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  • il y a 7 mois
Ils sont 28.000 en France à assurer la sécurité du quotidien, sous l’autorité des maires de 4.500 communes. Le gouvernement prévoit d’élargir les missions et les droits des policiers municipaux avec un projet de loi qui sera présenté en septembre. 

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00:00On va parler à la fois police et pompiers, c'est-à-dire effectivement qu'on a vraiment sincèrement besoin des deux polices.
00:07D'abord parce que ce projet du gouvernement pour la police municipale, plus de voyants, plus de pouvoirs,
00:13qu'est-ce que ça pourrait changer pour les policiers municipaux mais aussi pour les habitants ?
00:17Est-ce que c'est une des solutions pour lutter contre le trafic de drogue ?
00:20Et puis la question aussi des pompiers parce que ce sont désormais trois départements qui sont placés en vigilance rouge incendie.
00:28C'est du jamais vu à cette période de l'été, si tôt dans l'été.
00:32Et à l'instant le directeur général de la sécurité civile disait son inquiétude effectivement sur la situation.
00:39On y reviendra largement avec notamment nos envoyés spéciaux partout sur le terrain.
00:43Mais d'abord cette question, la police municipale avec Laurent Neumann, avec Neila Latrousse, avec Guillaume Daré et Géraldine Vossner.
00:50Bonjour à tous les quatre.
00:51Et puis Raphaël Cognet, vous êtes le maire, le maire horizon de Mante-la-Jolie.
00:56Merci d'être avec nous parce que vous avez les mains dans le cambouis.
00:5938 policiers municipaux à Mante-la-Jolie.
01:01Ils sont armés d'ailleurs chez vous.
01:03Ils sont même équipés de caméras piétons.
01:05Il y a plusieurs brigades, des brigades moto, des brigades sinophiles donc avec les chiens,
01:10des brigades équestres et les VTT.
01:12La question aussi des vidéosurveillants, c'est en train de devenir un des débats politiques.
01:15Ça s'est d'ailleurs passé chez vous sur votre plateau hier, Guillaume Daré.
01:18Je voudrais aussi accueillir Mathieu Zagrodski.
01:21Vous êtes chercheur associé au CECI.
01:25C'est le centre d'évaluation de la sécurité, technologie, de l'information.
01:31Cette question de donner plus de pouvoir à la police municipale.
01:35Vous applaudissez ?
01:36Ah oui, dès demain.
01:38Et j'espère vraiment que cette loi soit l'objet d'un large consensus.
01:42Vous savez, quand on est maire, on a parfois l'impression qu'il y a des lois qui ne vont pas changer grand-chose dans notre vie quotidienne.
01:46Et là, je trouve que c'est un très bon sujet.
01:48J'ai écouté le ministre, j'ai lu avec attention ce qu'il faisait.
01:51Il y aura sans doute des débats parlementaires.
01:53Mais sur le principe, vous savez, à Mantes, la police municipale, c'est 25 interventions par jour en ce moment.
01:57Tant de réponse moyen, 7 minutes.
01:59Et ça va du secours à une personne qui divague sur la voie publique parce qu'elle est perdue,
02:04à des questions de violence, en passant par du stup, en passant par de l'ivraie sur la voie publique, etc.
02:08Donc il faut que ces gens-là, qui sont ceux qui connaissent le mieux nos villes et nos communes,
02:12aient la possibilité d'agir plus.
02:14Évidemment, dans le respect du rôle de chacun.
02:16Mais par contre, c'est absolument urgent qu'on leur donne la possibilité de faire plus de sécurité.
02:21Quand vous dites faire plus, aujourd'hui, il faut quand même dire qu'un policier municipal
02:25qui se retrouve effectivement face parfois à un véhicule suspect
02:29ou n'a même pas le droit de demander à ce qu'on ouvre le coffre.
02:32Oui, c'est incroyable.
02:34Alors, ils travaillent quand même et ils travaillent beaucoup.
02:37Mais c'est des gens formés, extrêmement formés.
02:40Nous, on les forme quasiment 10 jours par an et par agent.
02:42C'est des gens qui sont extrêmement respectueux du droit.
02:46C'est loin d'être des cow-boys, loin d'être une milice.
02:48Il faut absolument qu'ils puissent, quand ils constatent quelque chose, interpeller, questionner, ouvrir, vérifier.
02:54Sinon, on va se retrouver dans des situations où ils ne seront plus en capacité d'assurer la sécurité quotidienne des gens.
02:59Or, ils sont quand même là pour ça.
