00:00On ne s'en rend pas compte quand on est petit, tu sais, de l'épreuve.
00:02Mais après, en grandissant, tu te dis oui, quand même, c'était un sacré combat
00:05de réussir à s'intégrer dans une équipe de garçons.
00:08Je pense qu'il m'a permis de résister un petit peu à toutes ces remarques,
00:11c'est un petit peu mon égo aussi, parce que j'avais envie de leur montrer
00:13que ce n'est pas parce qu'on est une fille ou une femme qu'on n'est pas capable de réussir.
00:17Mais maintenant, je me dis oui, j'avais toujours envie de leur montrer
00:18que j'étais aussi forte que les garçons, voire meilleure de temps en temps.
00:22J'ai connu la non-professionnalisation.
00:24Moi, j'étais à la fac à l'époque, tu finissais tes journées à 6h,
00:30pour travailler aussi pour avoir un peu d'argent, paier leur loyer.
00:32Tu ne peux pas avoir la même exigence.
00:33Maintenant, moi qui suis entraîneur, tu ne peux pas demander la même chose
00:35à quelqu'un qui a fait une journée de 8h de travail
00:38et qui arrive un peu rincé à l'entraînement,
00:40à quelqu'un qui ne fait que ça, ou le matin, elle arrive,
00:42elle fait sa séance, elle a ses soins, elle a les kinés pour elle.
00:46Le seul regret que j'ai pu avoir au début, et j'ai eu la chance de le connaître un peu,
00:48mais c'est le manque de personnes dans les stades, le public.
00:52Parce qu'au fond, ce qu'on aime, c'est cette ambiance,
00:55cette connexion avec le public.
00:57Et les peu de fois où j'ai eu la chance de le vivre, c'était juste exceptionnel.
01:00C'est le prochain combat.
01:02Mais pour ça, il faudra des résultats,
01:04que ce soit avec l'équipe de France,
01:05où les grands clubs français réussissent pour attirer du monde.
01:09Les générations précédentes, ma génération,
01:12on a essayé de faire évoluer les choses,
01:14et on continue encore, parce qu'il faut que les mentalités changent.
01:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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