- il y a 7 mois
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00:0018h-19h, Elodie Huchard sur CNews et Europe 1.
00:07De retour dans Punchline Weekend, une mise à jour puisque nous avons désormais le nombre de vols annulés un peu plus précisément.
00:12Aujourd'hui c'est 1125 vols qui ont été annulés au départ ou à l'arrivée en France.
00:18On va parler maintenant, je vous le disais, de Marseille.
00:20Depuis le début de la semaine, les habitants d'une résidence marseillaise dans le 11e arrondissement
00:24se rassemblent tous les soirs au pied de leur immeuble pour tenter de faire fuir les dealers.
00:28Ce sont plus de 800 personnes qui vivent dans cette résidence.
00:31Il est plus impossible pour eux, plus tenable de subir les nuisances des narcotrafiquants.
00:36On écoute les précisions et le reportage de Stéphanie Rouquier.
00:40Après leur journée de travail, ces habitants de la résidence marseillaise Belle-Ombre
00:44se rassemblent en famille au pied de leur immeuble, parfois avec de la musique, pour chasser les dealers.
00:51Ils se mettaient juste là, au niveau des poubelles.
00:53Et comme ça, ils avaient une vue directement sur l'arrivée des gens en voiture.
00:56Et dès qu'il y avait quelque chose, ils prévenaient, au final.
01:00Depuis qu'on est là, apparemment, on ne les voit plus trop.
01:02Il y en a qui font des petits passages pour essayer de voir s'il y a du monde.
01:06Mais vu qu'on a une présence assez continue, pour le moment, ils ne sont pas là.
01:10On espère que ça va durer, en tout cas.
01:12Depuis plusieurs années, des narcotrafiquants se sont implantés aux portes de la résidence.
01:16Après une accalmie, le point de deal a rouvert il y a quelques semaines.
01:20Des vidéos circulent même sur les réseaux sociaux pour attirer les clients.
01:24Moi, j'ai discuté avec eux.
01:25J'ai discuté avec eux.
01:27Ils ont dit qu'ils ne vont pas lâcher l'affaire.
01:28Ils ont menacé ?
01:29Oui, menacé de brûler des voitures, de brûler le quartier.
01:32Et vous, vous avez dit quoi ?
01:33Qu'on ne la lâchera pas aussi.
01:35Ça va devenir les entrées avec des poubelles.
01:37Ça craint tous les jours.
01:38Ça craint, ça tire.
01:40Et nous, on ne veut pas ça.
01:41On veut la tranquillité.
01:42On veut la propreté de la résidence.
01:44On veut le bien de notre résidence.
01:46C'est tout ce qu'on veut.
01:48Impossible pour eux de renoncer à leur tranquillité.
01:50Ils sont prêts à revenir chaque soir jusqu'à ce que les trafiquants abandonnent pour de bon.
01:56Jonathan Sigsou, on peut saluer évidemment le courage de ces habitants.
01:59Mais on se dit qu'ils sont tellement abandonnés que ce sont eux qui s'organisent,
02:03entre eux, qui délogent les dealers au risque, je le disais, de leur sécurité.
02:07Parce que s'il y a vengeance ou représailles, on plaint déjà ces habitants.
02:10Bien évidemment.
02:11C'est ce que montre votre reportage.
02:14Très bien, c'est l'absence de l'État.
02:16C'est l'absence de policiers, l'absence d'agents, peut-être de police municipale également.
02:24De rondes, tout simplement.
02:27On avait vu déjà il y a quelques semaines, c'était dans une banlieue de Marseille,
02:30des maires de famille qui étaient mobilisés et qui occupaient les cages d'escalier pour faire fuir les dealers.
02:37C'est assez effrayant de voir que c'est souvent les mêmes.
02:42C'est-à-dire des gens qui ne gagnent pas grand-chose, qui habitent dans des quartiers sinistrés,
02:48qui en plus ont la double, triple paiement, qui est de ne même plus pouvoir vivre dans leur quartier.