03:00Voilà ce que ça va changer.
03:02Il nous l'explique, François-Noël Buffet, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur,
03:07en charge justement de la sécurité du quotidien.
03:10C'est son projet de loi.
03:12En matière de contrôle, par exemple, c'est la possibilité de pouvoir accéder à des fichiers de façon beaucoup plus facilitée.
03:19C'est la possibilité de pouvoir regarder ce qu'il y a dans un coffre de voiture.
03:22C'est la possibilité de faire un contrôle d'identité qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui.
03:25C'est la possibilité, demain, de pouvoir délivrer une amende forfaitaire délictuelle
03:30pour des gens qui, en trottinette, auraient bousculé, causé un accident sur un trottoir.
03:35C'est la possibilité de pouvoir saisir l'usage de stupéfiants sur un constat
03:39ou de pouvoir donner une amende à des gens qui occupent illégalement un hall d'immeuble.
03:43Aujourd'hui, on répartit comment police municipale et police nationale ?
03:47Alors, il y a beaucoup plus de policiers nationaux et de gendarmes que de policiers municipaux.
03:51Si on met ensemble les policiers nationaux et les gendarmes, je ne parle que des services actifs.
03:55Pas des personnels administratifs ou scientifiques, c'est 200 000 personnes.
03:58Police, gendarmerie et police municipale n'arrivent qu'en troisième...
04:01Exactement. La police municipale, c'est 28 000 effectifs auxquels on peut ajouter ce qui s'appelle les ASVP.
04:06Ce sont les agences de surveillance de la voie publique.
04:08En gros, ce sont les gens qui sont chargés de la verbalisation, notamment pour le stationnement,
04:11qui sont entre 7 et 8 000.
04:14Donc, il y a quand même beaucoup plus d'effectifs de forces de sécurité intérieure
04:18au niveau national qu'au niveau municipal.
04:20Et aujourd'hui, ils sont parfois armés, mais la plupart du temps, non.
04:24Ça dépend du maire ?
04:25Alors, ça dépend du maire, exactement.
04:26Il y a quand même une montée en puissance de l'armement létal dans les polices municipales.
04:30Il y a environ 10 ans, on était à 40%.
04:32Oui, c'est ça. Il y a 10 ans, on était à 40%.
04:34Aujourd'hui, on est pratiquement à 60%.
04:36C'est vrai que les attentats de 2015-2016 ont initié cette montée en puissance,
04:41cette acquisition d'armes à feu.
04:43Et c'est vrai que c'est à la description du maire.
04:45C'est une décision qui dépend, en fait, de la municipalité.
04:48Chaque municipalité ayant sa doctrine en matière de police municipale,
04:51certaines étant, je dirais, plus axées sur l'intervention,
04:57justement, la recherche du flagrant délit,
04:58là où d'autres sont quand même beaucoup plus en émission de prévention et de contact.
05:01Pourquoi vous avez décidé d'armer votre police, vous, par exemple ?
05:03C'est mes prédécesseurs qui l'ont décidé et j'ai continué,
05:05mais tout simplement parce qu'aujourd'hui,
05:07toute situation peut déraper à tout moment.
05:10Vous arrêtez quelqu'un sur la voie publique parce qu'il a grillé un feu rouge.
05:14Vous ne savez pas qui est cette personne, ce qu'elle peut faire.
05:17Et moi, ce que je veux, c'est protéger mes policiers.
05:19Il n'y a pas de raison de les envoyer au casse-pipe sans aucune protection.
05:22Donc, ils sont armés.
05:23Je souligne sur le fait qu'ils sont surformés au fait d'être armés
05:27et que pendant l'année, ils font des exercices de tir extrêmement régulièrement.
05:30Et je souhaite qu'ils ne se servent jamais de leur arme.
05:33Mais je ne peux pas envoyer sur le terrain des policiers qui représentent l'ordre
05:36sans aucune protection.
05:38Donc, c'est pour ça que nous, on a pris cette décision.
05:40C'est assez frappant.
05:41Effectivement, on entend aussi des témoignages.
05:43Ce matin, sur RMC, j'ai un policier municipal qui oeuvre en Vendée,
05:47qui m'a appelé pour témoigner.
05:51Alors, il témoignait anonymement.
05:52C'est-à-dire qu'il ne peut pas dire la commune dans laquelle il est
05:53parce qu'effectivement, ils ont un devoir de réserve.
05:55Mais il disait, je suis parti de la région parisienne pour aller en Vendée.
