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  • il y a 7 mois
GRAND DÉBAT / Sommet des océans à Nice : quelles avancées ?

« Le récap » par Marco Paumier

À l'occasion de l'Unoc3, la Conférence des Nations Unies sur l'océan, le président Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, ont multiplié les annonces. Sur le plan national, la France prévoit de porter à 78 % la part de ses eaux classées en aires marines protégées (AMP), en assurant une « protection forte » pour 4 % d'entre elles - contre seulement 0,1 % aujourd'hui. À l'échelle internationale, la France appelle à une ratification rapide, par plus de 60 États, du traité des Nations Unies sur la haute mer (BBNJ), afin qu'il puisse entrer en vigueur. Ce texte prévoit notamment la tenue régulière de COP pour coordonner les efforts de protection de la haute mer. En parallèle, Emmanuel Macron soutient, avec 37 autres pays, la mise en place d'un moratoire sur l'extraction minière des fonds marins. Au niveau national, la notion de « protection forte » reste floue, ce que dénoncent les associations environnementales. Le traité BBNJ devra composer avec la vingtaine d'organisations régionales de gestion des pêches déjà en place, et ses effets ne se feront sentir qu'après les premières COP. Enfin, le moratoire sur l'extraction minière, bien que soutenu par une coalition de pays, reste fragile : moins de 40 États y ont adhéré, et son efficacité semble incertaine face à des puissances comme les États-Unis, où un décret signé par Donald Trump autorise déjà l'exploitation des fonds marins. Dans ce contexte, que peut-on réellement attendre des engagements pris lors de l'Unoc3 ?

Invités :
- Éléonore Caroit, députée apparentée « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France,
- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine,
- Maître Sébastien Lootgieter, avocat spécialiste du droit maritime,
- Véronique Andrieux, directrice générale de WWF.

INTERVIEW FRANC-PARLER / Denis Gravouil : entre rapport et conclave, l'heure de vérité sur les retraites...

Présenté jeudi 12 juin 2025, le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites (COR) prévoit une dégradation du déficit qui devrait atteindre 0,2 point de PIB en 2030 et 1,4 point de PIB en 2070 dans la situation actuelle. Afin de rééquilibrer le système de financement des retraites, le COR mentionne 4 leviers d'action : trois pistes considérées comme étant « récessives », qui toucheraient au revenu net, à la demande des ménages et au coût du travail, et une dernière « expansive » préférée, qui reculerait l'âge de départ à la retraite offrant ainsi un accroissement du taux d'emploi et l'enrichissement du pays. La CGT accuse le président du COR, Gilbert Cette, d'être un proche d'Emmanuel Macron et suggère qu'il « devrait démissionner de son poste de Président » car il aurait failli en ne respectant pas les opinions diverses à ce sujet. La CGT milite pour une baisse de l'âge de départ à la retraite. Le Medef, de son côté, refuse de to

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans Savourgarde.
00:09Au sommaire ce soir, on vous propose de plonger dans les profondeurs de l'océan.
00:13Que valent les annonces d'Emmanuel Macron à l'occasion du sommet de Nice consacré aux océans ?
00:18Traité sur la haute mer, exploitation des fonds marins ou développement des aires marines protégées ?
00:23On reviendra sur les principaux enjeux de ce sommet.
00:25On évoquera ensuite ce conclave sur les retraites qui entre dans sa dernière ligne droite
00:29alors que le COR, le Conseil d'orientation des retraites, a publié aujourd'hui son rapport.
00:34Pas question de revenir sur les 64 ans, a d'ores et déjà dit le MEDEF.
00:39Qu'en pense la CGT ? On verra cela avec son responsable retraite, Denis Gravouille.
00:43Enfin, faut-il laisser l'intelligence artificielle corriger les copies du bac ?
00:47On n'en est pas encore là, mais les logiciels existent et certains profs les utilisent déjà.
00:51Alors que faut-il en penser ? On en débattra à la fin de l'émission.
00:56Voilà pour le sommaire, c'est parti pour Savourgarde.
01:10Il représente 70% de la surface de notre planète,
01:13mais les profondeurs de nos océans sont encore en grande partie un mystère pour l'homme.
01:17Seule certitude, il joue un rôle crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique.
01:21Alors, comment les protéger ? Que valent les annonces qui ont été faites à l'occasion de ce sommet de Nice ?
01:26On est en débat ce soir avec nos invités.
01:28Hélène Honore Carrois, bonsoir.
01:29Vous êtes députée apparentée au groupe Ensemble pour la République,
01:33élue des Français de l'étranger, comme on dit, sur la zone Amérique du Sud, Caraïbes,
01:37et vous avez fait tout un travail de diplomatie parlementaire en amont de ce sommet.
01:41Vous nous expliquerez tout cela dans un instant.
01:44Véronique Andrieux, bonsoir.
01:46Vous êtes la directrice générale du WWF.
01:49En français, ça donne le Fonds mondial pour la nature.
01:51C'est comme ça qu'on...
01:52Absolument.
01:53Sabrina Sébailly, bonsoir.
01:55Vous êtes députée écologiste des Hauts-de-Seine
01:57et vous avez assisté, participé à une partie de ce sommet international à Nice.
02:02Enfin, Sébastien Lotte-Gitter, bonsoir.
02:06Vous êtes avocat en droit maritime et, je crois, vous présidez l'association...
02:09Vice-président.
02:10Vice-président de l'Association du droit maritime en France.
02:13Et pour commencer, le récap de Marco Pommier.
02:26Bonsoir Marco.
02:27Bonsoir Clément.
02:28Et ce soir, on parle de la fin du Far West dans les eaux internationales.
02:32En tout cas, c'est la promesse d'Emmanuel Macron.
02:35Lundi, en marge du sommet sur les océans à Nice,
02:38le chef de l'État a assuré que plus de 60 pays se sont engagés à ratifier le traité de protection de la haute mer.
02:46Et c'est pourquoi nous avons, il y a quelques instants, annoncé qu'en effet, au 1er janvier prochain,
02:52ce traité pourrait entrer en vigueur et qu'enfin, nous allions avoir un cadre international
02:57pour réguler, administrer la haute mer.
03:02Autrement dit, donner un vrai cadre juridique à ces eaux internationales
03:08qui n'appartiennent à aucun pays, qui représente, vous le voyez,
03:11deux tiers de la surface de l'océan, près de la moitié de la surface du globe,
03:16est livrée aujourd'hui à la surpêche, à la pollution plastique, au changement climatique.
03:21Pour inverser cette tendance, le traité propose plusieurs mesures.
03:26La plus discutée, les aires marines protégées.
03:29Les pays signataires devront coopérer pour protéger ces espaces,
03:33pour préserver la biodiversité.
03:35Des aires protégées, oui, mais qui interrogent,
03:38car la pêche, le transport maritime ou l'exploitation des ressources minières
03:42ne seront pas interdites.
03:45Aujourd'hui, seulement 8% des océans sont protégés dans le monde.
03:49Objectif, 30% d'ici 2030.
03:51Alors, il y a clairement une volonté d'avancer,
03:53sauf que tout cela se fait sans Donald Trump,
03:55alors que les Etats-Unis sont la première aire maritime, on peut dire, au monde.
04:00Exactement, l'Amérique de Trump, grande absente de ce sommet.
04:04Le président américain ne veut pas ratifier ce traité.
04:08Pire, il a signé un décret pour exploiter les minerais au fond des mers.
04:12Emmanuel Macron n'a pas hésité à le tacler.
04:15Et je le dis ici avec force, les abysses ne sont pas à vendre.
04:19Et pas plus que le Groenland n'est à prendre.
04:23Pas plus que l'Antarctique ou la Haute-Mer ne sont à vendre.
04:27Alors, on l'a compris, le président français veut se poser en défenseur des océans.
04:31Il a fait d'ailleurs des annonces franco-françaises.
04:33Oui, le président veut limiter le chalutage de fonds dans les airs marines protégées françaises.
04:39Alors, c'est une technique de pêche très critiquée, très décriée par les ONG.
04:44Regardez ces images.
04:46Des filets traînés sur les fonds maritimes,
04:49abîmant les habitats marins pour attraper le maximum de poissons.
04:55Ce sont des images très impressionnantes.
04:56La France promet de placer 4% des eaux de la métropole en zone de protection renforcée d'ici 2026.
05:05Une non-annonce pour les ONG.
05:06L'association Bloom dénonce même une arnaque environnementale.
05:10Ils ont produit une carte.
05:12Et cette carte montre que les zones qui sont supposées être protégées et créées par le gouvernement
05:16en fait correspondent aux zones où le chalutage de fonds est déjà interdit.
05:20Et parfois depuis plus de 10 ans.
05:23Donc, c'est très gênant.
05:24Alors, Emmanuel Macron se défend et met en valeur la création de la plus grande aire maritime protégée du monde
05:31qui verra le jour en Polynésie française.
05:34Le sommet pour les océans, lui, se termine demain.
05:37Alors, peut-on parler de véritables avancées ?
05:39Eh bien, je vous laisse en débattre, Clément.
05:40Ça va être effectivement tout l'enjeu de ce débat.
05:42Merci à vous, Marco Pommier.
05:43On va commencer par ce traité sur la haute mer
05:46dont Marco vient de nous présenter un peu les grands enjeux, si l'on peut dire.
05:49Et Léonore Carroi, vous avez travaillé en amont pour que ce traité soit ratifié par le plus grand nombre de pays.
05:55Qu'est-ce qui va changer concrètement, ce traité ?
05:57Est-ce que ce n'est pas encore un peu une coquille vide qu'il va falloir remplir ?
06:01Non, alors moi, ce soir, je ne vais pas cacher ma joie.
06:03Parce que quand j'ai commencé à travailler sur ce sujet, ça faisait 20 ans qu'on était en train de le négocier.
06:08Et on venait à peine d'arriver à un traité qui est peut-être imparfait, mais qui, en tout cas, est très ambitieux.
06:15Et qui va servir à quelque chose, et je vous explique dans un instant pourquoi.
06:18Donc ce traité, il a été signé en septembre 2023 par une centaine de pays.
06:22Tout le monde a dit que c'est génial.
06:23Sauf que pour qu'il entre en vigueur, il faut qu'il y ait 60 ratifications.
06:26Et ce qui s'est passé, là, au cours de ces deux dernières années,
06:28et je peux vous dire que je n'y croyais vraiment pas il y a encore deux semaines,
06:31c'est qu'on est arrivé à un stade où on a la certitude que cette année, il va entrer en vigueur.
06:36Et ça, c'est fondamental.
06:37Début de l'année prochaine, le temps que les ratifications se fassent.
06:40Moi, je veux dire, il y a six mois, il y avait sept pays, la France est le septième pays à l'avoir ratifié,
06:46on était huit, il y a encore trois semaines, il y en avait 28.
06:49Moi, je me disais, si on en a 35 à l'UNOC, ça va être génial.
06:52Et là, on a 51 et on a des engagements de la part d'une vingtaine de pays.
06:55Donc ça, déjà, on peut dire ce qu'on veut, on peut débattre du traité,
06:58mais moi, je n'y croyais pas et je pense que c'est vraiment une superbe avancée.
07:01Après, comme vous l'avez très bien dit dans votre explication initiale,
07:04ça couvre cette mer qui est en dehors des zones économiques exclusives,
07:07donc cette mer qui n'est à personne et qui, en fait, est à tout le monde.
07:10Donc au-delà des 200 000 nautiques, donc de 370 kilomètres,
07:14au-delà des côtes nationales, on va dire.
07:16Exactement.
07:17Et en fait, pourquoi c'est important ?
07:18C'est parce que ça permet de définir une gouvernance mondiale.
07:22Est-ce qu'on va réussir à avoir une gouvernance mondiale du jour au lendemain ?
07:25Évidemment que non.
07:26Là, c'est maintenant qu'on rentre dans la phase critique,
07:28c'est-à-dire qu'une fois qu'il entre en vigueur, ce traité,
07:30il va falloir justement pouvoir lui permettre d'exercer les différents articles,
07:36les différentes dispositions.
07:37Et celle-là, la création d'aires marines protégées dans la haute mer,
07:40ça va être tout un débat.
07:41Parce que ces aires marines, elles ne sont pas encore définies.
07:43On est bien d'accord.
07:44Tout ça va faire l'objet de négociations dans le cadre de COP maritime.
07:48Et même, vous savez, où est-ce qu'on va mettre le siège de cette organisation ?
07:52Par exemple, il y a la ville de Valparaïs.
07:53Moi, je soutiens cette initiative au Chili
07:56qui veut avoir le siège de cette organisation internationale.
