- il y a 7 mois
Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, était en direct sur BFMTV. Il est revenu sur le long week-end de festivités entre le 14-Juillet et la finale du PSG. Il a notamment évoqué les dispositifs de sécurité avec 11.500 policiers mobilisés. Les célébrations sur les Champs-Élysées sont interdites, et des précautions sont prises pour le match PSG-Chelsea.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Laurent Nunes, le 14 juillet, traditionnellement, vous mobilisez des dispositifs policiers conséquents.
00:05Quelles seront donc les forces que vous allez mobiliser la soirée du 13 juillet, la soirée du 14 juillet ?
00:09Est-ce que c'est un week-end à haut risque ?
00:11Est-ce qu'à 24 heures du coup d'envoi de ces deux événements, vous dites qu'on est dans le scénario du pire ?
00:16Non, on n'est pas dans le scénario du pire, évidemment non.
00:18On mobilise 11 500 effectifs au total sur les deux jours.
00:21Attention, sur les deux jours, j'entends dire 11 500 ici ou là sur Paris.
00:24Le soir du 13 juillet et le soir du 14 juillet sur les deux jours.
00:26Et pour toute l'agglomération parisienne qui relève de ma zone de compétence, c'est-à-dire Paris et les trois départements de petite couronne.
00:34Non, ce n'est pas le scénario du pire.
00:36On a l'habitude de gérer les grands événements, on a l'habitude de gérer les 14 juillet.
00:41Il y a trois séquences en fait, il y a trois temps.
00:44Il y a d'abord le 14 juillet quand même, il faut le rappeler, il y a un défilé qui va se tenir.
00:48Et c'est le retour sur les Champs-Elysées, donc c'est heureux.
00:50L'an passé, il s'était tenu à Venue Fauche pour cause des Jeux Olympiques.
00:54Donc il y a le défilé le matin.
00:56Qui accueille énormément de public, avec un libre accès sur la partie haute des champs.
01:01Et puis de nombreux invités sur la partie basse où il y a la tribune officielle.
01:04Donc il y a un dispositif de protection à permettre de protection.
01:07Toutes les personnes qui voudront se rendre défiler seront fouillées, feront l'objet de contrôle.
01:13Le soir du 14 juillet, et c'est une autre séquence, un autre temps des festivités.
01:17Il y a un concert qui se tient sur le Champs-Elysées, et puis surtout il y a le spectacle pyrotechnique.
01:25Le soir, à 23h.
01:27Et on attend 60 000 personnes sur le Champs-Elysées, et sans doute beaucoup de personnes sur la place du Trocadéro.
01:33D'où le feu d'artifice est visible.
01:35Et il est visible dans de nombreux points parisiens, donc on aura beaucoup de monde sur l'espace public.
01:39Ça c'est le temps du 14 juillet.
01:40Et il y a les violences urbaines, évidemment, qui nous inquiètent.
01:44Traditionnellement, il y a toujours quelques tensions dans les quartiers, avec des prises à partie des forces de l'ordre,
01:48des jets de proséctiles, des jets de mortiers sur nos effectifs.
01:51Et donc on aura un dispositif très dense, partout, sur Paris et dans l'agglomération parisienne.
01:57Et puis cette année, il y a un troisième temps qui s'est invité.
02:00C'est la finale de la Coupe du Monde des clubs, que dispute le Paris Saint-Germain le 13 juillet,
02:05contre Chelsea, à New York.
02:07Et il pourrait y avoir, en cas de victoire du PSG, ce que tout le monde souhaite évidemment,
02:13il pourrait y avoir des rassemblements festifs qui pourraient se tenir dans la capitale.
02:18Il faudra évidemment qu'on soit extrêmement vigilants.
02:21En tout cas, ils n'auront pas lieu sur les Champs-Elysées.
02:23Ils n'auront pas lieu sur les Champs-Elysées.
02:24Oui, c'est-à-dire que moi, par exemple, si je veux aller sur les Champs-Elysées après le match
02:27et célébrer la victoire avec une troupe d'amis, je ne peux absolument pas me rendre sur les Champs-Elysées.
02:31Ce sera dispersion totale par les forces de l'ordre.
02:33Les instructions sont claires et fermes, on disperse.
