12:23doit être revue
01:12:25je parle à
01:12:26donc vous ne la respecterez pas
01:12:28ça ne veut pas dire ça
01:12:30vous préférez payer
01:12:31des amendes
01:12:31plutôt qu'il y ait de la respecter
01:12:32on veut progresser
01:12:34continue la dynamique
01:12:34qui a été initiée
01:12:35sur le logement social
01:12:36mais quand on a
01:12:3770% des habitants
01:12:38qui sont soumis
01:12:39logements sociaux
01:12:40on a un sujet
01:12:41de logement tout court
01:12:42en fait
01:12:42on a un sujet
01:12:43de logement des actifs
01:12:44le président lui peut
01:12:45parler des actifs
01:12:46un actif
01:12:47quand il répond
01:12:48il est candidat
01:12:49pour un logement social
01:12:50on a fait une étude
01:12:51à une époque
01:12:52c'était 19 mois d'attente
01:12:53parce qu'il passe bien après
01:12:54ceux qui sont
01:12:55les plus nécessiteux
01:12:57ce qui est logique
01:12:58d'un point de vue social
01:12:59mais du coup
01:12:59les logements sociaux
01:13:00sont rarement attribués
01:13:01à des actifs
01:13:02qui ne sont pas prioritaires
01:13:04par rapport à une mère
01:13:06isolée
01:13:06qui n'a pas d'emploi
01:13:07ce que je respecte
01:13:08tout à fait
01:13:08donc à un moment
01:13:09si on veut régler
01:13:10le problématique
01:13:10des actifs
01:13:12il faut qu'on puisse
01:13:13aussi créer des logements
01:13:14qui ne sont pas
01:13:15que du social
01:13:16Robert Rangé
01:13:16vous répond
01:13:16monsieur Hippolito
01:13:19la femme isolée
01:13:20sans revenu
01:13:20et l'actif
01:13:21ils ne postulent pas
01:13:22dans les mêmes logements sociaux
01:13:23c'est pas la même
01:13:24catégorie de logements sociaux
01:13:25parce que pour être
01:13:26dans du PLS
01:13:26il faut avoir 45 000 euros
01:13:28de revenus
01:13:29pour une famille
01:13:30avec un enfant
01:13:31donc ils ne sont pas
01:13:32dans la même catégorie
01:13:33ils ne sont pas en concurrence
01:13:34par rapport au logement social
01:13:35et aujourd'hui
01:13:36il manque du logement social
01:13:37à la fois pour l'actif
01:13:38et à la fois pour les plus précaires
01:13:39et la réalité
01:13:40aujourd'hui c'est celle-là
01:13:41la réalité par exemple
01:13:42aujourd'hui
01:13:42la difficulté qu'on a aujourd'hui
01:13:44c'est que les
01:13:46pourquoi il n'y a pas de turnover
01:13:47dans le logement social
01:13:48c'est qu'arrivé
01:13:49à un moment donné
01:13:49ils ne peuvent plus se loger
01:13:50dans le privé
01:13:51ils ne peuvent pas acheter
01:13:52vu le prix du mètre carré
01:13:54donc vous avez des simples actifs
01:13:55des fonctionnaires
01:13:56des catégories C
01:13:56ils ne peuvent pas acheter
01:13:58Pierre-Hippolito terminé
01:13:59les deux sont dans les 14%
01:14:01dont on parlait
01:14:02donc ça ne règle pas le problème
01:14:03oui non mais ils sont dans les 14%
01:14:07donc quand vous ne construisez pas
01:14:08vous ne construisez pas assez
01:14:09donc forcément
01:14:10c'est quand même
01:14:11dans le même environnement
01:14:12au-delà de ces catégories
01:14:14de ces objectifs-là
01:14:16vous avez évoqué un sujet
01:14:17qui moi me tient à coeur
01:14:18c'est de dire que
01:14:19quand on est locataire
01:14:20d'un logement social
01:14:21on doit pouvoir éventuellement
01:14:23accéder à la propriété
01:14:23et je pense que dans un parcours
01:14:25résidentiel
01:14:25comme a évoqué M. Pradal
01:14:27c'est important
