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  • il y a 7 mois
Luis Fernandez a réagi au décès de Bernard Lacombe ce mardi à l'âge de 72 ans. Le deuxième meilleur buteur de l'histoire du championnat de France a "bercé l'enfance" du gone des Minguettes à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise, qui deviendra plus tard son coéquipier en équipe de France. 

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Transcription
00:00Salut Louis, merci d'être avec nous dans l'after, avec Daniel, avec Kevin.
00:05Déjà une réaction, tu as partagé beaucoup de sélections avec Bernard Lacombe.
00:10On savait qu'il était malade, hospitalisé depuis janvier,
00:12et juste à ta réaction ce soir bien sûr, après le décès d'un de tes coéquipiers.
00:17Je suis triste ce soir, je suis très triste.
00:18T'apprendre cette nouvelle, ça me fait mal au cœur, très mal au cœur,
00:22parce que Bernard a bercé mon enfance du côté de l'Olympique Lyonnais,
00:27avec Keza, Lacombe, Mario, avec cette équipe, avec Emilio comme entraîneur.
00:32C'était un garçon que j'ai eu l'occasion de côtoyer en équipe de France,
00:35pour la génération 84, avec ce championnat d'Europe qu'on a gagné en France,
00:39avec Michel Hidalgo Personam aussi.
00:42Bernard, c'est quelqu'un que j'appréciais beaucoup, que j'aimais beaucoup,
00:45parce que Bernard, c'était un joueur qui a, dans mon enfance,
00:48c'était un avançant, un buteur, un joueur hors normes,
00:51que j'ai eu l'occasion de le voir jouer.
00:53C'est quelqu'un aujourd'hui que j'apprends cette triste nouvelle,
00:56que je suis vraiment très touché de sa disparition.
00:59Est-ce qu'il faut rappeler que Louis, avant de devenir une légende au PSG
01:02et d'arriver comme un petit gamin inconnu à Paris,
01:05c'est un gamin de Lyon.
01:06Oui, des manguettes.
01:07Et Lyon, c'est le club de Cantillimum.
01:12Et donc Bernard Lacombe est forcément, pour lui, à ce moment-là,
01:16un joueur très important.
01:17Et ensuite, il va le côtoyer en équipe de France.
01:21C'est tout à fait ça.
01:24Je pense que c'est ce Bernard que j'ai vu à Lyon,
01:28que j'allais voir aux entraînements,
01:30que je voyais quelqu'un qui était adorable,
01:33avec la bande de jeunes qu'on était du côté des manguettes,
01:36qu'on descendait, les voir jouer ou s'entraîner du côté de Jarlan.
01:40Il était toujours disponible, il était toujours proche,
01:43il était toujours adorable.
01:44C'est pour ça que, quand je le reviens à l'équipe de France,
01:46c'était vraiment, c'était pour moi, c'est une fierté.
01:48C'était vraiment faire partie,
01:50quand je le voyais jouer avec Chiesa ou avec Lacombe,
01:52avec Mario, le carré magique qu'on a visionné,
01:55je peux te dire que là, quand je le retrouvais en équipe de France,
01:57c'était un plaisir, c'était vraiment quelque chose de grand pour moi.
02:00Et Louis, Bernard, il était également connu pour une sorte un peu,
02:05alors il avait toujours un bon mot,
02:07il adorait les, aujourd'hui on appelle ça des vannes,
02:10à l'époque ça ne s'appelait pas comme ça.
02:11Oui, chambré.
02:12Oui, chambré, mais il pouvait être bien raide quand il chambrait,
02:15il envoyait quoi, après vous étiez à une époque,
02:17vous étiez à une époque un peu de chambre d'or,
02:19parce que Michel aussi était doué pour ça,
02:21mais Bernard, il envoyait quand il l'envoyait.
02:23Il l'envoyait, c'était quelqu'un qui ne laissait pas,
02:26parce que c'était déjà cet attaquant qu'il était,
02:29avec ses qualités, mais en tant qu'homme,
02:32c'est vraiment aussi quelqu'un qui avait ce plaisir de chambrer,
02:36moi je me taisais parce que j'étais le plus jeune,
02:37je n'avais rien à dire,
02:39je les regardais tous et j'étais émerveillé,
02:42émerveillé par ce groupe-là,
02:44cette génération-là a eu l'occasion aussi
02:46de rentrer avec eux en 82,
02:49et c'était un plaisir,
02:50parce que quand je le voyais ce Bernard
02:51aux entraînements, quand j'étais jeune,
02:54et qu'après je me retrouvais avec lui
02:55à l'entraînement avec l'équipe de France,
02:57je peux dire que là, c'était, oui,
02:59il me chambrait, parce qu'il me chambrait énormément,
03:01parce qu'il savait d'où je venais, d'où j'étais,
03:03et c'est vrai que dans ce groupe,
03:04il y avait vraiment une passion,
03:06il y avait de la vie,
03:07c'était un groupe avec aucun problème
03:09entre les uns et les autres,
03:11on s'appréciait,
03:12et encore aujourd'hui,
03:12cette disparition me fait un mal au cœur,
03:15parce que je faisais des trous,
03:16mais là, c'est pour ça que,
03:17je ne peux pas vous dire plus,
03:19mais c'est quelqu'un qui a une peine énorme pour lui,
03:23c'est pour ça que,
03:24je voudrais vous le dire,
03:25c'est que tout le monde sache que,
03:26si j'ai mon cœur de Lyon,
03:28il est là,
03:28c'est cet homme-là,
03:29avec le mari et tout ça,
03:31ce sont eux qui m'ont dit,
03:33qui m'ont aussi fait grandir
03:34dans ce monde du football,
03:35grâce à eux aussi,
03:37que j'ai grandi,
03:37que je suis rentré dans ce football
03:39que j'ai aimé après plus tard,
03:40pour devenir ce que je suis devenu,
03:41c'est tout, voilà,
03:42à peine, excusez-moi,
03:43parce que je ne peux pas...
