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  • il y a 1 an
Alors que les tirs de mortiers d’artifices se multiplient, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, est attendu au commissariat du 20e arrondissement de Paris ce jeudi 24 juillet pour évoquer ce sujet.  Le syndicat CFTC Police réclame un changement de loi.

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Transcription
00:00Il y a tous les jours des tirs de mortiers d'artifices, soit sur les commissariats, soit sur les véhicules de police,
00:05soit sur mes collègues ou soit sur les sapeurs-pompiers.
00:07Donc on a affaire à un véritable fléau.
00:11Il va falloir que les pouvoirs publics prennent ça à bras-le-corps.
00:15En tous les cas, nous ce qu'on réclame, que ce soit une classification comme une arme au final,
00:20comme les cocktails Molotov, c'est une arme de guerre, c'est prévu dans le code pénal.
00:25Il va falloir faire évoluer cela parce que ce n'est plus possible.
00:28On ne peut plus intervenir tranquillement ou faire nos opérations de police dans certaines zones
00:35parce qu'on est tout de suite pris à partie et ils arrivent à nous tenir à distance.
00:39Ça veut dire que le rôle s'est inversé.
00:41Si vous voulez, dans le maintien de l'ordre, quand on faisait sur des violences urbaines,
00:44on essayait de maintenir à distance en utilisant des moyens lacrymogènes.
00:47Maintenant, ces individus nous tirent dessus directement avec des mortiers
00:51qui tirent jusqu'à 380 fusées en quelques secondes.
00:54C'est un déluge de feu.
00:55Depuis le mois de juillet, il y a une trentaine de collègues qui ont déjà été blessés
00:59par ces tirs de mortiers d'artifice.
01:01Qu'est-ce que vous attendez du ministre de l'Intérieur ?
01:03On attend justement une évolution de la loi.
01:06Enfin, la loi existe déjà, c'est interdit.
01:07Oui, mais que ça soit considéré comme une arme, je vous le dis clairement,
01:11et non plus comme une arme par destination.
01:14Il va falloir aussi que les procureurs, si vous voulez, fassent évoluer leur jugement,
01:20enfin en tout cas leur demande sur, quand il y a les juges qui vont juger, si vous voulez,
01:26qu'ils puissent réellement regarder cette circonstance aggravante,
01:30en tous les cas, quand on utilise cela sur les forces de l'ordre.
01:33Nous, ce qu'on demande, c'est réellement une réponse pénale à la hauteur
01:38quand on fait usage de ces artifices sur les fonctionnaires de police.
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