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Les Vraies Voix avec Walid Hrar, représentant syndical Alliance Police.

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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-07-30##

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News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, le code projecteur des Vraies Voix.
00:04A l'occasion aujourd'hui de la journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains,
00:08l'UNICEF France alerte sur un fléau encore largement méconnu dans un rapport publié ce 30 juillet
00:13intitulé « Victimes avant tout, protéger les enfants contre l'exploitation criminelle ».
00:18L'organisation y met en lumière l'instrumentalisation croissante de mineurs dans des activités illégales.
00:24Derrière certains faits de délinquance, souvent très médiatisés, se cache une réalité plus sombre.
00:27Des enfants exploités, fragiles, sous emprise.
00:31Alors que les discours politiques se durcissent autour de la délinquance juvénile,
00:35les mineurs sont de plus en plus souvent traités comme des coupables plutôt que comme des victimes.
00:39Le rapport décrit des réseaux structurés, violents, opérant dans l'impunité
00:42qui piègent ces jeunes dans un engrenage criminel.
00:45En l'absence de dispositifs adaptés, la plupart passent sous les radars.
00:49L'UNICEF appelle aujourd'hui à un sursaut des pouvoirs publics
00:51et à la mise en place d'une stratégie nationale de lutte contre cette forme d'exploitation trop longtemps ignorée.
00:56Autre point important à rappeler concernant la loi,
00:59un mineur qui commet une infraction en conflit avec la loi et sa responsabilité pénale peut être engagé.
01:05Toutefois, son âge et sa capacité de discernement sont toujours pris en compte.
01:10La justice considère ainsi qu'un mineur de moins de 13 ans qui commet une infraction
01:14n'est pas capable en principe de mesurer la portée de son acte.
01:17Il s'agit d'une présomption de non-discernement afin de protéger les plus jeunes.
01:22Certains crimes étant commis par des enfants manipulés par des réseaux,
01:25nous vous posons donc la question sur le compte X.
01:28Comment protéger les mineurs victimes de réseaux criminels ?
01:321. Les placer.
01:332. Sanctionner les parents.
01:353. Les incarcérer.
01:36Pour l'instant, sur le compte X de Sud Radio,
01:39vous dites les placer à 16%,
01:40sanctionner les parents à 59%,
01:43les incarcérer à 25%.
01:45Et nous sommes avec Walid Raar,
01:47qui est représentant syndical de Alliance Police.
01:49Rebonsoir Walid.
01:51Alors vous, vous avez commencé à nous expliquer avant la coupure, Walid,
01:53que l'État n'en faisait pas assez pour protéger sa jeunesse,
01:56très objectivement.
01:57Et pour axer sur ces mineurs criminels,
02:02il faut quand même savoir ce que dit le rapport de l'UNESCO,
02:04il dit notamment qu'il y a un grand nombre de mineurs
02:06qui sont même en dessous de 13 ans parfois,
02:08qui sont notamment drogués aux rivotriles
02:10pour aller être forcés ensuite à faire des cambriolages
02:14ou autres exactions.
02:15Donc effectivement, on peut vraiment se poser la question, Walid.
02:19Oui, tout à fait.
02:20Donc on ne peut pas nier qu'il y ait en effet une partie des mineurs
02:23qui est sous emprise, notamment par des produits ou autres,
02:26même menaces physiques ou autres.
02:27Mais par contre, là où je voudrais modérer un peu ce discours,
02:32c'est qu'on ne peut pas non plus nier le fait qu'il y a des mineurs
02:34de manière volontaire.
02:35Et c'est pour ça que la notion de mineur en justice pose problème.
02:40Doivent assumer aussi les conséquences de leurs actes.
02:42Donc un mineur de 16-17 ans,
02:45je pense qu'il a parfois pleinement conscience
02:47de ce qu'il fait quand c'est mal.
02:48Par exemple, quand il fait un cambriolage,
02:49je pense qu'il a aussi pleinement conscience de ce mal.