03:43Non, Louis,
03:44ne t'excuse surtout pas,
03:45on est très heureux de t'avoir avec nous,
03:47et tu lui rends un magnifique hommage
03:48à Bernard Lacombe ce soir,
03:49bien sûr.
03:50Tiens, une dernière question,
03:51avant de te libérer,
03:52Louis,
03:53quel attaquant il était ?
03:55Ce n'était pas un gros gabarit,
03:56Bernard Lacombe,
03:56c'était un joueur très fin,
03:57un attaquant très fin.
03:58C'était,
03:59comment te dire,
04:00ce genre de surface,
04:01ce genre de remiseur,
04:03je ne sais pas,
04:04dans une surface,
04:05c'était le buteur,
04:06c'était le vrai buteur
04:07qui sentait les coups,
04:08qui sentait comment se positionner,
04:10comment anticiper,
04:11comment frapper,
04:11comment la donner.
04:12Je ne sais pas ce que vous en pensez,
04:13mais moi,
04:14je sais que j'ai gardé un bon souvenir
04:16de cet attaquant,
04:16un attaquant hors pair,
04:17fait partie de ses meilleurs attaquants
04:19qu'on a eus dans une époque,
04:21et puis il en faisait partie,
04:23et il restera toujours pour moi
04:24quelqu'un de ces joueurs
04:26que j'ai admirés,
04:28comme bien d'autres,
04:30mais lui,
04:30je l'ai admiré aussi,
04:31voilà.
04:32C'est pour ça que,
04:32c'est l'attaquant
04:33qui était un buteur dans une surface,
04:35un buteur avec une adresse,
04:37diabolique,
04:38voilà,
04:38c'est tout.
04:38C'est 255 buts en division.
04:40C'était pour ceux de notre génération,
04:43alors c'était les 9,
04:45en gros,
04:46avec l'évolution du football,
04:47c'est les 9 qui ont disparu,
04:49comme certains 10 ont disparu,
04:50c'est là qu'on voit
04:51que le football a beaucoup évolué,
04:53et des 9 comme lui,
04:54il y en avait beaucoup
04:55à cette époque-là,
04:56c'est-à-dire qu'il y avait ce poste-là,
04:57lui faisait partie des meilleurs
04:58et des plus efficaces,
05:00mais ces 9-là,
05:02comme il y avait des Lyonis,
05:05il y en avait Bianchi,
05:07c'était le mec de surface,
05:11je ne sais pas si peut-être
05:13le dernier qu'on a vu
05:14qui pouvait se rapprocher de ça
05:15dans l'instinct,
05:16et encore,
05:18il couvrait un peu plus de terrain,
05:19Paoleta couvrait un peu plus de terrain
05:21que Bernard,
05:22mais c'est des attaquants
05:23qui étaient plus sur
05:23anticiper les actions,
05:26jouer avec le défenseur,
05:28la finesse,
05:28l'instinct,
05:29être là au bon moment,
05:30et dans l'évolution du foot,
05:32ce qu'il y a peut-être
05:32de plus marquant chez lui,
05:34c'est que souvent,
05:36les gars qui ont vécu une époque
05:37ont du mal à s'adapter
05:38aux nouvelles époques
05:39et à voir l'évolution,
05:40et que ce gars-là
05:41ait pu être celui
05:42qui a senti
05:43que Benzema
05:45deviendrait
05:45un grand numéro 9,
05:47c'est tout à son honneur
05:48de la connaissance du football,
05:49parce que souvent,
05:50les vieux qui ont connu une époque
05:51et un poste,
05:52ils restent un peu figés
05:53sur ce que doit être un numéro 9,
05:54or Benzema,
05:55il a fait partie
05:55de l'évolution
05:56du grand changement
05:58de ce qu'était
05:58un numéro 9,
06:00et lui,
06:00il l'a vu,
06:00parce qu'on rappelle
06:01l'autre fois
06:02quand Fred Guerra
06:03est venu dans l'émission,
06:04on a rappelé
06:04qu'au début,
06:06tous les yeux des Lyonnais
06:07étaient tournés
06:07vers Ben Arfa
06:08et pas vers Benzema,
06:10peu de gens pensaient
06:11qu'il deviendrait
06:12cet attaquant-là,
06:13lui,
06:13il l'avait vu,
06:14lui,
06:14il avait senti
06:15que ce gars-là
06:16était un numéro 9
06:17moderne
06:17et deviendrait
06:18un très grand champion.
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