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  • il y a 8 mois

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00:00Je voudrais qu'on revienne sur les déclarations à l'international sur les frappes iraniennes,
00:06les frappes iraniennes bien sûr, mais surtout les frappes américaines sur l'Iran.
00:10Réussite énorme et le nucléaire iranien sévèrement endommagé, voilà ce que dit le Pentagone,
00:14tandis que l'Iran prétend que les Etats-Unis ont reçu une gifle cinglante et que l'Etat hébreu a failli s'effondrer.
00:20Écoutons d'abord l'Ayatollah Khamenei qui, lors d'une allocution, dit que l'Iran a gagné après ce cesse et le feu avec Israël.
00:27La République islamique a infligé une gifle cinglante au visage de l'Amérique.
00:35Et je juge nécessaire de présenter mes félicitations au peuple iranien.
00:41Le régime américain est entré en guerre directe, mais quand le président des Etats-Unis a décrit ces frappes et leur efficacité, il a exagéré.
00:52Il a aussi tenté de minimiser l'impact de nos frappes sur la base militaire américaine au Qatar.
00:57Voilà ce que dit l'Ayatollah Khamenei, tandis que Pete excète le secrétaire à la défense des Etats-Unis.
01:05Chef du Pentagone américain parle d'une action militaire décisive lors de cette conférence de presse tenue aujourd'hui également.
01:12Grâce à une action militaire décisive, le président Trump a créé les conditions pour mettre fin à la guerre, en décimant, en anéantissant, en détruisant les capacités nucléaires de l'Iran.
01:24La presse ne veut pas en parler, ni nous ramener au sujet brûlant du moment, les frappes très réussies en Iran.
01:30Permettez-moi de vous résumer la situation.
01:32Le président Trump a dirigé l'opération militaire la plus complexe et la plus secrète de l'histoire,
01:37qui s'est soldée par un succès retentissant, aboutissant à un accord de cessez-le-feu et à la fin d'une guerre de 12 jours.
01:44C'est assez étonnant que chacun veut gagner sa partie, sauver la face, même l'Iran qui, bon, on le sait,
01:54ce qu'on ne sait pas, en revanche, Jean-Michel Salvatore, c'est que si, finalement, tout a été détruit, ou si ça a été juste retardé.
02:02C'est quand même la grande question.
02:03Oui, et c'est vrai que là, on assiste à une, comment dire, à une bataille de communication, pour commencer.
02:10C'est une bataille de communication, parce que, finalement, les Iraniens, évidemment, essayent de sauver la face.
02:16Bon, ils font ce qu'ils peuvent, alors qu'ils sont quand même un genou à terre, sinon les deux.
02:20Et puis, côté américain, il y a cette volonté d'aller plus vite que la musique,
02:24et d'expliquer que tout a été détruit, alors qu'objectivement, on n'en sait rien.
02:28Et que, pour le savoir, il faut un petit peu de temps.
02:31Il faudrait aussi que les enquêteurs, les inspecteurs de l'AIEA puissent avoir accès, etc.
02:35Mais il y a cette bataille de communication qui veut qu'on veut accélérer le temps,
02:39et qu'on voudrait, finalement, que le temps militaire soit aussi rapide que le temps médiatique.
02:44Et je trouve que là, Donald Trump commet quand même pas mal d'erreurs,
02:48parce que, bon, d'abord, cette façon d'injurier tous ceux qui doutent, c'est quand même un peu bizarre,
02:52parce qu'au fond, bon, c'est vrai qu'il est tout à fait normal, légitime,
02:57de se poser la question de savoir si l'opération est totalement réussie,
03:01ou si elle est partiellement réussie.
03:03Et puis, ce qui me choque aussi beaucoup, c'est ce qu'il a fait tout à l'heure,
03:09Donald Trump, lorsqu'il a livré, finalement, des secrets militaires sur son réseau social,
03:14en expliquant qu'il y avait eu des troupes spéciales, des forces spéciales,
03:20qui avaient participé à l'opération, des troupes spéciales israéliennes,
03:24qui avaient participé à l'opération.
03:25Tout ça pour essayer de montrer que, de toute façon, l'opération est un succès total.
03:31Bon, je trouve qu'il y a un côté un petit peu immature,
03:34ce qui peut paraître un petit peu étonnant de la part de l'homme le plus puissant du monde.
03:38Raphaël Staville, je serais beaucoup plus mesuré que Jean-Luc.
03:43Non, mais la vérité, c'est qu'en fait, et les Israéliens et les Iraniens
03:49trouvent leur compte dans ce qui s'est passé.
03:52C'est-à-dire que cet accord de cessez le feu, sans aucun papier, sans qu'il n'y ait aucune signature,
04:01sans rien du tout, ce qui défie tout ce que le droit international a pu nous enseigner depuis des années,
04:11a pu se produire sous nos yeux.