02:35Voilà, on ne peut pas avoir de rassemblement sur les Champs-Elysées.
02:38Le lendemain, il y a le défilé.
02:39Toutes les installations sont en place depuis plusieurs jours maintenant.
02:42Et évidemment, le 13 juillet au soir, tout sera en place.
02:45C'est-à-dire les tribunes, les barrières et les militaires qui vont défiler,
02:51les membres des forces armées arrivent très tôt, le dimanche matin.
02:54Donc voilà, ça n'est pas possible.
02:56Il faut que le message que je passe, il est clair, il est ferme.
02:59À partir de 19h, d'ailleurs, les commerces ferment à partir de 19h.
03:03Et on ne peut pas accéder au site en métro.
03:05Donc voilà, il ne sera pas possible de célébrer la victoire éventuelle du Paris Saint-Germain sur les Champs-Elysées.
03:10Et d'ailleurs, j'interdis toutes les fanzones dans la capitale.
03:12Il n'y a pas de fanzones dans la capitale.
03:14Aucune fanzone.
03:14Et les débitants de boissons, ou les restaurants et autres, sont invités, évidemment,
03:23à ne pas utiliser l'espace public au moment de la télédiffusion de la finale.
03:27C'est-à-dire tourner la télévision côté rue pour qu'on ait une expansion sur l'espace public.
03:31Tout ça sera interdit, contrôlé et verbalisé, évidemment.
03:34Voilà, on réagira, comme l'ont appelé d'ailleurs, pour ce qui me concerne,
03:38comme m'a appelé à le faire le ministre des Etats, ministre de l'Intérieur,
03:43on réagira avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de fermeté.
03:46Et j'entends avec satisfaction que du côté de la justice, la réponse pénale sera très ferme.
03:50Le fait que la finale de foot, Coupe du Monde des Clubs, se joue aux Etats-Unis,
03:54qu'on voit un peu moins de monde quand même sur cet événement dans les bars,
03:57qu'on soit en pleine période de vacances scolaires,
03:58est-ce que ce sont des paradigmes que vous prenez en compte,
04:01où vous avez envisagé tous les cas de figure ?
04:04C'est-à-dire que vous avez envisagé le même dispositif que pour la Ligue des Champions.
04:08On était à 5400, on en a été loin.
04:10Ce n'est pas le même dispositif par définition.
04:12D'abord, l'engouement qu'il y a eu autour de cette Coupe du Monde des Clubs
04:16est bien moindre que pour la Ligue des Champions.
04:18Il n'y a eu aucun rassemblement festif à chacune des victoires du Paris Saint-Germain
04:23et qui, on peut le dire, ont été très nombreuses sur cette Coupe du Monde.
04:26Donc voilà, mais nous, on se prépare à ce qu'il y ait des célébrations,
04:30ici ou là, sur l'espace public.
04:31En tout cas, ce ne sera pas sur les champs et de toute façon,
04:34ce ne sera pas sur les champs et dans le périmètre environnant des champs.
04:37L'interdiction des rassemblements porte sur les champs,
04:39dans le périmètre environnant et aux abords du Parc des Princes.
04:42Je voulais vous faire écouter ce que disait Laure Biquiot,
04:45la procureure de Paris, hier, concernant ce long week-end qui arrive.
04:50Écoutons la procureure de Paris.
04:51À l'heure actuelle, il n'y a pas d'inquiétude majeure sur le cumul de ces deux événements,
04:58l'éventuelle victoire du PSU et puis évidemment la fête nationale
05:02qui devra être préservée dans ce qu'elle devra, encore une fois, avoir de festif.
05:07Laurent Nunez, vous dites pareil que Laure Béco,
05:09aucun élément d'inquiétude majeure en termes d'ordre public ?
05:12Non, il n'y a pas... D'abord, Mme Béco, elle est alimentée par mes effectifs.
05:16Ce sont mes policiers qui donnent un certain nombre d'informations.
05:18C'est normal parce qu'on travaille avec la procureure de Paris
05:21avant les événements, on présente nos dispositifs de sécurité
05:26pour qu'elle puisse, elle, de son côté, adapter son dispositif judiciaire
05:30en prévision des nombreuses interpellations
05:32que nous ferons ou pas en fonction de l'événement.
