Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Marine Le Pen, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée, s'est rendu au salon du Bourget ce jeudi 19 juin avec Jordan Bardella, le président du RN. Marine Le Pen a pris la parole pour aborder la guerre entre Israël et l'Iran, la position de la France dans ce conflit, mais aussi la présidentielle 2027.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Le salon est rattrapé par la détention géopolitique.
00:03Madame Le Pen, vous avez réagi notamment sur les réseaux sociaux.
00:05Vous n'avez pas encore entendu sur le sud de ce qui se passe en Iran et en Israël.
00:10Est-ce que vous jugez que la France doit s'impliquer ?
00:12Et si oui, de quelle manière ?
00:15Je crois que la réponse, pour le coup, a été apportée.
00:21La France peut apporter potentiellement son aide,
00:25et notamment son soutien aérien par l'intermédiaire de sa base en Iran.
00:31Pour l'instant, je pense que rien ne justifie d'aller plus loin,
00:36d'autant que la demande n'est pas faite.
00:40Maintenant, on réagit, on devrait réagir toutes les heures,
00:42parce qu'en réalité, toutes les heures, il y a des évolutions.
00:46Et on reste tout de même dans l'expectative d'annonces,
00:50que ce soit du côté américain, que ce soit du côté israélien,
00:53ou que ce soit du côté iranien, qui reste aujourd'hui en suspens.
00:57Donc, voilà, voyons comment les choses évoluent.
01:03Ce qui est sûr, c'est qu'on ne va pas se plaindre de la situation de difficulté
01:08dans laquelle est un des pires régimes dictatorial islamistes qui soit,
01:16qui a écrasé sous sa botte le grand peuple iranien,
01:23car le peuple iranien est un grand peuple,
01:25qui a été condamné au silence, persécuté par les Mollahs.
01:31Et donc, nous ne pouvons évidemment qu'espérer
01:33que la situation irruptive d'aujourd'hui puisse déboucher
01:39sur la démocratie, sur la paix,
01:43et sur le retour de la sérénité en Iran,
01:46et donc d'un avenir qui soit prospère.
01:50Est-ce que ça signifie que vous êtes davantage sur la position du chancelier allemand
01:54qui estime qu'Israël fait le sale boulot pour tout le monde,
01:56ou vous êtes plutôt sur la position d'Emmanuel Macron ?
01:58Si on vous entend, vous êtes davantage sur la position du chancelier ?
02:01Oui, clairement, je suis plus sur la position du chancelier,
02:06ce qui n'est pas fréquent, vous l'admettrez,
02:08mais bon, après tout, il faut des exceptions à la règle,
02:12mais pour le coup, je pense que le chancelier allemand
02:15a exprimé ce que beaucoup de gens ressentent,
02:18à savoir que l'Iran, dirigé par les Mollahs,
02:22qui, en réalité, espère la disparition d'Israël depuis des décennies,
02:30qui a commis des attentats sur notre propre sol,
02:35qui est une menace, en réalité, pour la sécurité du monde,
02:41on ne peut pas le regretter,
02:43on ne peut même pas faire mine de le regretter,
02:46on ne peut même pas avoir des propos qui créent une forme d'ambiguïté
02:52sur le fait que l'on pourrait considérer
02:55que la disparition du régime des Mollahs pourrait entraîner le chaos.
03:00La disparition du régime des Mollahs,
03:03dont nous espérons tous, parce que nous sommes des souverainistes,
03:07que ce soit la conséquence, évidemment,
03:10de la reprise en main par le peuple iranien de son avenir,
03:14serait évidemment une bonne chose,
03:18et évidemment que l'avenir serait mieux
03:23que ce que vivent affreusement les Iraniens depuis près de 50 ans.
03:30Vous êtes en train de dire qu'Emmanuel Macron a des propos ambigus
03:33sur le régime iranien ?
03:35Je dis que sur le régime iranien,
03:37on ne peut avoir, je pense, aucun propos ambigu.
03:41Et que la France, qui est un pays que l'on regarde,
03:46que l'on écoute,
03:48tant son histoire est liée à la défense de la liberté,
03:54doit être sans ambiguïté.
03:58Avec le parallèle avec la Libye ou l'Irak.