02:54Et de voir qu'il n'y a aucune réponse en face.
02:56C'est ça qui est très inquiétant de relever.
02:58Il n'y a pas de réponse de la municipalité marseillaise, à ma connaissance, ce soir.
03:02Et Sarah Salmane, effectivement, vous avez raison de le souligner, Jonathan.
03:05Ces habitants, quand on les interroge, ils nous disent
03:07« Mais moi, j'aimerais bien partir, je n'ai pas les moyens d'aller habiter ailleurs.
03:10Et au quotidien, je subis ce trafic de drogue. »
03:12Et les conséquences, potentiellement, par exemple, la SOS Médecins qui ne passe plus,
03:15potentiellement des lignes de bus qui ne circulent plus.
03:17On a eu encore l'exemple récemment.
03:19Ces habitants sont presque doublement victimes.
03:21Un, l'insécurité et deux, des services qui désertent.
03:23Ce sont toujours les plus défavorisés qui souffrent le plus.
03:25Parce que là, les personnes les plus favorisées, vous voyez qu'il y a de la délinquance,
03:28qu'on ne répond pas à cette délinquance.
03:30Qu'est-ce que vous faites ?
03:30Vous vous adaptez à cette délinquance et vous partez, malheureusement.
03:33Alors que pourtant, ce ne sont pas aux victimes de partir.
03:36Mais là, en réalité, ceux qui sont défavorisés restent
03:38et doivent parfois composer avec la délinquance.
03:40Ça veut dire que vous allez voir un délinquant,
03:42ce qu'on appelle un chouf, une personne qui reste en bas pour faire le guet,
03:45vous lui dites « Voilà, moi, il ne faudrait pas trop m'embêter.
03:47Comment on peut faire ? Est-ce qu'on peut s'entendre ? »
03:49Vous devez presque leur demander la permission.
03:52Pour eux qui font venir l'ordre.
03:53Ah oui, mais l'ordre, il règne.
03:54C'est ce que vous disiez tout à l'heure.
03:55L'ordre règne.
03:56Ah oui, il y a aussi les réseaux sociaux, j'aimerais rebondir là-dessus.
03:59Allez-y.
03:59C'est-à-dire qu'ils expliquent comment fonctionne leur business,
04:02comme si c'était tellement légal.
04:04Il ne va tellement rien se passer qu'ils vous expliquent
04:06comment fonctionne le business de la drogue.
04:08Qu'est-ce que vous voulez ?
04:09C'est ce qu'on a appelé « Uber Sheet ».
04:10Ça veut dire que vous commandez votre commande
04:12comme vous commandez avec Deliveroo ou Uber
04:14et on vous apporte votre commande à domicile.
04:16Donc, en fait, l'impunité est totale.
04:17Il y a même des cartes de fidélité.
04:18Il y a même des cartes de fidélité.
04:20Non, mais effectivement, ce que ça montre,
04:21c'est à la fois qu'on ne peut qu'applaudir et être inquiet.
04:25Oui, bien sûr.
04:26Parce qu'on a effectivement une volonté de la population locale
04:29de reconquérir leur quartier.
04:31C'est très bien.
04:32Pour l'instant, ils le font dans des conditions extrêmement bienveillantes,
04:37festives, avec de la musique.
04:39Mais on sait déjà que dans d'autres quartiers,
04:42malheureusement, face à l'inaction,
04:45en tout cas au sentiment d'abandon,
04:48certains effectivement sont prêts eux aussi à s'armer.
04:50Et si, en fait, on n'a plus ce monopole de la violence légitime de l'État
04:55et que face à la violence des trafiquants,
04:58il y ait des habitants qui sont obligés de monter des groupes de défense
05:01et malheureusement, on sait qu'aujourd'hui,
05:05c'est une dérive qui peut arriver.
