00:00Pire que l'indifférence, il y a l'aveuglement, il y a la résignation, il y a le cynisme, il y a tout ce qu'on ne veut pas voir.
00:09Hier justement, on parlait d'Emmanuel Macron dans cette émission sur France 2.
00:17Il a été interrogé effectivement sur les violences, ce qu'il y a eu avec, on en a parlé hier longuement,
00:24avec Thibaut de Montbrial, Mélanie, Égorgé, et puis tous les autres.
00:31Écoutez ce que répondait Emmanuel Macron. Écoutez.
00:34On ne peut pas vivre dans une société où on passe d'un fait divers à l'autre.
00:37Qui brainwash ?
00:39Certains de vos collègues, il faut bien le dire, et certains des mouvements politiques qui considèrent que c'est bon pour eux d'être tout le temps là-dedans,
00:45et qui disent au fond, vous ne faites jamais rien.
00:47Et donc, ils finissent par rendre les gens fous, parce que les gens ont le sentiment de vivre dans un monde d'un fait divers à l'autre.
00:55Et en effet, on passe des punaises de lit le matin à un drame qui s'est passé la journée.
01:00Ça quand même, il y a un moment où il faut s'arrêter quand même et réfléchir un tout petit peu.
01:06Donc, l'effet divers pour Emmanuel Macron, en tout cas c'est ce qu'il dit, il dit on passe des punaises de lit à un drame.
01:14Je ne veux pas dire qu'il compare l'égorgement de Mélanie et autres à l'invasion des punaises de lit.
01:22Mais il y a quelque chose d'incroyable.
01:24Faits divers ? Ce sont des faits divers, M. le Président ?
01:27Ou enfin, des faits de société, même plus que des faits des sociétés, des segments de catastrophes et d'effondrements ?
01:35C'est quoi dont on parle ?
01:37Écoutez ce que disait hier, chez Apolline de Malherbe, écoutez ce que disait la mère de Thomas.
01:43Je rappelle que la mère d'Elias, pardon, la mère d'Elias qui sortait l'entraînement de football dans le 14e arrondissement
01:50avec son équipe de football et qui a été tuée à la machette le 24 janvier dernier.
01:57Écoutez la mère.
01:58Ce n'est pas la mère parisienne de l'adolescent qui joue dans un club de foot parisien.
02:02C'est tous ces jeunes-là qu'on aimerait que les politiques se réveillent et agissent devant.
02:09On est obligé de le constater.
02:11Ce n'est pas un gros mot.
02:13Ça va être récupéré, ce que je vais dire.
02:14Mais c'est un ensauvagement.
02:16C'est une réalité.
02:19Voilà.
02:20Voilà.
02:21Elle ne peut pas dire oui, ça va être récupéré.
02:23Mais ce n'est pas une question de récupération.
02:26On ne peut même pas dire au ensauvagement, M. le Président.
02:29On ne peut pas dire crime qui devient partie du quotidien.
02:32On ne peut pas dire que les Français ont d'abord peur pour leur sécurité que pour le fond des océans.
02:38Évidemment, c'est un problème majeur.
02:41Mais attendez, auparavant, peut-être qu'on pourrait s'occuper de ce qui se passe dans le quotidien.
02:47Déjà, les plus humbles, les moins économiquement nantis,
02:54qui sont la preuve, qui sont la proie, pardon, de ces prédateurs, de ces violeurs, de ces tabasseurs et de ces casseurs absolument invertébrés
03:07et absolument lobotomisés.
03:10Non, mais il se passe quoi, là ?
03:11Franchement, ensauvagement, on parle de faits divers, M. le Président ?
03:16De faits divers.
03:18Non, non, reprenons, vous savez les mots, reprenons le sens des mots.
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