02:52Émilie Perrier, les actes sont réalisés
02:55par des jeunes de plus en plus jeunes aussi,
02:58ce qui rend la complexité.
02:59On a donné quelques repères.
03:00L'âge de 13 ans est un passage particulier
03:05au regard de la loi ?
03:06Alors, en fait, il faut savoir qu'en France,
03:08on ne peut pas être condamné si on n'a pas conscience exacte
03:11de la portée de son acte.
03:12C'est effectivement ce point de discernement.
03:16Et ce point de discernement est aussi apprécié
03:18lorsque un acte est commis par quelqu'un
03:21qui est psychiatriquement dérangé.
03:23La question de sa responsabilité pénale se pose.
03:26En ce qui concerne les mineurs,
03:29alors, effectivement, il y a ce seuil de 13 ans
03:32qui a été mis en place,
03:34mais il n'en demeure pas moins
03:36qu'entre 13 et 16 ans,
03:37on est aussi responsable de ces actes,
03:39même si à un an près,
03:40je ne pense pas que dans la construction d'un enfant,
03:42on puisse dire que ce soit si objectif que cela.
03:50Il n'en demeure pas moins
03:51qu'en ce qui les concerne, ces jeunes,
03:54alors, vous avez parlé de deux types, en fait.
03:56Vous avez parlé de personnes victimes de traite
03:59et personnes auteurs d'infractions
04:01en dehors d'un réseau,
04:02d'après ce que je comprends,
04:03au niveau de l'intervention de monsieur.
04:06Les personnes victimes de traite,
04:08ça se retrouve dans le trafic de stupéfiants,
04:10dans les règlements de comptes
04:11et dans la prostitution.
04:12Et le vrai phénomène, c'est le recrutement.
04:15Et ce recrutement se fait principalement via Snapchat.
04:19C'est ce que je vous disais.
04:19Ah oui, nous y revenons.
04:21Exactement.
04:21C'est vraiment une courroie de transmission
04:24pour faire en sorte qu'il y ait une emprise sur ces jeunes
04:28et les tenir,
04:30alors, parfois, par des phénomènes de revenge porn.
04:33Je vais diffuser des photos de toi nues
04:34si tu ne fais pas ce que je te demande.
04:37Pour le trafic de stupéfiants
04:40et plutôt les règlements de comptes,
04:42il y a aussi des têtes mises à prix,
04:43donc des annonces pour justement tuer
04:47le leader du gang rival.
04:52Enfin, Snapchat est clairement un vrai vecteur de délinquance
04:57chez les jeunes.
04:58Donc, il y a quand même cette prise de conscience-là à avoir.
05:00Et après, il y a surtout,
05:02qu'est-ce qu'on fait des jeunes vulnérables, en fait ?
05:04Il y a eu un rapport de l'ASE en mai, là,
05:07qui est sorti,
05:08qui indique qu'il y a quand même 15 000 jeunes
05:10qui sont à l'ASE exposés à la prostitution,
05:12et on avait des interventions désespérées
05:15de travailleurs sociaux
05:16qui ne savent pas quoi faire.
05:18Alors, quelques chiffres, Michael Sherman.
05:20Il y a 92% des enfants victimes
05:21d'exploitation criminelle en France
05:23qui sont des mineurs non accompagnés.
05:2481% d'eux sont originaires d'Afrique,
05:27plus particulièrement, dit-on, d'Algérie et du Maroc.
05:29Et puis, il y a aussi 19% d'enfants
05:31qui viennent de Roumanie, de Bosnie et Herzégovine.
05:34Il y a des garçons, il y a des jeunes hommes,
05:35mais il y a aussi, évidemment, des femmes,
05:37des jeunes filles dans ces trafics.
05:39Ce qu'on voit, c'est qu'en fait,
05:40l'aide sociale à l'enfance,
05:41qui est censée accompagner les gamins
05:43qui sont placés justement
05:45dans des situations difficiles,
05:47elle est complètement désarmée, désœuvrée.