05:07On sait que le nombre de personnes qui s'arment augmente.
05:11C'est effectivement extrêmement inquiétant
05:13pour l'avenir de nos quartiers
05:16et l'avenir, effectivement, même de certains territoires de la France
05:21qui, jusqu'à présent, étaient plutôt tranquilles
05:24et qui deviennent de plus en plus difficiles à gérer.
05:27Paul Lamarre, effectivement,
05:28quand on voit cette initiative, quelque part,
05:30on salue, bien sûr, le courage de ces habitants,
05:31mais on se dit comment on en arrive dans une situation
05:33où ces quartiers sont gangrénés,
05:35il n'y a plus de police,
05:37il n'y a plus de présence policière
05:37et donc les habitants tentent de s'organiser entre eux
05:40comme ils le peuvent
05:41parce qu'on comprend bien que là,
05:42et vous le disiez Olivier Vial à l'instant,
05:44pour l'instant, ça reste bienveillant.
05:46Malheureusement, le jour où les dealers
05:47voudront vraiment reprendre le territoire,
05:49ils vont les chasser rapidement.
05:50Eh bien, on en est là parce qu'on a atteint un point de rupture pure,
05:52tout simplement.
05:53Les Français, jusqu'à présent,
05:55vous parliez d'ensauvagement,
05:56je vous ai écouté avant de venir tout à l'heure,
05:58ont fait preuve d'une patience incroyable.
06:02Cette majorité silencieuse dont on parle souvent,
06:04muette, mutique,
06:05a fait preuve d'une patience et d'un civisme
06:07incroyable.
06:08Et ce que vous montrez à Marseille,
06:10justement, démontre qu'on atteint ce point de rupture,
06:13ces habitants n'en peuvent plus
06:14parce que les digues qui fondent, au fond, une démocratie
06:17ont toutes sauté dans la rue,
06:20les narcotrafiquants,
06:22les hordes sauvages le soir de la fête de la musique
06:24ou de la victoire du PSG,
06:26à l'école, dans les transports,
06:29dans l'hôpital.
06:29On voit bien que l'État ne veut pas tout
06:31et que l'État, de ce point de vue, est défaillant.
06:34Alors, que se passe-t-il ?
06:35Eh bien, à un certain moment, effectivement,
06:37les habitants ont envie de prendre leur destin en main
06:40et Olivier a raison de pointer ce risque.
06:43Moi, je redoute le moment où ils se...
06:45Oui, ça ne sera pas fait de la même manière.
06:47Voilà.
06:47...comporteront en milice
06:48et je crée jusqu'à présent les images
06:50qu'on nous montre à la télévision.
06:51C'est quoi ?
06:52C'est l'affrontement entre les hordes,
06:54les délinquants, les bandes
06:55et la police, la gendarmerie.
06:58Et si on voyait demain,
06:59si on montrait ces images
07:02d'affrontements entre les hordes et les habitants,
07:05que se passerait-il dans un pays
07:06on parlerait de déliquescence
07:09et d'échec
07:11de ce qu'on appelait autrefois, d'ailleurs,
07:14le vivre ensemble.
07:16Je voudrais qu'on écoute,
07:17pour prolonger nos débats,
07:18ce que disait le ministre de l'Intérieur.
07:19C'était ce matin,
07:21lors de l'inauguration d'un commissariat,
07:22il a parlé de l'importance de l'ordre.
07:24Écoutez, Bruno Retailleau.
07:25On doit tout déployer
07:27pour rétablir l'ordre,
07:29rétablir l'ordre, rétablir l'ordre.
07:31Les choix que nous avons à faire,
07:32ils sont technologiques,
07:34ils sont juridiques,
07:36ils sont aussi politiques.
07:38Ils sont technologiques
07:39parce qu'on ne peut pas se priver
07:41des nouvelles technologies
07:42qui vont bouleverser
07:43tout le travail de nos policiers.