05:59J'ai été muté il y a quelques années.
06:01Et il dit, je retrouve aujourd'hui dans des communes de Vendée
06:05où je n'aurais jamais imaginé que ce serait le cas,
06:07des problématiques de sécurité qui sont celles que je connaissais en Ile-de-France.
06:11Ce que je trouve très intéressant intellectuellement,
06:13c'est qu'il y a 15 ans, jour pour jour quasiment,
06:16la droite a supprimé la police de proximité.
06:19Et qu'au fond, avec ce projet de loi,
06:21elle cherche à la rétablir.
06:23Mais ce ne serait plus la police nationale,
06:25ce serait la police municipale.
06:26D'abord, reconnaissez que c'est quand même pour le moins paradoxal.
06:29Que ce soit la droite aujourd'hui qui défende ce projet de loi.
06:32Deuxièmement, quand j'entends chez Guillaume Daré,
06:35on va peut-être l'écouter,
06:36Mathilde Panot qui dit, il faut désarmer, il faut enlever.
06:39C'est aussi bête que de dire,
06:41il faut que toutes les polices municipales soient armées.
06:44Là, on est sur le terrain de l'idéologie.
06:45On ne se préoccupe plus de savoir ce qui est important pour les gens sur le terrain.
06:49On fait de l'idéologie.
06:50Et d'ailleurs, ce matin, François-Noël Buffet dit l'objectif,
06:52ce n'est pas 100% de policiers municipaux armés,
06:54mais c'est de laisser la possibilité au maire
06:56de choisir ou non les pouvoirs
06:58qu'il souhaite avoir pour sa police municipale
07:00et s'il souhaite ou non l'armée.
07:01Mais vous êtes d'accord que c'est un aveu d'échec ?
07:03C'était une erreur de supprimer la police de proximité
07:06et on essaye de la faire revenir par la fenêtre
07:09en disant, on n'a plus les moyens, nous l'État,
07:11de payer de nouveaux policiers nationaux.
07:14Donc on va demander au maire de le faire à notre place.
07:16Ce n'est pas sur le seul sujet que ça se passe comme ça.
07:20Oui, on vous a quand même beaucoup refilé le bébé.
07:22Oui, on nous a beaucoup refilé le bébé.
07:24Vous savez, moi, j'ai 100 personnes à Mantes par jour
07:25qui participent de près ou de loin aux questions de sécurité.
07:28J'ai mes policiers municipaux, j'ai mes ASVP,
07:30j'ai mes médiateurs, etc.
07:31Ça nous coûte un argent considérable.
07:33Mais la sécurité, je suis désolé, c'est un peu tarte à la crème,
07:36c'est la première demande de la population.
07:38Je sors d'un cycle de réunion de quartier,
07:39notamment dans le quartier du Val-Fouré.
07:41Tous les gens qui étaient dans la salle
07:42sont pour qu'il y ait plus de caméras.
07:44Donc les gens qui vous disent
07:45dans les quartiers difficiles, on ne veut pas d'ordre,
07:50ils veulent vivre en paix, que leur voiture ne soit pas brûlée
07:52et aller travailler tranquillement.
07:54Donc ceux qui prônent l'arrêt de ce genre de choses,
07:57j'ai envie de leur dire...
07:57Vous savez quoi ? Écoutons.
08:00Parce qu'en l'occurrence, c'était à votre micro,
08:02Guillaume hier, dans l'émission BFM Politique,
08:05Mathilde Panot, la chef de file des députés LFI.
08:08Voilà ce qu'elle dit de l'armement
08:10ou du renforcement des pouvoirs de la police municipale.
08:14Si vous élisez un maire de la France insoumise,
08:16nous désarmerons la police municipale de votre ville
08:18si elle est armée.
08:19Oui.
08:20Et nous nous battrons pour qu'au niveau national,
08:24ils soient réintégrés dans la police nationale
08:26avec de la police de proximité.
08:28Quant aux caméras de surveillance,
08:30là aussi, il faut voir dans le cadre des contrats,
08:31mais moi, je le redis, je ne suis pas favorable
08:33à ce qu'on mette des caméras de surveillance partout
08:35qui n'ont, encore une fois, jamais prouvé leur utilité.
08:38Alors ce qu'il faut reconnaître, Apolline,
08:40ça vous le savez comme moi,
08:41c'est qu'on est suffisamment habitués à avoir des politiques
08:42qui font de la langue de bois.
08:43Il faut reconnaître au moins la France insoumise.