05:50Désarmée, désœuvrée, mais la vraie question,
05:51c'est de savoir si on veut considérer ces jeunes
05:53comme des victimes à sauver
05:55ou des délinquants à enfermer.
05:56Aujourd'hui, l'excuse de minorité,
05:58moi, je suis élu local,
05:59je le vois quand je me balade
06:00dans ma ville ou dans mon département,
06:02les Français en ont marre
06:04de l'excuse de minorité,
06:05en ont assez d'entendre à chaque fois
06:07ces circonstances atténuantes
06:08où on s'intéresse plus
06:09au profil psychologique,
06:11et à l'enfance compliquée
06:13d'un jeune délinquant
06:14que la victime elle-même,
06:14où à la fin, dans les débats,
06:16on ne parle même plus de la victime,
06:17c'est-à-dire que la victime,
06:18c'est le délinquant,
06:19le pauvre petit,
06:20il a une maman isolée, etc.
06:21Mais il y a énormément de foyers
06:23où il y a des mamans solos,
06:24où il y a des jeunes
06:25qui vivent l'extrême précarité.
06:26Mais là, on parle de milliards
06:26non accompagnés
06:27qui sont victimes
06:28d'exploitation de réseaux criminels.
06:29Je reprécise quand même.
06:31Si on resitue sur l'ASE notamment,
06:34mais comme la prison,
06:35c'est devenu une école du crime,
06:36ils ressortent de ces foyers.
06:38Ils ressortent aujourd'hui
06:39de tous ces foyers,
06:40de ces établissements
06:40où ils sont censés être protégés.
06:42La République a quand même un devoir
06:43de protéger ces jeunes mineurs
06:45si on va au bout du projet.
06:47Mais aujourd'hui,
06:48ils sortent beaucoup plus formés,
06:49ils rencontrent des jeunes
06:50beaucoup plus excités,
06:52si je peux parler poliment,
06:54et beaucoup plus professionnels,
06:56notamment sur ces sujets
06:58liés à la drogue, à la prostitution,
06:59et puis aussi la prostitution
07:00des mineurs dans ces centres.
07:01Vous le parlez ?
07:02Alors, Walid Raar, justement,
07:04votre expérience d'homme de terrain,
07:05alors, vous vous occupez aussi
07:07de plusieurs associations
07:09d'inclusion des jeunes,
07:11est-ce que, finalement,
07:13face à un jeune qui commet un crime,
07:16alors qui est manipulé,
07:17en plus, dans un réseau,
07:19est-ce qu'on a la bonne formule
07:22pour y mettre un terme ?
07:24La bonne formule,
07:27bon, si elle existait,
07:29je pense qu'il y a longtemps
07:29qu'elle serait appliquée,
07:30on ne va pas se mentir,
07:31le sujet est complexe,
07:32et malheureusement,
07:33chaque personne, en plus,
07:34a des cas particuliers.
07:38Il faut vraiment avoir
07:39de l'anticipation dans ces domaines.
07:40En tout cas, lorsque j'interviens
07:41au niveau social,
07:42au niveau associatif,
07:44plusieurs jeunes viennent me voir,
07:45ils m'ont confié des choses,
07:46et en effet, ils sont sous emprise.
07:48Pour certains,
07:48il ne faut pas le nier.
07:49Donc, pour sortir de cette emprise,
07:51et c'est là que les acteurs sociaux
07:52et aussi le gouvernement
07:54ou les institutions nécessaires
07:57doivent intervenir,
07:58c'est de sortir ce jeune
07:59de cette emprise.
08:00Donc, parfois,
08:01c'est souvent même sortir ce jeune
08:02de son milieu géographique,
08:04de cette cité,
08:05de son hall.
08:06Ce serait la première des choses à faire.