08:00Tout ça, ça va être des débats.
08:01C'est toujours comme ça.
08:02Mais en tout cas, le fait de se dire qu'on est passé en quelques mois
08:05à lui permettre d'entrer en vigueur
08:06et qu'il va pouvoir avoir des avancées radicales,
08:09on n'avait pas vu ça, vous qui êtes un spécialiste.
08:11Alors, j'allais vous poser la question.
08:12C'est ce que vous partagez, cet enthousiasme.
08:14Vous êtes depuis 12 ans à être entré en vigueur.
08:17Effectivement, c'est un grand progrès.
08:20Alors, d'abord, quelques petites remarques.
08:23La haute mer, ce n'est pas le Far West.
08:26Il y a des navires...
08:27C'est une expression qu'on entend souvent.
08:28Oui, justement, mais c'est une erreur.
08:29Il y a des navires, des navires qui ont des pavillons
08:31et ces pavillons, normalement, ont une compétence sur ces navires.
08:35Il y a également des conventions internationales
08:37sur l'exploitation des minerais marins
08:40ou également sur la pêche.
08:42Il y a des accords de pêche.
08:43Donc, ce traité vient ajouter une ampe supplémentaire
08:46sur cette mer, hors de la mer territoriale,
08:49cette mer qui est le patrimoine commun de l'humanité,
08:52d'après la convention de Montégobay.
08:53Mais, comme vous l'avez dit,
08:55cette convention, c'est en fait une première étape.
08:58Parce que ces aires marines protégées,
09:00il va falloir les déterminer.
09:01On s'aperçoit, et c'était l'intervention
09:03sur les aires marines protégées nationales,
09:06que c'est déjà compliqué à déterminer.
09:07Qu'est-ce qui va en être de ces aires marines protégées
09:10internationales, en haute mer ?
09:12Et surtout, vous savez,
09:13les gens qui font du transport maritime,
09:15ils ont besoin de prévisibilité dans la loi.
09:18Ils ont besoin de savoir exactement
09:19ce qui va se passer.
09:20Qu'est-ce qui va se passer si un jour,
09:22un navire va dans une de ces aires marines protégées
09:25et va trop vite ?
09:27Ou s'il endommage cet aire marine protégée ?
09:30Est-ce qu'il y aura des sanctions ?
09:31Est-ce qu'il n'y aura pas des sanctions ?
09:33Quelles seront les autorisations ?
09:34Et ça, comme vous l'avez fait remarquer,
09:36ça sera à ces nouvelles COP,
09:38ces COP BB&J,
09:39ces COP haute mer,
09:41de déterminer exactement ces aires marines protégées
09:44et les règles applicables.
09:45Véronique Andrieux,
09:47est-ce que vous êtes aussi enthousiaste
09:49que nos deux premiers intervenants ?
09:51C'est vrai que deux semaines avant,
09:53on n'y croyait pas vraiment.
09:55Ce n'était vraiment pas gagné.
09:58Et donc là, je dois dire
09:59que la diplomatie française
10:00a vraiment mis du muscle
10:02pour passer d'une quinzaine
10:04au moment du lancement des travaux
10:06à 50.
10:09Donc l'idée, c'est que pour l'AGNU,
10:10l'Assemblée Générale des Nations Unies,
10:12en septembre,
10:13on est atteint et dépassé cette soixantaine.
10:14Et alors là, pour le coup,
10:16il y a un vrai changement d'échelle
10:18et pour la première fois,
10:20ce sera couvert.
10:21Il y aura un début,
10:22une vraie possibilité.
10:24C'est le début d'un long travail.
10:25Si on comprend bien,
10:26ça va prendre du temps.
10:27Une aire marine protégée.
10:28S'il n'y a pas un plan de gestion,
10:29s'il n'y a pas une gouvernance derrière,
10:31s'il n'y a pas un système de sanctions,
10:32de vérification...
10:33L'autorité de contrôle.
10:34Voilà, ça ne sert à rien.
10:35Comment on va contrôler en haute mer ?
10:37Absolument.
10:38Déjà, comme ça a été très bien dit,
10:41déjà sur nos aides nationales,
10:42c'est extrêmement compliqué.
10:43Là, je ne sais pas
10:45si on prend le parc de la mer de Corail
10:47en Nouvelle-Calédonie
10:47ou dans des tas d'endroits.
10:49En fait, très bien,
10:50c'est des protections
10:51qui malheureusement
10:51sont des protections de papier,
10:53comme on dit,
10:53c'est-à-dire qui sont sur les cartes,
10:56mais dans la vraie vie,
10:57il ne se passe pas grand-chose.
10:59Et donc, bon,
10:59peut-être qu'on pourra y revenir
11:00tout à l'heure,
11:01mais par exemple,
11:02la Cour des comptes européenne
11:03a aussi bien établi
11:04qu'il y avait donc des pratiques
11:06et des pressions humaines,
11:07notamment des pratiques de pêche,
11:08si on parle par exemple
11:09du chalut de fond,
11:10qui sont plus fréquentes
11:12dans les AMP européennes
11:14qu'en dehors.
11:15Donc, c'est dire...
11:16Marine protégée, AMP.
11:17Pardon, merci.
11:18Oui, il faut me reprendre.
11:19C'est ça.
11:20Sabrina Sébahi,
11:22votre regard sur ce traité
11:24qui va entrer en vigueur.
11:26Sans les États-Unis,
11:27on l'a dit,
11:28ils sont absents de ce sommet,
11:30leur domaine maritime
11:30est le premier domaine du monde.
11:32Oui.
11:33Moi, je pense que...
11:34Alors, sur le traité BBNJ,
11:36je crois qu'on est assez tous d'accord
11:37pour dire qu'il y a deux semaines,
11:38on n'y croyait pas du tout.
11:40Il faut absolument saluer
11:41vraiment le travail
11:42de notre diplomatie
11:43qui a été arracher
11:44les signatures
11:45des différents pays
11:46jusqu'au bout.
11:47Je pense que d'ici septembre,
11:48octobre,
11:49à l'Assemblée générale
11:51des Nations unies,
11:52on aura atteint
11:52effectivement les 60 pays.
11:53Mais c'est là
11:54que tout commence en réalité
11:55parce que c'est vraiment
11:56la première étape
11:57qui va permettre
11:58de définir
11:58comment on va travailler,
12:00comment on va surveiller,
12:01comment on va sanctionner,
12:02comment on va délimiter
12:03ces aires marines protégées.
12:04Puis, ce traité de BBNJ
12:05et aussi d'autres choses
12:06à l'intérieur.
12:06Donc, je crois que c'est
12:07le début de quelque chose
12:08mais ça montre en tout cas
12:09que peut-être
12:10il y a une prise de conscience
12:11assez quand même générale
12:12du fait qu'il va falloir
12:14à un moment
12:14se poser la question
12:15de préserver ces espaces
12:16parce que jusqu'à présent,
12:17on envisage souvent finalement
12:18les océans et les mers
12:19comme des espaces
12:20entre deux continents.
12:22Je crois que maintenant,
12:23on a bien compris
12:23que les mers et les océans
12:25ce sont des continents
12:26à part entière
12:26et qu'il va falloir
12:27les réfléchir comme ça
12:28et les protéger
12:29parce qu'il y a un impact
12:30de la question
12:32du changement climatique
12:32et tout bouleversement
12:34des écosystèmes
12:35dans ces espaces
12:36a un impact pour nous aussi
12:38en tant qu'êtres humains
12:39sur la planète Terre.
12:40Et sur l'absence
12:40des Etats-Unis,
12:41vous ou quelqu'un d'autre
12:42autour de cette table ?
12:42Sur l'absence des Etats-Unis,
12:43malheureusement,
12:44j'ai presque envie de vous dire
12:45qu'on n'attendait pas spécialement
12:46de Donald Trump qui vienne.
12:48Il y avait un seul sénateur
12:49présent à Nice,
12:51à l'UNOC.
12:52Il l'a dit lui-même,
12:52il a dit je suis l'ensemble
12:53de la délégation américaine
12:54présente aujourd'hui
12:55et c'est assez inquiétant en réalité
12:57mais il avait déjà quitté
12:57les accords de Paris
12:58pour la deuxième fois
12:59donc on voit bien
13:00la dynamique dans laquelle
13:01est Donald Trump.
13:02Il va falloir l'isoler
13:02à mon avis
13:03sur la scène internationale
13:04sur ses enjeux environnementaux.
13:06C'était 300 à Lisbonne,
13:09à l'UNOC2,
13:10la délégation américaine.
13:11Ah d'accord, oui.
13:13Oui, mais moi je vais quand même
13:14rester positive
13:15parce que c'était quand même
13:16une super conférence
13:17parce qu'il y a eu des avancées
13:18et il y a eu certes
13:19un sénateur américain
13:20qui est venu
13:20à une initiative parlementaire
13:21que j'ai lancée
13:22dont je vous parlerai
13:23dans un instant
13:24parce que je pense que c'est intéressant
13:25le travail parlementaire
13:26sur ce sujet
13:26mais il y avait aussi
13:27la maire d'Atlanta
13:28qui est une ville
13:29très importante
13:30et très influente.
13:31Il y avait des maires,
13:31il y avait des élus locaux
13:33donc oui,
13:33il n'y avait pas
13:34de délégation officielle
13:35et non,
13:35on ne se faisait aucune illusion
13:36sur Donald Trump.
