L'incendie, qui s'est déclaré aux Pennes-Mirabeau ce mardi 8 juillet, a détruit 10 propriétés dans les Bouches-du-Rhône. À Marseille, les habitants sinistrés ont pu regagner leurs logements après les évacuations.
00:00Oui, tout à fait. Juste avant de donner la parole à Anaïs, qui est encore bouleversée, on voulait vous montrer avec Valentin où on se trouve précisément.
00:06On est sur les hauteurs de l'estac. C'est en fait aux portes des Pays de Mirabeau. C'est là où l'incendie a un peu pris.
00:11Et Anaïs, sa maison, la maison de sa mère, est totalement partie en fumée. Est-ce que vous pouvez nous montrer un petit peu, Anaïs, ce que c'était précisément ?
00:20Alors ici, il y avait la salle de bain, juste là. Les toilettes, ça c'était le couloir principal. La cuisine, juste là. Une pièce avec toutes nos affaires, etc.
00:34Et ici, on se trouve dans le salon, la pièce principale de la maison. Juste là, il y a le balcon.
00:43Le balcon qui manque de s'effondrer, c'est ça ?
00:46Exactement, il est vraiment instable, donc on ne peut pas trop y accéder.
00:50Et puis ici, on suit Anaïs qui nous montre aussi de l'autre partie de la maison.
00:58C'est ça.
01:00Vous ne sentez pas, mais il y a une odeur extrêmement prégnante de brûlée.
01:04Ici, au sol, il y a les briques, un mélange de cendres, de gravats.
01:10Aussi, vous voyez cette espèce de rideau de fer. Il faut s'imaginer que c'était la toiture avec les briques.
01:15Anaïs, racontez-nous un peu ce qui s'est passé.
01:18Vous m'avez dit, là encore, vous avez du mal à revenir ici. Vous vomissez régulièrement.
01:24Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:25Le feu a ravagé complètement notre domicile. Le toit, les pièces, les photos, les papiers, les souvenirs.
01:32Tout a été détruit.
01:35Il y avait ma maman qui était dans la maison.
01:37Avec votre fille de 2 ans ?
01:39Avec ma fille de 2 ans qui a reçu un message du gouvernement disant de se confiner, de rester en sécurité.
01:47Il faut savoir que la colline, elle est derrière. Du coup, de la maison, on ne voit rien.
01:51Et s'il n'y a pas un voisin qui vient lui taper à 5 minutes près, les flammes auraient ravagé ma famille.
01:59Ils auraient pu y rester ?
02:00Ils auraient pu y rester à 5 minutes près.
02:04On sent votre émotion. En plus, vous me disiez tout à l'heure, c'est une valeur un petit peu particulière, sentimentale pour vous ici.
02:11Exactement. Ici, c'est le château Beauvice.
02:14C'est un quartier où toute notre famille a grandi, a vécu.
02:21Jusqu'à mon arrière-grand-mère qui vivait dans cette maison.
02:24Ma mère qui est née ici. Moi qui suis née ici.
02:26On est tous de la même famille depuis des générations et des générations.
02:31Et c'est une partie de nous, en fait.
02:33Le château, c'est notre quartier. C'est notre vie entière.
02:37Et aujourd'hui, il n'existe plus.
02:40Merci beaucoup, Anaïs, pour votre confiance et votre témoignage.
02:45On essaie de faire attention à ne pas tomber avec Valentin.
02:47Vous le voyez en tout cas ici.
02:50Spectacle quand même de désolation avec cette maison qui est partie en fumée.
02:53On en a vu d'autres aussi sur les hauteurs de l'Estac.
02:55On nous expliquait qu'ici, en fait, c'est un hameau, une espèce de village où tout le monde se connaît,
02:59où il y a une belle solidarité.
03:00Et qu'on entre à présent dans une deuxième séquence, celle des constatations des assurances.
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