08:08Mais ensuite,
08:08il faut aussi voir l'aspect,
08:10et là, je rejoins monsieur,
08:12lorsque l'on comprend
08:13que de nombreux Français
08:14et Françaises
08:15en ont marre
08:16de voir tout le temps
08:17les mêmes personnes,
08:18tout le temps les mêmes personnes
08:18condamnées,
08:19et finalement,
08:20sortir aussi vite
08:21par l'excuse de minorité.
08:23Il faut trouver un juste milieu.
08:24Il n'y a pas de solution au miracle,
08:25mais il faudra trouver
08:25ce juste milieu
08:26qui permettra la prévention,
08:28mais également la sanction.
08:29Il ne faut pas minimiser
08:30l'aspect de la sanction.
08:31La sanction est nécessaire,
08:32et croyez-moi,
08:33lorsque je parle
08:34à des jeunes gens,
08:35la notion de sanction,
08:36pour eux,
08:37elle est nécessaire,
08:38elle est même utile.
08:40Alors,
08:40il y a deux choses.
08:41Il y a cette sanction,
08:42mais il y a aussi
08:43la prévention.
08:44Et on a vu,
08:45beaucoup de jeunes,
08:45en fait,
08:46tombent,
08:46alors c'est souvent
08:47le narcotrafic,
08:48on le voit bien,
08:49dans beaucoup d'endroits
08:50en France.
08:52Comment on fait
08:53pour de la prévention ?
08:55C'est prévention
08:56contre manipulation.
08:57Alors,
08:58Émilie Perrier.
09:00Ce n'est pas forcément...
09:01Oui, effectivement,
09:02c'est prévention
09:02contre manipulation,
09:04mais au-delà de ça,
09:06on a quand même
09:07une réforme,
09:07une réforme extrêmement importante
09:09sur le droit pénal
09:11des mineurs,
09:12puisque,
09:12alors qu'avant,
09:13on avait une ordonnance
09:14qui datait
09:15des années 50,
09:17qui prévoyaient
09:19les règles
09:19pour sanctionner
09:20l'effet de délinquance.
09:21Aujourd'hui,
09:22on a un vrai code pénal
09:23des mineurs.
09:24Et il y a eu
09:25une vraie réflexion
09:25plutôt profonde
09:26qui a été menée
09:27sur ces points
09:29et qui a amené,
09:31malgré tout,
09:32à avoir
09:33une dimension
09:34pédagogique,
09:35en réalité,
09:35de la sanction.
09:36C'est extrêmement important.
09:38Moi,
09:38j'ai récupéré des gens,
09:39en comparution immédiate,
09:41qui avaient déjà
09:4117 mentions
09:43au casier.
09:43Ils avaient 25 ans.
09:47Et ça veut dire
09:48qu'ils ont commencé
09:48très jeunes.
09:49Et donc,
09:50à partir de là,
09:51si on n'endigue
09:53pas tout de suite,
09:54si on ne fait pas
09:55en sorte que la personne
09:56rentre dans le droit chemin
09:57et surtout réfléchisse
09:59et voit bien
10:00que ce n'est pas
10:00dans son intérêt
10:01de construire sa vie
10:02dans cette direction-là
10:04et qu'on laisse
10:04juste une sanction sèche
10:06puisque,
10:07de toute façon,
10:08j'ai entendu
10:08mettre les pignères
10:09en prison.
10:10Je veux dire,
10:10ça n'a pas de sens.
10:11Déjà, premièrement,
10:12les prisons sont surpeuplées.
10:14Deuxièmement,
10:14il n'y a aucun moyen
10:15d'accompagnement
10:16et nécessairement,
10:18on crée de la délinquance
10:19et on crée surtout
10:20un cercle pénal.
10:21Et c'est très difficile
10:22quand on a commencé
10:24à mettre le doigt
10:24dans cet engrenage
10:25du cercle pénal
10:26d'en sortir.
10:27Alors,
10:28pour en revenir
10:28à nos mineurs
10:29qui sont victimes
10:29de traite
10:30et d'utilisation
10:32par ces réseaux criminels,
10:33il y a aussi
10:33un focus
10:34sur la prostitution,
10:35la prostitution des mineurs
10:36qui augmente,
10:37surtout celle des filles.
