00:0013h, 14h, Europe 1, 13h, 13h47 sur Europe 1, Europe 1, 13h, dernière partie, vous écoutez Céline Giraud et autour de vous Céline Paul Melun et Jean-Michel Salvatore.
00:10Et ce soir à l'Assemblée, le Premier ministre va donc faire face à sa huitième motion de censure, une motion déposée par les socialistes après l'échec du conclave sur les retraites.
00:19Elle sera examinée autour de 17h30. On va écouter Marine Le Pen, chef de file des députés RN, qui a justifié pourquoi le Rassemblement National ne votera pas la censure.
00:27Elle était aux quatre colonnes à l'Assemblée ce matin.
00:30Au Rassemblement National, nous considérons que l'on vote une motion de censure pour protéger les Français des mesures qui sont prises, toxiques, qui sont prises par un gouvernement.
00:39Et cette censure, pour le coup, là, aujourd'hui, elle n'apporte rien aux Français.
00:44En revanche, vous imaginez bien que nous sommes extrêmement attentifs et à la destinée de la programmation pluriannuelle de l'énergie,
00:53et que nous serons bien entendu très attentifs au budget proposé par le gouvernement de M. Léron.
00:58Jean-Michel Salvatore, que risque François Bayrou ?
01:01Rien. Je pense que là, la clé est donnée par Marine Le Pen. Elle annonce que le Rassemblement National ne votera pas, donc il ne se passera rien.
01:10Les socialistes voteront, mais le Rassemblement National ne votera pas.
01:15Et donc, François Bayrou restera à Matignon.
01:18Et c'est vrai que son parcours à Matignon s'apparente un petit peu à l'épreuve des poteaux dans Koh-Lanta.
01:22Mais c'est vrai qu'il arrive, il arrive à rester, Barnier, bon, il a fait trois mois, lui, il est à plus de six mois, et c'est vrai qu'il s'amuse comme ça à vouloir battre des records.
01:35Il a un totem d'immunité pour le moment, il va le garder longtemps ?
01:37Et alors, le totem d'immunité, je pense qu'il le perdra avec la discussion budgétaire.
01:43Mais c'est vrai qu'en fait, on dit beaucoup qu'il aimerait bien durer jusqu'au 18 septembre.
01:47Parce que le 18 septembre, il arrivera à battre le score de Pierre Mendès-France, la longémité de Pierre Mendès-France à Matignon,
01:55qui était resté huit mois et cinq jours.
01:58Et c'est vrai que, bon, François Bayrou, qui s'imagine être le Pierre Mendès-France de la Quatrième République,
02:04aimerait bien faire au moins aussi bien que lui.
02:08Paul Melun, sur ce que risque, parce qu'il y a quand même, voilà, il y a des discussions budgétaires, effectivement, à l'automne,
02:14où le Rassemblement National sera moins conciliant.
02:17Donc, effectivement, ils maintiennent la menace, mais là, ils ne vont pas, c'est ce que disait Marine Le Pen, il n'y a pas d'incidence pour les Français.
02:22Bon, vraisemblablement, Marine Le Pen, elle a abattu son jeu, donc on voit qu'elle ne censurera pas François Bayrou.
02:28Il se trouve que les socialistes censureront plus le reste de la gauche, ça ne suffira pas.
02:32Donc, François Bayrou passera l'été, ce n'est pas passé l'hiver, là, c'est passé l'été.
02:36Et rendez-vous en septembre, je pense que le moment du vote du budget sera beaucoup plus critique pour François Bayrou.
02:43Il est probable qu'il soit renversé à ce moment-là.
02:46Toute la question, moi, je ne vais pas prendre les paris ici et maintenant,
02:49mais je pense sincèrement qu'il va tomber d'ici l'automne, à l'automne.
02:53Et à ce moment-là, la question sera la suivante, est-ce qu'il y a une dissolution ?
02:56J'entends certains membres du Rassemblement National, éminent, nous dire qu'ils demandent...
03:01Sébastien Chenu l'a réclamé, bien sûr, réclame une dissolution,
03:05donc que les Français reviennent aux urnes pour voter à nouveau pour leur député comme il y a un an.
03:09Donc ça, c'est une possibilité.
03:12Et puis, il y a une autre possibilité, c'est que le Président de la République ne prononce pas de nouvelle dissolution.
03:16On voit à quel point ça lui a été reproché, la précédente,
03:19et qu'il procède simplement à un remaniement avec un nouveau Premier ministre.
03:24Certains soufflent le nom de Sébastien Lecornu, actuel ministre des Armées,
03:28qui aurait la préférence du Président de la République.
03:30Il se trouve que c'est quelqu'un de compétent, de sérieux,
03:33qui peut peut-être faire consensus aussi à droite,
03:35donc avec une position plutôt gaulliste.
03:38Donc voilà, c'est plutôt là-dessus que ça va se jouer, vraisemblablement.
03:41C'est-à-dire un nouveau gouvernement, moi je miserais plutôt là-dessus,
03:44je ne sais pas si ça passera le 18 septembre,
03:46mais en tout cas, je souhaite à François Bayrou que ce soit le 19 septembre.
03:51Allez, soyons.
03:51Mais c'est vrai qu'en fait, on se retrouve devant un blocage à la fois politique et économique.
03:57Le blocage politique, c'est qu'il n'y a pas de majorité,
04:01et le blocage économique, c'est qu'il va falloir boucler un budget incroyablement difficile à boucler.
04:06Il va falloir trouver 40 milliards.
04:07Et très honnêtement, François Bayrou a annoncé qu'entre le 15 et le 16 juillet,
04:13il annoncera ses grands arbitrages.
04:16Je pense que ce budget, il est absolument impossible à faire,
04:19même si c'est Sébastien Lecornu qui succède à François Bayrou,
04:22ou si on parle aussi de Catherine Vautrin,
04:25je pense que ce sera aussi impossible pour les uns que pour les autres.
04:29Et on se retrouvera, à mon avis, assez vite devant un problème politique très grave,
04:34avec, à mon avis, à nouveau, la question de la démission du président de la République.
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