00:01Ce 18 juillet 1845, c'est la consternation chez les grands propriétaires réunionnais.
00:06Louis-Philippe Ier et Ange René Armand de Macau, ministre de la Marine et des Colonies,
00:12viennent de signer les lois dites Macau, par lesquelles le droit français reconnaît que l'esclave n'est pas une chose, mais bien une personne civile.
00:22Juridiquement, le système esclavagiste n'est plus.
00:24Mais on sait qu'en réalité, il faudra encore attendre trois ans avant la proclamation de l'abolition de l'esclavage.
00:30Parmi les dispositions votées dans le cadre des lois Macau, des droits supplémentaires sont accordés aux esclaves,
00:35droit au mariage, à la propriété, sauf les bateaux et les armes, droit à l'héritage ou encore droit de racheter sa liberté ou celle de sa famille.
00:45En même temps, des obligations sont imposées aux maîtres, sous peine d'amende,
00:49obligation de fournir une instruction religieuse et élémentaire,
00:52de mettre à disposition un lopin de terre pour être cultivé par les esclaves à leur profit,
00:56obligation aussi de fournir les rations de vivres et les vêtements déterminés par les règlements.
01:00Et enfin, ces lois Macau stipulent que la durée quotidienne du travail ne doit pas excéder 9h30,
01:06que la journée doit commencer au plus tôt à 6h,
01:09et se terminer au plus tard à 18h, sauf période de récolte.
01:15Notons cependant que le maître est considéré comme le curateur de son esclave,
01:19et qu'à la Réunion, comme dans d'autres colonies, la résistance des conseils coloniaux va être très forte.
01:25De longues enfants l'Afrique, de longues enfants sénés, de longues enfants païonnés,
01:32de longues les pays, un grand guerrier, un grand guerrier, un grand guerrier !
01:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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