13:37D'ailleurs, il a dit
13:38déjà dans son discours
13:39d'investiture
13:40drill baby drill
13:41je vais aller forer
13:42le plus possible
13:42et puis maintenant il dit
13:43je vais aller exploiter
13:44les grands fonds marins
13:45donc aucune illusion
13:46mais je pense qu'il y a
13:48aux Etats-Unis
13:48des personnes qui prennent
13:49également conscience
13:50de ces enjeux
13:51et que cette question
13:52de la gouvernance
13:52évidemment que tout
13:53ne va pas se mettre
13:54en place du jour au lendemain
13:55évidemment qu'il y a
13:56des enjeux énormes
13:57qui nous attendent aujourd'hui
13:58mais cette prise
13:59de conscience collective
14:00le fait qu'il y ait
14:01autant de chefs d'Etat
14:02et de gouvernement
14:03a quelque chose
14:04qui jusqu'à il y a
14:052-3 ans
14:06a été vu comme un truc
14:07très technique
14:07les océans n'en parlaient pas
14:08sur LCP par exemple
14:10ou en tout cas
14:10je pensais qu'il y avait
14:11une émission dédiée
14:13à l'UNOC
14:13à l'UNOC 2
14:14ou à l'UNOC 1
14:15et donc le fait de se dire
14:16c'est fondamental
14:17c'est une question politique
14:19et c'est d'ailleurs
14:19la principale question
14:21en termes d'écologie
14:22je pense que ça
14:22c'est un changement
14:23de mentalité
14:23qui est important
14:24L'absence des Etats-Unis
14:26de beaucoup d'instruments
14:27internationaux
14:28en matière maritime
14:29est quelque chose
14:30de fréquent
14:31et je pense par exemple
14:32aux traités internationaux
14:33sur la réparation
14:35en cas de pollution
14:35causée par des hydrocarbures
14:37mais pourtant
14:38ces conventions
14:38elles fonctionnent
14:39et vous savez
14:40récemment
14:40à l'organisation
14:42maritime internationale
14:43on s'est interrogé
14:45sur la question
14:45de la décarbonation
14:46visiblement il y avait
14:47un consensus
14:47entre les Etats
14:48sauf avec le représentant
14:50américain
14:51et Trump a dit
14:52si on m'impose
14:53des quotas carbone
14:54je sanctionnerai
14:55ou j'imposerai
14:55des tarifs
14:56à tous les pays
14:56mais ça n'a pas empêché
14:57l'OMI
14:58d'avancer sur ce point
14:59donc ce qui est important
15:01c'est le changement
15:01de paradigme
15:02le changement de logique
15:03Un mot d'un autre aspect
15:04lié à ce traité
15:06je lisais qu'il vise aussi
15:07à partager équitablement
15:08les découvertes commerciales
15:09et scientifiques
15:10qui pourraient être faites
15:11en haute mer
15:12qu'est-ce qu'on peut découvrir
15:13qu'est-ce qu'on peut exploiter
15:15et est-ce que chaque Etat
15:18pourra réellement bénéficier
15:19d'une part
15:20comment tout cela
15:21va être géré
15:22je ne sais pas
15:22qui maîtrise ce sujet
15:24Alors
15:25les tendances
15:27en fait
15:27il y a
15:28énormément de ressources
15:29et protéger
15:30ça ne veut pas dire
15:31qu'on va arrêter
15:32de prendre des ressources
15:33de la mer
15:34on en a besoin
15:34pour manger
15:35on en a besoin
15:36justement pour la science
15:37donc l'idée
15:38c'est comment est-ce qu'on le fait
15:39d'une manière
15:39qui est à la fois équitable
15:41entre les Etats
15:42et il y a eu
15:43en marge de l'UNOC
15:44le forum sur l'économie bleue
15:46et la nécessité
15:47de prendre en compte
15:48les besoins
15:48des différents Etats
15:49aujourd'hui par exemple
15:50prenez les îles
15:50c'est 20%
15:52de la biodiversité marine
15:53que 5%
15:54des territoires
15:55de la planète
15:56ces Etats
15:57ces tout petits Etats
15:58ces îles
15:58elles n'ont souvent pas
15:59un poids très important
16:00et pourtant
16:00c'est celles qui sont
16:01le plus affectées
16:02par le changement climatique
16:03donc de se dire
16:04on va justement
16:05créer une gouvernance mondiale
16:06dans laquelle
16:06les différents Etats
16:07vont pouvoir avoir
16:09une part différente
16:10et plus équitable
16:11des ressources de la mer
16:12ça aussi
16:13c'est une avancée majeure
16:14et après
16:14il y a énormément
16:15de choses
16:16qu'on ne connaît pas
16:16c'est un terrain
16:18d'exploration
16:19dans le bon sens du terme
16:21qui est absolument incroyable
16:22mais il faut évidemment
16:23le préserver
16:24On va évoquer
16:25peut-être qu'on avance
16:26un peu dans le débat
16:27je suis désolé
16:27pour évoquer
16:28les autres enjeux
16:28autour de ce sommet
16:29et notamment
16:30l'enjeu de l'exploitation
16:31minière des fonds marins
16:32qui ne fait pas partie
16:33de ce traité
16:34sur la haute mer
16:35Donald Trump
16:36a d'ores et déjà
16:37publié un décret
16:37pour autoriser
16:39pour délivrer
16:40les premiers permis
16:40de minage
16:41c'est comme ça qu'on dit
16:42minage à la fois
16:43dans les eaux américaines
16:44mais aussi dans les eaux
16:45internationales
16:46Emmanuel Macron
16:47veut convaincre
16:47un maximum de pays
16:48de décréter un moratoire
16:49sur cette exploitation
16:50alors qu'est-ce qu'on sait
16:51exactement de ces fonds marins
16:53et de leurs richesses
16:54qu'est-ce qu'on sait aussi
16:55des risques
16:55liés à leur exploitation
16:57Marion Becker
16:58s'est penchée
16:59sur le sujet
16:59C'est le nouvel Eldorado
17:08des industriels
17:09sous la surface
17:11des océans
17:12à plusieurs kilomètres
17:14de profondeur
17:15se trouvent des nodules
17:16des galets métalliques
17:18riches en métaux rares
17:19ils ont mis
17:20plusieurs millions d'années
17:21à se former
17:22dans cet environnement
17:23fragile et méconnu
17:25et pourraient bientôt
17:26disparaître
17:27exploités
17:28par l'industrie minière
17:30L'entreprise nord-américaine
17:32Impossible Metals
17:33s'y prépare
17:34avec son robot
17:35capable de descendre
17:37dans les abysses
17:38Nous développons
17:40un robot sous-marin
17:41qui permet
17:41de ramasser
17:42ces nodules
17:43c'est-à-dire ces roches
17:44qui se trouvent
17:44dans les eaux profondes
17:46Nous avons mis au point
17:47une technologie
17:48qui permet
17:48de les récupérer
17:49de manière sélective
17:50Jason Gillam
17:52attend le feu vert
17:53des Etats-Unis
17:54pour démarrer
17:54l'exploitation
17:55Les scientifiques
17:57mettent en garde
17:58sur la viabilité
18:00de ce type de projet
18:01Ils font miroiter
18:02qu'il y a une ressource
18:03En fait
18:04on est très loin
18:05d'avoir des données
18:06qui permettent même
18:07d'évaluer
18:09l'intérêt économique
18:10de ces ressources
18:11alors même que
18:12même la technologie
18:13n'est pas arrêtée
18:14n'est pas finie
18:15Et surtout
18:16ils alertent
18:17sur les conséquences écologiques
18:19Même si on prélève
18:21très délicatement
18:22tous ces nodules
18:22on va soulever
18:23du sédiment
18:24on va le remettre
18:25en suspension
18:26et ça va modifier
18:27fortement
18:27le type d'écosystème
18:29donc ça va forcément
18:30avoir des conséquences
18:32majeures
18:33Ce qu'on ne sait pas trop
18:34c'est à quelle échelle
18:36ça va impacter
18:37Est-ce que c'est juste
18:38dans la proximité
18:39de l'endroit
18:40où on va bouger
18:41l'odule
18:41Est-ce que ça va être
18:42à plus grande échelle
18:43Migration d'espèces
18:45Pollution sonore
18:46Turbulence
18:47Bouleversement
18:48des équilibres
18:49microbiens
18:50Autant de répercussions
18:52dont on ne mesure pas
18:53encore les effets
18:54Véronique Andrieux
18:57Quand on entend
18:59Sarah Samadhi
19:00on se dit
19:00qu'en fait
19:00on ne sait pas
19:01grand chose
19:02des risques
19:04qu'on prend
19:04en se lançant
19:05là-dedans
19:06Qu'est-ce qu'on sait
19:06exactement ?
19:07Qu'est-ce qui est établi
19:08par la science
19:08sur les risques
19:09liés à cette exploitation
19:10des fonds marins ?
19:11En fait
19:12ce qui est sûr
19:13c'est que
19:13l'océan
19:14c'est ce qui est
19:15le moins bien connu
19:16par rapport à tout
19:18ce qui est nature
19:18biodiversité
19:19c'est vraiment
19:20l'orphelin
19:21en termes d'agenda
19:22de connaissances
19:22c'est pourquoi
19:23l'UNOC a été précédé
19:25aussi de journées
19:26dédiées à la science
19:27et à établir
19:28l'état des connaissances
19:29parce que c'est
19:29extrêmement important
19:30Mais alors
19:31si on prend
19:31les grands fonds marins
19:32alors eux
19:33c'est l'orphelin
19:33de l'orphelin
19:34c'est-à-dire
19:34que c'est encore
19:35moins connu
19:36On parle d'espèces
19:37et on a vu des images
19:38qui portent sur leur corps
19:41le poids
19:42de toute la colonne d'eau
19:43jusqu'à la surface
19:45Vous imaginez
19:46qu'ils sont habitués
19:47à vivre
19:48dans des conditions
19:49d'obscurité
19:50absolument extrêmes
19:52et donc la connaissance
19:54est vraiment
19:56on en est au balbutiement
19:57Mais quels sont
19:58les risques hypothétiques ?
20:01Les risques
20:01c'est que déjà
20:02quand on
20:03les risques hypothétiques
20:05déjà on l'a vu
20:05sur ces énormes machines
20:07qui viennent comme ça
20:08transformer
20:09et altérer
20:10de manière significative
20:11les fonds marins
20:11ça veut dire
20:12la turbidité de l'eau
20:13on l'a vu
20:14avec tous ces nuages
20:15de poussière
20:16les sédiments
20:16qui se sont déposés
20:17ça c'est des écosystèmes
20:19qui sont extrêmement fragiles
20:20qui sont là
20:21depuis des millions d'années
20:22là qui viennent être
20:23totalement
20:23révolutionnés
20:25disruptés
20:26c'est la moindre des choses
20:29l'idée
20:30c'est pas de dire non
20:31c'est de dire un moratoire
20:32en attendant
20:33d'avoir établi
20:34un état des connaissances
20:35qui nous permette
20:36justement
20:36de jauger les risques
20:38d'une manière
20:39basée sur la science
20:40et non pas d'y aller
20:41comme ça
20:42à la sauvage
20:43parce que ce qui est sûr
20:44c'est qu'en termes
20:44pour ces entreprises
20:45qui pourraient se dire
20:46ah ben en fait
20:47le premier qui y va
20:50il gagne
20:50ben c'est tout faux
20:51je pense
20:51parce que là
20:52en termes d'insécurité juridique
20:54qui pèse
20:55sur ces
20:56allez on y va
20:57est extrêmement forte
20:59et donc le risque
20:59de rétropédalage
21:00d'avoir enclenché
21:02des investissements
21:03importants
21:03qu'on risque après
21:04de perdre
21:04sont extrêmement importants
21:06je pense aussi
21:07pour ces acteurs économiques
21:08il y a un risque juridique
21:09pour les entreprises
21:09qui se lancent
21:10le risque juridique
21:11regardons la réalité en face
21:13pour les entreprises
21:14étatsuniennes
21:16il va être très limité
21:17puisque si elles sont
21:18autorisées par leur état
21:19sur les oies internationales
21:20elles pourront le faire
21:21et sur les oies internationales
21:22tout va dépendre
21:23de la sanction
21:25des aires marines
21:26des aires marines protégées
21:27par contre il y a un point
21:28qui est important
21:29et ça c'est un point
21:30qui est intéressant
21:30dans BB&J
21:31c'est
21:32c'est le traité sur la haute mer
21:34voilà
21:34le traité sur la haute mer
21:35c'est
21:35le traité sur la haute mer
21:37n'est pas opposé
21:38à l'exploitation
21:39des fonds marins
21:39mais il prévoit
21:40qu'il faut faire une étude
21:41d'impact
21:42une étude d'impact
21:43environnemental
21:44et je pense que
21:45nous en France
21:46on va peut-être avoir
21:47des sociétés
21:48qui pourront faire ça
21:49et on va pouvoir
21:50sans doute les aider
21:51à faire ces études d'impact
21:52et je pense que c'est un point
21:53qui sera vraiment important
21:54et l'honneur Carrois
21:55sur ce point
21:56il y a eu aussi
21:56un changement de paradigme
21:57l'autorité
21:58qui traite en fait
21:59des fonds marins
21:59parce que c'est séparé
22:00en fait la mère
22:01il faut la voir
22:02à IFM
22:03qui a son siège
22:04à Kingston
22:04était jusqu'à présent
22:06présidée
22:06par quelqu'un
22:07qui était extrêmement
22:08pro-exploitation
22:09et qui concevait
22:10son mandat
22:12comme le fait
22:13d'aller envoyer
22:13des espèces
22:14d'énormes tracteurs
22:15camions dans l'eau
22:16et d'ailleurs
22:16vous allez à l'IFM
22:18le nom des salles
22:19c'était cobalt
22:20manganèse etc
22:21le nom des métaux
22:21qu'on peut trouver
22:22donc c'est vous dire
22:23vraiment l'état d'esprit
22:24aujourd'hui
22:25c'est présidé par une femme
22:26scientifique brésilienne
22:28Laetitia Carvalho
22:29qui a une idée
22:29tout à fait différente
22:30et qui elle est plutôt
22:31dans la forme de précaution
22:33et la France d'ailleurs
22:34sous impulsion parlementaire
22:35notamment
22:36parce que nous avons parlé
22:37avec le président de la République
22:38est pour une interdiction
22:39à ce stade
22:40de l'exploitation
22:41minière des fonds marins
22:42et on a lancé
22:43et en termes de sanctions
22:44si les Etats-Unis
22:46se lancent en haute mer
22:47l'IFM elle fait quoi ?
22:48c'est comme tout
22:49en matière de diplomatie
22:50là vous avez
22:51une institution
22:52qui avant
22:52concevait son mandat
22:54comme allait exploiter
22:55et qui aujourd'hui
22:55a une conception
22:56tout à fait différente
22:57avant vous aviez la France
22:58toute seule
22:59qui disait
22:59il ne faut pas y aller
23:00et maintenant
23:01on est 37 pays
23:02alors c'était l'autre question
23:03que j'allais vous poser
23:03l'un des objectifs
23:04de ce sommet
23:04c'était d'élargir
23:05les pays qui sont favorables
23:07à ce moratoire
23:08défendu par la France
23:09est-ce que ça a permis
23:10d'avancer là-dessus ?
23:11oui absolument
23:11il y a des pays
23:12qui ont rejoint ce moratoire
23:13et je pense que d'autres pays
23:14peuvent le rejoindre encore
23:15et donc le mouvement
23:16est lancé
23:17et en tout cas
23:17beaucoup de pays
23:18se posent la question
23:19et ça aussi
23:20c'est important
23:21Sabrina Sebailly
23:22votre regard sur
23:22ces enjeux
23:24de l'exploitation
23:25des fonds marins ?
