00:0013h, 14h, Europe 1 13h, la suite d'Europe 1 13h sur Europe 1 avec vos Céline Giraud et vos deux chroniqueurs du jour, le journaliste Yvan Youfol et le chroniqueur politique Jean-Claude Lassier.
00:10Et on continue à parler de ce qui se joue entre Israël et l'Iran actuellement et quels moyens d'action pour la communauté internationale qui semble diviser la posture aussi d'Emmanuel Macron qui interpelle.
00:22On va écouter Jean-Noël Barraud qui a rappelé la disponibilité de la France dans la protection d'Israël. Le ministre des Affaires étrangères était sur M6 hier.
00:30Étant donné la nature et la trajectoire des attaques iraniennes contre Israël, les moyens militaires français n'ont pas été mobilisés.
00:38Mais le président de la République l'a rappelé. En fonction de la présence de nos emprises militaires sur le terrain, nous nous tenons prêts à contribuer à la protection d'Israël.
00:49Nos emprises, nos moyens militaires dans la région, ils ont vocation d'abord à défendre nos intérêts, mais aussi à participer à la défense de nos partenaires.
00:58Voilà, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud et la posture, je le disais, Jean-Claude Lassier d'Emmanuel Macron, qui semble parfois déroutante.
01:07D'un côté il appelle à défendre Israël, si on lui demande, et en même temps il dit qu'il ne partage pas l'approche israélienne mais les frappes ont eu des effets recherchés depuis longtemps.
01:16Il a une position très critique à l'égard de la politique de Netanyahou à Gaza.
01:21Bon, il n'est pas le seul. Il y a même beaucoup de gens en Israël qui se posent et s'interrogent sur la pérennité et le sérieux de cette politique israélienne à Gaza.
01:30C'est un autre débat.
01:31Je ne sais pas si M. Macron partagera ce... Je ne sais plus qui a dit que les guerres résolvent parfois, parfois, des problèmes que les diplomates n'arrivent pas à régler eux-mêmes.
01:46Je ne sais pas si c'est...
01:47Peut-être tolérant.
01:48Je ne sais plus qui a dit ça.
01:50Mais c'est vrai que ça peut être une vérité.
01:52On va notamment voir ce qui va se passer au G7, puisque les grands patrons de l'Occident se rencontrent.
02:00La première conséquence, c'est qu'il n'y aura pas de communiqué. J'ai vu ça.
02:04Il n'y aura pas de communiqué final.
02:05La dernière fois, ça s'est mal passé.
02:07Il y avait un désaccord qui avait persisté.
02:09Et donc, on n'a pas fait de communiqué final cette fois-ci.
02:12Il y aura simplement un état des lieux sur chacun des problèmes qui vont être abordés.
02:16Et puis, il y a M. Macron, on en parlait il y a une seconde, qui a dû annuler la réunion qui était prévue, je crois, mercredi à New York,
02:24où il devait être question, je ne sais pas si c'était quasiment fait, mais il devait être question avec l'Arabie Saoudite et un certain nombre de pays arabes.
02:32Mais c'est difficile à cerner, ça peut être.
02:34De la reconnaissance d'un État palestinien.
02:36C'est difficile à dire.
02:37La réunion, pour l'instant, est suspendue.
02:39Qu'est-ce qui va se passer à ce sommet du G7 ?
02:43J'espère qu'il ne sera pas complètement inutile, mais enfin, j'ai quelques inquiétudes, quand même.
02:46Yvon Riaufol, sur la posture d'Emmanuel Macron, je disais, parfois déroutante.
02:50Elle n'est pas très glorieuse, parce qu'en fait, le courage dont fait preuve Israël et le peuple israélien fait ressortir la pusillanimité,
02:58en tout cas des dirigeants français et des dirigeants européens, et singulièrement, d'Emmanuel Macron lui-même.
03:03On voit bien qu'il y a une grande hypocrisie, parce qu'il se félicite, malgré tout, tout le monde peut se féliciter,
03:08qu'un ennemi, qui est l'ennemi d'Israël, mais l'ennemi du monde occidental, puisse être éliminé.
03:12Mais j'entends également Jean-Noël Barraud, son ministre des Affaires étrangères,
03:15appelé à la retenue, quand il parle à Israël.
03:19Je l'ai entendu être incapable de dire qu'il n'y avait pas de génocide à Gaza,
03:24alors que, malgré tout, on peut quand même soutenir qu'il n'y a pas de génocide à Gaza.
03:27Je l'entends dire, encore une fois, qu'il veut expressément qu'il y ait une reconnaissance d'un État palestinien.
03:34On est tous d'accord pour qu'il y ait une reconnaissance d'un État palestinien,
03:36mais certainement pas dans ce contexte-là, où le Hamas est toujours présent, malgré tout, à Gaza.