10:38Elles sont entre
10:3810 et 15 000 dans le pays.
10:40C'est un chiffre
10:40qui a été multiplié
10:41par 10 en 10 ans.
10:42Donc là,
10:42on ne parle même plus
10:43de problèmes
10:44pour les administrés
10:46ou les autres gens autour.
10:47Là,
10:47c'est un vrai problème
10:47de gestion
10:48des jeunes filles
10:50et de comment
10:50elles arrivent dans la vie
10:52et comment...
10:52Cliché pornographique.
10:53Des mineurs ?
10:54Il y a eu des cas d'excès.
10:56On a prouvé
10:56que les photos
10:57et dans beaucoup d'enquêtes
10:59venaient notamment
11:00de mineurs.
11:01C'est-à-dire qu'avec
11:01des faux comptes
11:02ou c'est-à-dire
11:02qu'une personne majeure
11:03crée un compte
11:04avec une carte d'identité,
11:05en fait,
11:05il y a toute une prostitution
11:06derrière
11:07où au-delà
11:08de simples clichés,
11:08il y avait des rendez-vous
11:09pour de la prostitution.
11:10Donc on a heureusement
11:11des policiers,
11:11des services de police notamment,
11:13des enquêteurs formidables
11:14en France
11:14qui arrivent à remonter.
11:16Mais le problème,
11:16c'est qu'il n'y a pas assez de moyens.
11:17Vous avez des services aujourd'hui
11:18où il y a 6 ou 7 policiers
11:19qui doivent s'occuper
11:20de tout le territoire national
11:21sur du contenu pornographique
11:23ou de la prostitution
11:24des mineurs.
11:25Donc déjà,
11:25un message de soutien aux policiers
11:26qu'ils font un travail formidable,
11:27mais derrière la justice
11:28et tout l'appareil
11:29derrière de travail
11:31entre le ministère de l'Intérieur
11:32et le ministère de la Justice,
11:33c'est très compliqué
11:34parce qu'il manque de moyens.
11:35Donc ils ne peuvent pas.
11:36Oui, Lidra, justement,
11:37un petit mot
11:37sur ce manque de moyens.
11:39Je rappelle que vous êtes
11:40représentant syndical
11:41de l'Alliance Police.
11:42Comment est-ce qu'on gère
11:44justement l'augmentation
11:45de cette prostitution
11:47des jeunes filles mineures ?
11:48Comment ça se met en place
11:49les enquêtes ?
11:49Comment ça se gère
11:50dans la police ?
11:51Comment vous faites
11:52pour enquêter ?
11:53Comment ça fonctionne ?
11:54Donnez-nous un peu
11:54d'éléments techniques,
11:55s'il vous plaît.
11:58Monsieur,
11:59absolument,
11:59pour résumer,
12:00comment ça se présente ?
12:01C'est-à-dire qu'on a les cas,
12:02on a des enquêteurs,
12:03c'est des enquêtes longues,
12:04parfois très longues,
12:05donc on a besoin de résultats,
12:07mais on a peu de moyens.
12:09C'est toujours le problème
12:09des moyens humains.
12:10On a peu de moyens humains,
12:11malheureusement,
12:12et on n'arrive pas
12:12à aller plus vite
12:13que la technologie,
12:14que ses réseaux,
12:15où tout va très vite.
12:17Donc là, malheureusement,
12:18c'est toujours un problème
12:18de moyens.
12:19C'est des enquêtes longues
12:20qui nécessitent
12:21beaucoup d'investigation,
12:22beaucoup de recherche,
12:23beaucoup de temps.
12:24Et on a affaire
12:24à des mineurs,
12:25donc c'est aussi,
12:26lorsque vous auditionnez
12:26une mineure,
12:27croyez-moi,
12:28c'est très long
12:28parce qu'il faut être prudent,
12:30il faut y aller
12:30avec beaucoup de délicatesse.