23:26en fait quand on voit
23:27la vidéo
23:27on se dit
23:28à quel point
23:28c'est de la folie
23:29en fait
23:30d'aller perturber
23:31tous ces fonds marins
23:32pour une question
23:32purement économique
23:33parce que là
23:34on n'est vraiment pas
23:35enfin ceux qui vont là
23:36pour aller extraire
23:36des nodules métalliques
23:38du cobalt
23:38ou d'autres choses
23:39on n'est pas dans
23:40l'exploration
23:40on n'est pas dans
23:40la recherche scientifique
23:41et médicale
23:42parce qu'on peut aller
23:43faire de la recherche
23:43aujourd'hui d'ailleurs
23:44y compris sur la santé
23:45dans les fonds marins
23:46et ça fait partie aussi
23:47parce que moi
23:48je dis aussi bien
23:48la question de l'exploration
23:50de l'exploitation
23:50c'est deux choses
23:51totalement différentes
23:51et là on voit bien
23:53qu'il y a juste
23:53un intérêt économique
23:54et les conséquences
23:56en réalité
23:56c'est qu'il y en a
23:56à court terme
23:57ça a été dit
23:58tout de suite
23:58c'est à dire
23:58qu'on perturbe
24:00l'écosystème
24:00à effet immédiat
24:02mais on ne connaît pas
24:03les conséquences
24:04à moyen et à long terme
24:05qui peuvent avoir
24:05des conséquences
24:06c'est à dire
24:07il faut peut-être rappeler
24:08le rôle des océans
24:09dans la captation
24:09dans le stockage du CO2
24:10dans le stockage du CO2
24:12les courants marins aussi
24:13dans l'équilibre du climat
24:15l'oxygène
24:15l'oxygène
24:16vous pouvez avoir
24:17des espèces
24:18qui peuvent disparaître
24:19parce qu'on aura mis à mal
24:20une espèce
24:21qui fait partie
24:21de la chaîne
24:22de l'écosystème
24:23donc on peut avoir
24:23des espèces
24:24qui disparaissent
24:24et par ricochet
24:25des conséquences autres
24:26enfin vraiment
24:27on ne sait absolument pas
24:28donc c'est vrai
24:29qu'à l'Assemblée nationale
24:30on avait voté une résolution
24:30pour demander un moratoire
24:31dans la foulée
24:32le président de la République
24:33avait annoncé
24:33le moratoire
24:34sur l'exploitation
24:35des fonds marins
24:35je crois qu'aujourd'hui
24:36c'est vrai qu'il y a
24:37un peu plus de pays
24:38mais je crois qu'il faut
24:39vraiment intensifier
24:40le mouvement
24:40et puis surtout
24:41il va falloir édicter
24:42des règles très strictes
24:43et des sanctions
24:44une batterie de sanctions
24:44mise en oeuvre
24:45parce que la réalité
24:46c'est que je pense
24:47malgré tout
24:47que l'intérêt économique
24:50comme toujours
24:51risque de primer
24:52sur la préservation écologique
24:53de nos fonds marins
24:54donc s'il n'y a pas
24:55de batterie de sanctions
24:55à l'échelle internationale
24:56et bien les Etats-Unis
24:58donneront des autorisations
24:59et puis vous savez
25:00d'autres pays diront
25:00mais attendez
25:01il n'y a aucune raison
25:01pour que les Etats-Unis
25:02seuls profitent du business
25:03donc nous aussi
25:04on va y aller
25:04et malheureusement
25:05on risque d'avoir
25:06petit à petit
25:07une exploitation
25:08qui se...
25:09enfin voilà
25:09d'autres pays
25:09qui rejoignent
25:10l'exploitation
25:10des fonds marins
25:11donc il faut être
25:12beaucoup plus dur
25:12sur ceux qui vont
25:13être tentés aujourd'hui
25:14d'aller exploiter
25:15ces fonds marins
25:15parce qu'effectivement
25:16je pense que
25:17indépendamment de la question
25:18de savoir si on est pour
25:19ou on est contre
25:19moi j'ai peut-être
25:20un avis différent du vôtre
25:21mais je pense que
25:22ce qui est important
25:22pour les parties prenantes
25:24c'est la certitude
25:25c'est-à-dire savoir
25:26qu'une réglementation
25:28s'appliquera
25:28et pas une autre
25:29parce que les intervenants
25:30maritimes
25:31ils ont besoin
25:32de pouvoir se projeter
25:32une banque
25:33elle doit pouvoir se projeter
25:34pour savoir
25:34si elle peut financer
25:35mais est-ce qu'il n'y a pas
25:36des incertitudes
25:36sur les réserves
25:38en métaux rares
25:39de ces fonds marins
25:40est-ce qu'on sait précisément
25:41les quantités
25:42de métaux rares
25:43alors moi j'entends parler
25:43de thallium
25:44de cobalt
25:44de manganèse
25:45de platine
25:46de vanadium
25:47de zirconium
25:48mais qu'est-ce qu'on sait
25:49précisément de tout ça
25:50et de la rentabilité
25:51aussi de cette exploitation
25:52on ne sait pas
25:53parce qu'on connaît
25:54très peu de choses
25:55sur les océans
25:56et les mers
25:56et en réalité
25:57il y a très peu
25:58en fait la surface
25:59qui a été étudiée aujourd'hui
26:00elle est microscopique
26:01par rapport à la taille
26:02de ce que représentent
26:03les océans et les mers
26:03donc on connaît
26:04très peu de choses
26:05on ne connaît pas
26:05le niveau
26:06enfin on ne connaît pas
26:07la quantité
26:07on ne sait pas
26:08les conséquences
26:09on ne sait pas
26:10comment faire
26:10pour aujourd'hui
26:11aller exploiter
26:11de manière propre
26:12comme ce qu'on voudrait
26:13nous faire croire
26:14on ne sait rien en réalité
26:15donc là c'est vraiment
26:16on y va
26:16en se disant
26:17on va ramasser
26:18le maximum de pactole
26:19si vous me permettez
26:20l'expression
26:20en se disant
26:21je suis le premier
26:22à exploiter
26:22donc là je vais
26:23faire un max de business
26:24mais je crois vraiment
26:25et moi je le dis
26:26à chaque fois
26:27si on veut protéger
26:28l'environnement
26:29si on veut
26:30que les règles fonctionnent
26:32et bien s'il n'y a pas
26:32de sanctions à la clé
26:33si les règles ne sont pas précises
26:34le risque effectivement
26:36c'est que d'autres états
26:37rejoignent les Etats-Unis
26:37j'aimerais qu'on évoque
26:38à présent les annonces
26:39un peu franco-françaises
26:40qui ont été faites
26:41par Emmanuel Macron
26:42sur les zones marines
26:43protégées françaises
26:45alors il y a les zones
26:45marines protégées françaises
26:46métropolitaines
26:47et puis au-delà
26:48au-delà
26:49il y a cet objectif
26:51annoncé par la France
26:52de passer de 30 à 78%
26:54de ces eaux territoriales
26:55classées en aires marines
26:56protégées
26:57on y ajoute notamment
26:575 millions de kilomètres carrés
26:59en Polynésie
26:59j'ai lu ça
27:00c'est énorme
27:01mais qu'est-ce que ça change
27:02concrètement
27:03parce que qu'est-ce que ça
27:04recouvre cette appellation
27:06d'aires marines protégées
27:07d'un point de vue juridique
27:08c'est ça qui est intéressant
27:09c'est-à-dire qu'aujourd'hui
27:10chaque état
27:11dans son zone économique
27:12exclusive
27:13peut édicter des règles
27:14il y a des normes
27:15il y a des références
27:18sur qu'est-ce que ça veut dire
27:19que de protéger une aire
27:21mais il n'y a pas
27:21d'harmonisation
27:22à proprement parler
27:23est-ce que cette annonce
27:24c'est pas un peu du vent ?
27:25non c'est pas du vent
27:26c'est pas du vent
27:26parce que
27:27ça change quoi concrètement
27:27expliquez-nous
27:28concrètement
27:29ça veut dire que
27:30dans un certain nombre
27:31d'espaces maritimes
27:33il y a des activités
27:34qui ne pourront plus avoir lieu
27:35et ça c'est le président
27:36de la Polynésie française
27:37qui a fait cette annonce
27:39et qui s'est engagé
27:40et il sait lui
27:41concrètement
27:42avec son parlement
27:43avec les autorités
27:44de la Polynésie française
27:45comment il va organiser
27:47cette zone-là
27:48ce qui me pose question
27:49parce qu'on critique
27:50c'est un peu le point
27:50disons
27:51de contestation
27:53de cette COP
27:54on a entendu
27:54Claire Nouvian
27:55exactement
27:56moi si vous voulez
27:57j'entends tout ça
27:58et j'entends que
27:59les organisations
28:00sont dans leur rôle
28:01que les militants
28:01sont dans leur rôle
28:02et d'ailleurs moi
28:03si vous me posez la question
28:03personnellement
28:04j'aimerais bien
28:04qu'on protège encore plus
28:05parce que je pense
28:06que c'est absolument nécessaire
28:07mais je pense que
28:08si on se dit
28:08on va protéger
28:10tout en préservant
28:11un équilibre
28:11avec des activités économiques
28:13et on va transitionner
28:14de manière équitable
28:15comme ils l'ont fait
28:16par exemple au Chili
28:16je vous parle beaucoup
28:17du Chili mais c'est un pays
28:18qui a beaucoup réfléchi
28:19et déjà pris pas mal
28:19de mesures
28:20de cette manière-là
28:22c'est-à-dire qu'on ne va pas
28:22exclure les pêcheurs
28:23mais on va juste
28:24travailler avec eux
28:24parce que souvent d'ailleurs
28:25ils ont des techniques
28:26qui sont bien meilleures
28:27que ce qu'on peut leur proposer
28:29et bien on va arriver
28:30à des choses qui sont concrètes
28:31et il faut surtout
28:32qu'on ait des normes
28:33à l'international
28:34qui soient harmonisées
28:35ça on n'en a pas aujourd'hui
28:36qui soient applicables
28:37Alors Véronique André
28:37je dois vous lever la main
28:38moi j'aimerais vous entendre
28:39sur l'annonce dans l'annonce
28:40on va dire
28:41c'est-à-dire
28:42au sein de ces aires marines
28:44protégées
28:44il y a plusieurs niveaux
28:45de protection
28:45et donc il y a cette annonce
28:47faite par Emmanuel Macron
28:48de passer en protection forte
28:49sur 4%
28:51des eaux métropolitaines
28:53françaises
28:54il y a beaucoup d'ONG
28:55qui disent que là
28:56on est dans une pure
28:57opération de communication
28:58que cette annonce
28:59elle ne change absolument rien
29:00sur l'enjeu clé
29:01du chalutage
29:02notamment
29:02Alors moi je rentre de Nice
29:04où se trouve encore
29:06l'équipe du WWF
29:07nous travaillons
29:09depuis des décennies
29:10aux côtés des pêcheurs
29:11en Méditerranée par exemple
29:12et donc voilà
29:13c'est un sujet
29:14que ce soit en Outre-mer
29:16parce que nous avons
29:16des bureaux en Guyane
29:17en Nouvelle-Calédonie
29:18ou en Méditerranée par exemple
29:19on connaît bien
29:20Alors sur la Polynésie
29:23ce qui a été annoncé
29:24c'est une zone de protection
29:25stricte
29:26c'est-à-dire alignée
29:28avec les standards
29:29C'est un standard international
29:30qui est défini
29:30et qui...