01:14:28à un moment qu'on puisse accéder
01:14:29à la propriété
01:14:30parce que c'est gage
01:14:31d'évolution aussi
01:14:32personnelle et familiale
01:14:33quand on a un logement social
01:14:34on devrait pouvoir
01:14:35les bailleurs sociaux
01:14:36vendre aux locataires
01:14:38avec un accompagnement financier
01:14:40qui permette
01:14:40de couvrir avec le loyer
01:14:41l'acquisition du logement
01:14:43mais ça c'est un sujet
01:14:44législatif et pas national
01:14:46alors c'est sûr que
01:14:46quand on est maire
01:14:48ou président d'une métropole
01:14:49on peut peser aussi politiquement
01:14:50auprès des députés
01:14:51et auprès des gouvernements
01:14:52pour faire évoluer
01:14:53cette loi SRU
01:14:54qui doit évoluer
01:14:54justement pour aussi permettre
01:14:55l'accession à la propriété
01:14:57de ces locataires
01:14:58sociaux
01:14:59alors il nous reste
01:15:00deux petites questions
01:15:01à vous poser
01:15:02simplement sur
01:15:03le logement social
01:15:05dire que la loi SRU
01:15:07est dépassée
01:15:08alors que
01:15:09on a un tel
01:15:10problème de logement
01:15:11à Nice
01:15:12et que
01:15:12on n'essaye pas
01:15:13de la mettre en oeuvre
01:15:14je trouve ça aberrant
01:15:16deuxième élément
01:15:18je me reprochais
01:15:19d'avoir
01:15:19trop polémiqué
01:15:21par rapport à ce que
01:15:22disait monsieur Pradal
01:15:23et sans
01:15:23réagir aux propos
01:15:25de monsieur Hippolito
01:15:26là vous me donnez
01:15:26toute la matière
01:15:27parce que nous donner
01:15:28des leçons sur les dépenses
01:15:30et les recettes
01:15:31alors que
01:15:32je suis désolé
01:15:32mais des quatre
01:15:33têtes de liste
01:15:34représentées ici
01:15:35monsieur Ciotti
01:15:36est le seul
01:15:36qui dit qu'il veut
01:15:38à la fois
01:15:39investir
01:15:40baisser les impôts
01:15:41et baisser la dette
01:15:42moi je comptais sur vous
01:15:43monsieur Hippolito
01:15:43pour lui expliquer
01:15:44que ça c'était pas possible
01:15:45qu'il fallait faire des choix
01:15:47je suis désolé
01:15:47mais il faut faire des choix
01:15:48par rapport à ça
01:15:50et je me permets aussi
01:15:51de rectifier un point
01:15:53la liste conduite
01:15:54par Juliette Chesnel
01:15:55Leroux
01:15:55n'est pas une liste socialiste
01:15:56c'est une liste d'union
01:15:57de la gauche
01:15:57dans laquelle vous retrouvez
01:15:58tous les partis de gauche
01:15:59au Félefi
01:16:00bon
01:16:02précision
01:16:02faite
01:16:03il nous reste deux petites questions
01:16:04très concrètes
01:16:05à vous poser
01:16:07pour
01:16:08les entreprises
01:16:09notamment
01:16:10et pour l'économie locale
01:16:12après la fin de cette diffusion
01:16:14sur le site internet
01:16:15vous pourrez aussi poser
01:16:15quelques questions
01:16:16aux candidats
01:16:18présents
01:16:19ici
01:16:20juste un mot
01:16:21sur les TPE
01:16:21et les PME
01:16:22qui sont quand même
01:16:23la large majorité
01:16:25des entreprises
01:16:26sur notre territoire
01:16:27pardon de cette question
01:16:28un peu ouverte
01:16:29mais
01:16:29on va commencer par vous
01:16:30monsieur Verrier
01:16:31puis on arrivera
01:16:32par monsieur Inger
01:16:33en dernier
01:16:33on prend l'ordre inverse
01:16:35quel rôle doit tenir
01:16:37le maire
01:16:37auprès de ces TPE
01:16:38et de ces PME
01:16:39quel pouvoir a-t-il
01:16:40quelle mesure peut-il prendre
