00:00Oui, absolument. J'ai eu la chance de croiser deux fées dans ma vie.
00:08La première, c'était Jean-Luc Delarue et la deuxième, c'était Thierry Ardisson.
00:14Je me souviens, au début, c'était un gars que je regardais à la télé, il m'énervait un peu.
00:19Il avait son côté un peu nobliau de province, le côté un peu droitard, anard, qui m'agassait un peu.
00:27On avait toujours l'impression qu'il alpaguait un peu les gens par le col de la veste.
00:32Salut les nazes, comment ça va ? Il bousculait un peu l'auditoire.
00:38Finalement, j'ai découvert un mec hyper sensible, très humain.
00:43Surtout, c'était un passionné de téloche. Il aimait faire de la télé. Il aimait faire de la bonne télé.
00:52Je me souviens, quand il passait beaucoup de temps au montage, comme on dit,
00:57parce qu'il avait l'horreur du direct. Lui, ce qu'il voulait, c'était des émissions enregistrées,
01:05puis après parfaitement montées, très bien produites.
01:10Il disait toujours, moi, je veux que l'argent qu'on me donne, il se voit à l'écran.
01:14C'est-à-dire, ce n'était pas le genre d'animateur producteur qui, une fois que les émissions étaient enregistrées,
01:20il allait faire la fiesta sur la Côte d'Azur et puis laisser les autres trimer dans l'eau.
01:26C'était un gros bosseur.
01:29Oui, oui, oui. Un perfectionniste.
01:32Et puis, un mec très intéressant, charmant, extrêmement cultivé, assez exigeant.
01:41Et puis, qui aimait bien un peu pousser mes mains dans les orties.
01:48Et là, je vais rester poli parce que j'aimais bien son audace.
01:54Merci.
01:55Merci.
01:56Merci.
Commentaires