05:35Mais elle a rappelé la fermeté.
05:36Évidemment, elle a rappelé la fermeté et je m'en réjouis.
05:38Et donc, nous informons, Mme la procureure de Paris,
05:41comme c'est fait d'ailleurs par les préfets de département
05:44pour les départements de Petite Couronne,
05:45nous informons les procureurs des dispositifs
05:47afin qu'ils puissent adapter leurs dispositifs judiciaires.
05:49Après, celui qui parle des risques en matière de troubles à l'ordre public,
05:52c'est le préfet de police.
05:53C'est moi qui suis compétent.
05:54Donc, ce que je peux vous dire, c'est que, évidemment,
05:56pour l'instant, on n'a pas connaissance de rassemblement,
05:58on n'a pas connaissance de risque,
06:00mais nous, on se prépare quand même toujours
06:01à ce qu'il y ait des troubles à l'ordre public.
06:03C'est mon métier.
06:04Et, évidemment, pouvoir intervenir, les prévenir,
06:07les réprimer et les empêcher.
06:08Combien d'opérations de contrôle ces dernières heures,
06:10ces derniers jours ?
06:11Est-ce qu'il y a déjà eu des interpellations
06:12ou des saisies importantes ?
06:14Alors, les opérations de contrôle,
06:15avant des événements, des festivités,
06:18comme celle du 14 juillet,
06:19mais c'est vrai aussi pour le 31 décembre,
06:21on lance de nombreux contrôles, effectivement,
06:24des contrôles de parties communes,
06:26des contrôles de haules d'immeubles,
06:27de manière à pouvoir appréhender des mortiers,
06:30des mortiers d'artifices,
06:31qui sont souvent utilisés ces soirs-là,
06:33comme des projectiles contre les policiers.
06:36Et on a lancé énormément,
06:37à la demande du ministre d'État, ministre de l'Intérieur,
06:39on a lancé énormément de contrôles.
06:42On en a fait près de 300 pour l'agglomération parisienne,
06:45qui sont des contrôles de voies publiques,
06:46de véhicules,
06:48qui sont des contrôles de parties communes,
06:50des contrôles de commerce,
06:51pour ceux qui commercialisent ce type de produits,
06:55dont la vente aux particuliers est interdite
06:57entre le 11 et le 15 juillet.
06:59Et donc, on a fait 260 contrôles.
07:02On a saisi près de 2000 mortiers d'artifices.
07:05Et il y a eu une douzaine d'interpellations
07:07au titre de cette action contre les mortiers d'artifices.
07:11Et on a même cette année utilisé
07:12la technique de l'enquêteur sous pseudo.
07:17Oui, c'est ça.
07:17Il paraît que vous avez innové cette année.
07:18Un certain nombre de policiers
07:19se sont fait passer pour des acheteurs
07:21avec l'autorité, évidemment, du procureur,
07:25compétent, puisque nous avons quatre procureurs
07:27sur l'agglomération parisienne,
07:28et notamment à Champigny-sur-Marne,
07:30il y a une très belle affaire qui a été réalisée
07:31avec ce mode opératoire,
07:33puisque une grande partie des mortiers
07:35s'écoulent en réalité sur Internet.
07:37Et donc, c'est un moyen aussi
07:38de pouvoir être informé,
07:40surtout d'intervenir et de réprimer ce type de vente.
07:43Et est-ce que les commerçants,
07:44les bailleurs, jouent le jeu ?
07:46Les commerçants, pour les professionnels
07:51de la vente d'artifices,
07:52ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas vendre
07:53à des particuliers certaines catégories d'artifices,
07:56qui sont systématiquement utilisés
07:57comme des armes par destination
07:58contre nos policiers.
07:59Très souvent, en réalité.
08:01Et puis, en réalité,
08:02une partie des mortiers s'écoule
08:04au travers d'épiceries,
08:07de commerces divers et variés,
08:10qui ne sont pas des commerces spécialisés,
08:12que nous connaissons, que nous contrôlons.
08:13Et ça a été plutôt positif.
