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François Houllier est le président-directeur général de l'Ifremer, l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer. Interviewé par « Le Point » dans le cadre de l'UNOC3, le sommet des océans qui s'est tenu à Nice, le biologiste s'est dit inquiet des désengagements enclenchés par l'administration Trump dans le domaine scientifique.

#Océans #Climat #UNOC3 #Unoc #Ocean #environnement #Ifremer #Argo

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Transcription
00:00D'abord, je crois que la chose, la première qu'il faut dire quand on parle des États-Unis,
00:03c'est que l'océanographie mondiale, elle a bénéficié,
00:06et elle bénéficie encore du travail remarquable qui a été fait par des collègues américains.
00:10Historiquement, à l'échelle séculaire, il y a eu un travail remarquable fait sur la côte Est,
00:15sur la côte Ouest, par Woods Hole, par Scripps, par la NOAA, voilà.
00:19Et ça, c'est un atout important.
00:21La deuxième chose, c'est qu'en océanographie, il y a des choses qu'on fait localement,
00:25par exemple, quand on travaille sur le domaine côtier,
00:27on est souvent plutôt, c'est fait nationalement,
00:30mais dès qu'on travaille sur des sujets qui sont des sujets de la haute mer,
00:35ou qui s'éloignent de la côte,
00:38on a besoin de grands programmes de collaboration internationale.
00:41Je prends toujours cet exemple du programme Argo,
00:434000 flotteurs qui mesurent le pouls de l'océan.
00:45C'est-à-dire, le pouls, c'est quoi ? La température, la salinité.
00:484000 flotteurs dans l'océan global.
00:50C'est un programme international, c'est un programme qui est global.
00:54Évidemment, quand un des partenaires majeurs, les États-Unis,
00:57baissent éventuellement la garde,
01:00parce qu'on ne sait pas encore exactement quelle va être la décision qui va être prise,
01:03c'est embêtant parce que ce réseau, il va être affaibli dans la durée.
01:06Il n'est pas affaibli demain matin, mais il va être affaibli dans la durée.
01:09Donc, c'est un motif d'inquiétude, c'est un motif de vigilance.
01:12C'est aussi un motif de mobilisation de notre côté en Europe, en France.
01:17Alors en France, on fait déjà bien notre part du travail,
01:19mais il faut que, je dirais, au niveau européen,
01:21sur un réseau comme Argo, nous nous mobilisions.
01:24Donc, oui, la situation aux États-Unis perturbe d'abord la vie des scientifiques américains,
01:31des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs.
01:34Elle perturbe aussi des grands programmes internationaux
01:36pour lesquels la collaboration mondiale est indispensable.
01:40Et derrière ça, il faut encourager nos collègues américains
01:44à continuer leur recherche, encourager d'une certaine manière
01:47les États-Unis à garder une science qui soit active et puissante,
01:50et puis nous-mêmes nous mobiliser pour que nous ayons
01:53des dispositifs de recherche les plus résilients possibles au niveau mondial.
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