04:00Est-ce que votre soutien à Israël est inconditionnel aujourd'hui ?
04:03Non, mais moi, ce terme de soutien inconditionnel,
04:06je le laisse à M. Plenel,
04:09quand il soutenait Septembre Noir,
04:12qui a assassiné 17 personnes,
04:16dont 11 athlètes israéliens.
04:18Je pense qu'un pays n'a jamais de soutien inconditionnel.
04:22C'est un terme qui n'a pas de sens.
04:26Mais l'intérêt de la France aujourd'hui,
04:29et l'intérêt de l'Europe aujourd'hui,
04:31c'est de ne pas vivre sous la menace
04:33d'un régime islamiste
04:36qui a déjà, encore une fois,
04:38commis des atrocités,
04:40pas seulement sur son propre peuple,
04:42mais également sur notre territoire national.
04:47Les intérêts de la France
04:48sont ma seule boussole.
04:51Les intérêts de la France sont ma seule boussole.
04:52Et en l'occurrence,
04:53l'intérêt de la France est incontestablement
04:56que l'Iran, à tout le moins,
04:58ne possède jamais,
05:00en tout cas, sous ce régime-là,
05:03la bombe nucléaire.
05:05Déjà, c'est la première des choses.
05:07Et pour l'instant,
05:08les éléments qui sont portés
05:11à la connaissance des uns et des autres
05:13laissent planer le risque
05:16qu'ils puissent détenir
05:18la bombe nucléaire
05:20et accessoirement s'en servir.
05:22Concrètement, vous êtes en train de nous dire
05:23qu'Emmanuel Macron commet une faute
05:25au nom de la France
05:27en estimant que les armes doivent se taire
05:29et qu'il ne faut pas renverser la résine par les armes.
05:31Je vous ai dit ce que je vous ai dit.
05:33Vous pouvez essayer de le reformuler différemment.
05:36Ce sera peut-être moins bien formulé que moi.
05:37Mais c'est une faute ou pas ?
05:38Est-ce que c'est une faute ?
05:39La Libye ou l'Irak ?
05:41C'est un changement de résine.
05:45Encore une fois,
05:47moi je crois
05:49que ceux qui menacent les autres
05:51et pour le coup,
05:53la Libye a 11 ans également
05:56commis à l'égard du peuple français
05:59des atrocités,
06:00mais l'Iran n'a jamais cessé de le faire.
06:02C'est-à-dire que ce n'est pas seulement
06:05pour le coup le passé.
06:08L'Iran, c'est tout le temps.
06:10Les menaces contre Israël
06:12ont été formulées à peu près
06:14à chaque discours
06:16qui ont été tenus par les Mollahs.
06:22Donc, voilà,
06:24il n'y a pas d'amodiation,
06:26il n'y a pas d'atténuation
06:28dans la volonté en tout cas exprimée
06:31par l'Iran
06:33de se servir de la violence
06:35et accessoirement,
06:38dans le but qu'ils ont exprimé,
06:40de souhaiter la disparition
06:41pure et sain de Israël.
06:42Le président américain,
06:43il entretient le flou.
06:45Est-ce que vous souhaitez
06:45qu'il s'implique dans ce conflit ?
06:47Il a raison d'entretenir le flou.
06:49C'est le principe même de la diplomatie,
06:51si je puis me permettre.
06:51La diplomatie, j'ai eu l'occasion
06:53de le rappeler à de multiples reprises.
06:55Souvent, il faut bien le dire,
06:56pour critiquer Emmanuel Macron,
06:58elle doit être,
07:00sinon secrète,
07:01au moins discrète.
07:03Bon, c'est pas la qualité principale
07:05d'Emmanuel Macron.
07:07Je pense que toutes les grandes puissances
07:09qui peuvent intervenir
07:11pour tenter de trouver
07:12une issue rassurante
07:15pour notre pays
07:17et notre continent
07:18doivent intervenir, bien sûr.
07:21Je ne réponds pas à Mediapart.
07:26Jamais depuis 20 ans.
07:28Est-ce que Karine Permentier
07:29peut rester dans ces conditions ?
