00:00Vous parliez justement des prisons d'ici quelques jours. Le 31 juillet normalement doit ouvrir ou en tout cas être mis en fonction le quartier d'eau de sécurité de la prison de Vendin-le-Vieille.
00:09Est-ce que ce sera bien à partir du 31 juillet ? Est-ce que vous êtes dans les temps ?
00:12Exactement. En six mois, nous aurons construit la première prison d'eau de sécurité en France, quasiment unique en Europe.
00:17Il y a les Italiens qui font pareil seulement, qui mettent dans un lieu extrêmement clos où on ne peut pas téléphoner,
00:24on ne peut pas avoir de communication avec l'extérieur, les 100 premiers narcotrafiquants. Et donc ce sera bien prêt pour le 31 juillet.
00:30Ils ont déjà été sélectionnés, si j'ose dire ?
00:32Une partie d'entre eux ont reçu hier leur notification. Nous sommes en état de droit, il y a donc un échange avec leurs avocats et les tribunaux
00:38pour voir si l'administration pénitentiaire a raison. Mais effectivement, une partie d'entre eux ont reçu hier leur notification.
00:43Comment ça va se dérouler ensuite à l'intérieur de la prison ? Certains dénoncent le retour, ce sont leurs termes, du bagne en France,
00:50des conditions qui ne seraient plus des conditions humaines. Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
00:55C'est le contraire. D'abord, ça a été voté par le Parlement, y compris par le groupe socialiste, je le répète.
01:00Donc une loi très largement votée et par le groupe Rassemblement national. C'est une loi qui a été validée par le Conseil d'État,
01:06validée par le Conseil constitutionnel. Donc on est quand même en respectant tout à fait l'état de droit.
01:10Mais l'état de droit, ce n'est pas permettre à des narcotrafiquants d'avoir des téléphones portables,
01:15de corrompre ou de menacer des agents pénitentiaires et de faire assassiner des gens de leur prison
01:18qui veulent reprendre leur point de deal à Marseille ou à Roubaix.
01:22Ce n'est pas ça l'état de droit. L'état de droit, c'est la protection qu'attendent nos concitoyens.
01:25Quand quelqu'un va en prison, il va en prison. Il ne peut plus communiquer avec l'extérieur.
01:28Moi, je pense que le bon sens a quitté parfois nos politiques.
01:32Mon bon sens à moi, c'est que quand on va en prison, on ne peut plus communiquer à l'extérieur.
01:36C'est encore plus vrai quand il s'agit de narcotrafiquants ou de terroristes islamistes.
01:40Aujourd'hui, les Français le savent, ils le savent très bien, qu'on retrouve des téléphones portables
01:43parmi les responsables des grandes organisations mafieuses de notre pays.
01:47Évidemment que ça ne peut pas fonctionner.
01:48Donc, on va mettre fin à ça par ces prisons de haute sécurité.
01:52La première avant le vieil, vous l'avez dit, dans le Pas-de-Calais.
01:54La deuxième à Condé-sur-Sartre.
01:56Et puis, les 60 narcotrafiquants antillais et guianais à la prison de Saint-Laurent-du-Maron.
02:00Ça aura bien lieu ?
02:01Évidemment, ça aura bien lieu.
02:02C'est essentiel pour la sécurité des Français.
02:04Ils sont où les narcotrafiquants ?
02:06Ceux qui pourrissent la vie de tous nos concitoyens qui touchent jusqu'au plus petit village de nos campagnes.
02:10Ils sont soit dans nos prisons et ils communiquent en gérant leur point de deal
02:14où ils blanchissent de l'argent, personne ne peut le comprendre,
02:16soit ils sont à l'étranger.
02:17À l'étranger, nous avons de grands succès, notamment avec les Émirats Arabes Unis,
02:21que je remercie, puisque nous en sommes à la septième personne
02:23qui, en moins de six mois, est extradée sur le sol national français.
02:27On n'a pendant longtemps eu aucune de ces extraditions.
02:30Donc, ils sont de moins en moins sécures à l'étranger.
02:32Mais ils ne peuvent pas continuer à gérer leur point de deal de nos prisons.
02:35C'est impossible.
02:36Je connais des gens, des détenus, qui ont des dizaines d'appartements
02:39et qui blanchissent leur argent parce qu'ils gèrent leur argent dans leur détention.
02:43Mais personne ne peut le comprendre.
02:44Pour les...