00:00Il y a tous les jours des tirs de mortiers d'artifices, soit sur les commissariats, soit sur les véhicules de police,
00:05soit sur mes collègues ou soit sur les sapeurs-pompiers.
00:07Donc on a affaire à un véritable fléau.
00:11Il va falloir que les pouvoirs publics prennent ça à bras-le-corps.
00:15En tous les cas, nous ce qu'on réclame, que ce soit une classification comme une arme au final,
00:20comme les cocktails Molotov, c'est une arme de guerre, c'est prévu dans le code pénal.
00:25Il va falloir faire évoluer cela parce que ce n'est plus possible.
00:28On ne peut plus intervenir tranquillement ou faire nos opérations de police dans certaines zones
00:35parce qu'on est tout de suite pris à partie et ils arrivent à nous tenir à distance.
00:39Ça veut dire que le rôle s'est inversé.
00:41Si vous voulez, dans le maintien de l'ordre, quand on faisait sur des violences urbaines,
00:44on essayait de maintenir à distance en utilisant des moyens lacrymogènes.
00:47Maintenant, ces individus nous tirent dessus directement avec des mortiers
00:51qui tirent jusqu'à 380 fusées en quelques secondes.
00:54C'est un déluge de feu.
00:55Depuis le mois de juillet, il y a une trentaine de collègues qui ont déjà été blessés
00:59par ces tirs de mortiers d'artifice.
01:01Qu'est-ce que vous attendez du ministre de l'Intérieur ?
01:03On attend justement une évolution de la loi.
01:06Enfin, la loi existe déjà, c'est interdit.
01:07Oui, mais que ça soit considéré comme une arme, je vous le dis clairement,
01:11et non plus comme une arme par destination.
01:14Il va falloir aussi que les procureurs, si vous voulez, fassent évoluer leur jugement,
01:20enfin en tout cas leur demande sur, quand il y a les juges qui vont juger, si vous voulez,
01:26qu'ils puissent réellement regarder cette circonstance aggravante,
01:30en tous les cas, quand on utilise cela sur les forces de l'ordre.
01:33Nous, ce qu'on demande, c'est réellement une réponse pénale à la hauteur
01:38quand on fait usage de ces artifices sur les fonctionnaires de police.
Commentaires