01:16:42pour les aider
01:16:42parce que
01:16:43si on sort des clichés
01:16:44les TPE et les PME
01:16:45ce n'est pas les entreprises
01:16:46du CAC 40
01:16:47et elles sont
01:16:50pourvoyeuses d'emplois
01:16:51et c'est parfois difficile
01:16:52aussi pour elles
01:16:53de sortir des salaires
01:16:54et sont concernées
01:16:55par toutes les problématiques
01:16:56qu'on vient d'évoquer
01:16:58donc le maire
01:16:59que doit-il faire
01:16:59et que ferez-vous
01:17:00si vous arrivez aux affaires
01:17:03de faire la différence
01:17:03quand on voit
01:17:06le rapport du Sénat
01:17:06qui parle des 211 milliards
01:17:08d'aides aux entreprises
01:17:09ce ne sont pas les TPE
01:17:10ou les PME
01:17:10qui en bénéficient
01:17:11en premier lieu
01:17:11on est bien d'accord
01:17:12sinon ça se saurait
01:17:13vous le sauriez
01:17:14messieurs dames
01:17:15donc c'est le premier élément
01:17:16donc la distinction
01:17:18j'ai déjà évoqué
01:17:19le fait qu'à un moment donné
01:17:22les grands projets publics
01:17:24on puisse les structurer
01:17:26de manière à ce que
01:17:27par lotissement
01:17:27notamment
01:17:28les TPE
01:17:29et PME locales
01:17:31y aient accès
01:17:31et puissent y répondre
01:17:32j'ai évoqué
01:17:33l'aide à l'installation
01:17:34que nous nous assurerons
01:17:37vis-à-vis de ces TPE
01:17:38et PME
01:17:38pour celles
01:17:39qui relèvent
01:17:40du secteur du commerce
01:17:41le secteur du commerce
01:17:41c'est quand même
01:17:42un secteur qui a du mal
01:17:43à Nice
01:17:44là aussi
01:17:45un certain nombre de mesures
01:17:45à prévoir
01:17:47avec une stratégie immobilière
01:17:48une politique financière
01:17:49d'aide à l'installation
01:17:50et puis
01:17:51un volet saisonnier
01:17:52dans notre politique
01:17:53du logement
01:17:54donc voilà
01:17:55à un moment donné
01:17:56la logique
01:17:57d'une municipalité
01:17:59ça ne peut ni
01:18:00d'être
01:18:01un FOD
01:18:02ni d'être
01:18:04dans une posture
01:18:06descendante
01:18:06vis-à-vis des entreprises
01:18:07on doit être
01:18:08dans du respect
01:18:08on doit être
01:18:09dans de l'écoute
01:18:10on doit être
01:18:11dans le fait
01:18:12de rechercher
01:18:12ensemble
01:18:13des réponses
01:18:15des réponses
01:18:15au développement économique
01:18:17de ces entreprises
01:18:17et de notre territoire
01:18:19et des réponses
01:18:21aux enjeux quotidiens
01:18:23des habitants
01:18:25qui sont leurs salariés
01:18:25Philippe Pradal
01:18:27même question
01:18:29le pouvoir du maire
01:18:30sur les TPE-PME
01:18:32vous avez parlé tout à l'heure
01:18:33d'assurer la commande publique
01:18:34c'est le cas
01:18:35c'est souvent
01:18:35TPE-PME local
01:18:37mais encore
01:18:39bien sûr
01:18:40et je le redis quand même
01:18:41parce que
01:18:41il y a 500 millions d'euros
01:18:42par an injectés
01:18:43dans l'économie locale
01:18:4470%
01:18:45sur des entreprises départementales
01:18:47ça n'est pas rien
01:18:48et c'est un engagement
01:18:49de Christian Estrosi
01:18:50de le poursuivre
01:18:51si on parle d'entreprises
01:18:52de plus petit taille
01:18:53les TPE-PME
01:18:54on a un vrai sujet
01:18:56d'actualité
01:18:57immédiate là-dessus
01:18:58c'est la transmission
01:18:59de ces entreprises
01:19:00puisqu'un certain nombre
01:19:01de dirigeants
01:19:02de ces entreprises
01:19:03peuvent envisager