08:45Oui, oui, c'est net.
08:45Ils répondent à la question, c'est-à-dire que clairement,
08:47ils disent, voilà, notre position, c'est ça.
08:50Ensuite, c'est aussi la volonté, on disait même dans le programme
08:52de l'avenir en commun de Jean-Luc Mélenchon en 2022,
08:54c'est dire, la police, il faut tout rénover
08:57de fond en comble de la cave au grenier.
08:58Donc c'est exactement dans cette logique-là.
09:01Et ça montre aussi que ça va être effectivement,
09:03cette question de la sécurité, ça va être l'un des débats,
09:06sinon le débat...
09:06C'est le slogan même des manifestations
09:08où il y avait eu un slogan qui avait été utilisé
09:11qui était la police tue,
09:12qui avait été repris par certains députés LFI.
09:15On parle là de la police municipale,
09:16mais un petit peu avant dans l'émission,
09:18on avait évoqué évidemment ce qui s'est passé
09:19autour de la 69,
09:20des affrontements entre des manifestants
09:22qui contestaient le projet.
09:23Et effectivement, elle expliquait,
09:25oui, il ne faut pas venir avec des haches,
09:27des boules de pétanque.
09:28Néanmoins, c'est l'État qui est responsable
09:30de la violence provoquée par les manifestants.
09:32Donc ça s'englobe plus largement
09:33dans une vision particulière,
09:35c'est le moins qu'on puisse dire, de la police.
09:37Écoutez ce que dit le ministre Buffet,
09:41le ministre en charge de la sécurité,
09:45François Noël Buffet à chaque fois,
09:46j'ai envie de dire Jean Noël,
09:47mais c'est l'autre ministre,
09:48donc je ne me tromperai pas deux fois,
09:49qui donc répond aux propos de Mathilde Panot.
09:52Écoutez.
09:54C'est tout à fait scandaleux, irresponsable
09:56et par ailleurs complètement faux.
09:59Les caméras, la surveillance par la vidéo
10:02a montré son efficacité en termes d'élucidation
10:04des délits ou des crimes d'ailleurs,
10:09à plus de 30% en taux d'augmentation,
10:11c'est parfait.
10:11C'est par ailleurs un élément de sécurité
10:13de partout a été reconnu,
10:15qui fait l'unanimité en dehors de LFI,
10:17mais on sait pourquoi.
10:18On sait pourquoi ils sont dans la polémique permanente
10:21et dans l'irresponsabilité.
10:22Je veux dire vraiment,
10:23c'est ne pas se rendre compte
10:24de ce qu'est la réalité
10:25et c'est de la polémique pour de la polémique,
10:27franchement.
10:28Raphaël Cogné, vous disiez à l'instant
10:30que vos habitants sur le terrain,
10:32à vos administrés,
10:33ils vous disent
10:33« moi je veux plus de sécurité,
10:35je veux plus de police ».
10:36Est-ce que les analyses montrent
10:38que pour les Français,
10:39la question de la sécurité,
10:40ça reste une des priorités numéro un ?
10:43C'est à moi que la question s'adresse, pardon.
10:45Vous le chercheurs !
10:45Je suis Mathieu Zagostier.
10:46Vous le chercheurs !
10:47Oui, alors effectivement,
10:49c'est aujourd'hui,
10:50dans la plupart des enquêtes d'opinion,
10:52la question de sécurité quotidienne,
10:53enfin de sécurité en général,
10:55arrive en tête,
10:56bon, devant les questions
10:57de pouvoir d'achat globalement.
10:59donc je ne suis pas surpris
11:00par ce que dit…
11:01Devant les questions
11:02de pouvoir d'achat ?
11:03Devant les questions
11:03de pouvoir d'achat, oui.
11:04Oui, globalement, c'est…
11:06Et quel que soit le territoire ?
11:07Alors, je ne serais pas
11:08à vous dire par territoire.
11:09Au niveau national,
11:09en tout cas,
11:10c'est la situation,
11:13enfin c'est la thématique
11:14qui prédomine.
11:18Et c'est vrai
11:18que les municipales
11:19vont en grande partie
11:20se jouer là-dessus.
11:23C'est dans six mois,
11:24c'est quelque chose
11:25qui est…
11:26En fait, c'est le coup d'envoi,
11:27là, on le sent bien d'ailleurs.
11:27C'est totalement le coup d'envoi.
11:29C'est totalement le coup d'envoi.