12:32Et malheureusement,
12:32ça demande du temps,
12:33mais surtout des moyens humains,
12:34ce qui nous manque cruellement.
12:36Il manque d'enquêteurs, quoi.
12:37Bon, il y a aussi un fait,
12:40puisqu'il y a des plaintes
12:41qui ont été données
12:43contre des départements,
12:46plusieurs départements.
12:47Les actions responsabilité.
12:49Voilà, puisque ces mineurs
12:51qui se retrouvaient
12:52en prostitution,
12:55en fait,
12:55étaient placés
12:56dans des organismes départementaux.
12:58Ça veut dire que là,
12:59l'État est défaillant ?
13:00Émilie Perrier.
13:01En fait,
13:01c'est une faute de l'État.
13:03Une action en responsabilité,
13:04il faut qu'il y ait
13:05une faute reconnue.
13:08Alors,
13:08la problématique,
13:10moi je rejoins monsieur,
13:11mais c'est toujours
13:12le même problème,
13:13c'est cette question de moyens.
13:14Et au-delà de ça,
13:15un adolescent,
13:16même votre fille
13:18ou votre fils,
13:19vous ne savez pas forcément
13:20ce qu'il fait
13:20sur son portable,
13:21en fait.
13:22Très simplement.
13:23Et donc,
13:24déjà,
13:25effectivement,
13:26il y a un rôle
13:27des parents.
13:27Il faut aller vérifier,
13:28normalement, non ?
13:29Il faut aller vérifier,
13:30mais on ne peut pas
13:31toujours tout vérifier,
13:32on ne peut pas
13:32toujours tout contrôler.
13:34On ne sait pas comment
13:34aussi le faire.
13:35On ne sait pas comment,
13:36parfois,
13:37parce qu'il peut y avoir
13:38des décalages de génération,
13:39et ces décalages de génération,
13:41on peut les retrouver aussi
13:41dans le langage
13:42ou dans les fameux
13:43émojis utilisés.
13:45Alors,
13:46il y a une société d'assurance
13:47qui a fait une campagne
13:48là-dessus,
13:48je trouvais ça plutôt pertinent,
13:49moi j'ai appris des choses
13:50entre nous,
13:51mais il y a,
13:52je pense,
13:53un effort à faire
13:55pour intégrer
13:56intégrer cette nouvelle mentalité
13:58et on n'est plus,
13:59voilà,
14:00les jeunes,
14:00ce n'est pas la même jeunesse
14:02qu'on a pu avoir,
14:03nous.
14:04Il y a des possibilités
14:04que ces départements
14:05qui ont été accusés
14:08devant la justice,
14:09il y a une plainte contre eux,
14:11il y a une possibilité
14:12qu'ils soient condamnés,
14:14ces départements ?
14:14C'est un recours
14:15devant le tribunal administratif,
14:16donc les juges de l'État
14:20apprécieront
14:21s'il y a effectivement
14:22une faute,
14:23un défaut de surveillance
14:24qui a été commis.
14:25Après,
14:26j'ai envie de dire,
14:27c'est facile
14:27de jeter la pierre
14:28à l'Azeu,
14:30mais il faut quand même
14:31un peu de soutien,
14:32je veux dire,
14:32la psychiatrie
14:33s'est dévastée en France,
14:36les suivis,
14:37il y a eu,
14:37ce qui s'est passé
14:38pendant le Covid
14:39pour la jeunesse,
14:40ça a eu un effet
14:41très très fort
14:42et il y a justement
14:43ces réseaux
14:44qui ont profité
14:45peut-être
14:46de cette vulnérabilité
14:48des jeunes
14:48pour les recruter.
14:50Il y a des enfants
14:52qui se font recruter
14:52à Bobigny
14:53et qu'on envoie à Nîmes
14:54pour faire
14:55des règlements de compte.
14:57Donc,
14:57on ne peut pas considérer
14:58qu'à la limite
14:59c'est plus facile.
15:00Il y a une vraie vulnérabilité
15:01de la jeunesse
15:02qu'il faut prendre en compte.