29:31C'est pas chaque état
29:32qui décide
29:32il existe
29:33au sein de la communauté internationale
29:35les standards
29:36par exemple
29:37les catégories 1 et 2
29:38de l'UICN
29:39et bien sûr
29:40la Commission Européenne
29:41donc ces standards
29:42quand on dit
29:44zone de protection stricte
29:45ça ligne à ça
29:46et donc ça
29:46nous pour le coup
29:47on a vraiment salué
29:48c'est vrai
29:49qu'il n'y a pas
29:50beaucoup de pression
29:50il n'y a pas beaucoup
29:51de pêche là-bas
29:51c'est certain
29:52mais c'est une zone énorme
29:54et peut-être à l'avenir
29:55donc vraiment c'est bien
29:56ça c'est une réelle avancée
29:57ça c'est une réelle
29:57et en ce qui concerne
29:58les eaux
29:59par contre
29:59en métropolitaine
30:01alors là pour le coup
30:02c'est différent
30:02parce que la France
30:03est un peu une exception
30:05il y a une exception française
30:06une protection à la française
30:07et donc
30:08on a des zones de protection
30:09fortes
30:10qui ne sont pas
30:11alignées
30:12avec les standards internationaux
30:14on ne parle pas de strict
30:15on parle de forte
30:16et forte
30:16et bien à la française
30:17ça veut dire qu'en fait
30:18la seule activité
30:19qui est exclue
30:20c'est les extractives
30:21minières
30:23donc on peut chaluter
30:24en eau profonde
30:25dans ces aires-là
30:26open bar
30:27open bar
30:28sauf que voilà
30:28donc
30:29on a beaucoup parlé
30:30du chalut de fond
30:31nous notre position
30:33au WWF
30:34c'est qu'on ne peut pas
30:35saucissonner
30:36un écosystème
30:38en mille feuilles
30:39en fait
30:39il n'y a pas le fond
30:40et puis la colonne d'eau
30:41la surface
30:41non c'est un écosystème
30:43dans son ensemble
30:43donc ce qu'on dit
30:44c'est que
30:45par exemple
30:46tout ce qui est filetilleurs
30:48avec des filets
30:48qui du coup agissent
30:50sur la colonne d'eau
30:51et bien c'est là
30:52que se passent
30:52les captures accidentelles
30:54mais alors par centaines
30:54de milliers
30:55des tortues marines
30:56des raies
30:57des cétacés
30:58tout ce que vous voulez
30:58des petits cétacés
30:59sur la surface
31:00c'est les oiseaux barins
31:01avant de vous entendre
31:02et l'honneur Carrois
31:02j'aimerais avoir
31:03quand même l'avis
31:04de Sabrina Sébaillé
31:05aussi là-dessus
31:05ça n'a pas été abordé
31:07est-ce qu'Emmanuel Macron
31:08fait du blue washing
31:09on va dire
31:09est-ce qu'il lave plus bleu
31:10que bleu
31:11mais sans annonces concrètes
31:13je dirais que c'est
31:14pour moi le plus gros
31:15enfin c'est vraiment
31:15le point noir
31:16de cette UNOC
31:17c'est vraiment cette notion
31:17des aires marines protégées
31:18forte
31:19parce que nous
31:20on aurait aimé aller
31:20sur des aires marines
31:21protégées strictes
31:22et d'ailleurs
31:22aujourd'hui au Sénat
31:23dans la niche écologiste
31:24il y a une proposition de loi
31:25qui est débattue
31:25en ce moment même
31:26pour atteindre
31:27cet objectif
31:28des 10%
31:29d'aires marines protégées
31:30strictes
31:31dans laquelle
31:31on ne pourra pas faire
31:32de chalutage
31:33j'espère qu'elle sera votée
31:34parce que je pense
31:34que ça serait vraiment
31:35une avancée là-dessus
31:37on le voit bien
31:37de toute manière
31:38à partir du moment
31:39où on laisse
31:40c'est-à-dire qu'on peut avoir
31:41une aire marine protégée
31:42si on continue l'activité
31:44qui met à mal
31:45de toute façon l'écosystème
31:46c'est plus vraiment
31:47une aire marine protégée
31:48Et l'onore Carrois
31:50il y a juste
31:51un document interne
31:52qui a été diffusé
31:52par le Comité National
31:54des Pêches Maritimes
31:55donc aux pêcheurs professionnels
31:56explique très clairement
31:58que dans ces nouvelles zones
32:00concernées
32:00les interdictions de pêche
32:02elles existent déjà
32:02pour le chalutage de fond
32:04où elles sont en passe
32:04d'entrée en vigueur
32:06et qu'en gros
32:06ça ne changera rien
32:08Est-ce que là
32:08Emmanuel Macron
32:09Non mais moi je pense
32:10que déjà
32:11de distinguer
32:12la France est le deuxième pays
32:14avec la plus grande surface
32:15économique maritime
32:16parce qu'il y a
32:17les Outre-mer
32:18et parce que la France
32:19est justement
32:19aussi étendue
32:21donc de faire cette distinction
32:22elle est pertinente
32:24et vous avez raison
32:24mais moi je ne pense pas
32:26qu'il faille s'arrêter à ça
32:28c'est-à-dire que justement
32:28parce qu'on a autant de territoires
32:30et justement parce qu'on protège
32:31comme vous l'avez dit
32:32en Polynésie
32:33on arrive à des résultats
32:34que d'autres pays
32:34n'ont pas nécessairement
32:35après moi je pense qu'il faut
32:37encore une fois
32:37travailler avec les pêcheurs
32:39travailler pour des solutions
32:40justement j'étais sur votre bateau
32:41de WWF à Nice
32:44et il y a un dispositif
32:47que vous promouvez
32:49que je trouve assez incroyable
32:50qui est défilé
32:52pour permettre que la pêche ait lieu
32:53mais qui permette aux tortues marines
32:55ensuite de sortir
32:56des initiatives comme ça
32:58elles sont nécessaires
32:59parce qu'encore une fois
32:59il faut trouver un équilibre
33:00entre l'économie
33:02entre la nécessité
33:03de pouvoir continuer à pêcher
33:04de manière respectable
33:04pas faire de surpêche etc
33:06mais de faire en sorte
33:07que d'autres espèces
33:08ne soient pas détruites
33:09à cause de cette pêche
33:09donc c'est pour ça que je dis
33:10évidemment il y a des standards
33:11mais ça
33:13mais il faut trouver des solutions
33:14mais l'effet réserve
33:15bénéficie aux pêcheurs
33:17bien sûr
33:17alors il nous reste moins d'une minute
33:18d'un mot
33:19Sébastien Logiteur
33:20qu'est-ce qui n'a pas été adressé
33:21traité dans ce sommet
33:23y aura-t-il justement
33:24sur Césaire
33:25les autorités
33:26nécessaires pour pouvoir sanctionner
33:29les éventuelles infractions
33:30partout d'ailleurs
33:31et on a le même sujet
33:32sur la surpêche
33:33sur l'utilisation
33:34des dispositifs
33:34de concentration de poissons
33:35on n'en a pas parlé
33:36mais là aussi
33:38c'est des mécanismes
33:39qui sont utilisés aujourd'hui
33:39par les chalutiers
33:40qui sont absolument dramatiques
33:41parce qu'y compris
33:41ça va chercher les poissons
33:43dans les airs marines protégées
33:44là où ils n'ont pas le droit
33:44d'aller les chercher
33:45pour les récupérer
33:46de l'autre côté
33:46de l'air marine protégée
33:47donc voilà
33:47il y a beaucoup de choses
33:49encore à travailler
33:50l'UNOC c'est une étape
33:51mais je crois que
33:52sur la question
33:53de la mer et des océans
33:53nous avons encore
33:54beaucoup de travail
33:55de notre côté
33:56merci beaucoup
33:57à tous les quatre
33:57d'être venu débattre
33:58sur le plateau
33:59de Savourgarde
34:00on va parler à présent
34:01de ce conclave
34:02sur les retraites
34:03qui entre dans sa
34:04dernière ligne droite
34:05au moment où le corps
34:06le conseil d'orientation
34:07des retraites
34:07publiait aujourd'hui
34:09son rapport annuel
34:10c'était cet après-midi
34:11bonsoir Denis Gravouille
34:13bonsoir
34:14vous êtes secrétaire
34:14général confédéral
34:15de la CGT
34:16en charge justement
34:17des retraites
34:18vous allez nous donner
34:19votre point de vue
34:20dans un instant
34:20mais d'abord
34:20où en est ce conclave
34:22et que dit précisément
34:23le rapport du corps
34:24on fait le point
34:25avec Stéphanie Despierre
34:26si on vous invite
34:28Denis Gravouille
34:29c'est parce que vous êtes
34:30le monsieur retraite
34:31de la CGT
34:32longtemps patron
34:34de la CGT spectacle
34:35vous êtes désormais
34:36le négociateur
34:37en chef de la centrale
34:38pour tout ce qui concerne
34:39la protection sociale
34:41depuis son adoption
34:42en 2023
34:43vous fait railler
34:44contre la retraite
34:45à 64 ans
34:46instauré par la réforme
34:47Bord
34:47le week-end dernier
34:53à la CGT
34:54vous avez vu rouge
34:55le rapport du corps
34:57le conseil d'orientation
34:58des retraites
34:58fuites
34:59il préconise
35:00un nouveau report
35:01de l'âge légal
35:02de départ à la retraite
35:03à 66 ans
35:05en 2045
35:06votre patronne
35:08monte au créneau
35:09on nous disait
35:10ne vous inquiétez pas
35:11avec cette réforme
35:11les problèmes seront réglés
35:12pour les 50 prochaines années
35:14deux ans à peine
35:15après cette réforme
35:16alors qu'elle fait déjà
35:17des ravages
35:18on nous dit
35:18il faudra travailler
35:19jusqu'à 66 ans
35:20il faut arrêter
35:21de se moquer du monde
35:21finalement
35:22la version définitive
35:24et officielle du rapport
35:25livré cet après-midi
35:26est plus mesurée
35:27il confirme bien
35:29que le déficit
35:29va se creuser durablement
35:31de 1,7 milliard
35:32en 2024
35:33à 6,6 milliards
35:35d'euros
35:35en 2030
35:36il liste les quatre leviers
35:38pour équilibrer le système
35:40dont un report
35:41de l'âge légal
35:42mais le corps
35:43ne tranche pas
35:44ce rapport intervient
35:46à quelques jours
35:46de la fin très attendue
35:48du conclave
35:48sur les retraites
35:49vous Denis Gravouille
35:50avez claqué la porte
35:51en mars
35:52après que François Bayrou
35:53a dit non
35:54au retour
35:54à 62 ans
35:55aujourd'hui pourtant
35:57le premier ministre
35:58croit encore
35:59en la possibilité
36:00d'un accord
36:00il n'y avait aucune chance
36:02au départ
36:03mais moi je suis confiant
36:05dans leur responsabilité
36:07je crois qu'il existe
36:08un chemin
36:09les partenaires sociaux
36:11ont jusqu'à mardi
36:12pour trouver ce chemin
36:13bonsoir Denis Gravouille
36:15bonsoir
36:15alors on vient de voir
36:16que François Bayrou
36:17est visiblement optimiste
36:18on verra dans un instant
36:19si vous l'êtes tout autant
36:19mais j'aimerais qu'on commence
36:21par ce rapport du corps
36:22dont la version définitive
36:23a été rendue publique
36:24cet après-midi
36:25avant d'évoquer
36:26ses conclusions
36:26un mot du diagnostic
36:27le système des retraites
36:30a donc connu
36:30un léger déficit
36:31l'an dernier
36:32et alors d'après ce diagnostic
36:33à partir de l'année prochaine
36:35et si on se projette
36:36aussi loin qu'on le peut
36:37ce déficit
36:37il va aller en se creusant
36:39de plus en plus
36:40est-ce que
36:41sur ce point précis
36:42voilà
36:42on a la courbe
36:44on va atteindre
36:451,4% du PIB
36:47de déficit en 2070
36:48est-ce que vous partagez
36:49ce diagnostic ?