04:13Mais précisément parce que, et d'un côté, Israël a pu, et a raison,
04:19faire valoir le fait que son objectif de guerre,
04:24qui était de détruire ou d'anéhiler de manière suffisamment conséquente
04:29le programme nucléaire militaire iranien,
04:33était arrivé à son terme,
04:35et de l'autre côté, les Iraniens, et c'est pas négligeable non plus,
04:38parce que je pense que cette conception de savoir si un peuple perd la face ou non
04:50est en jeu aussi dans cette opération,
04:54et le fait est que, en offrant la possibilité aux Iraniens,
04:57après douze jours de frappe israélienne et américaine,
05:03de survivre à ça,
05:06et de finalement finaliser un accord,
05:09même s'il n'est qu'oral,
05:13permet aux Iraniens aujourd'hui,
05:15en tout cas pour le régime des Mollahs,
05:20permet aujourd'hui dans leur narratif de dire,
05:23face aux Israéliens, face aux Américains,
05:27nous n'avons pas rompu,
05:29nous n'avons tenu de tête,
05:30nous sommes encore là,
05:31malgré les offensives,
05:33même malgré la discussion.
05:35C'est ce qu'on disait,
05:36c'est-à-dire que c'est une guerre de communication,
05:38et d'ailleurs on apprend à l'instant que les Etats-Unis,
05:42vous allez voir,
05:43débloquent 30 millions de dollars
05:45pour financer la fondation humanitaire de Gaza,
05:47dont les opérations de distribution d'aide
05:49donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières,
05:51nous avons approuvé un financement de 30 millions de dollars,
05:54millions de dollars,
05:55pour la fondation,
05:56et nous appelons les autres pays à soutenir cette fondation,
05:59son travail social,
06:00ou à ce que dit le porte-parole adjoint du département d'Etat.
06:05Là aussi, c'est assez,
06:06j'ai l'air dans le côté disruptif de ce que peut proposer la Maison-Blanche.
06:11Oui, parce que je suis assez d'accord avec Raphaël,
06:14mais ce que je voulais dire,
06:15c'est que du côté américain,
06:16si vous voulez,
06:17il y a une volonté de forcer le trait
06:20qui me semble un petit peu vaine,
06:23attendons un peu,
06:23de toute façon,
06:24personne,
06:25tout le monde est d'accord pour dire que ce qu'a fait Trump
06:28est une vraie performance,
06:30que l'opération a été très bien menée,
06:32mais ensuite, à l'impossible,
06:34nul n'est tenu, évidemment.
06:35Il ne s'agit pas de dévaloriser
06:37ce qui a été fait par les Américains,
06:40mais cette façon de forcer le trait
06:42me semble un petit peu inutile.
06:44Et alors, côté Gaza,
06:45c'est la même chose,
06:46c'est toujours la bataille de communication aussi,
06:48parce qu'on voit bien que,
06:50puisque les choses vont se calmer sur ce front-là,
06:53les yeux vont se retourner à nouveau
06:54sur ce qui se passe à Gaza,
06:56et là, il s'agit finalement
06:57de garder l'avantage psychologique
07:00de l'opération iranienne,
07:02et de ne pas la perdre sur Gaza.
07:04Raphaël Steinville,
07:06il y a effectivement cette attitude des Etats-Unis,
07:09et puis, encore une fois,
07:11sur Gaza,
07:13c'est assez étonnant quand même,
07:15alors qu'on se souvient,
07:17il y a quelques temps,
07:20que, comment dirais-je,
07:21que Trump voulait faire
07:23la Riviera,
07:26construire des hôtels,
07:27et puis là,
07:27on envoie 30 millions,
07:30ce n'est pas 30 milliards.
07:31C'est à la fois beaucoup et pas beaucoup.
07:32C'est à la fois beaucoup et pas beaucoup,
07:33mais c'est assez étonnant,
07:35c'est dû en même temps américain.
07:37Non, mais vous l'aurez noté,
07:39et sur Gaza,
07:40et sur l'Ukraine,
07:42Donald Trump est en échec.
07:44Il a voulu mettre fin
07:48par le seul verbe,
07:52précisément,
07:54à cette guerre,
07:55et en Ukraine,
07:56et à Gaza,
07:58et en fait,
07:59il est en échec.
08:00Sa seule réussite,
08:02aujourd'hui,
08:03c'est cette opération iranienne,
08:06où effectivement,
08:07effectivement,
08:07il y en aura d'autres.
08:09Oui,
08:10peut-être,
08:11mais en tout cas,
08:11il se veut le président de la paix,
08:14et c'est bien sur cette seule opération
08:17iranienne qu'aujourd'hui,
08:19il peut en tirer des bénéfices.
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