11:29Toutes les problématiques,
11:30si j'ose dire,
11:31de politique nationale
11:32vont se municipaliser
11:33et voir comment ça se décline
11:34dans notre commune.
11:35Les maires face à l'insécurité,
11:36demain, ce sera aussi,
11:37j'imagine,
11:37les maires face à l'écologie.
11:39Comment on fait ?
11:39Les maires face aux problèmes
11:40de budget ?
11:40Comment je gère ma commune
11:41alors que, permettez-moi le terme,
11:43je n'ai plus un rond ?
11:43On sent que ça va vraiment
11:44être le début de la campagne.
11:45Je suis étonnée par votre étonnement
11:47sur la France insoumise
11:48parce que, à dire vrai…
11:49Ah non, non, c'est tout à fait cohérent.
11:50C'est cohérent avec l'ensemble
11:52de leur programme
11:53qui est de dire qu'en réalité,
11:55l'échelon national,
11:56ce qui existe
11:57ou ce qui existe
11:58à niveau individuel,
11:59municipal, etc.,
12:00doit être nationalisé.
12:01C'est ce qu'ils proposent
12:02sur le médicament,
12:02c'est ce qu'ils proposent
12:03sur l'eau,
12:03c'est ce qu'ils proposent
12:04sur la sécurité.
12:0524 000 policiers municipaux
12:06qui repassent dans les effectifs
12:07de la police nationale
12:08et qui sont redispatchés
12:09en police de proximité.
12:11Là où c'est intéressant,
12:12je vois qu'il y a deux points
12:14qui sont intéressants
12:14dans la position
12:14de la France insoumise.
12:16La première, c'est que
12:16quand on voit la gauche
12:17aux affaires,
12:18c'est plus compliqué en général
12:19entre les positions idéologiques,
12:22les dogmes,
12:22les promesses de campagne
12:24et l'application.
12:24Moi, ce que je trouve
12:24le plus intéressant,
12:25c'est quand on regarde
12:25ce que c'est passé
12:26avec les villes écologiques.
12:27Les villes écologiques
12:27qui, dans leur programme initial,
12:30avaient pour la plupart dit
12:32qu'ils désarmeraient
12:33ou qu'ils n'armeraient pas
12:34la police municipale
12:35et que ce soit à Bordeaux
12:37ou à Lyon,
12:38la décision a été faite
12:39par pragmatisme.
12:40C'est-à-dire qu'ils disent tous,
12:41en fait, on s'est rendu compte
12:42que la réalité,
12:43alors pas, je dis tous,
12:44ceux qui prennent cette décision-là,
12:45Éric Piolle,
12:46par exemple,
12:46Il en existe quelques-uns
12:47qui ne l'ont pas du tout
12:49changé d'avis,
12:51malgré, pour le coup,
12:51une ville où
12:52les questions de sécurité
12:53sont importantes.
12:53Oui, mais qui est sur la même
12:53position que la France insoumise,
12:55c'est-à-dire dans un débat
12:55avec le ministre de l'Intérieur
12:56régulièrement en disant
12:57que ce n'est pas ma compétence,
12:58ça doit être la compétence nationale.
13:00Deuxième point,
13:01la France insoumise
13:01entre en campagne
13:02avec une promesse
13:10Donc, c'est d'autant plus facile
13:13de tenir une position idéologique
13:14qui, effectivement,
13:16n'est pas...
13:17Il n'y a pas de retour d'expérience
13:18d'élus LFI sur le terrain,
13:19il y a assez peu de maires, etc.
13:21Donc, c'est d'autant plus facile
13:22d'endosser cette position-là
13:23quand vous ne prétendez pas,
13:24effectivement,
13:25diriger des groupes municipaux.
13:26Bien sûr, on voit que LFI
13:27poursuit, en fait,
13:29sa stratégie électorale
13:30qui est celle de la construction
13:32d'un récit
13:33et d'une réalité alternative
13:34dans lequel il n'y a pas de problème...
13:36Assumé, totalement.
13:37Il n'y a pas de problème
13:37de délinquance,
13:38il n'y a pas de problème
13:40de sécurité,
13:42l'origine des violences
13:43et l'État
13:43qui se rendrait coupable
13:45de violences policières systémiques.
13:47Donc, voilà.
13:48Il faut tenir
13:49ce récit alternatif
13:52qui n'aura, effectivement,
13:53que peu de conséquences
13:54puisqu'ils n'ont pas
13:55de grands espoirs
13:55pour les municipales.
