00:00Je le disais, les Iraniens ne veulent plus des observateurs internationaux.
00:04A tel point que Raphaël Grossi, le patron de l'agence à l'énergie atomique,
00:08celui qui était chargé d'aller vérifier ce qui se passait dans les centrales iraniennes,
00:12est devenu, d'une certaine manière, l'homme à abattre.
00:15Oui, dans une succession de discours assez chaotiques,
00:18là aussi pour reprendre les propos de Marie-Jean Tric,
00:21et il a réussi ce tour de force, ce patron de l'agence gendarme du nucléaire,
00:26qui consiste à être à la fois l'ennemi ou l'adversaire de Donald Trump,
00:31puisqu'il conteste la destruction complète du programme iranien,
00:35et en même temps l'adversaire des responsables du régime iranien.
00:40Et ce week-end, il était sur la chaîne américaine CBS,
00:44et il venait contester l'impact finalement des frappes américaines
00:49en disant que, selon lui, l'Iran était tout à fait en capacité
00:52de relancer un programme nucléaire, peut-être à des fins militaires,
00:57peut-être à des fins civiles, d'ici quelques mois.
01:00Et puis le régime iranien, quant à lui,
01:03lui reproche d'avoir servi un alibi à Donald Trump
01:09avec un rapport de l'AIEA publié la veille des premières frappes,
01:13et d'avoir également maintenant une très grande insistance
01:17pour que l'Iran accepte des visites de ses sites avec l'AIEA à sa tête.
01:23On a même vu le journal extrêmement conservateur,
01:28un des plus vieux journal de Téhéran, Kayam,
01:32avoir déclaré que Raphaël Grossi était pour eux un espion du régime sioniste,
01:37et aller beaucoup plus loin, dire qu'officiellement,
01:40Raphaël Grossi serait jugé et exécuté si d'aventure il revenait en Iran
01:46pour espionnage au profit du Mossad,
01:48mais aussi parce qu'il avait pris part au meurtre du peuple opprimé de notre pays.
01:53Tout de suite, rétro-pédalage dans l'enceinte de l'ONU
01:57par l'ambassadeur iranien à l'ONU,
02:00disant non, Raphaël Grossi et les inspecteurs de l'AIEA,
02:02qui sont toujours dans le pays, sont protégés.
02:05Mais le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien
02:08a quand même dit qu'il n'était pas en capacité de protéger ses inspecteurs,
02:13alors non pas qu'il serait arrêté et poursuivi,
02:15mais comme les sites ont été endommagés,
02:18les radiations ou la contamination chimique
02:21pourraient porter atteinte à l'intégrité des inspecteurs de l'AIEA.
02:26Côté européen, tout le monde s'est exclamé,
02:29la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne condamnent ces menaces.
02:33Pour l'instant, personne n'est en capacité d'approcher des sites détruits
02:36et d'apprécier la portée des dégâts.
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