36:50sur cette partie-là
36:51oui
36:51et le rapport du corps
36:52il dit une chose
36:53extrêmement précise
36:54d'ailleurs
36:54il dit que
36:55les dépenses sont stables
36:56les dépenses de retraite
36:57sont au niveau de 14%
36:58du PIB
36:59et par contre
37:01ces recettes
37:02sont en train de baisser
37:03à cause du désengagement
37:04de l'État
37:04des systèmes
37:05de financement
37:06de la fonction publique
37:07ou des régimes spéciaux
37:08parce que la part des actifs
37:09aussi
37:09il y a des raisons démographiques
37:12la population vieille
37:13les actifs
37:14par rapport au retraité
37:15dans le rapport du corps
37:15elles sont quasiment
37:17derrière nous
37:17on a une petite augmentation
37:18ou peut-être
37:20une petite baisse
37:20un peu plus de retraités
37:22par rapport au nombre
37:22de cotisants
37:23dans les prochaines années
37:23mais le baby-boom
37:24est derrière nous
37:25on est déjà passé
37:26de 3 à 6 retraités
37:27pour 10 actifs
37:28donc là il nous reste
37:29une mâche de 6 à 7
37:30ça c'est plutôt
37:31dans le rapport du corps
37:31donc cet épouvantail-là
37:33il faudrait cesser de l'agiter
37:34il y a une question
37:35de démographie
37:36qu'il faut continuer
37:36à absorber
37:37mais par contre
37:37il y a un problème
37:38de recette
37:38et toutes les réformes
37:40qui ont consisté
37:40à reculer l'âge de départ
37:41ne servent à rien
37:43sauf à durcir
37:44la vie des gens
37:44puisque en fait
37:46de fait
37:46ça ne règle pas
37:48le problème de recette
37:48à terme
37:49c'est d'ailleurs
37:49ce qu'avait dit
37:50le président du corps
37:50de 2023
37:51et c'est pour ça
37:51qu'il a été viré
37:52et remplacé par un macroniste
37:53qui a essayé
37:54de nous passer en force
37:55une autre recette
37:55alors justement
37:56on va parler des leviers
37:57pour jouer sur ce déficit
37:58ils sont connus
37:59le corps les rappelle
38:00donc dans son rapport
38:00ils sont au nombre de 4
38:01on peut jouer sur le niveau
38:02des retraites
38:03on peut jouer sur le niveau
38:04des cotisations salariales
38:06des cotisations patronales
38:07et puis de l'âge légal
38:09de départ à la retraite
38:10le rapport qualifie
38:11les 3 premières options
38:12de récessive
38:13quand la 4ème
38:15le report de l'âge légal
38:16joue aux yeux du corps
38:18sur l'offre de travail
38:20et permet donc
38:20de développer
38:21l'activité économique
38:23comment est-ce que
38:23vous jugez les conclusions
38:24alors déjà
38:25ce ne sont plus
38:25les conclusions
38:26du rapport définitif
38:27qui a été abordé
38:28il y a différentes options
38:29on a voulu nous faire croire
38:30qu'il n'y avait qu'une seule option
38:32qui était pas récessive
38:33qui était le report
38:33de l'âge légal
38:34or c'est faux
38:35nous avons
38:36tous les syndicats
38:37ont voté contre
38:38la version qui a circulé
38:40la semaine dernière
38:41a été corrigée
38:42intentionnellement
38:42pour lancer le débat
38:43sur le sujet
38:43a été corrigée ce matin
38:44donc vous ne réclamez plus
38:45la démission
38:45du président du corps
38:46il y a encore un sujet
38:47là-dessus
38:48parce que la méthode
38:49qu'a été utilisée
38:49de faire fuiter dans la presse
38:50un rapport
38:51qui n'était pas du tout adopté
38:52était scandaleuse
38:54et on voit bien
38:55qu'il y a une façon
38:56d'une minorité
38:57d'essayer d'imposer
38:58son point de vue
38:59d'ailleurs la même raison
39:00pour laquelle
39:01Emmanuel Macron
39:02est minoritaire
39:02dans l'opinion
39:03largement
39:04c'est principalement
39:04à cause de la réforme
39:05Juste pour bien comprendre
39:06ce que vous reprochiez
39:06à cette version provisoire
39:08c'était d'estimer
39:09que les trois premiers leviers
39:10qu'on voit là
39:10appauvrissaient l'économie
39:13quand le dernier
39:14l'enrichissait
39:15c'était présent
39:16dans la version provisoire
39:17Oui mais le corps
39:18c'est un instrument
39:18c'est un endroit de consensus
39:19c'est un endroit
39:20où tout le monde
39:21peut s'exprimer
39:21et poser ses hypothèses
39:23jusqu'à présent
39:24avant le monsieur
39:24qui a pris la présidence
39:26monsieur Seth
39:27c'est un endroit
39:29où on pouvait
39:29mettre plusieurs hypothèses
39:30et ensuite aux politiques
39:31de faire des choix
39:32bien évidemment
39:32il y a des gens
39:33qui nous disent
39:33minoritaires dans l'opinion
39:35il faut encore
39:35reculége de retraite
39:36puis il y a d'autres
39:37qui disent comme nous
39:37mais il y a d'autres
39:38moyens de financer
39:38par exemple
39:39prenant l'augmentation
39:40de cotisation salariale
39:41et patronale
39:41et bien il y a un moyen
39:42très simple
39:43pour que ce soit acceptable
39:44pour tout le monde
39:45c'est d'augmenter les salaires
39:46augmenter les salaires
39:47répartir la richesse
39:48autrement
39:48vous voyez bien
39:49que là
39:50une énorme part
39:51des richesses
39:51est captée par les dividendes
39:53par exemple
39:53on a 100 milliards
39:54qui ont été distribués
39:54en 2024
39:55c'est le grand corps d'Europe
39:56et bien si on mettait
39:57moins dans les dividendes
39:58et qu'on mettait plus
39:58dans les salaires
39:59on pourrait consacrer
40:00une petite part
40:00à l'augmentation
40:01des cotisations salariales
40:03et bien sûr patronales
40:03ce qui permettrait
40:04de financer le régime
40:05des retraites
40:05donc c'est pas du tout
40:06récessif
40:07c'est complètement faux
40:08c'est un élément
40:09et il y a plein d'autres
40:10solutions qui ne sont pas évoquées
40:12c'est pour ça aussi
40:12qu'on est encore critique
40:13sur ce rapport
40:14par exemple l'égalité femmes-hommes
40:15l'égalité femmes-hommes
40:16selon les chercheuses
40:17ou les chercheurs
40:18on a entre 6 et 30 milliards
40:19de recettes possibles
40:20pendant 40 ans
40:21si on arrive à l'égalité femmes-hommes
40:22c'est un sujet
40:24qui devrait être posé
40:24il n'est pas posé
40:25dans ce sujet là
40:26c'est-à-dire
40:27faire progresser
40:28les salaires des femmes
40:29et donc
40:30mécaniquement
40:31les faire cotiser
40:31aussi davantage
40:32c'est sûr
40:32il y a un truc qui est vrai
40:33dans ce rapport du corps
40:34c'est que plus on a
40:35de masse salariale
40:36plus on a de cotisations
40:37et bien
40:38plutôt que de dire
40:39avec la seule solution
40:40qui est présentée
40:40qui était présentée
40:41comme la seule valable
40:42on va reporter
40:43l'âge de départ
40:44et obliger des gens
40:45à travailler plus longtemps
40:45au passage
40:46ça veut dire
40:46qu'on va aussi
40:46obliger des gens
40:47à être au chômage
40:47plus longtemps
40:48après 60 ans
40:49ça c'est notifié
40:50dans le rapport
40:50c'est dit
40:51c'est clairement dit
40:51à court terme
40:53ça a des effets négatifs
40:54c'est parce que
40:54ça a été gagné ce matin
40:55ça n'était pas
40:57dans la première version
40:57mais par exemple
40:58qui voudrait travailler plus
41:00les jeunes qui mettent
41:01des années
41:02à obtenir un CDI
41:02il faut atteindre 28 ans
41:04en moyenne
41:05pour avoir son CDI
41:06à la sortie des études
41:06ça par exemple
41:07commençons
41:08comme disait une auditrice
41:09une fois dans une émission
41:10que j'ai entendue
41:11après la soixantaine
41:12on se repose
41:12et il y a du boulot
41:13pour les jeunes
41:14ou les femmes justement
41:15qui sont encore une fois
41:16celles qui subissent
41:17les temps partiels
41:17et qui aimeraient bien
41:18travailler plus
41:18tout ça c'est des solutions
41:19possibles
41:19plutôt que d'avoir développé
41:21des contrats extrêmement précaires
41:22depuis les années
41:22alors je disais ce rapport
41:23il sort à quelques jours
41:24de la fin du conclave
41:25sur les retraites
41:25mardi prochain
41:26ce conclave
41:27la CGT
41:27elle en a claqué la porte
41:28assez rapidement
41:29j'imagine que vous suivez
41:30quand même de près
41:31l'avancée des négociations
41:33il y a trois syndicats
41:34qui sont toujours
41:34dans les négociations
41:35qu'est-ce que vous en attendez
41:36alors on a claqué la porte
41:37pour une raison très simple
41:38c'est que c'est à partir du moment
41:39où François Béroud
41:40qui s'est fait piéger
41:41par ailleurs
41:41par une de vos consoeurs
41:43sur France Inter
41:44a écarté toute idée
41:45de reculer
41:46de ramener
41:46l'âge de départ
41:47même pas à 63 ans
41:49et encore moins
41:49revenir à 62 ans
41:50je rappelle juste
41:51que les deux tiers des Français
41:52c'est ce qu'a rappelé
41:53Sophie Binet
41:53à Emmanuel Macron
41:54sont toujours
41:56sur la position
41:56que nous on défend
41:57c'est-à-dire
42:00c'est évidemment
42:02qu'à partir du moment
42:03où on ne peut pas discuter de ça
42:04on discute de miettes
42:05on discute de
42:06c'est-à-dire que vous n'en attendez
42:07plus rien du tout
42:08de ce conclave ?
42:08on surveille qu'il n'y ait pas
42:09de choses dangereuses
42:10qui en sortent
42:10parce que là
42:11on a vu les propositions
42:11du MEDEF
42:12qui ont été mises
42:14sur la table
42:14visiblement dans les réunions d'hier
42:15et bien le MEDEF
42:17propose un système
42:18où il n'y aurait même
42:18plus d'âge de 64 ans
42:19d'abord on n'avancerait
42:21pas l'âge en dessous de 64 ans
42:22mais on serait même
42:23en train de se dire
42:24selon les ressources du système
42:26on pourrait le mettre plus tard
42:29chacun aurait un âge
42:31de départ différent
42:3264, 65, 66, 67 ans
42:33et puis en fait
42:34ce ne serait pas lisible
42:35personne ne le verrait
42:36donc on n'aurait pas
42:37de manifestation
42:38en gros comme celle de 2023
42:39donc c'est évidemment
42:40un nouveau recul
42:41que le patronat propose
42:43et puis par ailleurs
42:44il y a deux autres sujets
42:44qui sont les questions
42:45d'égalité femmes-hommes
42:46mais encore une fois
42:47les inégalités femmes-hommes
42:48elles augmentent
42:49par le recul
42:49de l'âge de 62-64 ans
42:50alors on va parler
42:52de ces inégalités
42:53notamment pour les femmes
42:54qui ont eu des enfants
42:55et des carrières hachées
42:56mais avant cela
42:56le MEDEF a donc clairement dit
42:57on ne touche pas
42:59aux 64 ans
43:00si rien ne bouge
43:02sur l'âge légal
43:03dans le cadre de ce conclave
43:04que fera la CGT ?
43:06Est-ce que vous allez
43:06appeler à de nouvelles mobilisations ?
43:08De toute façon
43:08la question du retraite
43:09elle n'est pas terminée
43:10nous allons continuer
43:11à porter ces questions-là
43:13et puis là
43:13on nous prépare
43:14un nouveau plan d'austérité
43:15pour la rentrée
43:15avec les 40 milliards d'économies
43:17sur la sécu et autres
43:18donc oui c'est possible
43:19qu'on appelle à de nouvelles mobilisations
43:20mais derrière ma question
43:21il y a quand même cette idée
43:22est-ce que les Français
43:23ils ne sont pas fait une raison
43:24est-ce que vous pensez pouvoir
43:25les mobiliser
43:26ceux qui étaient contre
43:27les 64 ans
43:28est-ce que vous pensez
43:28pouvoir les mobiliser demain
43:29si vous lancez un mot d'ordre ?