07:45Et je veux que nos policiers
07:46puissent être armés
07:47des plus modernes technologies
07:50les plus modernes possibles
07:51pour qu'ils puissent faire un travail
07:53qui est difficile.
07:55le plus à armes égales
07:57avec ces criminels.
07:59Mais Louis Ragnel,
08:00rétablir l'ordre,
08:01effectivement,
08:02comme disait Paul Amart,
08:02c'est dans nos rues,
08:04devant nos écoles,
08:05dans nos piscines,
08:06on en a parlé également,
08:07dans les transports.
08:08Oui, rétablir l'ordre,
08:09c'est bien.
08:10Mais on le dit
08:11depuis un certain nombre d'années,
08:12on ne voit pas véritablement
08:13les effets,
08:14sans doute parce qu'on a pris
08:15trop de retard.
08:15Vous avez raison.
08:17Mais simplement pour rebondir
08:18par rapport à ce que vous disiez,
08:19c'est que la base du contrat social
08:21dans lequel tout le monde
08:21vit jusqu'à aujourd'hui,
08:23c'est qu'on paye des impôts
08:24et globalement,
08:25l'État a son boulot,
08:26c'est d'assurer notre sécurité.
08:28Donc, on n'a pas à s'en préoccuper
08:29et pareil pour la justice.
08:32Le problème,
08:32c'est qu'aujourd'hui,
08:33un peu comme ce qu'on évoquait
08:34tout à l'heure
08:34au sujet de la justice,
08:36la police et la gendarmerie,
08:37en réalité,
08:38interviennent
08:38quand tout a échoué avant,
08:39quand l'éducation,
08:40la famille,
08:41la politique migratoire
08:42et donc tout est prioritaire
08:44pour la police.
08:45La police,
08:46elle fait des expulsions,
08:47elle fait des éloignements,
08:48elle fait des sécurisations
08:49de matchs de football,
08:51elle fait des violences
08:51intrafaminales,
08:52de la protection des personnes menacées.
08:54La protection des personnes menacées.
08:56Bref,
08:56la palette est extrêmement large
08:58et on voit bien
08:59que la police seule
09:00ne peut pas tout faire.
09:01Alors,
09:02s'agissant des trafiquants de drogue
09:03et des immeubles,
09:05il y a énormément de choses
09:06qui ont été tentées.
09:07Manifestement,
09:07ce n'est pas suffisant.
09:09Ce qui est utilisé,
09:11ce qui est mis en œuvre
09:12par tous les ministres de l'Intérieur,
09:13quelles que soient leurs couleurs politiques
09:14depuis quasiment toujours,
09:16dès que ça va un peu trop loin,
09:17on envoie un escadron de gendarmes mobiles,
09:19une CRS,
09:20et ensuite,
09:21ça permet de faire redescendre la pression.
09:23Et ensuite,
09:23elle part parce qu'en réalité,
09:25il y a une autre urgence qui l'attend.
09:26Et à la fin,
09:27les dealers,
09:28qui savent très bien comment ça fonctionne,
09:29se mettent en retrait,
09:30prennent des vacances
09:31pendant le moment
09:32où les policiers sont là.
09:33Dès que les policiers repartent,
09:34ils reprennent possession,
09:36ils reprennent leurs droits
09:37dans les cités,
09:38dans les barrages HLM.
09:39Je pense qu'il faut
09:40intensifier très fortement
09:42ce dispositif.
09:44Ça doit passer par une seule chose.
09:46Ça, pour le coup,
09:47ça n'a pas été tenté.
09:48Pour le coup,
09:49c'est recruté massivement
09:50dans ces unités-là,
09:52CRS,
09:52escadron de gendarmes mobiles,
09:53et en réalité,
09:54les mettre de manière pérenne
09:55tout le temps,
09:56toute la journée.