01:19:04légitimement
01:19:05de transmettre
01:19:06leur entreprise
01:19:06or il faut accompagner
01:19:07cette transmission
01:19:08nous avons dans notre projet
01:19:10le souhait de créer
01:19:11un lieu et un portail
01:19:12d'accompagnement
01:19:13à ces reprises d'entreprises
01:19:15parce que reprendre
01:19:16une entreprise
01:19:16c'est aussi entreprendre
01:19:17une aide à l'installation
01:19:19pour les artisans locaux
01:19:20avec une aide à l'installation
01:19:22qui prendra deux formes
01:19:23une prime financière
01:19:24et la proposition de locaux
01:19:25la création d'une frontière
01:19:27de redynamisation urbaine
01:19:30commerciale
01:19:30de façon à assurer
01:19:32le portage
01:19:33d'un certain nombre
01:19:34de locaux commerciaux
01:19:34et de voir dans quelle mesure
01:19:35il serait possible
01:19:37d'assurer une mise à disposition
01:19:38dans des conditions
01:19:39favorables de transition
01:19:41pour des personnes
01:19:42qui souhaitent s'y installer
01:19:43et qui relèvent
01:19:44de la catégorie
01:19:45des TPE-PME
01:19:46et la mise en avant
01:19:47sur les événements
01:19:48de la ville
01:19:48qui sont un vrai poumon économique
01:19:51notamment pour tout ce qui a
01:19:53attrait à l'accompagnement
01:19:54de l'événementiel
01:19:55et à l'alimentaire
01:19:56qui est associé
01:19:57la mise en avant
01:19:58d'entreprises locales
01:20:00sur ce sujet
01:20:01de façon qu'elles se fassent connaître
01:20:02et qu'elles puissent
01:20:02demain rayonner
01:20:04à l'extérieur
01:20:04enfin un abattement
01:20:06de 10%
01:20:06sur les petits commerces
01:20:07de centre-ville
01:20:08parce qu'ils sont
01:20:09un élément essentiel
01:20:10de la dynamique
01:20:12des centres-villes
01:20:13donc un abattement
01:20:14de la taxe foncière
01:20:16sur ces commerces
01:20:17particuliers
01:20:18Alors Pierre Ippolito
01:20:19est-ce que la municipalité
01:20:21peut vraiment avoir
01:20:22une action concrète
01:20:23et importante
01:20:23vis-à-vis des PME ?
01:20:25Heureusement
01:20:25sinon ça sert à rien
01:20:26Non mais quand on replace
01:20:28les choses
01:20:28il y a beaucoup de dispositifs
01:20:30d'aide aux PME
01:20:30mais finalement
01:20:31la mairie
01:20:31est-ce qu'elle peut faire
01:20:32des choses importantes ?
01:20:32Déjà la considération
01:20:34je pense que c'est important
01:20:35c'est de considérer
01:20:36les entreprises
01:20:37quand vous voyez
01:20:38que quand j'étais
01:20:39président de l'UPE
01:20:40j'ai pas eu
01:20:41une seule réunion
01:20:42avec l'adjoint
01:20:44en charge de l'économie
01:20:45de Christian Estrosi
01:20:46donc ça montre la considération
01:20:48de Christian Estrosi
01:20:49et de son équipe
01:20:50auprès des entreprises
01:20:51même si avec monsieur Pradal
01:20:52je vous ai vu
01:20:53mais vous étiez pas en charge
01:20:54de l'économie
01:20:54mon cher Philippe
01:20:56voilà
01:20:56donc c'était pas le cas
01:20:58en tout cas
01:20:58de numéro 1
01:20:59de l'économie
01:20:59de Christian Estrosi
01:21:00donc la considération
01:21:01des réunions de travail
01:21:02des échanges avec les fédérations
01:21:04avec les chambres consulaires
01:21:05les chambres consulaires
01:21:06qui sont déjà très avancées
01:21:08sur la transmission
01:21:08puisque la chambre de commerce
01:21:09a tout un service
01:21:10donc il faudra travailler