43:31Les Français se posent
43:33la question de savoir
43:33quel est l'espace
43:34dans lequel l'abrogation
43:35va se faire
43:36mais encore une fois
43:37les deux tiers des Français
43:38n'ont pas supporté
43:39ni le départ
43:40ni la méthode
43:40ni le recul de dedans
43:42et donc là-dessus
43:43évidemment que
43:43ce n'est pas facile de mobiliser
43:44parce qu'il n'y a pas
43:45une unité syndicale
43:46sur le sujet
43:47et les gens se demandent
43:48quel va être le vecteur
43:51et ça va revenir
43:51dans les questions politiques
43:52mais par contre
43:52tous ceux
43:53et on l'a bien vu
43:54Emmanuel Macron
43:54a perdu les élections
43:55de 2014
43:55sur ce sujet-là
43:56principalement
43:57et tous ceux
43:58qui se positionneront
43:59sur un nouveau recul
44:01de départ en retraite
44:01vont perdre les élections
44:02et tous ceux
44:03qui ne défendront pas
44:04cette question
44:05de l'abrogation
44:06de la réforme des retraites
44:06pour qu'il y ait enfin
44:07un débat démocratique
44:08risque de perdre
44:10les élections
44:10ça c'est sûr
44:11Alors dans ce conclave
44:11il y a quand même
44:12visiblement
44:12quelque chose
44:14à négocier
44:15quelques sujets
44:16qui sont sur la table
44:17il y a des avancées possibles
44:19sur les critères
44:19de pénibilité
44:20et sur les carrières
44:22à chez des femmes
44:22qui ont eu des enfants
44:23est-ce que vous n'aviez pas
44:24envie vous la CGT
44:25de participer
44:26à ces discussions
44:26parce que ce sont
44:28des avancées concrètes
44:29pour beaucoup de gens
44:30une avancée dans un recul
44:31c'est toujours un recul
44:32prenons la pénibilité
44:35quand on vous dit
44:37on va peut-être
44:38améliorer
44:39quelques critères
44:40pour avoir plus de critères
44:41rappelons-le
44:41il y en avait 10
44:43ils ont été supprimés
44:43par Emmanuel Macron
44:44il y en avait 4
44:45le port de charges lourdes
44:46les vibrations
44:48et les postures
44:49difficiles
44:50Alors ces 3 critères
44:51visiblement
44:51il y avait un 4ème
44:53c'est l'exposition
44:53risque chimique
44:54ça c'est même pas la peine
44:55de le remettre
44:56donc ces questions
44:56ces 3 critères
44:57ils sont à nouveau
44:58les 3 premiers
44:58mais dans la proposition
44:59du patronat
45:00il est question
45:00de le remettre
45:01mais pas pour partir
45:02plus tôt en retraite
45:03pour vous assurer
45:04des points
45:05pour vous reconvertir
45:05en gros
45:06pour vous foutre
45:06à la porte
45:06après une formation
45:07c'est ça qui est
45:08en train de se jouer
45:08c'est clairement ça
45:10je vous le garantis
45:12parce que derrière
45:13le MEDEF
45:13a une autre négociation
45:15en cours
45:15sur les questions
45:16de transition professionnelle
45:17et est en train
45:17de l'articuler
45:18avec le fait
45:19qu'on partirait
45:22en formation
45:22mais on pourrait
45:23vous licencier derrière
45:24donc c'est évidemment
45:25un marché
45:25donc ça vous dites
45:25non dans tous les cas
45:26pour l'instant
45:27de ce que j'en vois
45:27ça risque d'être
45:28même encore plus dangereux
45:29sur les carrières
45:30hachées des femmes
45:31qui ont eu des enfants
45:31là-dessus
45:32il y a beaucoup de sujets
45:34sur les questions
45:35d'égalité femmes-hommes
45:35d'abord
45:36il y a un sujet
45:37le seul sujet
45:39qui semble être retraité
45:40c'est le fait
45:41que les femmes
45:41qui perdent
45:43deux ans
45:43de retraite
45:44en passant de 72
45:45à 74 ans
45:45vont perdre le bénéfice
45:46de la majoration
45:47de trimestres pour enfants
45:48qui permet normalement
45:49de partir
45:50de compter les trimestres
45:52pour le départ en retraite
45:53sauf que
45:54évidemment ça ne sert plus à rien
45:55quand de toute façon
45:56on doit attendre 74 ans
45:57et qu'on les a eus
45:58ces huit trimestres
45:58en travaillant
45:59donc là il semblerait
46:00qu'il y a une mesure
46:01qui dise
46:01on va vous calculer
46:03vos retraites
46:03au lieu des 25 meilleures années
46:05on va le faire
46:05sur 23 ou 24
46:06mais dans certains cas
46:07c'est pire
46:08donc on ne réglera pas
46:09les questions d'égalité femmes-hommes
46:10il n'y a rien à prendre
46:11dans ce conclave
46:11pour l'instant
46:12pour l'instant
46:12de ce que j'en vois
46:12il y a des dangers
46:13alors si ce conclave
46:14il accouche de rien
46:15sur l'âge légal
46:16mais qu'il y a quand même
46:17malgré tout
46:17des avancées concrètes
46:18qui sont soumises
46:19au vote des députés
46:20comme s'y est engagé
46:21François Bayrou
46:22vous attendrez quoi
46:23des députés demain
46:24et bien j'attendrai
46:25des députés
46:26qu'ils votent
46:27l'abrogation
46:27la réforme des retraites
46:28le 5 juin
46:29dans l'enceinte de l'Assemblée
46:30donc s'il y a un vote
46:30sur les avancées
46:31vous dites
46:32non
46:32la seule avancée possible
46:35c'est l'abrogation
46:35de la réforme
46:36elle revient de 62 à 62 ans
46:39et là
46:39il y a une majorité
46:40à l'Assemblée
46:41on l'a vu le 5 juin
46:42le groupe GDR
46:43le groupe communiste
46:44a déposé au nom de la gauche
46:45un vœu
46:46qui a été voté
46:47à 198 voix
46:48contre 35
46:49pour dire
46:50il faut abroger
46:51c'est une proposition
46:52de résolution
46:53c'est une résolution
46:54qui n'est qu'un vœu
46:55parce que tout le reste
46:56a été balayé
46:57par des artifices
46:57de procédure
46:5849-3
46:59ou bataille d'amendement
47:00mais donc
47:01il y a une majorité
47:02et donc là
47:02s'il y a un texte
47:03sur les retraites
47:04oui
47:04on demandera aux députés
47:05de faire en sorte
47:06de venir avec des amendements
47:08comme la majorité
47:09de l'Assemblée
47:09le réclame
47:10des amendements
47:11pour abroger
47:11la réforme 2023
47:12et pour vous
47:13s'il n'y a pas de bouger
47:14sur l'âge légal
47:15la suite
47:16ce que vous attendez
47:16en tout cas
47:17c'est une motion de censure
47:18faire tomber le gouvernement
47:19ça ça regarde
47:20les partis politiques
47:21c'est sûr que
47:22la motion de censure
47:23François Béroux
47:24joue son avenir politique
47:25moi je m'en fiche
47:26ce que je veux
47:26c'est que les personnes
47:28que nous représentons
47:29qui sont les deux tiers
47:29des Françaises et des Français
47:30puissent avoir le droit
47:31d'avoir un débat démocratique
47:32sur l'âge de départ en retraite
47:33ce qui n'a jamais eu lieu
47:35pas plus en 2023
47:36que encore depuis 2024
47:38d'un mot
47:38il y a un autre débat
47:39qui est lancé
47:40par la droite
47:40par une partie
47:41du camp d'Emmanuel Macron
47:42aussi sur une part
47:43de retraite
47:44par capitalisation
47:45qui deviendrait obligatoire
47:46pour compléter
47:47le système par répartition
47:48vous en pensez quoi ?
47:49comment vous ?
47:50c'est très clair
47:51les retraites par capitalisation
47:52ce ne sont pas des compléments
47:53c'est en moins
47:54sur la répartition
47:55ou alors
47:56c'est la seule proposition
47:57qui a été mise par la table
47:58par un syndicat patronal
47:58c'est de nous dire
47:59que nous on va travailler
48:00gratuitement
48:01un jour par mois
48:01pour mettre
48:02sur des fonds de pension
48:03c'est-à-dire
48:04c'est en gros
48:05ils nous demandent
48:05à nous de payer
48:07pour de la capitalisation
48:08c'est-à-dire
48:08jouer en bourse
48:09avec nos retraites
48:09pas de coup de poquet
48:11avec les retraites
48:11on a plein d'exemples
48:12et on l'a vu
48:13à multiples crises économiques
48:15les fonds de pension
48:15s'écroulent rapidement
48:16alors que le système robuste
48:18créé il y a 80 ans
48:18par Ambroise Croizat
48:20qui était de la CGT
48:20a marché et est robuste
48:22merci beaucoup
48:23Denis Gravoud
48:24je rappelle que
48:25le conclave
48:25il s'achève mardi
48:26on suivra cela
48:27évidemment de près
48:28la semaine prochaine
48:29sur LCP
48:29on passe à notre
48:31grand angle à présent
48:32les terminales
48:41s'apprêtent à passer
48:41leur bac
48:42dans quelques jours
48:43et si leur copie
48:45était corrigée
48:46par l'intelligence
48:46artificielle
48:47plusieurs logiciels
48:48existent déjà
48:49l'IA est-elle une chance
48:51ou un risque
48:51pour le métier d'enseignant
48:52on en discute ce soir
48:54avec Bastien Blain
48:55et Dimitri Nicolas
48:57Bastien Blain
48:57vous êtes professeur
48:59junior d'économie
49:00à l'université
49:02Panthéon-Sorbonne
49:03et vous avez expérimenté
49:04le logiciel de notation
49:05Jingo
49:06c'est bien ça
49:07c'est bien cela
49:07et Dimitri Nicolas
49:08bonsoir
49:09bonsoir
49:10vous êtes cofondateur
49:10d'Examino
49:11qui offre une autre solution
49:12pour noter les copies
49:14grâce à l'IA
49:14et je précise
49:15qu'il y a d'autres logiciels
49:16qui existent d'ores et déjà
49:18on peut citer
49:19Aide AI
49:20ou encore LUMO
49:21alors comment ça marche
49:22et est-ce que ces logiciels
49:23sont fiables
49:24élément de réponse
49:25avec Clément Perrouot
49:26On parle souvent de la tentation
49:29pour les élèves
49:30d'utiliser l'intelligence artificielle
49:32pour améliorer leurs notes
49:34mais cette technologie
49:35commence aussi à intéresser de près
49:37leurs enseignants
49:39des applications pour aider
49:40à corriger les copies
49:41existent déjà
49:42et rencontrent même
49:44un succès croissant
49:45voici sommairement
49:46comment ça marche
49:47l'enseignant doit d'abord scanner la copie
49:50l'écriture manuscrite
49:52devient numérique
49:53il doit ensuite
49:54rentrer quelques informations générales
49:56prenons l'exemple
49:57d'une dissertation
49:58d'histoire géographique
50:00de deux heures
50:00en troisième
50:01sur les causes
50:02et le déclenchement
50:03de la seconde guerre mondiale
50:04ensuite
50:05le professeur
50:06entre les questions
50:07ou les exercices précis
50:09et leur barème
50:10l'intelligence artificielle
50:12va alors détecter
50:13si les réponses de l'élève
50:14sont justes
50:15complètes
50:15et si elles correspondent bien
50:16à la demande
50:17l'application donnera ensuite
50:19une note
50:19et même
50:20une appréciation globale
50:21mais attention
50:23l'idée n'est pas encore
50:24que l'IA fasse tout le travail
50:25à la place du prof
50:26il doit encore
50:27repasser derrière
50:29oui il est hors de question
50:30que les copies soient corrigées
50:31par des intelligences artificielles
50:33aujourd'hui
50:33on sait leur niveau
50:34d'erreur
50:35pour les profs
50:36oui c'est comme un assistant
50:37c'est comme avoir un deuxième prof
50:38mais qui serait vraiment
50:39un stagiaire débutant
50:40il faut quand même
50:41le voir comme ça
50:42aujourd'hui
50:42beaucoup de ces applications
50:44destinées aux profs
50:45sont conçues en France
50:46au salon Vivatech
50:47à Paris
50:48la French Tech
50:49met volontiers en avant
50:50ses compétences
50:51dans la branche éducation
50:53la France a tout un secteur
50:55de la tech
50:55qui est très développé
50:56en lien avec le secteur privé
50:58il y a aussi
50:59toute une filière étatique
51:01il y a énormément d'outils
51:02qui sont déjà développés
51:03au sein même
51:04du ministère
51:05de l'éducation nationale
51:06au service des enseignants
51:07à la fois dans la conduite
51:08de la classe
51:09puisque ça c'est très important
51:10et aussi dans la conduite
51:12de l'évaluation des élèves
51:13l'éducation nationale
51:15suit donc de près
51:16ses évolutions
51:17l'IA pour aider
51:18à corriger les copies
51:19l'idée séduit
51:20une réaction
51:23Dimitri Nicolas
51:24peut-être à ce que
51:24dit cette journaliste
51:25spécialisée en nouvelles technologies
51:26elle parle de logiciels
51:28qui sont du niveau
51:28d'un stagiaire débutant
51:29c'est pas très gentil
51:31pour votre travail à vous
51:33ils sont pas encore
51:34tout à fait fiables
51:35ces logiciels ?
51:36effectivement
51:37on peut
51:37on peut se poser la question
51:39justement de la fiabilité
51:40de l'IA
51:40on en est tous conscients
51:42on l'a tous vu
51:42l'intelligence artificielle
51:43évolue extrêmement rapidement
51:44elle devient de plus en plus
51:46on va dire
51:46entre guillemets
51:47intelligents
51:47si on peut appeler ça
51:48de l'intelligence
51:49nous dans notre cas
51:51donc on a créé une application
51:52de correction de copie
51:53on a pu observer des résultats
51:54on échange régulièrement
51:55avec des enseignants
51:56on observe évidemment
51:57plus ou moins de facilité
51:59à l'intelligence artificielle
52:00pour évaluer
52:01des copies d'élèves
52:03en fonction des disciplines
52:05en fonction des niveaux
52:05d'enseignement
52:06quelles sont les matières
52:07qui s'y prêtent le mieux
52:09et celles qui s'y prêtent
52:10le moins
52:10et pourquoi ?