07:31Mais, enfin, écoutez,
07:32est-ce que sérieusement,
07:34Mediapart,
07:35qui n'est pas si sérieux
07:36que ce que vous voulez bien penser,
07:37d'ailleurs,
07:38vous pensez que vous m'apprenez
07:42que présent
07:44était à l'opposé
07:48de la pensée
07:50qui était la mienne ?
07:52J'espère que c'est une plaisanterie.
07:53Vous êtes trop jeune
07:54pour avoir connu
07:55le conflit
07:57qui a été le mien
07:58avec ce journal
08:00qui m'a mené,
08:02il faut bien le dire,
08:03une guerre politique
08:04et dont même Mediapart,
08:06c'est vous dire,
08:07malgré leur mauvaise foi,
08:09même Mediapart
08:09admet
08:10que nous avions
08:12des pensées radicalement différentes.
08:14Ils ont même
08:14exhumé
08:15une interview,
08:17une intervention de moi
08:18où je parlais,
08:19admettons-le,
08:20d'une façon peu amène
08:22tout de même
08:22de ce courant de pensée,
08:25de ces groupuscules,
08:28de ces obsessions
08:29délétères
08:30et j'en passe
08:31et des meilleurs.
08:32Donc,
08:32si vous voulez,
08:33qu'un journaliste
08:34dont je pense quand même,
08:36pardon,
08:37vous allez pas prendre ça pour vous,
08:39qu'il est quand même
08:40un peu soumis
08:41à la ligne éditoriale
08:42de son média,
08:43j'ai d'ailleurs vu
08:44un certain nombre d'entre vous
08:45changer un peu
08:46de ligne éditoriale
08:46en changeant de média,
08:47vous voyez,
08:47donc j'ai une certaine expérience
08:49dans ce domaine,
08:50défendre des idées
08:53qui étaient contraires
08:54aux miennes,
08:55oui,
08:55bien sûr.
08:56Maintenant,
08:56je vais vous dire une chose.
08:59Ça peut être une fierté
09:00pour moi
09:01de me dire
09:01que j'ai arraché
09:02un certain nombre
09:03de personnes
09:03à ces pensées-là,
09:05à ce courant de pensées-là.
09:07Je pense que c'est aussi
09:08le rôle des politiques
09:09et que quand vous réussissez
09:10à faire ça,
09:11convaincre des gens
09:11que les pensées
09:14qu'ils défendent
09:15ou qu'ils développent
09:16sont erronées,
09:19voire inadmissibles,
09:21vous avez rempli
09:23un des rôles
09:23qui est le rôle
09:24d'un dirigeant politique
09:25et donc je ne peux
09:26évidemment
09:27que me réjouir.
09:28que les gens deviennent
09:29expriment aucun retour
09:29sur ces édits.
09:30Il ne renie aucun...
09:31Excusez-moi,
09:32ça vous ennuierait
09:33qu'on parle juste
09:33d'un peu de défense ?
09:34Je sais que vous vous en moquez,
09:38mais vous êtes toujours...
09:41Je vais vous dire une chose.
09:44Il faudrait de temps en temps
09:46que vous essayiez
09:47de vous mettre
09:47à la place des Français.
09:50Parce qu'on comprend bien
09:52que vous avez des sujets
09:53d'intérêt
09:53qui ont l'air
09:55d'être passionnants pour vous.
09:56Mais objectivement,
09:58je pense qu'avec un peu
09:59de bonne foi,
10:00vous vous rendez compte
10:00que les Français
10:01sont à des kilomètres
10:03de ces histoires-là.
10:07Le vrai sujet aujourd'hui,
10:08c'est la défense.
10:10C'est un domaine
10:12d'excellence française.
10:15C'est un domaine fondamental
10:17pour la recherche
10:18et le progrès.
10:20C'est un domaine
10:20qui aujourd'hui...
10:24C'est du bruit en France.
10:26C'est du bruit en France
10:28et en Europe.
10:30Mais c'est un domaine
10:32dont un certain nombre
10:35d'entreprises,
10:35sous-traitantes notamment,
10:37sont extrêmement fragilisées.
10:41C'est peut-être le domaine
10:41d'ailleurs avec le nucléaire
10:44où les attermoiements
10:45et même les revirements
10:47d'Emmanuel Macron
10:48ont eu les conséquences
10:49les plus graves.
