00:00Moi je vais vous dire, ça ne me dérange pas que Libération suive sa ligne.
00:03Ça ne me dérange pas, c'est sa ligne.
00:07Les gens qui le disent savent très bien ce qu'ils vont lire.
00:10Je ne trouve pas anormal qu'il y ait des subventions publiques
00:12pour exprimer des points de vue qui sont à l'opposé total des miens.
00:17Mais la vraie question c'est, la réalité de la société française c'est quoi ?
00:23Ça c'est un sujet beaucoup plus que de disserter sur ce que dit ou ce qu'écrit Libération.
00:28C'est un vrai sujet.
00:29Moi je constate une chose d'abord, c'est que pour moi la violence est une obsession
00:35depuis une vingtaine d'années, même plus d'une vingtaine d'années
00:37et que j'ai toujours rencontré un mur d'incompréhension à droite, à gauche, au centre,
00:41partout depuis très longtemps.
00:44Sarkozy avait à peu près conscience de ce qui se passait
00:48mais la plupart des gens n'en avaient pas conscience
00:51et ne voulaient pas de toute façon l'avoir.
00:53Parce que ce qui se passe dans certains quartiers c'est le fruit aussi
00:57de l'acheter et des renoncements de tout le monde pendant des décennies.
01:00Moi j'ai vécu il y a très longtemps,
01:02cette époque où il ne fallait pas aller essayer de démanteler les trafics de drogue
01:09parce que sinon vous comprenez, ils ne vont plus avoir d'argent
01:13et ils vont aller se chercher autrement et ce sera plus violent.
01:15Et ça vous aviez tout, la justice, les autorités préfectorales, les élus locaux, etc.
01:21Tout le monde était coalisé pour que finalement on n'en parle pas
01:24et qu'on laisse tout ça dormir.
01:26Donc maintenant il commence à y avoir une prise de conscience
01:31parce que la violence elle nous saute à la figure et ce n'est pas fini.
01:35Et moi ce que j'aimerais c'est qu'on comprenne d'abord la gravité de la situation,
01:38c'est-à-dire la gravité de la violence qui monte de partout,
01:41deuxièmement la gravité extrême de la violence physique
01:44et troisièmement qu'on essaie d'en tirer des conséquences.
01:50Alors pour l'instant on n'en tire pas les conséquences.
Commentaires