00:00Bonjour, merci déjà pour cette invitation. Effectivement, ces mesures, en tout cas, si elles se vérifiaient,
00:10je remets un petit peu la caméra, elles arrivent dans un contexte de baisse globale des financements de la solidarité internationale.
00:20Alors Action contre la faim est très inquiète, bien sûr, de la baisse déjà des engagements financiers des bailleurs publics,
00:25alors que dans le même temps, on observe une vraie augmentation des besoins humanitaires.
00:30Alors c'est vrai que l'arrivée de ces nouvelles mesures serait en soi une catastrophe.
00:36France Générosité, le syndicat craint une baisse de 1,1 à 1,5 milliard d'euros sur la générosité des Français pour Action contre la faim.
00:45Ça peut représenter des millions et on le sait, on a une grande inquiétude.
00:49Aujourd'hui, nous, on travaille sur les questions autour de la faim, de la sous-nutrition.
00:53Il y a un chiffre qui est terrible, c'est un enfant qui meurt de faim, un enfant de moins de 5 ans, toutes les 11 secondes dans le monde.
01:00Et ça, malgré les nombre de travail qui est réalisé, malgré le nombre d'organisations qui travaillent autour de cette question-là,
01:05donc on se dit que deviendra cette terrible statistique si ces mesures sur la générosité venaient à être mises en place.
01:13Oui, parce que les Français sont généreux.
01:15On est autour de 8 milliards d'euros de dons selon les derniers chiffres officiels,
01:194 milliards pour les particuliers, le reste pour les entreprises.
01:22Mais on va être très lucide, on donne parce qu'il y a cette incitation fiscale.
01:27Alors, en fait, l'incitation fiscale, elle participe à cet effort de générosité.
01:32Elle va aider, finalement, à une augmentation du don moyen.
01:35Et ça, c'est vrai que c'est important.
01:37Ça a permis maintenant, depuis une dizaine d'années, ou un petit peu plus même, d'avoir une croissance de la générosité.
01:43Mais si on regarde bien cette croissance, elle est en ralentissement.
01:48Cette année, en 2024, la générosité, elle a cru simplement de 1,9 %, ce qui venait juste à peine compenser l'inflation.
01:57C'est-à-dire que malgré cette incitation fiscale, qui est réelle et qui est importante pour les acteurs de la solidarité,
02:03il y a une diminution, on va dire, et ça, on peut être très clair, c'est l'impact de la crise économique que vivent les foyers donateurs.
02:14Il y a une diminution aujourd'hui des dons.
02:17– Oui, donc des dons déjà fragiles, avec de plus en plus de bénéficiaires.
02:20Donc ce serait catastrophique, effectivement, ce genre de mesures.
02:22– Absolument, c'est une véritable catastrophe, dans un contexte qui est déjà très mauvais.
02:28Ce contexte est un contexte de baisse des engagements financiers des bailleurs publics.
02:33Il faut savoir qu'alors, beaucoup d'acteurs de la solidarité, mais d'autres également,
02:38qui vivent de la générosité, sont financés en grande partie par les fonds publics.
02:42Or, il y a une tendance généralisée de baisse de ces fonds publics.
02:46Donc si la générosité venait à être touchée elle-même, effectivement, on verrait l'impact sur les associations.
02:55Il faut savoir que c'est 1,8 million de personnes qui travaillent dans les associations.
02:59Donc l'impact, ce serait les dizaines, les centaines de personnes qui parvenaient dans leur emploi,
03:03ça, on peut en être sûr, mais l'impact sur le terrain, lui, il serait terrible.
03:07Il serait terrible, mais dans les terrains sur lesquels on travaille, on parle effectivement plutôt de mortalité.
03:12Merci.
03:13Merci.
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