03:41Donc, il y a effectivement une grande ambiguïté, une grande lâcheté,
03:45et elle est toujours à mettre en parallèle avec ce nouvel électorat qui est apparu maintenant en France,
03:50avec ce que l'on appelle maintenant communément la rue arabe,
03:52qui la rue arabe se reconnaît dans le palestinisme.
03:55Et Emmanuel Macron, de la même manière que Mélenchon,
03:57est en train de flatter ce nouvel électorat en donnant des gages.
04:00Et quand il donne des gages, précisément, il refuse de défendre Israël quand on l'accuse de génocide.
04:07Il refuse d'aller plus loin dans le soutien militaire pour l'instant,
04:11en disant qu'il appelle à la retenue, etc.
04:13Il appelle à la retenue et il dit que le soutien français aux droits d'Israël à se défendre
04:16n'est pas un soutien inconditionnel et sans limites.
04:18C'est ce qu'on précise.
04:19Ça s'appelle une lâcheté, une lâcheté déguisée.
04:21En tout cas, il n'a pas la posture que nous avons connue dans le passé,
04:24il y a quelques dizaines d'années maintenant,
04:26et il a, vis-à-vis de la politique de M. Netanyahou,
04:29de vraies réticences, pour ne pas dire davantage.
04:34Mais c'est vrai que quand même, quand on compte les morts qu'il y a à Gaza
04:37et qu'on voit dans quel état se trouve la bande de Gaza,
04:40on peut s'interroger sur la pertinence de la politique de M. Netanyahou.
04:44C'est ce que font beaucoup d'Israéliens.
04:46On verra bien la suite que, politiquement, cela donnera.
04:49Néanmoins, je reconnais volontiers, je suis d'accord avec mon camarade,
04:53c'est que la politique française, sous l'égide du président Macron,
04:58surprend parfois, je m'en tiendrai là.
05:00Que pensez-vous des interventions de Donald Trump,
05:02qui appellent à un accord Iran-Israël aujourd'hui ?
05:05Je rappelle qu'il s'était fait la promesse
05:07de ne plus engager son pays dans des guerres sans fin.
05:11Ce n'est pas un vat en guerre, attention.
05:12Ce n'est pas un vat en guerre, effectivement.
05:15Je crois qu'il désire ardemment la paix,
05:16mais dans la géopolitique qui se dessine,
05:19il faut aussi être toujours replacé dans ce contexte
05:22de ce que l'on a appelé la fitna,
05:23c'est-à-dire cette guerre intestine entre le sunnisme et le chiisme.
05:27Là, c'est l'Iran chiite qui commence à menacer non seulement l'Occident,
05:31mais également les pays arabes, sunnites.
05:34Et vous vous rendez compte qu'il y a une sorte de solidarité
05:36qui s'est installée entre le sunnisme et Israël.
05:39L'Arabie saoudite, par exemple, se montre comme étant alliée d'Israël.
05:42Donc, il y a tout cet environnement qui peut faire penser,
05:45effectivement, que l'Iran est de plus en plus isolée,
05:49qu'elle aurait intérêt à négocier.
05:50Mais maintenant, effectivement, il y a des péchés d'orgueil
05:52qui vont faire que l'Iran attaqué à ce point,
05:54humilié à ce point aux yeux du monde entier,
05:57ne risque pas d'accepter, me semble-t-il, un début de négociation.
06:01Donc, il va y avoir un mort.
06:02Il y a un mort ou du côté d'Israëlien, ou du côté iranien.
06:05Mais ce n'est pas tout à fait sûr.
06:07Non, rien n'est sûr, bien sûr.
06:09Si vraiment les molasses se sentent en grave difficulté,
06:12ce qui peut arriver, dans les heures et les semaines qui viennent,
06:14il est possible qu'ils soient obligés de venir à l'anégo,
06:18et cette fois, respecter les conclusions sérieuses.
06:21Je reconnais avec toi que c'est un gros point d'interrogation sur la région.
06:25On verra bien ce que nous donnerons les faits,
06:27en tout cas pour le moment.
06:28C'est une guerre entre Israël et l'Iran.
06:32Ça reste une guerre entre deux pays.
06:33C'est une guerre, c'est une espérance.
06:35Et ça fait hélas beaucoup de dégâts,
06:37même parmi la population civile.
06:38Oui, oui, bien sûr.
06:40Allez, 13h39, on reste ensemble,
06:41et dans quelques instants, on va revenir sur cette information européenne.
06:45Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
06:46qui saisit la justice,
06:47après une vidéo enregistrée puis publiée par l'imam Noureddin Aoussa,
06:52qui demande une fatwa à l'encontre de Gabriel Attal.
06:55Et puis on reviendra sur les fractures.
06:56LFI, le PS,
06:58est-ce que le divorce est définitivement acté ?
07:00On va en parler à tout de suite.
07:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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