00:00Pour lutter contre le trafic de drogue...
00:03Contre les conséquences en tout cas de ce trafic ?
00:06Pour lutter contre les conséquences de ce trafic, oui.
00:09Alors, surtout s'il y a des émeutes suite à des interpellations actives de la police judiciaire en matière de narcotrafiquants,
00:19bien évidemment, après il y a des représailles, ils font savoir leur mécontentement par la violence.
00:25Et ce qui est important, c'est l'occupation du terrain.
00:28Il n'y a que ça qui paye aujourd'hui et c'est là où on a un petit peu de difficulté,
00:35sauf bien évidemment quand les CRS viennent à notre grand secours sur les agglomérations.
00:43Et là, on arrive à rétablir l'ordre public, mais là où c'est un petit peu difficile,
00:50et c'est ce qui nous manque un peu, ce qui nous manque, c'est des effectifs, des effectifs, et toujours des effectifs, et occuper le terrain.
00:55– Alors justement, Cyril Janin, vous dites, il n'y a que ça qui marche, la présence des policiers dans les quartiers.
01:01Il y a plusieurs édiles qui sont élus, notamment de mairies, qui disent,
01:05bon ben voilà, nous il nous faut du bleu dans les quartiers pour empêcher les trafiquants et les jeunes trafiquants de sévir.
01:13C'est-à-dire, c'est vous ce que vous préconisez au gouvernement ? Plus de moyens, plus d'hommes dans les quartiers ?
01:18– Oui, bien évidemment. Beaucoup de policiers, alors une présence policière, mais attention, du bleu, ce n'est pas n'importe quoi.
01:26Je veux dire, c'est une police active et efficace.
01:31C'est-à-dire parce que la simple présence de bleu sur le terrain, vous savez, on a toutes sortes de bleu,
01:38et même ne serait-ce que dans la police nationale, où on a des réservistes qui peuvent faire de la police de proximité.
01:47Mais il faut, face à une délinquance, comme on peut le voir aujourd'hui,
01:52où ce sont de très jeunes délinquants, très actifs, donc il faut en face une police active.
01:57Et ce qui est important aussi, parce que mettre du bleu sur le terrain, ça a toute son efficacité,
02:04mais derrière, il nous faut des effectifs pour la police judiciaire.
02:07La police judiciaire est aussi débordée, et donc il faut que derrière,
02:11il y ait une réaction immédiate de la police judiciaire qui poursuive ses investigations.
02:16Parce que là, alors moi, je ne suis pas spécialiste du Sud, c'est plutôt le Sud-Ouest,
02:20mais là, ce qui se passe à Béziers, c'est qu'on a une action efficace de la police judiciaire
02:25qui vient perturber le trafic de stupéfiants.
02:28Mais derrière, il faut pouvoir s'attendre à ce type de réaction violente de la part des émeutiers.
02:36Et donc, nous, ce qui nous manque sur le terrain, c'est des policiers.
02:39Et le nerf de la guerre, c'est ça.
02:42Et notre plus gros problème aujourd'hui, c'est qu'on manque partout,
02:45dans toutes les agglomérations de police sur le terrain.
02:49Et notamment, vous voyez, Béziers, hier, c'était Limoges.
02:53Ce sont des villes plus petites que Marseille pour Béziers, ou Limoges-Bordeaux,
02:59et où on manque d'effectifs sur le terrain.
03:01Vous voyez, tout à l'heure, vous parliez de 40 effectifs qui arrivent et qui font du bien
03:05avec l'arrivée des CRS, mais c'est ce qui nous manque à Limoges.
03:10Il nous manque 40 effectifs.
03:11C'est ce qui nous manque.
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