01:21:11encore mieux avec elle
01:21:12avec nos fédérations
01:21:13de commerçants
01:21:14de quartiers
01:21:14par la proximité
01:21:15en simplifiant la vie
01:21:18considération
01:21:19simplification
01:21:20l'autorisation des terrasses
01:21:21l'autorisation tardive
01:21:23d'ouverture tardive
01:21:24c'est des choses
01:21:25qui sont très lourdes
01:21:25on en a discuté
01:21:26avec certaines fédérations
01:21:27et on peut simplifier les choses
01:21:28Antibes fait des choses
01:21:29très bien
01:21:30avec des arrêtés municipaux
01:21:31plutôt que des papiers
01:21:33annuels à renouveler
01:21:34donc simplifions la vie
01:21:35de ces commerces là
01:21:35et je rejoins
01:21:37l'idée de Philippe Pradal
01:21:39sur la partie foncière
01:21:40on en a parlé
01:21:41avec la chambre des métiers
01:21:41de l'artisanat
01:21:42pour utiliser
01:21:43le code d'asileur habitat
01:21:44ou un satellite
01:21:46qui pourrait
01:21:47aussi aménager
01:21:48des commerces sociaux
01:21:49pour aider
01:21:50à redynamiser
01:21:52certains quartiers
01:21:53et puis avec des loyers
01:21:54donc un peu plus attractifs
01:21:55que le marché
01:21:56pour permettre aussi
01:21:57à des jeunes entrepreneurs
01:21:58sortis d'école
01:21:59de pouvoir éventuellement
01:22:00louer des commerces
01:22:01déjà pré-équipés
01:22:02Robert Angers
01:22:03c'est tout plein
01:22:04de bonnes intentions
01:22:06mais je pense que
01:22:07c'est nécessaire
01:22:08les TPE, PME
01:22:09il faut les privilégier
01:22:10en particulier
01:22:11parce que c'est
01:22:11dans le monde actuel
01:22:13c'est les plus fragilisés
01:22:14par rapport aux circonstances
01:22:15nationales et internationales
01:22:17et donc ça passe
01:22:18par une nécessaire
01:22:20concertation
01:22:20et vous avez illustré
01:22:22le fait que c'était absent
01:22:23ces dernières années
01:22:24et depuis un bout de temps
01:22:25donc une véritable
01:22:26concertation
01:22:26avec ce tissu économique
01:22:29un dispositif
01:22:30d'accompagnement
01:22:31et les privilégier
01:22:33par rapport aux appels
01:22:33d'offres
01:22:34en incluant
01:22:34des clauses
01:22:35qui obligent en clair
01:22:37à avoir des recours
01:22:38à des PME
01:22:39et TPE
01:22:40locales
01:22:41parce qu'effectivement
01:22:42on voit que souvent
01:22:43quand on prend
01:22:44les grands travaux
01:22:46il y a très peu
01:22:47d'entreprises locales
01:22:47qui sont associées
01:22:48et il y a de la commande publique
01:22:50oui
01:22:50mais beaucoup
01:22:51passent sous le nez
01:22:52des TPE, PME
01:22:54de notre ville
01:22:55de notre département
01:22:56même
01:22:56dernière question
01:22:57alors oui
01:22:58pour finir
01:22:59et après on passera
01:23:00aux questions du public
01:23:01mais question la plus difficile
01:23:02je vous préviens
01:23:03attention
01:23:04reprenez votre souffle
01:23:05ce qu'il va falloir choisir
01:23:06exactement
01:23:07j'ai envie de vous demander
01:23:08à chacun
01:23:09on a balayé
01:23:10de nombreux sujets
01:23:11économiques et sociaux
01:23:13s'il fallait choisir
01:23:14une mesure
01:23:15une réforme essentielle
01:23:17dans toutes celles
01:23:17qu'on a évoquées
01:23:18laquelle choisiriez-vous
01:23:20la prioritaire
01:23:21qui passe devant les autres
01:23:23donc on peut commencer
01:23:24par vous
01:23:25monsieur Inger
01:23:25et on filme