10:49Donc,
10:51on ne peut pas vendre
10:53une réindustrialisation
10:55de la France
10:55en faisant l'impasse
10:57sur la défense.
10:59On ne peut pas
11:00parler de réindustrialisation
11:02et de défense
11:03sans parler
11:04du coût de l'énergie.
11:06Ça tombe bien.
11:07J'ai un peu l'orgueil
11:09de dire que grâce à moi,
11:11on est en train d'en parler
11:12précisément
11:13à l'Assemblée nationale
11:14et que je sens poindre
11:16un revirement
11:17dont on est en train
11:29de parler
11:29et je sens poindre
11:31dans les votes
11:32qui ont eu lieu
11:32un revirement
11:33que je trouve
11:34effectivement extrêmement
11:35intéressant
11:35et rassurant.
11:37J'en ai voulu arrêter
11:38de votre relation
11:39avec Jordan Bardet
11:40là j'en profite
11:41parce que vous êtes
11:41tous les deux côte à côte
11:42une deuxième question.
11:43Ça va je prends.
11:44Moi j'ai une autre question
11:50à vous poser
11:51c'est juste
11:51franchement
11:52c'est pour satisfaire
11:53ma curiosité
11:53on va se taper
11:55cette question là
11:56pendant 18 mois
11:57non non
11:58est-ce qu'à chaque émission
12:00à chaque plateau
12:01ici on va se poser
12:02cette question là
12:02alors je vais
12:04essayer de vous apporter
12:05une réponse
12:06voilà
12:11Jordan et moi
12:17nous allons
12:19nous allons
12:19nous allons
12:19entrer en campagne
12:25présidentielle
12:26c'est un ami
12:30je l'ai appelé avant
12:31en disant
12:31est-ce que tu peux
12:31faire des alertons
12:32le prochain appel
12:38va intervenir
12:39la décision
12:39d'appel
12:40va intervenir
12:40quelle que soit
12:43la décision
12:43d'appel
12:44Jordan et moi
12:45nous continuerons
12:47à faire campagne
12:48à la présidentielle
12:49voilà
12:49juste pour reparler
12:50aussi de ce que vous réclamez
12:52un débat à l'assemblée
12:54comme certains
12:55de vos collègues
12:56députés
12:57sur le fondant
12:57d'article 50
12:58tiré 1 de la constitution
12:59ce débat
13:08il est demandé
13:09par la France insoumise
13:11pour continuer
13:12à faire
13:13la promotion
13:13du Hamas
13:15matin midi et soir
13:16continuer à déverser
13:20leur haine d'Israël
13:21matin midi et soir
13:22donc on sait déjà
13:24ce qu'ils vont dire
13:25je ne vois pas du tout
13:26ce que
13:27en l'état actuel
13:28des situations
13:28à déverser
13:29c'est un rapatiment
13:34et si vous disiez
13:35que la France
13:35on fait assez
13:36le rapatiment
13:37non mais parce qu'en fait
13:42il faut beaucoup de qualité
13:44pour être Premier ministre
13:45dont celle de s'introduire
13:46dans un rafale
13:47et d'en sortir
13:47sur les rapatriements
13:51est-ce que vous jugez
13:51que la France
13:52en fait assez
13:53pour les rapatriements
13:54de ses ressortissants
13:55écoutez moi j'ai pas d'éléments
13:57mon parti
13:58je ne sais
14:01je ne sais que ce que vous avez dit
14:04c'est-à-dire que les gens
14:05que vous avez interviewés
14:07et il semblerait
14:08qu'il y ait
14:09à tout le moins
14:11une forme de défaillance
14:12dans l'organisation
14:13potentielle
14:13des rapatriements
14:14de nos propres
14:15concitoyens
14:17mais je n'ai aucun autre élément
14:19que ce que j'ai vu
14:20sur vos
14:21sur vos images
14:23vous voyez
14:23et les témoignages
14:24que vous avez obtenus
14:25donc je ne peux pas
14:26me prononcer comme ça
14:28elle ne renie aucun de ses propos
14:31elle ne renie aucun de ses propos
14:32merci c'est terminé
Commentaires

Recommandations