09:58Et une fois qu'ils sécurisent
09:59une cité,
10:00un quartier,
10:01vous envoyez des contrôleurs des impôts,
10:03URSA,
10:03vous envoyez tout,
10:04et vous nettoyez tous les immeubles.
10:06Et quitte à rester un ou deux ans,
10:07moi, ça ne me choque pas.
10:08Là, pour le coup,
10:09je suis prêt à payer des impôts pour ça.
10:10Je pense qu'il y a plein de Français
10:11qui verraient du sens
10:12à ce que leur impôt soit utilisé pour ça,
10:14pour restaurer la sécurité dans le pays,
10:17beaucoup plus qu'à financer
10:18des programmes d'insertion
10:19de je ne sais pas quoi
10:20qui ne fonctionnent jamais.
10:21Et ça, pour le coup,
10:22ça n'a pas été tenté.
10:24Et je pense qu'il faut monter
10:25à un niveau nettement supérieur.
10:27On n'en est plus à des questions
10:28de sécurité privée
10:29ou de police municipale.
10:30Là, ce qu'il faut,
10:31c'est de la très haute intensité,
10:32déploiement de tous les effectifs
10:34de l'État,
10:34qui ne sont pas forcément uniquement
10:36des policiers et des gendarmes.
10:37Et ensuite, je peux vous dire,
10:38je suis quasiment certain,
10:39les gens qui veulent travailler,
10:41qui n'ont pas la possibilité
10:42de quitter ces logements-là,
10:44eh bien, peut-être seront contents
10:45de rester dans leur logement
10:46parce qu'ils verront la même sécurité.
10:49Enfin, ils verront,
10:49ils retrouveront un vrai sentiment
10:52de sécurité là pour l'autre.
10:52Jonathan Sixou, justement,
10:53parce que ce qui est tenté
10:55pour l'instant,
10:55ce sont des opérations,
10:57comme vous le disiez,
10:57Louis Dragnel,
10:58plutôt ponctuelles.
10:59Et on sait ce qui se passe.
11:01C'est que dans ces cas-là,
11:01les dealers soit changent d'endroit
11:03quelque temps et reviennent
11:04ou s'installent ailleurs.
11:06C'est-à-dire que le bilan,
11:07par exemple,
11:07des opérations PlaceNet
11:08dans certains quartiers marseillais,
11:10effectivement, ça fonctionne.
11:11Le risque, c'est que ça marche mieux
11:13dans tel quartier,
11:14mais du coup,
11:14ça marche moins bien
11:15dans le quartier d'à côté.
11:16C'est un jeu du chat
11:17et de la souris perpétuel.
11:19Et on l'a vu, vous le dites très bien.
11:20Pour le même qui perd,
11:20en général, c'est plutôt l'État.
11:22Exactement.
11:22Et ce qui est intéressant
11:23dans l'extrait de Bruno Retailleau
11:26que vous venez de passer,
11:27c'est qu'il parle
11:27de l'avance technologique
11:29qu'ont les trafiquants et autres.
11:33Il est aussi marquant de voir
11:34que, par exemple,
11:36l'usage des drones,
11:38n'est pas si généralisé que ça.
11:40Ça l'a été un peu
11:41pendant la période des JO.
11:42Ça a été une fenêtre
11:43d'autorisation particulière
11:46faite à la police nationale
11:47et à l'armée
11:48de pouvoir survoler
11:49de nombreux sites parisiens
11:50avec des drones
11:51parce qu'en temps normal,
11:52vous avez divers organismes
11:54qui sont censés protéger.
11:57Une autorisation du procureur
11:58de la République
11:59pour utiliser des drones.
12:00C'est aberrant, par exemple,
12:01quand on sait tout ce que permettent
12:02d'apporter,
12:03tout ce que les drones apportent,
12:04on ne peut pas les utiliser,
12:06par exemple,
12:06au-dessus de ces cités
12:07où germent les trafics en tout genre.
12:09m'a dit en gros.
12:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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