01:23:27on repartira dans le sens
01:23:28on repartira dans le sens
01:23:29la première
01:23:30et la plus facile à prendre
01:23:31l'encadrement des loyers
01:23:34parce que ça répond
01:23:35à la question
01:23:36sur
01:23:36merci pour l'obligation
01:23:37merci oui
01:23:38super
01:23:39je vais essayer d'être aussi bref
01:23:41la baisse de la taxe foncière
01:23:42qui aura lieu en avril
01:23:43ça a été annoncé
01:23:43par Écréric Souty
01:23:44donc c'est forcément prioritaire
01:23:45puisque c'est un mois
01:23:46après l'élection
01:23:47Philippe Pradal
01:23:49le soutien au logement
01:23:51je ne sais pas choisir
01:23:52entre l'encadrement des loyers
01:23:53et la mise en place progressive
01:23:55de la gratuité des transports
01:23:56parce que les deux
01:23:57impacteront vraiment
01:23:58le quotidien
01:24:00il vous a tous eu
01:24:01il a été plus fort
01:24:02il a réussi à remplacer deux
01:24:03si vous me permettez
01:24:04un dernier point
01:24:05un dernier point
01:24:07rapidement
01:24:07j'ai un cadeau pour monsieur Pradal
01:24:09ah
01:24:10monsieur Pradal
01:24:11a été en charge
01:24:11des ressources humaines
01:24:12de la ville
01:24:13pendant un certain nombre d'années
01:24:14il a encore l'oreille
01:24:15de monsieur Estrosi
01:24:16sur le sujet
01:24:17j'imagine
01:24:18monsieur Estrosi
01:24:19qui nous annonce
01:24:19qu'il veut faire travailler
01:24:20les employés municipaux
01:24:21le soir
01:24:22et le week-end
01:24:24je pense qu'il y a
01:24:25d'autres idées
01:24:26nous on se bat
01:24:28rapidement
01:24:28parce que
01:24:28j'ai un débat économique
01:24:31la revalorisation
01:24:32d'un certain nombre
01:24:33d'indemnités
01:24:34je vais lui offrir
01:24:35le dernier livre
01:24:36que j'ai écrit
01:24:37et publié
01:24:39pour qu'il le
01:24:39c'est votre livre
01:24:41pour qu'il puisse
01:24:42susurrer à l'oreille
01:24:42de monsieur Estrosi
01:24:43magnifique
01:24:44belle autopromo
01:24:45non non non
01:24:46bravo
01:24:47sur les ressources humaines
01:24:48en 2030
01:24:49je pense qu'il y a
01:24:49d'autres idées
01:24:50que celles qui sont évoquées
01:24:51vous pourrez les glisser
01:24:53à l'oreille de monsieur Estrosi
01:24:54ou à celles de monsieur
01:24:55je l'accepte
01:24:57pour donc remercier
01:24:58monsieur Verrier
01:24:59de ce cadeau
01:25:00et dire que j'en prends
01:25:00bonne note
01:25:01pour que nous puissions
01:25:01le mettre en oeuvre
01:25:02à l'occasion du prochain mandat
01:25:03voilà
01:25:04merci à tous les quatre
01:25:05alors on va couper
01:25:07la retransmission en direct
01:25:08sur notre site
01:25:10pour poursuivre ce débat
01:25:11entre nous
01:25:12excusez-nous
01:25:12mais merci de nous avoir suivis
01:25:13en tout cas
01:25:14sur nismatin.com
01:25:16premier tour
01:25:17le 15 mars prochain
01:25:19deuxième tour
01:25:19le 22 mars
01:25:20les questions économiques
01:25:21seront évidemment prioritaires
01:25:23puisqu'il s'agit du quotidien
01:25:25des niçois et des niçois
01:25:26je remercie donc
01:25:27l'UPE 06
01:25:29challenge
01:25:30merci à toute l'équipe technique
01:25:32également de nismatin
01:25:35pour la retransmission
01:25:36de ce débat
01:25:38et merci évidemment
01:25:39aux quatre candidats
01:25:41merci à tous les deux
01:25:43et merci à tous les deux
01:25:45et merci à tous les deux
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