13:57En revanche,
13:58c'est intéressant
13:58parce qu'on voit
13:59que ça peut faire exploser
14:00ces coalitions de gauche
14:03qui vont avoir
14:04beaucoup de mal
14:05à expliquer ce récit
14:06mensonger, en fait,
14:09sur le terrain
14:10à une population
14:10qui dit au quotidien
14:12des problèmes de sécurité.
14:14Les maires sur le terrain
14:14qui ont beaucoup réagi,
14:15notamment les maires socialistes,
14:17par exemple,
14:17Miquel Delafosse
14:18à Montpellier,
14:19qui a réagi
14:20en disant
14:20qu'il était en absolu désaccord
14:22avec les propositions
14:23de la France Insoumise,
14:24justifiant que la police municipale,
14:25ça lui permet
14:26d'intervenir partout.
14:27On sent que c'est...
14:287 minutes de détermination.
14:30Mais ce que je trouve
14:30assez intéressant,
14:31d'ailleurs, Raphaël Cogné,
14:32c'est que finalement,
14:32quand on écoute tout ça,
14:33vous, vous êtes maire horizon,
14:36donc, on va dire quoi,
14:37centre droit,
14:38et vous avez, à mon avis,
14:40plus en commun
14:42avec le maire socialiste
14:43de Montpellier.
14:44Ou même Karine Boisdran,
14:45j'ai vu qu'elle a dit pareil.
14:46Parce qu'on a les mêmes problèmes.
14:48Cueillir des sujets idéologiques,
14:49c'est normal.
14:50La politique, c'est fait pour ça.
14:51Et c'est pas mauvais
14:51qu'il y ait de l'idéologie.
14:52Mais dès que vous avez été maire
14:535 minutes,
14:55vous comprenez que mettre
14:55une caméra à un carrefour
14:56pour faire en sorte
14:58que s'il y a une personne âgée
14:58qui traverse
14:59et qui est complètement perdue
15:00et ça arrive toutes les semaines
15:01à Mente-la-Jolie,
15:02comme dans toute la France,
15:03on puisse la voir envoyer
15:04une équipe et intervenir.
15:05Voilà.
15:06Quand vous intervenez
15:06sur des violences intrafaminales...
15:07Oui, enfin là, j'aime bien
15:08parce que vous prenez
15:09un exemple un peu genre
15:09non, c'est sympa,
15:10on va s'occuper de la vieille dame.
15:11Mais ça fait partie.
15:12Oui, mais ça fait partie.
15:13Mais là, j'imagine que quand même
15:14quand Mathilde Panot réagit,
15:16elle ne pense pas trop à ça.
15:18On va prendre un autre exemple.
15:19Vous avez des caméras
15:20en centre-ville à Mente.
15:21Quand vous voyez
15:21quelqu'un commence
15:22à avoir un comportement suspect
15:23devant des commerces,
15:25qu'est-ce qui nous le montre ?
15:25C'est les commerçants
15:26et c'est la caméra
15:27et ça déclenche des interventions.
15:28Vous savez, moi,
15:29ce qui se passe chez les gens
15:30dans leur jardin,
15:30dans leur appartement,
15:31je m'en fiche.
15:32Ce que je veux,
15:32c'est que la voie publique
15:33soit safe.
15:33Parce que si ce n'est pas le cas,
15:34tout ce qu'on fait,
15:35ça ne sert à rien.
15:36Reconnaissez que la problématique
15:37n'est pas tout à fait la même
15:38à Mente-la-Jolie
15:39ou dans mon petit village du Var.
15:40Dans mon petit village du Var,
15:42il y a quatre policiers municipaux.
15:43Je peux vous dire
15:44que le maire,
15:44il ne demande pas
15:45à ce qu'on les réintègre
15:46dans la police nationale.
15:47Et c'est pour ça.
15:48Attention,
15:48parce que moi,
15:48j'ai eu le policier municipal
15:49tout à l'heure de Vendée.
15:50Honnêtement,
15:51pendant longtemps,
15:51on n'aurait jamais imaginé
15:52qu'en Vendée...
15:53Et tout d'un coup,
15:54ils disaient,
15:55moi, je suis à nouveau confronté
15:56notamment à la question
15:57du trafic de drogue.
15:58C'est pas la région,
15:58le problème,
15:58c'est la taille de...
15:59C'est la taille de la ville,
16:02c'est le village,
16:03c'est combien il y a d'habitants,
16:04quelles sont les problématiques
16:05du territoire.
16:06Et c'est pour ça
16:06que c'est bien
16:07qu'on ait le choix.
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