15:03Et alors,
15:04Michael Germain,
15:04quitte de la responsabilité
15:05des mineurs justement ?
15:06C'est-à-dire que,
15:06bon,
15:07peut-être qu'en dessous de 13 ans
15:07c'est compliqué de prouver
15:09qu'on a été responsable
15:09mais à partir de 13 ans
15:10ou peut-être même
15:14fait quelque chose
15:15et bien on en est responsable.
15:16Il y a aujourd'hui
15:17des jeunes
15:17qui ont grandi
15:19avec Internet,
15:21ont grandi
15:21avec l'intelligence artificielle.
15:23On a des jeunes
15:23qui sont extrêmement connectés
15:25à la réalité,
15:26qui sont beaucoup plus matures
15:27que la petite insouciance
15:28et l'innocence
15:29peut-être de notre enfance.
15:30On n'avait pas accès
15:30à tous ces contenus
15:31aujourd'hui
15:32via les réseaux sociaux.
15:33Ils ont un accès au monde
15:34et vous avez des jeunes
15:35de 15 ans aujourd'hui
15:36qui ont leur équipe,
15:38qui ont leur chouffe,
15:40qui tiennent leur terrain,
15:42qui sont proxénètes
15:42à 15 ou 16 ans
15:43et aujourd'hui
15:44on est obligé
15:45de les considérer
15:45comme adultes
15:46parce qu'ils ont aujourd'hui,
15:47c'est des entrepreneurs.
15:49Ils ont aujourd'hui,
15:50c'est un peu,
15:50ils ont comme un service RH,
15:52ils recrutent via Snapchat
15:53et TikTok
15:54et aujourd'hui,
15:56ils gèrent une entreprise
15:57comme le fait
15:58un grand chef d'entreprise
15:59mais au service
16:00aujourd'hui du narcotrafic
16:01ou notamment
16:03de la prostitution.
16:04Et puis pour revenir juste
16:04sur notamment
16:05les champs de compétences
16:05de l'État,
16:07les conseils départementaux
16:08notamment
16:08ont ce champ de compétences
16:10et sont bien souvent
16:11responsables
16:11de ces foyers,
16:13etc.
16:14et de centres d'hébergement
16:14d'accueil.
16:15Il faut bien aussi
16:16qu'il y ait un responsable
16:16et que quand il y a
16:17quelque part un capitaine
16:18sur le bateau,
16:19il y ait aussi des responsables.
16:20Et sur les policiers,
16:21vous savez,
16:22quand vous êtes policier
16:23en brigade des mineurs,
16:24que vous êtes confronté
16:25à des enfants
16:26victimes de viol,
16:28de proxénétisme,
16:29etc.
16:29Vous savez,
16:30le mental pour les policiers,
16:31pour les magistrats
16:31qui ont affaire à ces cas-là,
16:33au bout de trois ans,
16:35il y a nombreux cas
16:36de suicide ou de dépression
16:37où un policier
16:38qui a vécu
16:38et qui a dû
16:39être confronté à ça
16:40et les syndicats de police
16:41font un travail remarquable
16:42pour parfois
16:42possiblement les muter
16:44ou leur trouver
16:45des dérogations
16:45pour les faire partir
16:47de ces services
16:47parce qu'ils sont
16:48dans une dépression psychologique
16:49à être confrontés
16:50à la misère humaine.
16:51C'est le cas
16:52pour les avocats aussi.
16:53On a un confrère de Rennes
16:54qui s'est suicidé
16:55il y a très très peu de temps
16:57et qui était avocat
16:58de la défense
16:58dans l'affaire Le Squarnec.
17:00Et Mathieu Davy
17:01qui était une de nos vraies voix
17:01lui a rendu hommage
17:02d'ailleurs aussi.
17:03Exactement.
17:03Et donc quelque part
17:04c'est tragique.