08:15Hier après-midi, nous étions à Paris
08:18avec une équipe d'un autre média
08:22où nous avons trouvé près de 600 mortiers d'artifices
08:25dans un de ces commerces concernés.
08:28Y a-t-il des mesures aussi de police administrative
08:31prises sur toute l'agglomération parisienne ?
08:34Je pense à la vente de carburant.
08:36Vous avez évoqué aussi la consommation d'alcool
08:38sur les lieux publics.
08:39Absolument.
08:39Ce sont les mesures habituelles.
08:41J'ai parlé des mortiers,
08:42j'ai parlé d'interdiction des fanzones.
08:44J'insiste, pas de fanzones sur la voie publique.
08:46Aucune.
08:47Il y aura également des mesures de police administrative
08:53qui concernent l'interdiction de la vente au détail
08:55de gaz et de carburant,
08:57qui peuvent servir évidemment de combustible,
09:00et surtout le port et le transport de gaz et de carburant
09:02à titre individuel.
09:05Et évidemment, en matière d'alcool aussi,
09:07il y a des larges périmètres
09:07où la consommation d'alcool sur l'espace public est interdite.
09:10Ce sont les mesures que nous prenons habituellement,
09:12mais elles ont évidemment été reprises cette année.
09:14Large périmètre, ça veut dire Champs-Elysées,
09:15ça veut dire Invalides,
09:16ça veut dire les lieux classiques qu'on connaît ?
09:17Absolument.
09:18Il y a un communiqué de presse
09:19qui a été publié par la préfecture de police hier
09:21et qui comporte la cartographie,
09:23le champ d'application de toutes ces mesures
09:25de police administrative.
09:26En amont de ces événements,
09:27pour éviter ces violences urbaines dont vous nous parlez,
09:30il y a des actions qui ont été faites
09:31sur les chantiers en cours.
09:32Qu'est-ce qui a été enlevé ?
09:33On a parlé aussi au moment de la fête de la musique
09:36de ces poubelles qui avaient été envoyées
09:38en direction des forces de l'ordre.
09:40Alors, puisqu'on parle de la fête de la musique,
09:42ce que j'entendais ce matin sur votre antenne,
09:43on parlait de chaos.
09:45La Ligue des champions, oui, ça a été compliqué.
09:47Je m'en suis d'ailleurs expliqué
09:48devant l'Assemblée nationale,
09:50devant la Commission des lois.
09:51Compliqué ou chaos, vous dites,
09:52pour la Ligue des champions ?
09:53On a eu un certain nombre
09:54de maintien de l'ordre à faire
09:56qui a été du maintien de l'ordre dur
09:58pour éviter de nombreux pillages.
10:00Et sur les champs, c'est ce qui s'est passé.
10:01Malheureusement, modulo,
10:03l'affaire de ce magasin de vente de chaussures.
10:05Mais j'entendais qu'on parlait du chaos
10:06de la fête de la musique.
10:07Mais il faut qu'on arrête un peu
10:08de raconter n'importe quoi.
10:10La fête de la musique,
10:10il y avait 2 millions de personnes
10:11dans les rues de Paris.
10:12On a eu 2 incidents sur Châtelet-Léal
10:14qui ont été largement diffusés par les médias,
10:17notamment sur la rue de Rivoli
10:18à 2h du matin
10:19et puis après 5h du matin
10:22sur Châtelet-Léal.
10:24Nous sommes intervenus,
10:25nous avons contenu ces troubles.
10:27Il n'y a pas eu un seul pillage ce soir-là.
10:29Donc quand on parle de chaos,
10:30il faut faire attention,
10:30les mots ont un sens.
10:32Vous dites chaos, oui, pour le 31 mai ?
10:33Je ne parle pas de chaos
10:34pour la Ligue des champions non plus.
10:35Je vous dis que ça a été compliqué,
10:37je l'ai reconnu,
10:37je m'en suis expliqué
10:38devant une commission parlementaire.
10:40Mais ça a été beaucoup moins compliqué
10:41pour la fête de la musique.
10:42Pour la fête de la musique,
10:43qu'on ne me parle pas de chaos.
10:44Au bout d'un moment, ça suffit.
10:46On a des policiers, des gendarmes
10:48dans ce pays qui font un travail
10:49qui est remarquable.
