00:00Les réactions politiques, on en a de nouvelles, on écoutera Emmanuel Macron dans un instant,
00:04les politiques qui réagissent, qui ne se défilent pas,
00:07ils sont au rendez-vous de l'émotion collective, certes, à l'image notamment du président de la République.
00:12Oui, qui tout de suite sur les réseaux sociaux a envoyé un message pour dire son émotion,
00:16pour constater ce déferlement de violences insensées et pour dire que la nation était en deuil.
00:20Les réseaux sociaux, ça permet la rapidité devant ce genre de tragédie.
00:24Les questions au gouvernement, ça permet la solennité,
00:27mais ça permet aussi, bien sûr, de faire revenir tout de suite la bataille politique,
00:31comme avec Marine Le Pen cet après-midi à l'Assemblée.
00:35Pas un fait divers sur lequel on brénouècherait un drame qui appelle une réponse politique.
00:42C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que notre société a vu la vie être progressivement désacralisée.
00:47C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que l'ultra-violence s'est banalisée, en particulier chez les mineurs.
00:53C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que les enfants deviennent orphelins
00:57et des parents sont obligés d'enterrer des enfants victimes de la barbarie.
01:01Bren Walshier, on va revenir sur cette polémique.
01:03Ce n'est pas là une récupération du type « votez pour moi, je ferai mieux »,
01:06mais tout de même, il y a beaucoup de sous-entendus.
01:08La récupération, on peut en faire une typologie en trois catégories.
01:11D'abord, le constat qui stigmatise la situation pour dire « c'est inacceptable,
01:17il y a une urgence politique, et donc tournez-vous vers moi ».
01:20C'est le cas, par exemple, aujourd'hui avec Éric Ciotti, qui nous dit qu'il est bouleversé, bien sûr,
01:24mais qui signale que l'école doit redevenir un sanctuaire face à l'ensauvagement national.
01:29Ensauvagement, un terme qui est facile à comprendre, plus difficile à expliquer,
01:34plus difficile à définir national pour signaler à l'opinion que plus personne n'est à l'abri,
01:39n'importe où, n'importe quand, n'importe qui peut être frappé.
01:42Il n'y a plus de sanctuaire, le mot est aussi utilisé.
01:44L'école devrait être un sanctuaire, la vie à la campagne, les cités tranquilles.
01:48Eh bien non, on a nos gens, on a Crépole, on a Dax qui prouve le contraire.
01:53Il y a aussi, dans la récupération, une manière de dire « c'est la faute du gouvernement ».
01:58Et c'est vrai que les gouvernements sont responsables de ce qui se passe.
02:00On le voit encore une fois avec Marine Le Pen, qui dans un message a dénoncé l'apathie du gouvernement
02:06et lancé un appel entre les lignes, c'est-à-dire avec le RN, ça ne se passerait pas comme ça.
02:11On l'a vu aussi dans un autre genre avec Jean-Luc Mélenchon.
02:13Jean-Luc Mélenchon, qui l'a eu aussi sur les réseaux sociaux, fait un message.
02:16Le message est très clair.
02:17Il dit « attention, on doit méditer notre rôle d'adulte, de parent, et puis il faut réfléchir à la santé mentale ».
02:22C'est très bien, il a raison, c'est des phénomènes de fond.
02:25Mais c'est une manière aussi de dire, ces jeunes qui passent à l'acte,
02:28il y a une certaine forme d'irresponsabilité, ils sont victimes de la société.
02:31On est un peu dans la culture de l'excuse.
02:33C'est surtout une manière de dire que les solutions ou les analyses de la droite durent,
02:38le lien entre immigration et insécurité, le lien entre l'insécurité et l'effondrement de l'éducation nationale,
02:43tout cela, ça n'a pas de valeur, on est encore dans la politique.
02:46Le troisième niveau, et on l'attendait aujourd'hui, c'est des propositions concrètes.
02:50On ne veut pas attendre 2027 pour avoir une véritable politique pour établir l'autorité du prof,
02:55la responsabilité du parent, pour lutter contre les algorithmes qui transforment les réseaux sociaux en machines à décérébrer les enfants.
03:02On a envie d'une politique de santé mentale et de suivi de la santé mentale.
03:06On a aussi besoin d'une politique pénale et pénitentiaire revue.
03:10Ce n'est pas des faits divers, c'est des faits de société que cette circulation des armes et cette hausse de la violence.
03:15Et on en revient à l'attaque de Marine Le Pen.
03:17Le président de la République a eu tort de dire cette semaine, dimanche, dans la presse quotidienne,
03:22que certains brainwashaient, en français, opéraient un lavage de cerveau,
03:26en gros en montant en épingle, en récupérant des faits divers.
03:29Non, il y a une véritable réalité.
03:32Pas de lavage de cerveau, même si le tout répressif, et tous les acteurs le disent, n'est pas suffisant.
03:37Hier, on a condamné à mort un nommé un bloc, garçon de 19 ans.
03:42C'est un jeune homme à l'air doux et au regard timide,
03:44qui a coupé la gorge à sa maîtresse avec un rasoir.
03:4716 octobre 1851, Victor Hugo dans Choses vues.
03:51Et le lendemain matin, ce jeune homme est guillotiné.
03:54Vous voyez, ce n'est pas forcément la solution.
03:55Je l'ai dit, ce n'est pas forcément la solution.
03:56C'est quelque chose que tu as porté.
03:56Voilà, je vais vous dire, c'est quelque chose que tu as porté de�
03:59et deレ
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