00:00Moi, je suis assez d'accord pour penser, on va dire, qu'Emmanuel Macron essaye d'exister dans ce dossier depuis le début et encore aujourd'hui par cette décision.
00:08J'ajouterais simplement une nuance, enfin, un désaccord nuancé, on va dire.
00:15C'est simplement que je note que tous les gens qui ont une stratégie depuis un an et demi dans la région échouent.
00:21Le drame est total à Gaza, Israël n'est pas plus en sécurité et le risque que vous évoquez, demain, il peut exister avec ou sans État palestinien.
00:29Le soutien, Emmanuel Macron, évidemment, reconnaît et discute avec Mahmoud Abbas.
00:33Vous avez raison, il a d'autorité que le nom et le crédit que lui accordent Emmanuel Macron.
00:38Mais là, le risque aujourd'hui, c'est que la population palestinienne, d'ailleurs, Benjamin Netanyahou l'aimait déjà dans le même sac,
00:43la population palestinienne soutienne du début à la fin le Hamas en raison de la situation humanitaire.
00:49Donc, il y a aussi une volonté et je pense que quand l'Arabie saoudite accepte, accueille avec bienveillance cette décision,
01:00il y a aussi une inquiétude dans la région de ce que pourrait devenir ce conflit demain.
01:04Donc, je vois.
01:04Et Donald Trump nous avait promis de régler le problème beaucoup plus rapidement que ça n'a lieu.
01:09Comme avec le conflit en Ukraine, d'ailleurs.
01:11Exactement. Et aujourd'hui, et je ne le critique même pas, je pense qu'il découvre que la guerre est compliquée
01:16et que tout le monde ne règle pas la guerre comme un deal.
01:19Il y a des pays dans le monde qui défendent un peu plus, en effet, qu'un deal avec l'un ou l'autre.
01:24Et c'est évidemment le cas dans cette région.
01:26Et après, se pose la question, évidemment, même localement, de ce que deviennent aujourd'hui les Palestiniens.
01:31Il y a aussi cette décision, elle est prise, et je pense que ça rejoint la volonté d'Emmanuel Macron d'exister dans le dossier,
01:36elle est prise à un moment où l'indignation internationale grandit par rapport à ce qui se passe à Gaza.
01:41Mais on va sur ce terrain de l'indignation.
01:43Donc, on va sur le terrain de l'émotion, de la morale.
01:46Ce n'est pas que de l'émotion et de la morale.
01:47Non, mais l'indignation...
01:48Au lendemain du 7 octobre, on était tous, notre émotion, elle est toujours intacte et on a raison.
01:51Pardonnez-moi, Charlotte, il y a trois mois, Emmanuel Macron disait
01:54« Je ne prendrai pas de décision sur le coup de l'émotion ou de l'indignation.
02:00J'irai sur la reconnaissance qui n'est pas un tabou.
02:03Il n'a jamais changé de ligne sur la question de la reconnaissance de l'État palestinien.
02:06Mais il conditionnait cette reconnaissance avec des éléments majeurs.
02:11Vous avez raison, la question que vous posez, à mon avis, est extrêmement importante.
02:16C'est-à-dire, d'ici à septembre, quelle preuve même Mahmoud Abbas lui-même va devoir donner ?
02:21Qui il a derrière lui ? Est-ce qu'il est seulement capable de faire quelque chose ?
02:25Mais ce que je veux dire, c'est que s'il n'est pas capable de faire quelque chose d'ici septembre,
02:28ça veut dire que le Hamas, élection ou pas, a totalement la main sur la région.
02:32Et là, on n'a pas à s'inquiéter.
02:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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