10:50Il y avait 2 millions de personnes
10:51dans les rues de Paris.
10:52C'était évidemment très compliqué.
10:53Voilà.
10:54Et il n'y a eu,
10:56il n'y a pas eu énormément d'incidents.
10:57Oui, je regrette évidemment
10:58ce phénomène des piqûres
11:00qu'il y a eu, évidemment,
11:02qui relève aussi pour partie
11:04un peu de la rumeur.
11:06Mais c'est une réalité.
11:07On a eu une vingtaine.
11:07Il y en a eu quand même.
11:09Il y a une part de rumeur.
11:10Certains disent qu'il y a une part de rumeur.
11:11Certains d'autres,
11:12il y en a eu beaucoup.
11:12Où vous situez le curseur
11:14sur cette piqûre ?
11:14La réalité doit toujours l'emporter.
11:15La réalité doit toujours l'emporter.
11:17Et donc, voilà.
11:17Vous avez le chiffre de piqûres ou pas ?
11:19Nous, on en a une vingtaine.
11:21Une vingtaine.
11:22Voilà, moi j'en ai une vingtaine.
11:23Donc, qu'on ne parle pas
11:24de chaos de la fête de la musique.
11:26C'est pas...
11:26Voilà.
11:26On a géré deux millions de personnes
11:28dans les rues.
11:29Il y a eu deux incidents
11:30où les forces de l'ordre
11:32ont répondu présents.
11:33Je vous dis ça pourquoi ?
11:34Parce que je vous dis,
11:34si demain, le 13 juillet
11:36ou le 14 juillet,
11:37il devait y avoir
11:38les mêmes événements,
11:38vous allez aussi avoir
11:39des images de policiers
11:40et de gendarmes
11:41qui sont à l'action,
11:41qui sont à la manœuvre
11:42et qui vont impacter
11:43des groupes de délinquants.
11:45Des groupes de délinquants.
11:46Voilà.
11:47Et donc, évidemment,
11:47ce ne sont...
11:48Peut-être que pour certains médias,
11:49ce sont des scènes chaotiques.
11:50Mais nous, quand nous les regardons,
11:51ce sont des scènes de travail pour nous.
11:53On évite des pillages,
11:54on évite des agressions violentes,
11:56on évite des prises à partie
11:58des forces de l'ordre.
11:59Et juste une dernière question.
12:00Vous confirmez,
12:00comme l'a annoncé la mairie de Paris,
12:01la force mobile présente
12:02en renfort au niveau des Halles
12:03et des Berges de Seine ?
12:05Oui, je vous la confirme tout à fait.
12:06Oui, oui.
12:06On a un dispositif de sécurisation
12:08qui sera positionné
12:10sur tous les endroits
12:11où il y a des grands rassemblements
12:12de personnes.
12:13Sur Chachelet-Léal,
12:14nous avons une force mobile
12:16en plus des effectifs locaux.
12:17Il y en aura aussi
12:18sur les quais de Seine.
12:19Voilà.
12:19Toute la soirée,
12:20il y aura un maillage territorial important.
12:22Et s'il devait y avoir des incidents,
12:24la réponse sera extrêmement ferme.
12:26Et des forces de l'ordre
12:27qui interviennent
12:28pour réprimer,
12:29pour contenir des violences,
12:31moi, je n'appelle pas ça le chaos.
12:32Voilà, on fait notre job.
12:33On fait notre job.
12:34Voilà.
12:34Après, la question qui se pose,
12:36c'est de savoir pourquoi
12:36des soirs comme celui
12:38de la fête de la musique
12:40ou de la célébration
12:41de la victoire du Paris Saint-Germain
12:43en Ligue des champions,
12:44pourquoi des jeunes en arrivent
12:45à venir à vouloir tout payer, etc.
12:47C'est peut-être plutôt
12:47cette question qu'il faut se poser
12:48plutôt que d'interroger en permanence
12:50la robustesse des dispositifs policiers.
12:52Croyez-moi,
12:53nos dispositifs,
12:53ils sont robustes
12:54et ils ont fait leur preuve.
12:55Merci Laurent Lunès.
12:56Merci d'être venu sur le plateau
12:57du live week-end.
Commentaires