52:11les disciplines
52:12sur lesquelles
52:12on observe justement
52:13le plus de facilité
52:15à l'intelligence artificielle
52:16pour les évaluer
52:17ça sera plutôt
52:17des disciplines
52:18où les évaluations
52:19seront dites littéraires
52:21où on aura
52:21une production
52:23qui sera faite
52:24par les lettres
52:24c'est presque contre-intuitif
52:25parce qu'on imagine
52:25que les maths
52:26c'est oui, non, vrai, faux
52:27et que c'est facile
52:28à contrôler
52:29par une machine
52:29exactement
52:30souvent pour les mathématiques
52:31on va avoir besoin
52:32d'avoir une intelligence artificielle
52:34qui comprend un raisonnement
52:35donc qui va savoir
52:37décrypter chaque étape
52:38d'une résolution
52:39d'un problème
52:40par un élève
52:41ce qui peut s'avérer
52:42un petit peu compliqué
52:43parfois
52:43pour une intelligence artificielle
52:44contrairement aux sciences humaines
52:45c'est ça, exactement
52:46Bastien Blain
52:48alors vous, vous avez expérimenté
52:49un autre correcteur de copies
52:50qui s'appelle Jingo
52:51c'est quoi votre bilan ?
52:53est-ce que c'est fiable ?
52:56dans quel domaine ça marche ?
52:57dans quel domaine ça marche
52:58moins bien peut-être ?
52:59alors je l'ai utilisé
53:00pour des examens
53:00de niveau master
53:01à l'université
53:02donc des questions pointues
53:04a priori
53:05pour lesquelles
53:05les logiciels
53:05ne sont pas forcément développés
53:06j'ai aussi utilisé GPT
53:08qui est un logiciel
53:09que tout le monde peut utiliser
53:10et alors le bilan
53:12moi je l'utilise
53:13en double correction
53:13essentiellement
53:14donc je corrige toujours
53:15et ensuite je vérifie
53:16s'il y a une divergence
53:18entre mes notes
53:18et les notes des IA
53:19et ça donne quoi ?
53:21et donc dans 50% des cas
53:22à peu près
53:23il y a une divergence
53:23et quand je regarde
53:25je dirais que dans
53:26les deux tiers des cas
53:28j'ai raison
53:28c'est-à-dire que l'IA
53:29fait des commentaires
53:32qui sont plus ou moins pertinents
53:33mais attribue des points
53:35ou ne les attribue pas
53:36d'une manière
53:36qui diffère
53:37de la manière
53:37dont je procéderai
53:38et donc là-dessus
53:40je garde
53:41ma note initiale
53:43et cependant
53:43dans certains des cas
53:45et non négligeables
53:46et bien
53:48c'est une erreur de ma part
53:49c'est-à-dire que je constate
53:50que j'ai été
53:51trop sévère
53:52pour des raisons arbitraires
53:53j'avais des exigences
53:54que je n'avais pas réalisées
53:55en comparant mes commentaires
53:56à ceux des IA
53:57je réalise que
53:59j'ai pris une décision
54:00ambitraire
54:00c'est-à-dire que l'IA
54:01note plutôt mieux
54:03qu'un prof
54:04ou en tout cas
54:04elle va noter plus systématiquement
54:06qu'un enseignant
54:07c'est ce que j'ai pu voir
54:08donc un enseignant
54:09est sujet
54:10à des effets de fatigue
54:11à des effets d'humeur
54:12peut avoir
54:13des critères implicites
54:14qui ne sont pas forcément
54:15explicités dans les consignes
54:17et puis l'IA
54:18est un algorithme
54:19qui va appliquer
54:19les critères
54:21qu'on a indiqués
54:22potentiellement
54:22et qui va être systématique
54:24qui va le faire
54:25de la même manière
54:26Est-ce que c'est compliqué
54:27à paramétrer ?
54:28Non, pas du tout
54:29c'est-à-dire qu'en gros
54:30il y a plusieurs utilisations possibles
54:32celle que je fais
54:32c'est
54:33de documenter la question
54:36la réponse attendue
54:37dans les grandes lignes
54:38et la manière
54:40dont j'attribue les points
54:40et puis l'IA
54:42va interpréter
54:43de manière flexible
54:45la réponse attendue
54:46c'est-à-dire qu'elle va
54:47pouvoir de manière flexible
54:48dire
54:49oui c'est pas exactement
54:50comme dans la réponse attendue
54:51et cependant ça s'y rapproche
54:54de beaucoup
54:54Dimitri Nicolas
54:55on a bien compris
54:56que pour progresser
54:57vos logiciels
54:57vous devez les faire tester
54:59par des enseignants
55:00mais au-delà de les tester
55:02vous en avez aussi
55:04qui s'abonnent d'ores et déjà
55:05à votre logiciel
55:06est-ce qu'ils ont le droit
55:06de faire ça ?
55:07Est-ce que c'est autorisé
55:08par l'éducation nationale ?
55:09Tout à fait
55:09on peut se poser la question
55:10justement
55:11il y a beaucoup de sujets
55:12autour de l'éthique
55:13est-ce qu'un enseignant
55:14a le droit d'utiliser
55:15de l'intelligence artificielle
55:16et partager à des intelligences
55:17artificielles
55:18des productions
55:18qui ont été faites
55:20par des élèves
55:21à notre sens
55:22on a beaucoup étudié
55:24justement ce sujet
55:24avant de créer cette application
55:25de la mettre à disposition
55:26au public
55:27de permettre aux enseignants
55:28de s'abonner
55:29et de pouvoir tester
55:30cette application
55:31et l'intelligence artificielle
55:32sur des copiers
55:33on a estimé
55:34d'après les lois
55:35qui étaient aujourd'hui en place
55:37même si les lois évoluent
55:38que c'était quelque chose
55:39qui était possible
55:39Donc c'est
55:40parce que on a clairement
55:41le ministère a dit
55:42il n'est pas question
55:43de corriger les copies du bac
55:45avec des logiciels
55:45d'intelligence artificielle
55:46aujourd'hui cette année
55:48mais peut-être qu'il y en a
55:49qui sont abonnés
55:50à votre logiciel
55:51et qui vont le faire
55:52malgré tout
55:52Malheureusement
55:53on ne pourra pas faire
55:54la police de notre côté
55:55On n'est pas contrôlé ça
55:56Exactement
55:56on n'a pas accès aux copies
55:58qu'importe les enseignants
55:59dans notre application
56:00on n'a pas de vision
56:02sur ce qui a été
56:02corrigé par les enseignants
56:04Il y a des discussions
56:04en cours
56:05avec l'éducation nationale
56:06pour éventuellement
56:07à terme
56:08intégrer ces logiciels
56:09dans le travail des enseignants ?
56:11Aujourd'hui
56:11on a seulement des discussions
56:12avec des établissements
56:13donc principalement
56:13des directeurs d'établissements
56:14qui sont intéressés
56:15par le sujet
56:16ou des enseignants
56:16qui vont en parler
56:17justement avec leur établissement
56:18On n'en a pas de discussion
56:20en tout cas ouverte aujourd'hui
56:21même si l'État
56:22a ouvert un marché public
56:23justement pour proposer
56:25et demander des solutions
56:26de correction de copies
56:27explicitement justement
56:28par intelligence artificielle
56:30Bastien Blin
56:31derrière tout ça
56:31il y a quand même
56:32une question de gain de temps
56:33potentiel
56:33mais quand on voit
56:34toutes les étapes
56:35qui sont décrites
56:36dans le reportage
56:37qu'on a vu avant
56:37c'est-à-dire
56:38numériser les copies
56:40identifier l'écriture manuscrite
56:42la transformer en écriture numérique
56:44puis ensuite
56:44calibrer le logiciel
56:47lui donner les critères
56:48d'évaluation
56:48est-ce que finalement
56:49ça fait gagner beaucoup de temps ?
56:51Alors je vais prendre
56:51un cas extrême
56:52le cas de dissertation
56:53à corriger
56:54pour un amphithéâtre
56:55de licence 2 d'économie
56:56avec 1200 étudiants
56:58la correction
56:59prend des semaines
57:00voire des mois
57:00quand elle est faite
57:01par un humain
57:02donc là
57:03il y aurait un gain de temps
57:04évident
57:04Et pour un prof
57:06de collège
57:06de lycée
57:07qui a 30-60 copies ?
57:09Alors là
57:09c'est la répétition
57:10des corrections
57:10c'est-à-dire
57:11que c'est 30 copies
57:12mais cette fois-ci
57:12par semaine
57:13et donc peut-être
57:14qu'effectivement
57:15là ça peut faire
57:16un gain de temps
57:16mais je vous rejoins
57:17que si c'est un examen
57:18sur une petite cohorte
57:20de 20 étudiants
57:21une fois dans le semestre
57:22ou deux fois dans le semestre
57:24un partiel
57:24un examen final
57:25et bien effectivement
57:26dans ce cas-là
57:27il n'y a pas forcément
57:29un gain de temps conséquent
57:31cela dit
57:31c'est une question
57:33de paramétrer
57:34l'interface
57:35de manière à ce qu'elle
57:36facilite le plus
57:37l'utilisation
57:38donc typiquement
57:39les réponses attendues
57:40est-ce qu'elles sont nécessaires
57:41à quel point
57:41elles doivent être détaillées
57:42et à l'avenir
57:43on peut parier
57:44que ce sera simplifié
57:45ça permettra l'utilisation
57:46La grande question
57:48qu'on se pose
57:49quand on entend parler de ça
57:50c'est qu'on critique
57:51beaucoup
57:52les élèves
57:52les étudiants
57:53dans la façon
57:54qu'ils ont parfois
57:55de tricher
57:56grâce à l'IA
57:56les dangers
57:58qu'ils sachent plus
57:59rédiger correctement
58:00raisonner par eux-mêmes
58:01est-ce qu'il n'y a pas
58:01les mêmes dangers
58:02pour les profs
58:02s'ils finissent par
58:03tout déléguer
58:05à une IA ?
58:06Il y a un grand sujet
58:07justement d'éducation
58:08pour les enseignants
58:10sur l'usage
58:10de ces outils
58:11pour la correction de copie
58:12par exemple
58:13dans cet exemple
58:13à notre sens
58:15nous dans tous les cas
58:16on a créé cette application
58:17de correction de copie
58:18pour être un assistant
58:18les enseignants
58:19non pas pour les remplacer
58:20et pour les aider
58:22ça c'est tout dépend
58:22de l'usage
58:23qui en est fait
58:23par la personne après
58:24tout à fait
58:25donc malheureusement
58:26encore une fois
58:26ça sera toujours difficile
58:27de savoir comment
58:29est utilisé une application
58:30mais c'est aussi
58:32un des gains
58:32Bastien Blain
58:33Vous avez tout à fait raison
58:34donc il y a ce risque
58:35et en fait
58:36on pourrait imaginer
58:37qu'on pourrait déléguer
58:38la création du contenu pédagogique
58:39la création du sujet
58:41de l'examen
58:41et la correction
58:42à une IA
58:43on peut imaginer ça
58:44si on fait ça
58:45on va faire apparaître
58:46des biais
58:47et on va faire disparaître
58:48des pans de la connaissance
58:49c'est-à-dire qu'on va avoir
58:50une manière stéréotypée
58:51d'enseigner
58:51la manière moyenne
58:52d'enseigner
58:53le contenu moyen
58:54mais on va perdre
58:55tout ce qui fait
58:56la richesse
58:56d'une discipline
58:57et les différents
58:58sujets abordés
59:01par différentes personnes
59:02Juste d'un mot
59:03parce qu'on n'a plus de temps
59:03mais est-ce que l'IA
59:04détecte l'IA ?
59:05Est-ce que les correcteurs
59:06peuvent détecter
59:06les élèves
59:07qui ont utilisé l'IA ?
59:08on a des applications
59:09qui le permettent
59:10maintenant
59:10c'est assez dur
59:11souvent d'estimer
59:12la fiabilité
59:12même de ces systèmes-là
59:13Très bien
59:14merci beaucoup
59:15à tous les deux
59:15d'être venus nous exposer
59:16tout cela en détail
59:18dans
59:18ça vous regarde
59:19c'est la fin de cette émission
59:20merci à vous
59:21de l'avoir suivi
59:22bonne soirée
59:22sur LCP
59:23merci à tous
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