17:05Alors voilà,
17:06il était peut-être
17:06du mauvais côté de la barre
17:07mais ça ne fait pas nous
17:08des personnes insensibles
17:09complètement.
17:10Alors Walid Raar,
17:11on vient d'évoquer
17:13votre profession.
17:15J'aimerais peut-être
17:16terminer sur
17:17ce que Judith a évoqué
17:19c'est-à-dire que
17:20en fait
17:20il y a des règlements
17:22de compte
17:22et des enfants
17:24sont utilisés
17:25pour aller faire
17:26des règlements de compte.
17:27Est-ce que concrètement
17:28c'est une pratique
17:30aujourd'hui
17:30qui se développe ?
17:31On l'a entendu
17:32mais est-ce que
17:33vos équipes
17:34le constatent ?
17:37Oui,
17:37on le constate
17:38sur le terrain
17:38de toute manière
17:39même vous,
17:40vous le savez
17:41on le voit
17:41surtout dans les règlements
17:43de compte
17:43dans le sud
17:44que c'est surtout
17:45les mineurs
17:45qui sont impliqués
17:46donc il y a toujours
17:46cette notion d'impunité
17:48notion de mineur
17:49va tuer
17:50tu ne risques pas grand chose
17:51c'est pas comme si moi
17:52majeur
17:52j'allais tuer
17:53je risquerais 20 ans
17:5430 ans
17:54voir la réclusion
17:55à perpétuer
17:56au bout de 5-10 ans
17:57si tu te tiens bien
17:58avec le remise de peine
17:59tu sors
17:59et crois-moi
18:00on te donnera
18:01je vous dis une bêtise
18:01un exemple
18:02mais 50 000 euros
18:03100 000 euros
18:03des choses comme ça
18:04ça se négocie comme ça
18:05donc c'est plus un secret
18:06pour personne
18:06tout le monde le sait
18:07mais c'est pour ça
18:09que je vous dis
18:09depuis le début
18:10il faudrait évidemment
18:11prendre en compte
18:12l'aspect en prise
18:13par exemple
18:14sur les jeunes
18:14qu'on a eu
18:14mais aussi
18:15l'aspect sanction
18:16il nous faut des sanctions
18:18sur cet aspect des mineurs
18:20la minorité en fait
18:21ne doit plus être
18:22à partir de
18:22l'excuse de minorité
18:23elle peut être
18:24écartée par le juge
18:26c'est pas automatique
18:27bien au contraire
18:28merci en tout cas
18:29merci pour ce débat
18:30merci Walid Raar
18:32je rappelle que vous êtes
18:33représentant de
18:34syndical de l'alliance
18:35police
18:36merci pour votre témoignage
18:37aujourd'hui
18:37merci Mickaël Sherman
18:38vous êtes président
18:39de l'association
18:40engagement
18:40France Solidarité
18:41et conseiller municipal
18:42à Charenton-le-Pont
18:43je crois qu'on vous retrouve
18:43la semaine prochaine
18:44avec Frédéric Brindel
18:45on est la semaine prochaine
18:46vous viendrez
18:47je ne viendrai pas
18:47au blightet
18:48je vais m'entraîner
18:48et merci
18:49Emilie Perrier
18:50vous êtes avocat
18:51au barreau de Péry
18:51merci beaucoup
18:52vous restez
18:53chères auditrices
18:54chers auditeurs
18:54avec Frédéric Brindel
18:55il y a du programme
18:56il y a du programme
18:56les vrais voix
18:59prennent l'air
19:00chaque mercredi soir
19:02mer et terre
19:02c'est ça
19:03j'ai écouté
19:04presque
19:05air
19:06air
19:07et mer
19:08on va voir que les deux
19:09sont en état de pollution
19:10avancée
19:11bon ben voilà
19:12allez tout un programme
19:13et moi je vous retrouve
19:14demain à 17h
19:15bonne soirée
19:16avec plaisir
19:16Sud Radio
19:17Parlons Vrai
19:18Parlons Vrai
19:19Sud Radio
19:20Parlons Vrai
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