00:00C'est quoi le sentiment général qui règne aujourd'hui ?
00:03C'est une exaspération, un accablement.
00:06On a un paysage magnifique et aujourd'hui il est complètement bouleversé.
00:11C'est une désolation comme si on était sur un champ lunaire.
00:16Et on se fait beaucoup de soucis à la fois pour notre paysage,
00:19mais aussi pour notre viticulture, pour le tourisme,
00:22parce que évidemment les alentours sont dégradés aujourd'hui
00:26à un point qui fait très très mal au cœur.
00:30Un champ lunaire au sens propre, puisque vous en parlez.
00:34C'est vrai que les images que l'on découvre tournées par nos envoyés spéciaux,
00:38on a l'impression que ce sont des images de fines catastrophes
00:41après le passage justement de la catastrophe, quelle qu'elle soit.
00:46Ce feu est toujours en cours et on a entendu certains cris du cœur,
00:51certains qui ne réalisent pas ou commencent tout juste à réaliser ce qu'ils ont perdu.
00:57Je crois qu'à partir de maintenant on commence à réaliser,
01:01parce que devant l'ampleur de la catastrophe et du spectacle,
01:04chacun peut mesurer évidemment l'amplitude des dégâts.
01:07Et vous savez, nos villages aujourd'hui sont pratiquement tous entourés
01:11de forêts de pain d'Alep et qui prend feu évidemment très très vite.
01:15Et on s'aperçoit qu'au fil des temps, le paysage s'est absolument fermé
01:20et on voit les conséquences aujourd'hui.
01:22Beaucoup de vies ont été arrachées et donc ce ne sont plus des arrêts,
01:26des coupe-feu comme c'était autrefois.
01:28Et le feu évidemment circule, circule à une grande vitesse
01:32parce qu'il n'y a pas d'obstacle pour lui, il n'y a pas d'arrêt aujourd'hui.
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