Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 mois
Après un conseil de Défense consacré à "l'entrisme" des Frères musulmans, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce lundi un élargissement des possibilités de sanctions financières.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors il y a un certain nombre de propositions très concrètes que le chef de l'État a souhaité mettre sur la table.
00:04La première c'est la capacité de geler les avoirs financiers et monétaires de façon plus facile
00:08et surtout pour les associations qui sont soupçonnées justement d'antrisme
00:12alors qu'aujourd'hui c'est limité à ce qui relève du terrorisme.
00:16Ça il veut changer ça le chef de l'État.
00:17Il souhaite aussi qu'il y ait des sanctions contre les organismes qui ne respectent pas, vous savez, les contrats d'engagement républicain.
00:23C'est quoi ? C'est le contrat que toute association, quel que soit son objet, est censée respecter si elle veut toucher des subventions publiques.
00:32Il souhaite aussi qu'il y ait une instauration très claire de nouveaux critères pour dissoudre plus facilement des associations à caractère islamiste
00:38et puis toujours cette volonté de contrôler au mieux les dons justement pour des associations cultuelles ou la formation des imams.
00:46On sait que c'est deux voies d'antrisme souvent, y compris pour des pays étrangers.
00:50C'est pas la première fois, Guillaume, qu'il y ait un conseil de défense consacré à cette question ?
00:53Non, mais la dernière fois ça s'était moins bien passé.
00:55C'était fin mai, Emmanuel Macron avait poussé un vrai coup de gueule.
00:58Il avait jugé que ce n'était pas à la hauteur des enjeux, que ce soit sur le fond ou sur la forme.
01:02Sur la forme, parce qu'il avait dénoncé les fuites dans la presse du rapport sur l'antrisme des frères musulmans.
01:08Il ciblait clairement Bruno Rotaillot, l'accusant d'en faire un objet de politique personnelle finalement.
01:12Et puis sur le fond, il jugeait que ce n'était pas à la hauteur, qu'il fallait d'autres mesures.
01:16Là, il a finalement remis le bulletin de fin d'année en disant bravo à sa classe, ce qui leur a dit que c'était tout à fait à la hauteur.
01:21Autre élément important de la part du président de la République, il souhaite une vigilance particulière pour les élections municipales.
01:27Oui, c'est ce qu'il a confié à BFMTV et notamment à Mathieu Couache du service politique.
01:31Regardez ce qu'a dit le chef de l'État.
01:33On aura à surveiller si des gens liés à des actions séparatistes peuvent se présenter.
01:38Et ce qui inquiète le président de la République et l'Élysée, et ce qui change par rapport aux précédentes élections municipales,
01:43ce n'est pas des listes communautaires en tant que telles qui afficheraient la couleur finalement,
01:47mais c'est des personnes qui, par définition, feraient de l'antrisme sur des listes diverses et variées,
01:52soit, si j'ose dire, vendues comme apolitiques ou de droite et de gauche.
01:55C'est ça qui sera examiné d'extrêmement près avec une difficulté.
01:59C'est que pour l'instant, le chef de l'État lui-même confie à BFMTV,
02:01il n'y a rien qui interdit aux gens de se présenter effectivement sur des listes.
02:05Donc il y a une volonté d'essayer de croiser les fichiers, notamment les fichiers du préfet,
02:09sur la radicalisation, sur l'antrisme, avec justement une volonté aussi de faire de la publicité,
02:14au sens le dire aux habitants.
02:16On voit que ce sera un élément absolument clé de la prochaine section et de la prochaine élection présidentielle,
02:21notamment aussi, parce que ça sera dans le débat.
02:23On l'a vu hier avec la police municipale.
02:25Comment on lutte contre l'antrisme au niveau national et au niveau local ?
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations