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00:25Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans votre édition du mercredi 18 juin.
00:29Au sommaire aujourd'hui, la journée internationale de lutte contre les discours de haine, focus sur une initiative citoyenne portée par de jeunes Ivoiriens à Abidjan.
00:39Nous parlerons également des efforts de la Côte d'Ivoire pour se conformer aux exigences internationales, notamment celles de l'Union Européenne et des États-Unis.
00:47Et puis en économie, nous recevrons Guillaume Liby, économiste, pour parler des perspectives de la promotion immobilière en Côte d'Ivoire, en marge du salon Biol d'Expo. Merci d'être avec nous.
00:57Racisme, xénophobie, sexisme, homophobie. Les discours de haine prennent aujourd'hui de multiples visages. En ligne, comme dans l'espace public, les mots peuvent blesser, diviser, parfois même détruire.
01:11Ce 18 juin, à l'occasion de la journée internationale de lutte contre les discours de haine, l'ONU appelle à une prise de conscience globale.
01:19A Abidjan, une jeunesse engagée a décidé de transformer les mots en actes.
01:23Audrey Lee Kound et ses amis ont lancé un podcast baptisé « Laissons parler les gens », un espace pour déconstruire les stéréotypes et faire entendre les voix trop souvent réduites au silence.
01:34Un reportage signé Denise Coadio.
01:37Racisme, xénophobie, sexisme, homophobie. Les discours de haine se propagent sous de nombreuses formes.
01:45En ligne ou dans l'espace public, les mots peuvent blesser, diviser, voire détruire.
01:50Ce 18 juin, à l'occasion de la journée internationale de la lutte contre les discours de haine, l'ONU appelle à une prise de conscience collective.
02:00A Abidjan, Audrey Lee Kound et ses amis ont décidé de passer à l'action.
02:05Ensemble, ils ont lancé un podcast « Engagés baptisés, laissons parler les gens », un espace de parole pour déconstruire les stéréotypes et donner de la voix.
02:15Parce qu'on pense qu'il faut régir la manière dont les jeunes voient les réseaux sociaux et comment ils interagissent avec les réseaux sociaux.
02:27On pense aussi que le fait d'interviewer des personnalités qu'ils admirent et qu'ils aiment peut leur permettre de se dire
02:34« Ah, si les commentaires qu'on laisse sur les réseaux sociaux touchent ces gens-là qu'on admire, ça veut dire qu'il faut qu'on repense notre relation
02:40et qu'on repense les commentaires qu'on laisse sous leur publication. »
02:43Le podcast cible prioritairement les jeunes très exposés au discours haineux, notamment sur les réseaux sociaux.
02:50Jemima Kessier est community manager du projet.
02:54Mais vous chargez l'impact de cette initiative.
02:56Laissons parler les gens en chiffres, c'est 1300 personnes sur Facebook, c'est presque 1000 personnes sur YouTube parce qu'on a 915 abonnés,
03:07c'est 200 personnes sur Instagram et on est pratiquement à 7000 personnes sur TikTok.
03:14On a des commentaires de personnes qui ont décidé de devenir, de passer des personnes qui arsenaient à des personnes assez bienveillantes
03:25et qui prennent des messages d'amour et de poésion.
03:29Dans son message officiel, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a l'aide cette année sur les dérives liées à l'usage de l'intelligence artificielle.
03:39Il appelle à en faire un outil au service du bien et non une âme de haine.
03:45Dans un autre registre, la Côte d'Ivoire figure désormais sur la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme.
03:54Une position qui suscite des réactions officielles.
03:57La Commission européenne a placé six pays africains dans sa liste des États à haut risque pour le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.
04:04Parmi eux, la Côte d'Ivoire, malgré des efforts récents pour renforcer son cadre juridique.
04:10Une décision attendue par les autorités ivoiriennes qui affirment être pleinement engagées à satisfaire les exigences européennes.
04:18Le porte-parole du gouvernement, Amadou Koulibaly, s'est exprimé à ce sujet. On l'écoute.
04:22Nous ne sommes pas surpris. Nous ne sommes pas surpris parce que c'est une directive de l'Union européenne qui recommande sa mise en conformité avec les recommandations du Gafi.
04:37Vous vous souvenez que c'est en octobre 2024 que la Côte d'Ivoire a été mise sur cette liste-là.
04:45Donc la décision de l'Union européenne n'est pas nouvelle. Elle est la mise en conformité.
04:54C'est une transposition de ce que le Gafi a décidé en octobre 2024 qui se retrouve aujourd'hui au niveau de l'Union européenne.
05:06Ce dont je peux vous assurer, c'est que nous travaillons avec le Gafi.
05:10Les choses se passent très bien. Dès lors que nous serons sortis de cette liste avec le Gafi, de façon mécanique, nous sortirons de cette liste au niveau de l'Union européenne.
05:25Elle a juste actualisé ces données en se mettant en conformité avec le Gafi.
05:30Alors nous sommes engagés dans la lutte contre le terrorisme et vous le savez, notre pays n'a non seulement été victime mais en subi les conséquences
05:41puisque aujourd'hui sur notre territoire nous avons pratiquement 100 000 réfugiés qui se retrouvent sur le sol ivoirien.
05:50Donc ce serait un paradoxe qu'un pays qui est si engagé dans la lutte contre le terrorisme encourage le financement du terrorisme et le blanchement des capitaux.
06:02C'est une question de cohérence de notre politique.
06:04Donc nous sommes résumément engagés.
06:07C'est des mécanismes qui sont définis.
06:11C'est des directives.
06:14C'est des indications qu'il faut pouvoir respecter.
06:17En ce qui nous concerne, il y a 31 mesures qui nous ont été demandées de respecter.
06:25Nous avons commencé à les adresser.
06:28Les efforts en tout cas sont, je dirais, très très positifs.
06:32Donc nous avons bon espoir de sortir de cette liste du Gafi.
06:37Et de façon, je dirais, quasi mécanique, nous sortirons également de la liste de l'Union européenne.
06:45Voilà un peu ce que je peux vous dire sur cette question-là.
06:49C'est des processus techniques.
06:53Mais pour ce qui est de l'engagement politique, on n'a aucun doute de l'engagement politique de la Côte d'Ivoire.
06:59Autre sujet d'inquiétude sur le plan international, une possible vague de restrictions de visa en provenance des États-Unis
07:08qui pourrait impacter plusieurs pays africains, dont la Côte d'Ivoire.
07:12Selon une note interne consultée par le Washington Post et Reuters, la Côte d'Ivoire, la RDC, le Sénégal, le Bénin et bien d'autres pays africains
07:20risquent d'être concernés par de nouvelles restrictions de visa américain.
07:25En cause, la production massive de faux documents d'identité qui remettraient en cause la fiabilité des systèmes administratifs.
07:33La réaction du gouvernement ivoirien ne s'est pas faite attendre.
07:36Voici ce qu'a déclaré le porte-parole ce 18 juin.
07:38Nous avons les meilleures relations qui soient avec les États-Unis.
07:43Nous travaillons donc avec l'ambassade des États-Unis.
07:47Il y a un ensemble de documents qui ont été demandés.
07:51Donc ils seront fournis.
07:54Nous avons deux mois pour remplir toutes ces conditions.
07:59Donc il n'y a pas de problème particulier.
08:01Ce ne sont pas des choses énormes qui sont demandées.
08:03Vous savez que les États-Unis ont engagé une politique vigoureuse de lutte contre l'immigration clandestine.
08:12Et donc à partir de ce moment, elles prennent un certain nombre de dispositions.
08:16Et la Côte d'Ivoire n'est pas particulièrement inquiétée.
08:20Vous savez, quand on est dans un pays, on respecte les règles de ce pays.
08:23Donc je pense que tous les Ivoiriens qui respectent les règles du pays d'accueil dans lequel ils sont,
08:29quels qu'ils soient, ils n'ont pas d'inquiétude particulière à avoir.
08:34Maintenant, il va s'en dire que s'il y en a qui sont dans des situations illégales,
08:38ils subiront la rigueur de la loi du pays dans lequel ils sont.
08:44Pendant ce temps, sur la scène politique nationale,
08:47les femmes du RHDP s'organisent à l'approche du Congrès du Parti.
08:51À l'approche de ce Congrès, ces femmes se mobilisent massivement.
08:55Réunies autour de leur présidente, Arlette Badou,
08:58elles souhaitent occuper une place stratégique dans les décisions à venir.
09:01Une forte mobilisation à quelques mois des prochaines échéances électorales.
09:05Écoutons Arlette Badou, présidente de l'Union des femmes du RHDP.
09:10Alors, quels sont les enjeux de ce Congrès pour le RHDP ?
09:15Il est particulièrement important ?
09:17Oui, très important, déjà, que nous sortions de ce Congrès uni,
09:24très fort, pour continuer de servir la nation toute entière.
09:30Voilà un peu l'enjeu de ce Congrès.
09:33Mais est-ce qu'on connaîtra enfin le nom du candidat du RHDP à l'élection présidentielle,
09:38à l'issue du Congrès ?
09:39Le candidat, il est déjà connu.
09:41Tous les militants, à travers les prix-Congrès,
09:43à travers les cérémonies d'hommage,
09:46à travers les femmes, les jeunes,
09:49et la haute direction,
09:51on a déjà proclamé le candidat.
09:54Le candidat, c'est le président Alassane Ouattara.
09:56Et pour aller plus loin sur ce sujet,
09:59Arlette Badou sera ce soir, à 21h10,
10:01l'invité de l'émission « Droit dans les yeux »
10:03avec Philippe Dinacera.
10:05Une interview à suivre en direct sur notre antenne.
10:08Autre secteur en tension,
10:10le foncier,
10:11ACD, conflit de propriété,
10:13affaires judiciaires,
10:14le ministre de la Construction a dû s'expliquer devant l'Assemblée nationale,
10:18crise foncière,
10:19fraude sur les ACD,
10:21affaires Comé-Bacari,
10:22le mardi 17 juin,
10:23le ministre de la Construction,
10:25du logement et de l'urbanisme
10:26a été interpellé à l'Assemblée nationale
10:28par un député du PPACI.
10:30Trois heures d'échange franc et direct
10:32autour d'un sujet devenu brûlant
10:34pour de nombreux Ivoiriens.
10:36Un reportage de Diane Edrissa
10:37commenté par Eréna Eté.
10:39C'est un débat rare,
10:41attendu et à fort enjeu.
10:43Face aux députés,
10:44le ministre Bruno Connet n'a pas esquivé.
10:47En première ligne,
10:48l'insécurité foncière
10:50qui mine la confiance des citoyens.
10:52Pour lui,
10:53il faut d'abord en comprendre
10:54les racines.
10:56Notre pays, sur ce plan,
10:58a trop longtemps évolué
10:59entre deux régimes fonciers parallèles,
11:02difficilement conciliables.
11:04Un régime moderne,
11:06codifié,
11:08d'une part,
11:08et puis d'autre part,
11:09un régime coutumier,
11:11plus diffus,
11:12mais largement pratiqué.
11:14Ainsi, des dizaines de milliers
11:15de transactions foncières
11:16ont été réalisés
11:18sur la base d'attestations villageoises,
11:21sur des sites
11:22n'ayant pas fait l'objet
11:23d'approbations de lotissement.
11:25Des transactions ont été réalisées
11:27sans ancrage légal,
11:28formel,
11:30souvent sans enquête préalable,
11:32sans vérification croisée
11:33et sans publicité.
11:35Autrement dit,
11:38vous achetez un terrain,
11:40mais personne ne sait,
11:42pas même le ministère
11:43en charge de la gestion foncière.
11:46Et vous dites que vous êtes propriétaire.
11:49Vous voyez,
11:50c'est ce qui est dit en français
11:51un peu plus propre ici.
11:54Donc cela a entraîné
11:55des superpositions de droits
11:56sur une même parcelle,
11:59une multiplicité de documents
12:01sur un même espace
12:03et dans les cas les plus extrêmes,
12:05la vente
12:05d'un même terrain
12:06à plusieurs accueureurs
12:08de bonne foi.
12:09Des zones à litige
12:10dans presque toutes les grandes villes,
12:12des terrains à deux,
12:13voire trois titres
12:14de propriétés différents,
12:16une administration
12:16longtemps dépassée.
12:18Le ministre reconnaît
12:19un passif lourd,
12:20mais veut y remédier.
12:21Nous sommes conscients
12:22que plusieurs lotissements
12:24continuent de se développer
12:25en dehors du cadre légal.
12:27En conséquence,
12:28nous avons,
12:29un,
12:29renforcé les dispositifs
12:30de contrôle des opérations
12:32d'aménagement
12:32par la création
12:33du guichet unique
12:34du permis de construire
12:35et désormais
12:36du contrôle urbain.
12:37Si vous avez fait attention
12:38à notre actualité,
12:40il y a trois,
12:41quatre mois,
12:42nous avons accru
12:44ou étendu
12:46les missions
12:47du guichet unique
12:48du permis de construire
12:49désormais
12:50et du contrôle urbain.
12:52Et deuxièmement,
12:54nous avons mis en place
12:55un dispositif de sanction
12:56plus coercitif
12:57contre les opérateurs,
12:59contre les communautés,
13:00etc.,
13:01qui autorisent
13:02ou tolèrent
13:03l'aménagement
13:03des parcelles
13:04hors du respect
13:05des procédures officielles.
13:08Ces pratiques
13:09qui déstabilisent
13:10l'espace urbain
13:11sont à la source
13:12de futurs litiges potentiels
13:16et mettent en danger
13:17l'harmonie
13:18de nos villes.
13:20Autre réforme importante,
13:22le titrement massif
13:23des parcelles.
13:24Il convient d'abord
13:26de préciser
13:27que de façon générale,
13:29nos actions
13:30en matière
13:30de gestion foncière
13:31visent à lutter
13:32contre les notissements
13:33non conformes,
13:34à garantir
13:35la viabilité
13:35des projets,
13:37à prévenir
13:37les conflits
13:38et à assurer
13:39que chaque parcelle
13:40soit cadastrée,
13:42viabilisée
13:43et éligible
13:44à un titre foncier
13:45avant d'être sorti
13:47du domaine
13:47privé de l'État.
13:49Donc c'est ça
13:50que nous visons aujourd'hui.
13:51Et malheureusement,
13:52ce n'est pas ce qui
13:53s'est fait dans le passé.
13:54Un autre point
13:55sur lequel était attendu
13:56le ministre de la Construction
13:57est l'affaire
13:58Comé-Bacari.
13:59Selon Bruno Connet,
14:01l'affaire entre les mains
14:01de la justice.
14:03Toutefois,
14:04son ministère
14:04n'est pas resté
14:05les bras croisés.
14:06Nous avons immédiatement
14:07suspendu l'instruction
14:08de tous les dossiers
14:09liés au périmètre
14:11de Bessicois,
14:13de Revoltais 2,
14:14dans l'attente
14:15de la fin des audits
14:17et des investigations judiciaires.
14:20Cette suspension
14:20vise à empêcher
14:21la consolidation
14:23de droits de propriété
14:24sur les lots concernés,
14:25premièrement.
14:26Deuxièmement,
14:27à éviter
14:27les transferts fraudulés
14:29de parcelles
14:29à laitières.
14:31Et troisièmement,
14:32à préserver
14:32l'intégrité
14:33du domaine foncier
14:34concerné
14:34le temps de clarifier
14:36les droits légitimes.
14:38Ce gel administratif
14:40n'a pas concerné
14:41uniquement Bessicois.
14:43Il a été étendu
14:44à d'autres zones urbaines
14:46où des cas similaires
14:47ont été rapportés.
14:49Avec la mise en place
14:50de l'ADU,
14:51la numérisation des titres
14:53et l'assainissement
14:54des procédures,
14:55le gouvernement
14:56entend tourner la page
14:57de l'anarchie foncière.
14:58Pour Bruno Connet,
14:59la gestion du foncier
15:00ivoirien
15:01n'a jamais été
15:02aussi encadré
15:02qu'aujourd'hui.
15:04Même si,
15:05le chemin vers
15:05une transparence totale
15:06reste un défi
15:07à relever.
15:10Et pour terminer,
15:11cap sur notre
15:12chronique économie.
15:13Quel défi attendent
15:14aujourd'hui
15:14les acteurs
15:15de la promotion immobilière ?
15:17Guillaume Liby
15:18nous apporte
15:18son éclairage.
15:28Bonsoir,
15:29M. Liby.
15:30Bonsoir.
15:30Bienvenue.
15:31Toujours un plaisir
15:32de vous recevoir.
15:32Oui,
15:33je suis très heureux
15:34d'être là aussi.
15:35Alors,
15:35comme je l'ai annoncé
15:36en début de journal,
15:38on va parler
15:39justement
15:40de promotion immobilière
15:41aujourd'hui,
15:43surtout en marge
15:44du salon
15:44Build Expo.
15:46Alors,
15:47les principaux
15:48obstacles financiers
15:49auxquels
15:50sont confrontés
15:51en général
15:51les promoteurs
15:52immobiliers
15:52en Côte d'Ivoire ?
15:54Alors,
15:54merci.
15:56Disons que
15:56le secteur
15:57de l'immobilier
15:58lui-même,
15:58il faut rapidement
15:59faire un tour
16:01de la question.
16:03Vous savez,
16:03c'est une chaîne
16:04de valeur
16:04qui,
16:05de mon point de vue,
16:06est basée sur
16:07trois axes.
16:10Premièrement,
16:10le foncier rural,
16:13le foncier urbain,
16:14et ensuite,
16:15ce qui est fait
16:16de la transformation
16:17de ce foncier urbain,
16:19c'est-à-dire
16:19les usages,
16:20les usages qui sont faits
16:22du foncier urbain.
16:25Voilà.
16:25Donc,
16:26c'est...
16:27Et le problème
16:27que nous avons,
16:28pour répondre
16:29vraiment à votre question,
16:31sur les challenges,
16:35c'est que
16:35le foncier rural
16:40qui a été transformé
16:41en foncier urbain
16:42sous le poids
16:43de l'urbanisation.
16:45Voilà.
16:46Sous le poids
16:46de l'urbanisation,
16:47ce qui fait que
16:48la Côte d'Ivoire
16:49est un pays
16:49relativement urbanisé,
16:52particulièrement
16:52à Abidjan,
16:54qui compte
16:54près de
16:567 millions,
16:58donc le grand Abidjan
16:58qui compte
16:59près de 7 millions
16:59d'habitants,
17:01et qui...
17:02Où on a
17:03un ratio
17:04de population
17:05sur le kilomètre carré
17:06de 1 820,
17:08alors que dans le reste
17:09de la Côte d'Ivoire,
17:10nous sommes à 112
17:11personnes
17:12pour un kilomètre carré.
17:13Donc,
17:14je veux dire,
17:14il y a une concentration
17:15sur Abidjan
17:16qui fait qu'effectivement,
17:18vous avez
17:18beaucoup de challenges,
17:19notamment la surchauffe
17:20qu'il y a
17:21sur le marché
17:22des immobiliers.
17:24Alors,
17:24ça,
17:24ça implique
17:26effectivement
17:27des conséquences,
17:28notamment,
17:29vous avez parlé
17:29des challenges.
17:32Bon,
17:32les difficultés,
17:33c'est que,
17:34premièrement,
17:34il faut que le promoteur
17:35immobilier
17:36ait une base clientèle
17:38sauveur.
17:39Deuxièmement,
17:40il faut que
17:41lui-même,
17:43il injecte
17:44de la liquidité
17:45dans l'affaire,
17:47alors que
17:48l'immobilier,
17:48c'est un investissement
17:50de longue portée,
17:51de longue durée
17:51et qui est très lourd.
17:53Ensuite,
17:53il faut qu'il se fasse
17:54accompagner
17:55par une banque
17:56qui va accepter
17:57de financer
18:00la promotion.
18:01Donc,
18:01ça aussi,
18:02ce n'est pas toujours
18:04évident.
18:05Donc,
18:05vous avez trois facteurs
18:06qui ne sont pas toujours
18:07bien additionnés,
18:09notamment,
18:10donc,
18:10la solvabilité
18:11de la clientèle,
18:12l'injection
18:13des liquidités
18:14importantes
18:14par le promoteur
18:15lui-même
18:15et donc
18:16l'accompagnement
18:17par les banques.
18:18Alors,
18:19justement,
18:19comment le secteur
18:20bancaire,
18:20aujourd'hui,
18:22soutient le financement
18:23des projets immobiliers
18:24en Côte d'Ivoire ?
18:25Alors,
18:26j'ai un ami
18:27qui s'appelle
18:28Mohamed Ouattara
18:29qui vient des clients
18:30d'Yves Récemment
18:30sur l'immobilier
18:31et qui a démontré
18:32effectivement
18:32que le secteur bancaire
18:34a fait de gros efforts
18:35parce que
18:36l'accompagnement,
18:39le volume brut
18:39donc des financements
18:40qui ont été accordés
18:41par le secteur bancaire
18:42au secteur immobilier
18:44passé de 31 milliards
18:45à 515 milliards
18:47sur une période
18:47de 10 ans.
18:49Mais je pense
18:49qu'on peut faire mieux.
18:51Je pense qu'on peut faire mieux.
18:53D'une des idées
18:54ou bien d'une des méthodes
18:55que les banques
18:56peuvent utiliser,
18:57c'est de rallonger
18:58le délai de remboursement.
19:00Parce que lorsque
19:00vous rallongez
19:02le délai de remboursement,
19:04vous permettez
19:07donc à l'accueur
19:08d'avoir moins de pression
19:10sur sa trésorerie.
19:11Ça, c'est la première des choses.
19:13Donc, à partir du moment
19:14où vous avez moins de pression
19:16sur la trésorerie,
19:17beaucoup d'autres personnes
19:18peuvent être qualifiées
19:18pour avoir accès
19:20à ces prêts-là.
19:21Et cela est d'autant plus facile,
19:23je dirais,
19:24faisable parce qu'aujourd'hui,
19:26dans l'UEMOA,
19:27on a une institution
19:28qui est la caisse régionale
19:29de refinancement
19:32des crédits hypothécaires
19:34qui refinance
19:36les prêts des banques.
19:38Vous voyez ?
19:38Donc, lorsque, par exemple,
19:39vous prenez de l'argent
19:40avec moi
19:41pour construire votre maison,
19:43moi, je suis la banque,
19:44par derrière,
19:45je vends cette créance-là
19:47à cette institution-là.
19:49Donc, en retour,
19:50l'institution me remet immédiatement
19:51de l'argent
19:51que je ne peux rien injecter
19:53dans l'économie.
19:53Donc, les remboursements
19:54que vous allez faire,
19:56en fait,
19:57moi, en tant que banquier,
19:58je suis désormais
19:58juste un collecteur
19:59pour rembourser
20:00cette institution.
20:01il y a deux nantes possibilités.
20:04Il suffit juste
20:05que les banques
20:05fassent preuve
20:06de plus de créativité
20:07pour encore davantage,
20:09après l'effort
20:09qui a été fait
20:10au cours des 10 dernières,
20:11pour encore faire un peu plus
20:12parce que les besoins
20:13sont énormes.
20:14Alors,
20:15quelles sont, selon vous,
20:15les perspectives
20:16de croissance du marché
20:17à moyen terme ?
20:19Alors, les perspectives
20:20sont, je dirais,
20:23je ne dirais pas astronomiques.
20:25Mais quand vous voyez
20:26donc le décalage
20:28entre l'offre
20:28et la demande,
20:30vous voyez fort bien
20:30que les possibilités
20:32sont énormes.
20:33Vous savez, par exemple,
20:34le ministre
20:34de la Constitution
20:36de l'Ubanisme
20:36disait il y a deux ans
20:38que le déficit
20:39en unité de logement
20:41en Côte-Divôme
20:41était de près
20:42de 800 000
20:42avec un accroissement
20:45de ce défi
20:46de 10 %
20:47chaque année.
20:48Donc,
20:48ce qui veut dire
20:48qu'aujourd'hui,
20:49nous sommes environ
20:50autour de 1 million
20:51de déficit.
20:52Chaque année,
20:53par exemple,
20:54le besoin
20:55en logement
20:57est autour
20:57de 50 000 unités
20:59alors que les capacités
21:00de production
21:01aujourd'hui
21:02se tournent
21:02entre 3 000,
21:035 000,
21:04maximum 10 000 unités.
21:05Donc,
21:05vous voyez bien
21:06la différence énorme
21:07dans le gap énorme
21:09et donc,
21:09ce qui fait que
21:10les possibilités
21:11de développement
21:12dans le secteur immobilier
21:13sont encore énormes.
21:15Pour terminer,
21:16quels conseils pratiques
21:17vous pouvez donner
21:18à nos téléspectateurs
21:19pour mieux comprendre
21:20et anticiper
21:21les dynamiques
21:22de ce secteur ?
21:23Alors,
21:23je m'adresserais,
21:26je dirais,
21:26au moins 3 acteurs.
21:29Au moins 3 acteurs.
21:30D'abord,
21:30le consommateur,
21:31donc celui qui a besoin
21:32du logement.
21:34Alors,
21:34à celui-là,
21:35je dirais,
21:36fais-toi ouvrir
21:37un compte d'épargne
21:38dans une banque,
21:40économise,
21:42crée donc
21:42les conditions
21:43pour que la banque
21:44puisse te considérer
21:45comme un client
21:46solvable.
21:47Ça,
21:47c'est la première des choses.
21:49Ensuite,
21:49si tu veux construire
21:50toi-même,
21:51sois sûr que tu as
21:52toute la documentation
21:53juridique nécessaire.
21:55Et puis,
21:56fais-toi accompagner
21:57des spécialistes
21:58qui sont des spécialistes
21:59dans la construction
22:00de sorte à éviter
22:01donc les effondrements
22:02préjudiciables
22:03auxquels nous assistons
22:04de temps en temps.
22:05Ensuite,
22:06il y a
22:06le promoteur.
22:09Le promoteur,
22:10à eux également,
22:11je dirais,
22:11de s'assurer aussi
22:13d'avoir toute la documentation
22:15juridique
22:16pour sécuriser
22:16en fait
22:17les banques
22:18qui viendront
22:18leur apporter
22:20les financements
22:20nécessaires.
22:22Ensuite,
22:22je pense que
22:22de nos jours,
22:23il y a quand même
22:23des innovations
22:24qui sont faites.
22:26Donc,
22:27les constructeurs
22:27devraient être
22:28beaucoup plus innovateurs
22:29que ce qu'on voit
22:30aujourd'hui.
22:31Notamment,
22:32il y a les préfabriqués
22:33qui se développent
22:33de plus en plus.
22:34Il y a l'usage
22:35donc des matériaux locaux
22:38qui peuvent être,
22:39donc qui peuvent permettre
22:40donc de réduire
22:40les coûts
22:41et les délais
22:43de production.
22:44Donc,
22:44je pense qu'au niveau
22:45des promoteurs,
22:46c'est ce qu'on peut dire.
22:48Et puis,
22:48il y a les banques.
22:49Les banques,
22:50aux banques,
22:51moi-même,
22:52en tant que banquier,
22:54je dirais que
22:55le revenu
22:58n'est pas accentifié
22:59par le fait
23:02que le requérant
23:04soit travaille
23:05dans le secteur public
23:06formel ou informel.
23:07Voilà.
23:07Il doit être
23:09regardé,
23:10le requérant
23:13doit être regardé
23:14avec ses capacités
23:15de génération de revenus.
23:17Ça peut être
23:17le commerçant du quartier
23:19qui n'est pas un salaire
23:20mais qui a un compte
23:21d'épargne
23:22et qui est alimenté
23:23régulièrement.
23:25Donc,
23:25il y a une possibilité
23:26pour les banquiers
23:28de développer
23:29encore plus de produits
23:30pour attirer
23:31cette épargne-là
23:31qui transite
23:32dans ces milieux
23:34dits informels.
23:36Voilà.
23:36Ce qui pourrait
23:37permettre
23:38d'augmenter
23:39la capacité
23:40de ces requérants.
23:44Ensuite,
23:45les banques
23:45doivent,
23:46comme je disais tout à l'heure,
23:48envisager
23:48de faire
23:50des quédissus
23:51un temps plus long.
23:52Et puis,
23:53les nouvelles techniques
23:55qu'utilisent,
23:56par exemple,
23:56les promoteurs,
23:57notamment
23:57les locations vente,
23:59il faut en tenir compte
24:00lorsqu'on a affaire
24:02aux promoteurs immobiliers.
24:03Je pense qu'avec
24:05ces opérations,
24:07on pourrait
24:07développer
24:08d'avantages
24:09le secteur immobilier
24:10et puis naturellement
24:11le rôle
24:12de l'État aussi
24:12qui n'est pas
24:13à négliger
24:14notamment
24:14la sécurisation
24:18du foncier.
24:20Tout à l'heure,
24:21vous parliez
24:21de la prestation
24:23du ministre
24:24de l'Assemblée nationale.
24:26La chronique
24:27abidjanaise
24:27sur les expropriations,
24:29les disputes,
24:30sur les documents
24:31juridiques,
24:32sont légion.
24:33Et ça,
24:33il faut de manière
24:34définitive
24:35sanctifiée,
24:37avoir un débat
24:38qui sanctifie
24:38la délivrance
24:41de ces documents
24:43depuis les villages
24:44jusque dans l'administration.
24:46Donc ça,
24:47c'est très important.
24:48Puis ensuite,
24:48il y a
24:48le foncier rural lui-même.
24:50Il y avait une initiative
24:51qui avait été lancée
24:52de créer,
24:54donc de cadastrer
24:55toutes les terres.
24:56C'est important
24:56parce que
24:57lorsque vous arrivez
24:58à le faire,
24:58ça va créer
24:59de la valeur
25:00même pour
25:00les titres fonciers
25:02ruraux.
25:03Donc ça aussi,
25:03ça va permettre
25:04d'agir correctement
25:06sur le marché.
25:07Et puis donc,
25:08en définitive,
25:08je pense que
25:09lorsque tout ça
25:10est fait dans
25:11une bonne communication,
25:13ça pourrait donc
25:13aider à fluidifier
25:15le marché
25:16immobilier.
25:18Voilà.
25:18Merci beaucoup,
25:19M. Libby,
25:20pour cet échange
25:21riche en informations.
25:22Merci.
25:22Voilà qui met
25:23un point final
25:24à cette édition.
25:25Merci de votre fidélité.
25:27N'oublions pas,
25:27en cette journée internationale
25:28de lutte contre les discours
25:29de haine
25:30que chaque mot compte
25:31et que chacun d'entre nous
25:32a un rôle à jouer
25:33pour bâtir une société
25:34plus juste et inclusive.
25:36Restez connectés
25:37à notre antenne
25:37pour la suite
25:38de vos programmes.
25:39Très bonne soirée à vous.
25:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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